Les patins de frein du métro parisien étaient également en gaïac, je me souviens de l'odeur de bois brûlé, au freinage des rames...
etiennedesthuilliers effectivement, le menuisier parisien qui m'a raconté ça dans les années 80, - paix à son âme - , était manifestement mal renseigné...et je l'ai cru !
Les patins étaient en hêtre à Paris, vérification faite... Sous réserve bien entendu.
Pour l'odeur de brûlé, c'est bien un souvenir personnel.
Merci Étienne d'avoir manifesté ton étonnement...
En terme de résistance à l'arrachage, pour le PVC, rien à dire, c'était juste parfait.
C'était collé en plein, avec quelques millimètres de retrait pour que la colle ne vienne pas se mettre dans les coupes d'angle à 45°. (Horriblement visible pour du PVC miroir !)
De ce que j'ai vu de tes photos, je pense que ça devrait le faire.
Par contre, je n'utiliserais pas de colle néoprène, ne sachant pas comment le plastique réagit aux solvants...
Génial, je savais que la lumière jaillirait sur ce forum.
Je l'ai juste vu et photographié, je ne l'ai pas acheté, je manque de place...
Mais je retiens l'idée pour une occasion ultérieure...
Merci Guilh63
Magnifique, ça implique quand même de bonnes compétences en toupillage, un peu comme sur ces photos... Toupie, outil à dents de scie (que j'appelle bêtement zig-zag), et gabarit sinusoïdal avec guidage précis.
La forme suivant la fonction, avec du bois massif, faire des queues d'aronde pour jointer deux pièces de fil, c'est un peu comme ci on voulait faire un cadre avec traverses et montants en fil travers.
Sinon avec du placage, en mode marqueterie... Sur un support qui satisfera aux besoins de stabilité et résistance mécanique.
Bonne soirée.
Jean
PS, by ze way normandie , d'où vient ton incredible rabot ?
Medalegno c'est effectivement ce que j'avais décrit...
Beau rattrapage, la branche est solide !
Nota: prend la peine de lire la légende des premières photos, tu trouveras l'explication pour la partie centrale
Medalegno
En quoi vois-tu une tentative de dialogue bien compromise, et par qui ?
Sinusoïde et ondulation sont assez proches de sens, quelque soit le plan sur lequel on les observe, n'est-ce-pas, ?
Dans ma réponse à normandie, je mentionnais les compétences de toupillage nécessaires, "comme sur ces photos" désignant les photos postées par mes soins.
La légende de ma photo levait toute ambiguïté sur la proposition de sinusoïde : j'ai pour habitude de parler de ce que j'expérimente.
Les photos du rabot de normandie sont suffisamment précises pour voir qu'il s'agit d'un mode d'usinage différent, merci de ne pas me faire dire ce que je n'ai pas dit.
Maintenant, tu as parfaitement le droit de choisir d'en rester là ; de là à m'y inviter (terme poli) reste une autre chose...
Il reste une alternative élégante : si le ton légèrement piquant (humoristique et bienveillant) que j'ai employé pour mes réponses aura blessé ton amour propre, alors je te présente mes excuses pleines et entières, et... je peux entendre que tu te seras quelque peu précipité pour m'asséner un " Nul usinage sinusoïdal qui soit" somme toute bien péremptoire.
Allez, bonne nuit quand même, elle porte conseil dit-on.
Jean
Vraiment très beau, et as-tu ce plaisir de sentir cette odeur si caractéristique du palissandre lorsque tu rabotes ?
dneis effectivement, la question se pose, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
Pas sûr que le joint ait besoin de "force" pour résister au cisaillement comme le propose Chatongris, un plat joint bien réalisé suffit amplement.
J'opterais pour l'image de marque, une spécificité complexe qui vise à montrer un savoir faire technique, histoire d'impressionner les clients et de rester dans la course face à la concurrence (allemande entre autres).
Une autre possibilité, le joint zig-zag empêche tout mouvement latéral lors du collage/serrage, l'ondulation produit un effet comparable dans le sens longitudinal, les creux se positionnant sur les bosses.
Cela n'a pas empêché un précédent détenteur de recoller le bazar avec deux millimètres de décalage : il n'avait pas pris soin de bien nettoyer les esquilles et traces de colle, la varlope était parfaitement inutilisable !
Bonne soirée.
Jean
C'est une presse de chez Vacuum pressing systems, aux États-Unis, que j'ai achetée neuve à la fin des années 80. Les sacs en polyuréthane industriel ont fait leur temps et je les ai remplacés, mais la pompe tourne toujours super bien.
Rien ne t'empèche de bricoler un système comparable avec une pompe de récupération, ça s'utilise en salle de traite dans les fermes laitières entre autre ...
Bonjour, c'est tout à fait ça : deux cales cintrées de même force serrées en opposition l'une de l'autre permettent d'obtenir une pression mieux répartie que s'il s'agissait de cales droites.
Si l'on dispose de serre-joints de 10cm de portée, et des cales de 60cm, par exemple, cela permet d'exercer une pression à distance, au centre des cales, soit à 20cm de l'endroit où sont disposés les serre-joints.
Est-ce clair expliqué ainsi ?
Jean
Elibaudi
Ça fait longtemps, je me suis converti au placage sous vide dans les années 90...
J'utilisais des cales en frêne, section 30x60, et le bouge du chant devait faire de 3 à 5 mm de flèche pour 60 à 80 cm de longueur, usiné à la volée en plusieurs passes courtes sur la dégauchisseuse.
Je serrais avec des serre-joints à pompe, qui ont beaucoup plus de couple qu'un serre-joint basique.
J'ai oublié de préciser de protéger avec une feuille de papier entre le placage et la plaque de métal chauffée, pour éviter de tacher le placage... Papier kraft, pas de papier journal sauf si l'on cherche un rendu imprimé sur le placage... ( ça sent le vécu ;-)
Se souvenir de ce principe physique élémentaire : l'humidité va toujours vers les zones sèches.
Bons placages.
Jean
Bonjour,
plutôt que de rajouter de l'humidité, j'aurais cherché à en retirer, de manière sélective, c'est-à-dire du côté convexe.
Il existe un outil simple pour cela, présent dans toute bonne salle de bain...
Et pour une solution plus écologique, le soleil est un bon atout, sous surveillance naturellement.
Bon dimanche.
Jean
Et pour apporter mon grain de fleur de sel (île de Ré oblige) au sujet de l'usage de bois massif pour faire des façades de cuisine, même sans cadre et panneau, je dirais que c'est fort possible, voici celle que j'ai réalisée il y a un an.
Il s'agit de chêne QB1 acheté en scierie, un plot de 27mm à 1600€/HT/m3.
Après débit puis corroyage, j'estime les pertes à +/-50% au doigt mouillé, ce qui nous met le m2 à 86,4€/ht/m2.
Le mode constructif est le suivant : jointoyage et lamellos pour les façades de largeur supérieure à 10cm, façades en une pièce en dessous, en dosse saine pour certaines.
Pour les 3 portes, de 70, 100 et 140cm, emboitures de 10cm assemblées par joint zig-zag à la toupie.
J'ai accepté un peu d'aubier par ci par là.
Les portes ont été maintenues serrées à blanc (sans colle) pendant 3 semaines afin de laisser le panneau libre de mouvement sans se déformer. Le plus grand a perdu 4mm.
Collage des emboitures après cette période, quasiment aucun mouvement depuis (à un ou deux cheveux près).
Finition avec Osmo Top oil, j'apprécie la dimension naturelle non toxique de ces produits.
Si tu souhaites plus d'informations, tu es le bienvenu.
Jean
PierreLeb Luthier en premier lieu, mais également ébéniste et menuisier, un parcours sinueux et fort agréable...
Ah, le temps...
Les compétences s'acquièrent, mais pas sans le temps nécessaire, certes !
Merci pour le compliment.
Oui, le vernis le tonkinois est top, diluer les deux premières couches pour une meilleure pénétration. (10% puis 5%, térébenthine pure gemme ou essence d'écorce d'agrumes)
Quand la couleur finale n'est pas un critère, le goudron de pin, dilué à l'huile de lin est très efficace.
Bonne nouvelle année à toustes.
Jean
La térébenthine pure gemme est issue de la distillation de la résine de pin alors que l'essence de térébenthine est un sous produit de la trituration du bois de pin dans la fabrication de la pâte à carton.
C'est un peu comme la différence entre une huile d'olive première pression à froid, et une huile extraite par solvants + chauffage, sauf qu'on n'ingère pas de térébenthine...
Quand à l'essence à la térébenthine, c'est du white spirit avec de la térébenthine... Une belle invention marketing !
Aïe, c'est là que le bât blesse... Je dispose de bout' en polypropylène aspect chanvre, qui était avec le bateau quand je l'ai acheté, alors je l'utilise.
Pour les surliures idem, ça doit être un nylon paraffiné.
L'unique argument positif, en dehors des caractéristiques/performances du polypromachin, c'est que sa molécule est très proche de celle de la paraffine, ce qui fait que sa combustion génère très peu de polluants...
Je vais utiliser ce qui me reste puis passerai au chanvre quand le renouvellement s'imposera.
Bonne journée.
Jean
Merci,
la terminologie du matelotage est riche, à l'instar de celle du travail du bois, je me régale avec gourmandise...
C'est pour ton chalutier - on dirait plutôt un coquiller - ? Comme celle-ci ?
Et tu les veux pour quel Noël, 2027 ou 2028 ? 
Bon bout d'An et bonnes pêches.
Jean
Ah, je pensais que c'était une blague...
Pour ma yole, c'est pour l'écoute de grand voile, que je bordais en direct via un simple crochet vissé sur le plat-bord...
Des réas en bois suffiront, même si l'idéal aurait été de les faire en gaïac.
Si vous avez un vrai besoin, je veux bien y réfléchir, sans être sûr de pouvoir le satisfaire, tu peux m'envoyer un message privé ?
Bonne soirée.
Jean
Ah, et je repère la bâche de protection transparente maintenant !
Les choses deviennent compréhensibles : une face qui peut échanger avec le milieu ambiant, l'autre bloquée. Ajoutez l'arrivée du chauffage avec la mauvaise saison et hop, effet bilame !
Retirer définitivement le plastique est déjà le début de la résolution du problème.
Après, humidifier le contre parement ( linge humide ) et assécher le parement (fer à repasser en chaleur douce et linge sec ) devrait pouvoir redresser le bazar.
Les renforts deviennent optionnels.
Bon courage.
Jean
Bonjour Nicoel
ce qui est appelé huile dure est une huile contenant un pourcentage de résine (naturelle ou synthétique) insuffisant pour être considéré comme un vernis.
On peut en bricoler à la maison, par exemple en diluant du vernis le tonkinois dans de l'huile de lin (crue, cuite ou siccativée avec siccatifs, les temps de séchage seront différents )
Les siccatifs étant toxiques (métaux lourds), je privilégie l'huile de lin cuite.
En regardant les deux dernières photo de ton lien, on voit la tranche arrière, il s'agit de panneau de particules plaqué.