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CoB34

Bonsoir, honnêtement je ne m'attendais pas à ça quand tu as parlé de vide sanitaire.

Ici tu souhaites créer une dalle bois sur dalle béton avec une simple lame d'air. Pour la ventilation des dalles bois sur plots ou murets, c'est minimum 30cm de vide apparent...

Il n'y a pas de vide sanitaire ici. Suivant la classe d'emploi et celle de service, les surfaces de ventilation varient mais c'est beaucoup trop long à expliquer. Les poutres en I peuvent être mises en œuvre, mais en respectant un ensemble de régles pour que des bois moins résistants soient durables dans ces configurations.

Pour ton projet, si c'est mitoyen avec trois murs, ce sera d'autant plus difficile à ventiler(faible mouvement d'air sous la dalle).
Même avec un bois classe 4 c'est prendre un risque à long terme.

À vrai dire je m'interroge sur le choix d'une dalle bois pour cette configuration. C'est pour un client ? L'extension est protégée des intempéries ?

Dsl pour les interrogations que ma réponse va amener, mais j'avoue ne pas comprendre pourquoi ne pas utiliser la dalle pour bâtir l'ossature bois dessus (garde au sol de 20cm mini) fondation périphérique légère pour les murs si nécessaire. On y gagne pour l'inertie et en durabilité. Sinon il faut tout décaisser pour réaliser une lame d'air correcte et poser la dalle sur plots béton...

CoB34
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pierrotb
Fais bien comme tu voudras, sans avoir l'ensemble des éléments, c'est impossible de proposer des pistes qui tiennent la route...

Je ne partage pas ton avis sur l'absence des ponts thermiques dans une dalle bois, ils sont simplement diminués par la matière même du bois, mais ils sont bien là à chaque solive. Les poutres en I ont de meilleures performances à ce sujet en plus d'offrir une isolation supérieure, le seul problème, c'est que ça reste un produit industriel qui est plus cher...

Pour moi, il y a danger à mettre en œuvre une dalle bois dans cette configuration de chantier, ce n'est pas adapter à toutes les situations sans devoir envisager des transformations lourdes. La construction ne sera pas protégée et la ventilation sera trop faible, même en créant des ouvertures supplémentaires. Les vrais dalle bois sont largement ouverte aux quatre côtés pour la plupart (il me semble que tu as déjà bâti ce type de dalle pour la maison passive). Je suis aussi conscient de la facilité de mise en œuvre ou même le choix de garder une structure démontable légère (construction provisoire, absence de déclaration à l'urbanisme, etc.).

Si décaissement, ça va demander une évacuation importante des gravats et de terre, mais peu de volume de béton pour couler quelques plots. C'est déjà du boulot et pas forcément la solution la plus pertinente à mon sens. Là encore, je ne suis pas sur chantier pour voir un ensemble.

Je pense que la rénovation écologique demande souvent de composer avec l'existant, en l'améliorant pour limiter les faiblesses des constructions passées.

Si tu conserves la dalle béton existante, avec l'idée que ça doit durer dans le temps et sans te demander plus tard si ça va tenir ou non.

Demande à un maçon s'il est nécessaire de réaliser des fondations pour l'assise des murs, ça ne va pas être un lourd chantier vu le poids des murs ossature bois. Pour cette surface, c'est généralement un travail que réalisent les autoconstructeurs bon bricoleur après conseils.

Une fois la fondation faite, une rehausse des murs mini de 20 cm (coffrage ou bloc à bancher, etc.) est à prévoir pour être hors d'eau et/ou pour arriver au niveau que tu souhaites. Prévoir aussi l'évacuation de l'eau en pieds et gouttière pour limiter l'apport d'humidité dans la dalle.

Tu peux envisager d'isoler la dalle existante (en une ou deux couches croisées) et la face ext et int de cette rehausse avec des panneaux de liège. Il y a maintenant rupture des ponts thermiques et une isolation supplémentaire de la dalle.

Tu peux envisager ensuite de couler une chape légère chaux pouzzolane ou chaux liège. Tu vas encore isoler et diminuer l'effet sol froid grâce à la chaux. Ça reste bien moins lourd à manutentionner que du béton et ça ce fait très bien avec une grosse bétonnière pour cette surface.

Pour la finition, Soit tu mets des tommettes pour gagner en inertie thermique (si baie vitrée par exemple avec une bonne exposition), ou tu places simplement des lambourdes sur chape en 6x4 douglas (sans aubier),
isolation entre lambourde et pose d'un parquet sur lambourde.

FIN

Avec ce choix, tu gagnes en inertie thermique grâce à la masse présente sous tes pieds, la température int subira moins d'amplitude. Chose que tu ne pourras jamais obtenir avec une dalle bois classique à moins d'y ajouter du sable ou autre, les sections du solivage seront à revoir complétement... C'est le point faible des maisons ossature bois, mais je pense que tu es déjà informé avec la construction de ta maison passive. Tu as un emploi en lien avec le bâtiment, il me semble ?

Je pose ça là pour amener un peu d'eau au moulin.
Bonne continuation dans ce chantier,
cordialement.

CoB34

l'inconvénient d'une dalle ou chape à la chaux, c'est le temps de séchage. Point très important avant la pose d'un isolant et/ou d'un parquet. On peut utiliser un moyen de chauffage et un déshumidificateur pour accélérer la carbonatation de la chaux.

CoB34

2022 c'est pas vieux, quelle innovation pour cette maison?

Une brouette et une bétonnière, ça passe pour acheminer les matériaux avec quelques pères de bras, non?

Si tu veux aller au plus simple, libre à toi d'expérimenter.
Mets toutes les chances de ton côté, ventile le plus possible et si tu as un plan scierie pour des solives acacias c'est à mon sens le meilleur bois sans traitement chimique pour être cohérent.

Malheureusement dans cette conception il n'y a pas de solutions réparables. Une fois les murs posés, c'est terminé, plus de possibilité d’accès ni de contrôle futur... Peut être réfléchir en ce sens avant d'aller plus loin.

CoB34
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Tu prends moins de risques que sur terre plein, mais ça reste à l’extérieur avec des conditions météo et une humidité de l'air que toi seul connait, pas de ventilation prévue à la base.
Personnellement je ne ferai pas ce choix.

Si tu penses que ce n'est pas un problème... Je vois juste que l'intervention sur cette future dalle bois va être difficile pour toi ou un autre artisan plus tard si besoin, ça peut être un axe de réflexion (pas d'obligation).

CoB34
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J'utilise la mienne uniquement à la volée, pour le rail j'ai une autre marque. Je sais que Makita propose ces options pour ce modèle, mais je ne peux pas conseiller la dessus.

Les lames d'origines feront l'affaire. J'avais eu un lot de trois Lames Specialized à un bon prix chez le vendeur à l'époque, elles vont bien pour la charpente.
Tu peux commencer par ça.

CoB34

D'ailleurs, si tu trouves le modèle 5903RKX2 c'est un plus à l'achat et à la revente. Cordon de 5m de série, c'est plus confortable. Le K indique qu'elle sera vendue avec la boîte.

CoB34
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stefdefoot
La 5103 est plus stable de par son poids 9.3kg contre 6.9kg et sa table est de meilleure facture. Elle est légèrement plus puissante et surtout plus robuste (composants internes et externes), meilleure ventilation du bloc moteur. Pour moi elles n'ont rien à voir.

J'en ai aussi parlé avec mon revendeur et réparateur spécialisé, sur ces modèles qui sont utilisés intensivement par les pros il a peut de retour pour des gros soucis (modèles 5903; 5103 et 5143).

CoB34

Je plussoie, c'est pire avec la 5103. J'ai jamais trop compris pourquoi la marque propose seulement 15mm de gain par rapport à la 5903. Certainement pour coller aux sections standard en 100 et 200mm de retombée coupée par retournement pour la dernière.
Je préfère la 5143R pour sa polyvalence.

CoB34

Très réussis et joliment décorés.

CoB34
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Je me sens déjà apaisé✌🏽

CoB34

Je comprends bien, tu peux demander aussi à un BE structure bois un devis d'étude sur présentation de tes plans. La solution avec poutres en I est parfois plus économiques que le tout massif quand on sait dimensionner l'ensemble des éléments d'une structure. Au moins tu auras la conscience tranquille et des propositions fiables. Bonne continuation pour ton projet d'atelier.

CoB34

Guide technique Steico construction

Abaque de prédimensionnement Steico

Il y a d'autres fabricants et des prix différents.

CoB34
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Content de voir que les projets évoluent et se concrétisent. J'ai suivi les premiers pas et espère qu'ils auront un long chemin devant eux, bonne continuation !

CoB34
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Là où je m'interroge, c'est sur l'idée d'y voir une reconversion professionnelle, ces structures étant souvent gérées et/ou liées à des assos à but non lucratif.

Une association peut avoir plusieurs salariés il me semble. Il n'y a que les membres du bureau, au minimum de deux (président et trésorier) qui ne peuvent être salariés.

CoB34

Je penche aussi pour cette même hypothèse.

CoB34

Il y a vraiment des belles pièces, j'aime bien son univers.

par CoB34 il y a 1 an
CoB34

Les suggestions sont bienvenues!

J'ai réfléchi à cette option, mais pour des troncs cours (4m environ) et avec une extension du bras.
La poignée est une grosse tige filetée qui reste amovible, au besoin je penssais persser un deuxième trou dans le bras du trinqueballe pour pouvoir y boulonner ce timon.

L'idée du timon déporté et sanglé en bout de poutre est pas mal pour de grandes longueurs.

Pour le moment je l'utilise sur chantier et a l'atelier sans avoir besoin de tracter sur de grandes distances, je crois que ça me vas bien de ne pas avoir recours à un engin motorisé pour cette partie.
Par exemple, sur la photo de couverture, la personne en premier plan ne fait que guider le poteau. C'est le collègue qui est le plus au fond qui tracte la charge sans effort via un mouflage basique X2.

Par contre en débardage, c'est une bonne option! Ça reste aussi possible avec un cheval de trait.

CoB34

Ça arrive ! 😉

CoB34

Ahah, Héraultai seulement!

CoB34
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😅 démonte simplement l'essieu arrière de ta voiture, il paraît que c'est pas très utile pour une traction ! 😜
Blague à part, si tu trouves une réf qui peut convenir, n'hésite pas à la partager ici, ce sera plus léger à manutentionner. Moi je n'ai pas trouvé et ai lâché l'affaire rapidement. Ça m'arrange aussi de ne plus avoir cette caravane sur le terrain de mon voisin ! L'avantage, c'est que c'est plutôt costaud et plug and play. Pour le moment ça ne bronche pas.

CoB34

très bonne option la casse. On y trouve plein de merveille.

CoB34
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dBPs le bras de fusée est boulonné à l'essieu ? Pour quel modèle, fiat 500 des années 70 ?

CoB34

dBPs ok, merci!

CoB34
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Merci Laurent, c'est compréhensible. Le kit pour pont arrière est clairement plus adapté et simple de mise en œuvre (sans découpe d'essieu et moins de soudures), ça donne une autre possibilité pour qui voudra boulonner les roulements à la fourche, il suffit d'y souder une platine percée.

Au niveau tarif je trouve ça moins abordable. 126€ pour les deux roulements, plus deux roues complètes et huit boulons de roues à prévoir (environs 180€ pour la père). Avec un peu de patience on doit pouvoir trouver ça d'occasion.
Un détail me dérange aussi, il semble que ces roulements ne soient pas remplaçables, une fois usés il faut remplacer l'ensemble non?

En tout cas, merci d'avoir étoffé les possibilités!

CoB34
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dBPs oui merci, j'ai aussi fouillé le net anglophone.
Cette version de trinqueballe n'utilise que le bras de levier pour soulever la charge, ça reste simple, efficace, léger et peu couteux. Voir le lien que j'ai partagé dans cette question. Personnellement je préfère la version avec treuil car elle offre plus de polyvalence sur chantier (comme tirer une ou plusieurs charge(s) avec un point d'ancrage quelconque par exemple)

CoB34

Salut, merci pour ton message et la présentation de ton Bobby!
Ça permet d'avoir un tour d'horizon des différentes méthodes. Pratique à l'atelier, j'en ai connu un avec un petit châssis en fer soudé légèrement plus haut que le tien.

Depuis que j'ai goûté au trinqueballe j'évite le plus possible de soulever mes bois! Mon corps me dit merci.

J'ai participé à cette formation qui est spécialisée dans le levage tradi à la corde. Elle se déroule avec un maitre charpentier qui possède un bon bagage en technique de corde. Je te la recommande grandement si tu souhaites prendre ce chemin.
On le voit d’ailleurs ici en action.

CoB34

Atelier Eustache C'était le levage en sous-œuvre de la ferme qui se trouve dans l'atelier où se déroule la formation.

Un des ateliers de levage de niveau 1 consistait à déplacer dans le vide une solive de 5m et 150kg stockée sur le plancher d'étage vers son repos définitif, une petite ouverture ménagée dans le mur pignon opposé au lieu de stockage. Il fallait trouver tous les points d'ancrage pour tirer cette solive dans le vide en évitant de se retrouver bloqué en l'air. L'idée étant de ne pas a avoir à déplacer ni de guider manuellement cette solive sur son repos final. Ça demande un peu de réflexion et de pratique.

Pour la session MAC 2024 (maintien et actualisation des compétences), il a été proposé le levage d'un ouvrage d'art inspiré du film la pendule à Salomon et adapté du livre de Raoul Vergez.

CoB34

C'est clair!
Mon poste est vraiment archaïque, à moins d'être soudeur pro, ça te prend pas mal de temps et tu te retrouves souvent avec des inclusions de laitier, des cordons soufflés, de jolis grattons. Un bon casque de soudure est quasi indispensable pour bien y voir et se libérer une main.

Je fais les prochaines avec le poste indus MIG/MAG maintenant qu'il est réparé. Paraît-il qu'avec un MAG en courant alternatif c'est encore plus simple.

CoB34

Pratiquer et pratiquer... Il n'y a que ça pour conserver une bonne gestuelle. Moi j'ai commencé par le MMA, soudure oxyacétylénique, soudobrasage, puis ensuite le MIG/MAG, jamais pratiqué le TIG. Je crois que mes profs de l'époque voulaient que l'on débute par les procédés les moins abordables. Force est de constater que je ne suis plus trop dans le bain (de fusion) aujourd'hui!

CoB34
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Aucune idée du poids, je dirais qu'il se place entre un modèle de débardage lourd et un petit trinqueballe transportable. Je le lève seul pour le mettre dans le camion, mais c'est mieux d'avoir une rampe ou de faire un treuillage inversé.

Encombrement, 1930mm de long par 1490mm de haut (bras compris, sans le bras environ 1100mm) et 1020mm de largeur totale.

Sur ce trinqueballe je pourrais encore gagner du poids sur l'ensemble roues + tambours.
Si c'est une nouvelle création où le poids final est important, il faut partir directement sur des tubes de 2mm d'épaisseurs, réduire la hauteur et la largeur (passage de porte) et y mettre des roues plus petites à axes déportés. Ce sera transportable facilement.

Pour le côté démontable, tout est possible!
On peut imaginer que le bras, ses deux renforts et les roues se démontent.

Par exemple, souder des platines percées à ces éléments pour faciliter l'assemblage. C'est peut être un peu moins facile et plus long de mise en œuvre mais très pratique pour réduire l'encombrement. Il faut simplement veiller à avoir des liaisons sans jeux, sinon sa va vibrer et créer des faiblesses. Je pense qu'un châssis soudé entièrement serra plus résistant, au détriment de son côté transportable.
Pour les accessoires, la poignet, le bras de poulie fixe, le ridoir à chape et le treuil restent démontables.

CoB34

Ah merci pour la réf! J'en ai entendu du bien, ça reste plus abordable que d'autres procédés de peinture avec cuisson.

CoB34

Par contre je ne connais pas la gamme Ultima, les avis semblent mitigés sur la qualité d'application. Faut il encore le faire correctement.

CoB34

C'est pour mieux cacher le manuel d'utilisation des années 70 d'un sexisme tapageur.
Cette planche est d'une stabilité et d'une robustesse à toute épreuve. Merci la déchet!

CoB34

Yggdrasil
Sur ta photo, je comprends que tu souhaites percer au centre du trou où l'on peut voir les brûlures.

Au centre du trou de 4mm, je ne distingue pas la marque de la pointe de la mèche. On parle bien d'une mèche à bois et non d'un foret à métaux? Une photo de la mèche plus un gros plan sur le tranchant et le type d'acier permettraient de meilleures réponses.

Si tu as insisté fortement, il est possible que l'échauffement ait détérioré le tranchant. As-tu remarqué la présence de métal dans le bois? Ça arrive parfois. Le serrage de la pièce n'est pas la cause.

Je pense savoir la marque dont tu parles (je n'en utilise pas). D'une manière générale les mèches HSS sont de meilleures qualités, en rayon de GSB tu trouveras aussi des Tivoly Technic qui feront très bien le job dans du bois dur, il y a d'autres marques...

Tu peux aussi utiliser des forets HSS pour le métal, ça fonctionnera aussi très bien dans le bois. Avec un peu de matériel et de pratique, on peut modifier l'angle du sommet pour l'adapter aux matériaux durs, par exemple un affutage à 118° suivi d'un détalonnage pour retrouver un tranchant efficace.
Un foret neuf de bonne qualité fera le job si tu ne sais pas affûter.

mèche ou foret, il est préférable de débourrer régulièrement pour évacuer les copeaux.

sey
Salut, je pensais plus à se mettre en vitesse 1 pour les perceuses, viseuse. Je ne mets aussi jamais le variateur à fond sur les perceuses filaires, ça permet de garder un certain contrôle.

CoB34

Salut, les trous de sortie du grand capricorne, qui est effectivement une espèce protégé (c'est important de le souligner) sont beaucoup plus gros.
A la vue des trous présents sur les photos, je penche plus pour un Hesperophanes cinereus (capricorne des feuillus). Mais pour en être sûr, il faudrait pouvoir observer sa présence.

C'est une bonne idée de laisser l'aubier en forêt où ces larves de xylophages auront une utilités certaine dans la chaîne de décomposition. Après, chacun fera aussi comme bon lui semble, le bois est aussi une ressource pour se chauffer et cuisiner et pour une partie de ces larves de xylophages, elles finiront inévitablement leurs vies dans un poêle ou une cuisinière à bois.

CoB34
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Timoun
Ils n'ont pas l'air bien gros mais je préfère ne pas être affirmatif sur l'espèce, ce serait plus simple avec une photo de l'adulte en question et la mesure des trous d'envols. Du coup, de dire que c'est bien du capricorne n'est pas forcement vrai (c'est surtout plus parlant).

J'ai proposé l'Hesperophanes cinereus, mais un Trichoferus holosericeus peu réaliser la même tâche. Tous deux ont les points communs d'aimer le bois de chêne sec(moins de 20%, mais pas que), la période de reproduction colle, le diamètre et la forme des trous d'envols sont cohérent, on les retrouve aussi dans les charpentes et bois secs sciés.
Il y en a d'autres encore.

Je consulte au besoin le site de l'INPN. Celui du SAPROX et de l'OPIE

Ta question est assez précise, je me dis que tu dois connaitre ton sujet voir peut être que tu travailles dans le domaine?

Je ne suis pas spécialiste en la matière (je n'ai pas fait d'études en ce sens) mais je m'y intéresse. Je vis aussi dans un cadre naturel où ils sont chez eux et où il est facile de les observer chaque année. Je me chauffe aussi avec plusieurs essences de bois qui deviennent naturellement un habitat de choix pour différentes espèces.

Je vais essayer de répondre un peu plus précisément :
Les larves des coléoptères xylophages saproxyliques se nourrissent principalement de l'aubier (du duramen parfois), car c'est la partie périphérique la plus exposée. Les agents biotiques (bactéries, champignons,etc.), abiotiques (eau, etc.) et énergétiques dégradent le bois pour permettre une meilleure assimilation de la matière, la plupart ne savent pas digérer la lignine et/ou la cellulose contenue dans le bois. Il me semble que certains arrivent même à recréer des molécules chimiques pour transformer la structure du bois, mais pas sûr que ce soit des coléoptères sur ce point.

Ils préfèrent une ou plusieurs parties de l'arbre et ce spécialisent pour certains sur une seule espèce, uniquement sur les résineux et/ou feuillu, voir les deux.
Certains préfèrent les bois secs, d’autres les bois verts, le bois sur pied ou le bois mort en décomposition (saproxylophages). Ils sont parfois pyrophiles (pour les mangeurs de bois brûlé).
Certains vivent des champignons du bois (mycélium, etc.), d'autres d'une pourriture ou d'un miro-habitats au sein de l'arbre.

Si des personnes plus avisées passent par là, n'hésitez pas à me corriger et/ou préciser des éléments. C'est bien trop vaste comme domaines.

L'activité humaine, les infrastructures, les incendies, le type de sylviculture modifie son habitat (et le notre par la même). Une forêt trop "propre et ordonnée" n'est pas forcément signe de bonne santé ni d'une forte biodiversité, il faut aussi lui laisser sa part de bois mort et d'arbre à fort potentiels écologique (vieux arbres) qui retourneront eux aussi à la terre un jour.

CoB34
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mofran, je crois que Timoun pourra être plus précis sur le sujet, en lisant sa présentation je m'aperçois que c'est son domaine.

J'avais lu une thèse sur les tanins et la préservation du bois, elle doit être quelques pars sur mon pc, si je la retrouve j'y métrai un lien.
Le niveau de tannin dans le châtaignier et le chêne (pour prendre les plus connus) est proportionnel au climat dans lequel l'arbre se trouve. Il me semble que la chaleur et/ou un stress hydrique favorisent leurs productions.
Ils sont présents des racines jusqu’aux feuilles et aux bourgeons, j'ai cru comprendre que l'écorce en contient beaucoup, l'aubier un peu moins et les premières couches du duramen en son bien fournies.
Ils sont répulsifs pour certains insectes de surface, comme antifongiques et/ou antibactérien dans les couches plus profondes de l'arbre ou des racines. C'est la durabilité naturelle.

Les deux xylophages cités plus haut préfèrent le bois de chêne mort et sec, ce qui veut dire que les tannins hydrolysables présents dans l'aubier auront tendance à être délavés par les pluies successives, rendant le bois plus sensible aux attaques fongiques. L'action des éléments (UV, vent, etc.) créent aussi des brèches dans la défense de l'arbre propices à la ponte des xylophages.

Il me semble aussi que certains champignons arrivent à transformer les tannins, mais je ne saurais expliquer le mécanisme.

En attendant l'avis de Timoun pour avoir peut-être de plus amples explications.

CoB34

mofran Bonne idée dans faire une collection 👍

CoB34

Timoun merci pour tous ces liens, il y a de bonnes lectures en perspective !

CoB34
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Bravo! Sympa les reliefs, en attendant ton pas à pas pour en découvrir davantage.

CoB34

Je rejoins l'avis de Boisenformes et Slick
C'est bien du capricorne.

Purge simplement l'aubier car il est probable que d'autres larves s'y trouvent. Ces larves peuvent se nourrir de l'aubier pendant plus de trois avant que l'adulte ne sorte par les trous d'envols que l'on observent maintenant. Le duramen n'est géneralement pas attaqué.

On arrive dans la saison de reproduction, tu auras peut être l'occasion dans croiser quelques un prochainement.

CoB34

Salut,
Si tu veux être tranquille, purge l'aubier de tout les plateaux. Si ton bois est stocké proche d'une charpente ou d'une ossature bois, observe tes bois.

Les larves sont très visibles, on parle d'un ver blanc avec des mandibules noires qui peut faire plusieurs centimètres de longueur.

Pour moi, il n'y a pas lieux de badigeonner les plateaux de ce produit dans la mesure ou le duramen, qui est un bois dur et moins riche en nutriments, est peu apprécié de ce xylophage.