Tu peux nous en dire plus sur l'assemblage Malouf ?
A noter que le tourillon en bois dans un tube ne rigidifie rien du tout; Un tube creux est presque aussi rigide d'un rond (tube plein) (c'est une question de calcul de moment quadratique) et de plus ici, le bois est bien moins rigide que le métal extérieur, donc, il ne sert à rien.
Euh... oui, certes... néanmoins... cependant... comment dire... Si je demande, c'est sans doute parce que les gens n'ont pas nécessairement envie ou le temps d'aller voir la centaine de videos du Monsieur en se demandant à quel assemblage cela peut bien correspondre...
Mais un grand merci quand même pour le partage et désolé d'avoir osé demander... :) :) :)
Intéressante aventure!
A mon sens, voici comment je ferais:
Ne pas prendre une grande plaque au dessous, les planches ne seront jamais parfaitement jointives contre la plaque.
Pour chaque rigole, je prendrais une planchette, de la longueur de la rigole, sur laquelle je collerais du ruban adhésif, en faisant attention de ne pas faire de rides.
Je passerais du démoulant sur le ruban adhésif. La paraffine devrait marcher.
je fixerais la planchette sous la rigole avec des vis de chaque coté, tous les 20 cm.
Pour étanchéifier, je ferais un joint congé silicone ou du mastic genre sika sur les deux cotés de la planchette.
Avec cela, pour chaque rigole, on devrait avoir quelque chose de bien étanche. Quand on retire la planchette, le ruban adhésif s'enlève facilement grâce au démoulant, et il suffit ensuite de nettoyer le mastic.
J'aimerais bien comprendre ces histoires de délais... Le 21ième a mis comme valeur suprême cette idée de délais à tenir... Il faut que cela soit fait rapidement, ou au moins comme cela a été promis... Certes, quand on attend un plombier ou un charpentier pour refaire le toit qui perd, je comprends... mais quand il s'agit d'un truc du genre "nice to have", un truc superflu, pour la déco, dont on peut parfaitement se passer... Pourquoi ce besoin absolu et définitif d'avoir un engagement sur le délai ? Dans la sphère économique, les usines qui tournent en juste à temps, etc, je comprends, mais dans la sphère privée, dans la consommation d'objet superflus, pourquoi cela doit-il être pareil ?
Mes parents ont attendu 5 ans pour leur salle à manger réalisée par un ébéniste de génie. Il fut un temps où il fallait attendre 7 ans pour avoir une Morgan (les voitures). Aujourd'hui, il faut 2 ans pour avoir une Ferrari, et encore... Chez moi, c'est 2 ans d'attente +- 1 ans. Et les petits marquis qui se plaignent des délais, je leur dis d'aller voir chez les chinois... Ce qui sort de chez moi, c'est impeccable, mais faut attendre, c'est comme ça...
Tout ça parce que les gens ne savent plus gérer l'attente ?
De même pour le look... Avant, quand un client venait, je faisais le cacou, je changeais de vêtements. Maintenant, je reste le plus cradingue possible. C'est pour que les petits marquis en mocassins aient un peu une idée du travail qu'il a fallu pour réaliser leur truc... ;)
Ah non, je ne m'étais pas énervé... :)
Une réalisation artisanale, ce n'est pas une production industrielle, avec toute une organisation. Rien n'est minuté. A tout moment, il peut y avoir des dérapages... Machine en panne, truc qui ne se monte pas aussi facilement qu'on le pensait, pièce ratée à recommencer, méteo non favorable (quand il fait -5° à l'atelier, ou +40, on ne travaille pas au même rythme, problèmes personnels, santé, productivité moindre à certains moments, etc, etc, etc... Donc ça dérape, ça dérape et tout cela est totalement aléatoire... c'est comme ça. Et quand les dérapages s'accumulent, cela fait de gros retards pas toujours faciles à rattraper.
Quand un client fait une commande à un artisan, il devrait comprendre cela. Sinon, il va au supermarché, où tout est disponible immédiatement.
Quand on attend un plombier qui ne vient pas, je peux comprendre. Mais quand il s'agit d'un meuble ou d'une étagère pour la déco du salon, franchement, les petits impatients qu'ont tellement besoin de leur étagère et qui jouent aux petits chefs parce qu'ils ont le carnet de chèque et qu'ils PAIENT (!!!), là, j'ai beaucoup de mal... Ces petits marquis ont enfin la possibilité de jouer au petit chef, alors qu'ils se font taper dessus à longueur de journée par leur patron. Ils en profitent. Et je ne peux plus le supporter... (surtout dans mon cas, où ce que je réalise est vraiment au top du top du sommet de la pyramide de Maslow et le compble du superflu...;) ).
Oui, j'ai eu fait ça... Et le petit café et même le repas à la maison pour les clients qui viennent de loin. J'en ai même hébergé... Et la disponibilité tous les jours, week end compris, les dizaines d' appels le samedi soir à 21 h sans même s'excuser, les mails à toute heure et réponse attendue immédiate, etc, etc...
Ceux pour lesquels je me suis le plus donné, ce sont ceux qui m'ont fait les plus belles saloperies ensuite... Alors, j'en suis un peu revenu... ;)
( Même si j'ai également pas mal de clients qui sont devenus de bons amis... )
A mon sens, la belle époque où la grande masse des classes moyennes, ayant acquis un certain niveau de vie pendant les 30 Glorieuses et après, allait chercher un menuisier ébéniste pour faire faire les meubles de sa salle à manger, sa cuisine ou sa chambre, est révolue.
Les classes moyennes achètent dans les grandes surfaces de meubles car elles se sont appauvries et n'ont plus les moyens d'aller voir un artisan.
Ceux qui ont encore envie d'un beau meuble d'artisan, ce sont soit les gens de revenu moyen qui ont encore du goût, soit les classes supérieures CSP+++ qui demandent de la qualité, de l'originalité, et font des achats plaisirs, et coup de coeur.
La bonne nouvelle, c'est qu'il n'y a jamais eu autant de riches dans le monde entier...
lL faut donc répondre à cette demande par du haut de gamme, de l'innovation, du savoir-faire, du design, de la qualité, de la différenciation et de la remise en question permanente.
(Ce n'est pas en faisant du mdf qu'on va les attirer...)
D'autre part, l'artisan n'est plus dans une situation où on venait le chercher. C'est à lui de faire du marketing, de se faire connaître, raconter une histoire, vendre du rêve...
Enfin, le marché n'est plus local, mais national, et même mondial.
Heureusement, il y a des outils qui permettent de répondre à cette nouvelle donne, notamment Internet, qui permet de se faire connaitre en un clic par le monde entier...
Enfin, il y a plein de niches pour ceux qui veulent travailler le bois, sans nécessairement se borner au mobilier:
Personnellement, je fabrique depuis 10 ans des télescopes en bois, que je vends dans le monde entier. Je me suis fait connaître auprès d'un marché très spécialisé, essentiellement par internet.
Mais il y a plein d'autres niches, que je site souvent. Si on recherche sur le web, on trouvera plein d'artisans dans le monde qui vivent sur ces secteurs:
- instruments de musique spécifiques,
- métiers à tisser en bois,
- établis spécifiques (par exemple, pour les joalliers. Celui qui en fabriquait en Belgique vient d'arrêter. La place est à prendre...)
- mini-caravanes en bois (Tear Drop),
- Tiny houses,
- Cabanes dans les arbres,
- Garden offices (bureaux aux fond du jardin, une tendance qui monte),
- Velos en bois, vélos couchés,
- canoes, kayaks, bateaux en bois,
- Aménagements intérieurs de bateaux de luxe ou avions,
etc, etc...
Il n'y a peut-être pas un marché pour tout le monde, mais il y en a pour ceux qui savent se débrouiller.
Normalement, selon les économistes, les "30 Glorieuses", c'est 1945-1974 (première crise pétrolière), l'époque où les ouvriers et petits employés ont réellement accédé à un statut de classes moyennes et de consommateurs (voitures, maison, équipements ménager, puis électroniques). Mais on peut étendre la période jusqu'au début 2000... Ensuite, cela s'est dégradé...Mondialisation/désindustrialisation, paupérisation des plus faibles et explosion des ultra-riches...
Ah au fait... Si la demande ne porte plus que sur des placards et rangements intégrés, et plus sur des meubles indépendants, rien n'empêche de proposer des choses en vrai bois, sans mdf ou melaminé, avec des design originaux, dans les styles à la mode de ce temps, mid century, scandinaves, japonisants, etc, avec du placage, paille, etc, etc... ;)
sylvainlefrancomtois Pour surfer sur la mode du DIY, on peut proposer de beaux meubles d'ébénistes, en kit à monter soi-même... ;)
Avec montants avec queues d'arondes prédécoupées ultra précis (cnc...), tous les emboîtements préparés, les trous percés, etc... Le tout en beau bois noble...
On fait le design et les plans, on découpe/usine à la cnc, ou on fait usiner en toutes petites séries ou à la demande, et on vend dans le monde entier grâce à Kickstarter... Si la mode change, on change les plans ou l'habillage...
Le tout avec un mode d'emploi, comment coller, comment vernir, etc... Tous les secrets de l'ébéniste à votre portée...
Il y a des boites aux US qui font cela pour des bateaux en bois, et qui vivent très bien ( clcboats.com/ et en France arwenmarine.com/Index.html )
Je suis en train de préparer la même chose pour mes télescopes.
On peut faire cela pour des lampes, des jouets, etc...
Certes, le client décide, mais on peut aussi avoir ses propres choix "stratégiques", et décider de ne faire que du placard et des fenêtres, ou de ne faire que de l'ébénisterie. C'est un choix de métier. Charge ensuite de trouver les moyens, le marché et les clients, pour ne faire que de l'ébénisterie.
On n'est pas prisonnier des choses et des clients. On peut aussi choisir ses marchés, son secteur, même si certains sont plus compliqués que d'autres et demandent des savoir faire et des moyens que l'on n'avait pas nécessairement à l'origine.
Palissandre, il semble que ton patron ait fait le choix stratégique de faire des placards et des fenêtres, ce qui peut en effet s'expliquer car c'est un marché intéressant, car large, profond, renouvelable et ne demandant pas trop de marketing (aller chercher le client) et sans doute plutôt rentable. Mais il aurait pu aussi décider, compte tenu de son expérience et de ses capacités, de se renforcer dans l'ébénisterie et le haut de gamme, de prendre des gens qui ont un savoir faire en design, en conception, en commercial pour attaquer cette niche là. Il a fait un choix.
ok, je vois, les profilés alu te permettent de fixer facilement les deux rails bien parallèles.
Mais en fait, c'est assez facile d'avoir deux rails parallèles. On en fixe un fermement aux deux bouts. On fixe ensuite l'autre à un bout avec la partie coulissante, que l'on fait rouler jusqu'à l'autre bout, ce qui donne la bonne position pour l'autre extrémité.
Mais en fait, on peut se poser la question: faut il deux rails ? Un seul ne suffirait-il pas ?
D'autre part, dans ton schéma, le rail supporté est positionné en porte à faux. Il n'est en fait plus supporté par en dessus, mais sur le coté. Il va donc plier. Il vaudrait mieux l'utiliser comme ce pour quoi il est conçu, avec la base en bas, et le rail au dessus, donc, vertical, et posé sur le chassis.
Enfin, ces rails supportés et les patins qui vont avec sont chers. D'autant plus qu'il faut des rails de gros diamètre pour une telle longueur. Sur la mienne, je fais tout bêtement utilser un système avec des roues sur un profilé en V, comme Openbuilt. Ce n'est peut être pas de la belle mécanique, mais c'est bien moins cher. On verra bien.
ça, c'est un truc génial, l'idée des deux pignon légèrement décalés...
Sur les vis sans fin, pour réduire le jeu et le backlash, on peut mettre deux blocs écrous, les uns à cotés des autres, et une systèmes (vis entre les deux, ou ressort), pour régler leur éloignement. Cela a un nom, mais j'ai oublié...
Les vis vont se voir, non ? Avec de tout petites pointes sans tête très fines (c'est gros comme une aiguille) c'est facilement démontable, il suffit de taper au maillet de l'autre coté, et cela se défait.
Oui, bien sur, il faut vernir le cp des deux cotés!