Je n'ai pas essayé de m'inscrire à la MDA mais à priori ils n'acceptent pas les artisans d'art, il faut vraiment tourner uniquement des pièces uniques à valeur artistiques et sans visée utilitaire (donc pas de bols, de boîtes ou de toupies... uniquement des trembleurs, des boules de canton ou autre pièces artistiques)
La "tolérance" de 3000€ est très floue, selon certains elle n'est plus valable depuis les dernières évolutions des statuts micro-BNC ; selon d'autre encore valable uniquement pour de l'artistique pur... je ne compterais pas dessus.
Le tout est bien plus une question d'essence que de technique, une tablette en CP de peuplier pliera plus que la même en chêne massif, par contre une tablette en CP sapelli sera plus rigide qu'une tablette en épicéa...
Ara Pas de conclusion hâtive, le douglas a un meilleur module d'élasticité, par contre le chêne a une contrainte de rupture en compression comme en flexion statique plus élevée (pas beaucoup certes).
En plus de ça la structure fibreuse des résineux est tellement différente de celle des feuillus qu'ils n'ont pas du tout le même comportement mécanique.
Résumer tout ça en disant "untel plus fort que untel" n'est pas juste, cela dépend de l'utilisation considérée.
Bien d'accord, selon moi les deux critères les plus influents :
_la profondeur : entre une planche simple et une planche assemblée par lamello/rainure/bouvetage on passe d'un projet réalisable sur une journée en atelier, à un projet qui nécessitera deux ou trois jours selon le nombre de dormants disponibles...
_la finition : entre un ponçage au 120 suivi de 2 couches d'huile de tung à 30€/L avec un vieux chiffon ; et une finition au PU bi-composant 4 couches avec ponçage au 240, égrenage entre chaque couche, cabine de finition compresseur et pistolet à amortir etc... là encore on passe du simple au quadruple.
J'ajouterais : l'installation. Entre un meuble installé par le client et un meuble livré/monté par tes soins dans un appart au 4e sans ascenseur en centre ville avec parking payant 5€/h ... forcément une des options sera pas donnée.
Les autres critères (qualité, complexité de la forme...) j'aurais tendance à mettre les curseurs au plus cher sur le premier devis, car c'est sur ces points là qu'un artisan se démarque avec E-kaka. Si les clients trouvent ça trop cher, au moins j'ai des arguments pour justifier mon prix plus élevé et une petite marge de manoeuvre. En partant direct sur du pas cher, non seulement je ne me démarque pas, mais en plus la seule marge de baisse des prix c'est de me sous payer...
pas bêté du tout ça.Mais en même temps à part en taillant du métal j'ai jamais "usé" mes lames, elles ont toujours cassé avant, ou bien je les garde pour y coller un petit bout d papier de verre pour nettoyer les coupes.
Perso pour augmenter la durée de vie je place souvent une feuille paraffinée entre la table et la pièce à couper, ça dépose un peu de gras, à chaque fois sur la lame, et elle chauffe moins
OK, si c'est pour des planchettes type kapla il faut effectivement finir sur du bois de quartier ; et donc partir d'avivés en dosse ou contre-dosse.
Pour perdre le moins de bois possible, tu peux tronçonner tes avivés en longueur de 500mm (ce qui permet de sortir 4*120mm plus les traits de coupe) ; les corroyer ainsi en finissant par une épaisseur de 24mm ; déligner (avec une lame à peu de dents) tes planchettes de 10mm ; raboter les planchettes obtenues pour arriver aux 8mm avec une surface rabotée propre de chaque côté ; et enfin tronçonner à la longueur finale avec une lame à beaucoup de dents.
Surtout que je risque d'avoir le linky et que ce dernier n'est pas tolérant sur les dépassements.
Petite précision : linky ne change rien à l'affaire pour les gens normaux. Avant il le compteur qui ne faisait que le comptage et le disjoncteur était calibré en fonction de la puissance souscrite. Celui qui voulait resquiller modifiait son disjoncteur.
De ce que j'ai compris en discutant avec un pote élec, il y a un autre cas où le linky peut causer des disjonctagations impromptues : le courant d'appel au démarrage d'un vieux moteur triphasé dont le contacteur étoile triangle ne connais pas la position étoile.
En gros certaines vieilles installations (encore courantes dans les bâtiments agricoles qui se transforment en ateliers) étaient équipées de disjoncteurs qui laissaient passer le courant d'appel dont la durée est très courte. Le passage au linky étant obligatoire là où toutes les autres évolutions des compteurs ne l'étaient pas, le linky a fait "gagner" 50 ou 60 ans de technologie d'un coup dans des ateliers dans lesquels la sécurité électrique est une vague notion.
Les "victimes" de cette évolution ont tôt fait d'être érigées en martyres par les anti-linky alors même qu'un simple changement pour un compteur pré-linky récent aurait donné le même résultat.
L'Ecorce du Sycomore pas besoin d'être au sud, ça marche aussi sur la façade atlantique (mais faut remplacer le chauffage par un déshumidificateur
)
Perso je n'ai ni tourillonneuse, ni domino, ni zeta ; j'ai une lamelleuse Dewalt.
Je m'en sers tout le temps : collage d'alèse en massif sur chant de CP ou MDF ; panneautage, assemblage de caisson.
Par contre à part l'assemblage de caisson, toutes les autres opérations nécessitent des joints propres et d'équerre et donc un passage en dégau, rabot à main... Les surfaces obtenues après un coup de scie circulaire ne sont à mon goût pas assez propres, tout comme les bois rabotés en usine (qui vont bouger légèrement en changeant d'hygrométrie en arrivant chez toi). Comme tu n'envisages pas de rabot/dégau et que tu n'as pas d'établi pour raboter à la main, une lamello ne te servira que pour de l'assemblage de caisson ; et encore tu pourrais presque aussi efficacement faire des rainures à la défonceuse pour ces cas (avec un gabarit et une bague à copier).
Les machines plus haut de gamme vont t'apporter d'autres fonctionnalités : faux tenon (domino et tourillonneuse) ; quincaillerie spécifique (toutes) ; perçage en série au pas de 32 (tourillonneuse)... Après elles restent optionnelles : tu peux tourillonner à la perceuse avec un gabarit fait maison ou du commerce, faire des faux tenons type domino avec une défonceuse...
A toi de voir si :
_tu es plus tolérant que moi sur la propreté des joints de collage ; ou que tu as la possibilité d'accéder à une dégau une fois de temps en temps
_les fonctionnalités supplémentaires des machines haut de gamme te semblent utiles.
Cool, ça va alimenter ma réflexion sur l'évolution de mon système d'aspiration.
Et pour contrôler l'aspirateur par une télécommande ? Avec ce genre de prises si j'ai tout bien compris, ça marchera pour éteindre l'aspirateur, mais pas pour l'allumer. Est-ce qu'il y aurait un moyen autre qu'un collier de serrage qui maintient le bouton de démarrage enfoncé pour intégrer une télécommande (de ce type ou ...) dans le circuit ?
j'étais d'accord avec la réponse de Oak , je suis encore plus d'accord avec la tienne.
les gens raisonnables ont-ils raison ?.
Et qu'est-ce qu'être raisonnable ? Perso à la fin de ma formation je n'envisageais pas de me mettre à mon compte : avant même d'avoir passé le diplôme (qui se passait en candidat libre 3 mois après la fin de la formation) j'avais déjà 3 boîtes d'intérim qui me proposaient des missions ; dont certaines à priori intéressantes (aménagement de bateaux "de luxe" ; missions en déplacement en Europe avec une entreprise spécialisée dans la réfection patrimoniale...). Financièrement je pouvais direct prétendre à des missions payés 11€ net/heure hors primes, sur des semaines de 42h ; pour moi qui ai toujours vécu avec le SMIC comme plafond et pas comme plancher c'était trop beau.
Au final ces missions "de rêve" n'ont pas duré longtemps car les vacances d'été arrivant, je me suis retrouvé 2 mois à faire des missions "de merde" (35h sur dégau/rabot pour remplacer une machine 4faces qui a cassé, et se faire engueuler parce que sur les +300 planches que j'ai passé dans la journée il y en a 2 rabotées à contre fil et que comme par hasard ce sont les 2 pour lesquelles il n'y a pas le stock de bois pour les refaire... c'est vraiment du taf "de merde")
Par là dessus, mon déménagement se profil, et ho surprise je trouve une location isolée en campagne, avec un garage de 50m² équipé du triphasé, et un proprio hyper ouvert qui lorsque je lui pose la question "et si je veux ouvrir un atelier d'ébénisterie dans le garage ce serait possible ?" me répond : "bin oui, de toute façon c'est chez vous, tant que vous avec une assurance qui vous suit..." Et la cerise sur le gâteau : y'a des travaux à faire dans la maison, si on les fait nous même (avec les matériaux payés par le proprio) on peut avoir 8 mois de loyer gratos. Avec toutes ces "sécurités" financières je décide de dire ciao à la boîte d'intérim, et de me mettre à mon compte pour faire des petits objets à vendre sur les marché.
Maintenant ça fait un an, forcément 2020 pas du tout la bonne année pour démarrer... j'ai dû complètement revoir mes objectifs et abandonner les marchés pour chercher du chantier de menuiserie. Résultat j'ai trouvé des clients qui malgré mon inexpérience assumée m'ont fait confiance pour des chantiers auxquels je n'avais jamais touché : volets à persienne, escalier... Et j'ai également rencontré des artisans installés depuis quelques temps qui me proposent des collaborations intéressantes : agencement de boutique, meuble bois/métal...
Conclusion : en un an, j'ai appris bien plus sur la manière de concrètement vivre de cette activité qu'en un an de formation : comment adapter le plan d'un escalier pour réussir à le transporter et le monter seul ? Comment s'organiser pour faire des "gros" projets dans un petit atelier ? A partir de combien de pièces à faire ça vaut le coût d'investir dans une machine qui nous fait gagner Xmin par mortaise ?
J'aurais eu beau passer 20 ans en salariat, je n'aurais jamais eu l'occasion d'apprendre ça. Or c'est parce que j'ai réussi à trouver des réponses à ces questions précises que mon bilan financier est positif cette année. Pas sur qu'avec un prêt pour une maison et des enfants à élever j'aurais eu l'esprit libre, ni qu'à 45ans j'aurais eu la capacité physique de monter mon escalier tout seul. En démarrant "tôt" je pense que je me suis offert la chance de tomber et d'apprendre de mes erreurs tout en étant suffisamment souple pour me relever.
Et un grand merci (encore un) à Boris Beaulant pour cette plateforme, car c'est suite à mon pas à pas sur les toilettes sèches que j'ai été contacté.
Ca a été une chouette expérience pour moi, et mine de rien l'occasion de faire le lien entre mon activité passée (gestion des toilettes, des déchets et de l'impact environnemental en évènementiel) et celle de maintenant (xylophage).
C'est rigolo, je ne savais pas que dependancesbois participait aussi, mais en écrivant mon article et en citant le travail manuel comme opportunité intéressante de réduire sa production de déchets en atelier, j'ai pensé à toi.

Je me suis aussi pas mal pris la tête là dessus, du coup j'ai fais le choix de me démarquer de pièces tournées au tour numérique : sur une pièce de bois présentant un "défaut" (échauffure, noeud sain, gerce, bois de compression/tension, loupe...) le tour numérique ne va pas être capable de s'adapter et le rendu ne sera pas qualitatif. De même il sera hyper efficace pour des pièces utilitaires, mais un saladier avec bords naturel, il ne sait pas faire mieux qu'un humain.
En ayant ainsi un stand avec des pièces qui sortent du lot, ça attire l'oeil et ensuite il suffit d'avoir la tchatch : je travaille des bois locaux, je vais chercher mon bois moi même et je suis capable de dire de quel champ vient tel bol, que l'arbre a subit telle tempête, été foudroyé ou bouffé par les castors... même si au final les gens vont partir avec une pièce toute simple, ils sont prêts à la payer plus chère que la même pièce faite par un tour numérique parce qu'ils ne repartent pas qu'avec un bol mais aussi avec une histoire.
Dans ton cas, tu pourrais envisager des chantournages imposants, avec des assemblages de bois... quelque chose qui en jette un max pour attirer l'oeil. Et pour tes boucles d'oreille, un petit plus qui augmenterait un petit peu ton coût de fabrication (finition à la gomme laque, fermoirs en argent ou en or...) mais permettrait de te démarquer des boucles faites en CN. Une fois que les clients sont attirés sur ton stand par les pièces magistrales, en étant vraiment passionné par ce que tu fais et avec un tout petit peu d'imagination, je ne pense pas que le prix soit vraiment un obstacle.
Et contrairement à ce qu'on peut craindre, on ne touche pas forcément qu'une clientèle aisée, il y a tout de même un tas de gens qui gagnent peu mais adoptent un mode de vie économe qui leur permet de se faire plaisir chez un artisan qu'ils apprécient (j'ai une cliente qui ne gagne pas plus de 800 par mois, mais vit en yourte hors réseaux et a ainsi pu se payer un service d'assiettes en bois complet)