Bonjour,
Dans le cadre de la réhabilitation du fauchage manuel dans mon association des croqueurs de pommes PACA (croqueursdeprovence.fr), j'ai réapprovisionné quatre lames de faux achetées sur Le Bon Coin (dont une Talabot neuve !), deux manches métalliques également achetés sur Le Bon Coin et réalisé trois manches réglables en érable et en chêne.
Restait à réaliser un banc de battage permettant "d'aiguiser" les lames de faux. En effet, nos anciens pour qui cet outil de travail d'une vie coûtait cher les aiguisaient avec parcimonie afin de ne pas perdre de métal mais au contraire en battait le tranchant façon rasoir sur une enclumette.
Il me reste à imaginer le dispositif final qui permet de faciliter ce travail de battage, à savoir un support de lame et deux guides latéraux autour de l'enclume pour la caler.
Une photo du banc équipé sera publiée ultérieurement.
Billot en acacia, banc et piétement en frêne, manche en érable.
Inspiration Comptoir de la faux, Outils La frontière, divers sites internet AUS et CA.
Bonnes fêtes à tous. Dominique

Discussions
Le grand luxe
Chez moi, les anciens s'asseyaient dans l'herbe sur leurs veste, ils plantaient l'enclume par terre et frappaient la faux.
Ensuite un coup de pierre, un canon et c'était reparti.
Pour l'avoir essayé quelque fois, il n'y a pas besoin de support ou guide, c'est vraiment à main levé
Beau travail et belle passion
Jean
Bonsoir Jean, j'étais parti pour battre comme les anciens ... sauf que s'assoir par terre n'est plus vraiment de mon âge, d'où le banc ! Par comme le dispositif est destiné à plusieurs "croqueurs-croqueuses" néophytes en la matière, j'ai confectionné une petite table de maintien ainsi que deux guides latéraux, à voir à l'usage si c'est pratique ou non.
pour les amateurs d'outils agricoles ,à voir la ferme atelier de Nans- sous- sainte Anne dans le Doubs où était fabriquées les faux Philibert et autres outils pour le travail de la terre,ça vaux le détour!(production jusqu'en 1965)
Fichtre !
Mais cela se peut il ?
Ça doit être sympa de couper les herbes comme ça avec le bon geste.
Oui, très ! En redécouvrant le fauchage manuel appris dans ma jeunesse, j'ai compris que le manche faisait beaucoup. Je m'explique, les anciens transmettaient leur savoir directement aux jeunes en leur confectionnant un manche adapté à leur taille et ossature. manche qu'il perfectionnait si besoin à l'usage. Avec l'arrivée des tondeuses et rotofils, on a oublié cet aspect et les manches trouvés dans les grandes surfaces sont de taille unique et souvent avec des poignées non réglables, d'où une inadéquation de l'outil au faucheur pour une fatigue à la fauche et un désamour certain.
Par contre, les initiés et amateurs éclairés ont ré-étudié assez récemment les principes généraux de la fauche manuelle, et en les lisant, voire en visionnant les vidéos , tout devient limpide ! Et pour avoir recommencé je peux assurer la fauche d'un verger complet sans douleur et au top. Deux sites sont recommandables pour les explications et vidéos : Comptoirs de la faux et La Frontière. Il en existe d'autres notamment à l'étranger mais en anglais. Bon visonnage.