4,5kg ??? je n'y connais pas grand chose en astronomie ; mais je me souviens d'avoir transporté le matériel d'un pote en haut d'un terril pour observer une éclipse... 40kg de matériel et y'avait rien dé démontable donc hors de question de glisser sur une marche en montant sinon on cassait le beau joujou...
Kentaro C'est exactement ce que j'ai imaginé en lisant le poids : une petite rando pour monter au pic du midi avec le télescope dans le sac à dos, ça donne une saveur toute particulière à l'observation. J'avais adoré cette expérience de se mobiliser à plusieurs pour réussir à surmonter la logistique et à capter cet évènement fugace... avec ce matériel il devient possible de vivre ça ans des endroits encore moins accessibles (et donc à priori encore moins soumis à la pollution lumineuse) ; ou de transporter également le matériel de bivouac pour faire des observations sur plusieurs jours... franchement génial !
Beau morceau de noyer, et beau résultat pour ce genre de forme quand même : ce n'est pas simple d'avoir une bonne finition à l'intérieur sur ce genre de forme profonde avec une transition abrupte entre parois verticales et fond.
L'affutage peut être en cause... mais pas que.
Déjà tu parles de gouge à profiler, ce genre de travail se fait plutôt à la gouge à creuser.
Ensuite il y a le sens d'usinage : pour l'extérieur du fond de bol vers le bord ; pour l'intérieur du bord vers le fond.
Un talonnage trop crispé peut causer les marques d'outils qu'on peut observer ; ainsi qu'un réglage trop haut ou trop bas du porte outil.
Une gouge trop fine par rapport à la distance entre porte outil et pièce à usiner peut causer des vibrations qui vont elles aussi laisser des marques.
Un mouvement de la gouge par à coups plutôt que par un geste souple et continu va laisser des marques, surtout à haute vitesse.
Et enfin l'affutage, qui doit être non seulement tranchant mais aussi créer un tranchant à une seule facette sur ta gouge.
disposant du 380 à la maison clairement non... Si je n'avais pas le 380, je ferais un calcul de coût entre l'option ligne 4mm²+convertisseur par rapport au passage en 380, et choisirais en fonction (en gardant en tête que le passage en 380 m'ouvrirais l'accès à d'autre machines, ce qui est un avantage par rapport au convertisseur qui sera calibré pour une seule machine).
Medalegno J'ai un léger désaccord avec toi sur l'intérêt d'un combiné pour des pros...
Il ne faut pas oublier que tous les pros qui travaillent le bois ne sont pas des menuisiers produisant escaliers, meubles ou autres fenêtres.
Luthier, batelier, fabricant de décors de théâtre, charpentier... il y a tout un tas de pros qui vont adorer l'aspect compact d'un combiné puisque ce n'est qu'une petite partie de leur métier. Pour des menuisiers en micro-entreprise aussi l'aspect compact de deux combinés : R/D et scie-toupie sera parfois très apprécié car un atelier grand format ça n'est pas accessible à tout le monde.
Et au delà, entre des ateliers associatifs, des centres d'aide par le travail etc... je pense qu'il ne manque pas de cas où une machine fiable avec un tampon "aux normes", même combinée sera intéressante.
je ne serais pas si surpris que ça, les commerciaux savent très bien vendre ;)
Le numérique c'est un peu la baguette chromée de l'époque, on en met partout, à certains endroits ça a du sens, mais la plupart du temps c'est juste pour être à la mode. Une fois qu'on est habitué à avoir du numérique pour notre porte d'entrée, notre cafetière... on ne se pose plus la question de l'utilité, on prends l'option parce que c'est "normal".
Bingo c'est vrai que j'aime pas le confort, ça rend fainéant
Bien sur une montée électrique de table c'est confortable par rapport à une montée à manivelle, bien sur lire des gros chiffres plutôt que de devoir se triturer le cerveau pour lire un pied à coulisse c'est confortable... mais à un moment il faut se rendre compte que c'est (entre autre) parce qu'on succombe systématiquement à tous ces appels au confort qu'on a pourri notre planète.
Je ne jette la pierre à personne, moi aussi je me vautre à l'occasion dans le confort que nous permet cette débauche de numérique... mais avant de choisir une option je me pose quand même la question : ma raboteuse doit tourner à peu près 50h/an ; sur ces 50h je dois passer 30min à faire des réglages ; est-ce que mon petit confort pendant 30 min par an mérite d'ajouter un moteur, un compteur numérique et tout ce qui va avec ces options au stock déjà monstrueux de futurs déchets électroniques...
Pour une machine dans un atelier où on bosse par poste, avec un intérimaire qui va y rester 8h/jour là oui le confort devient indispensable ; mais pour moi qui vais raboter 2h par projet sur 2 projets par mois, franchement je m'en passe.
Une solution pourrait peut-être de chercher un acheteur pas trop pressé avec qui discuter du prix et ce qu'il est possible de faire dans le budget (et de ce qu'il veut...).
c'est ce que je me suis dit aussi, faire une liste des améliorations possible avec un prix en face de chaque "option" et laisser l'acheteur potentiel faire sa machine idéale.
Le misapor est un coût certain mais reste intéressant pour sa facilité à niveler et sa stabilité derrière.
Pour les lambourdes, bien sélectionner des pièces purgées d'aubier, et assurer une ventilation passive pour éviter le pourrissement.
Il reste intéressant de se poser la question des machines que tu aurais à installer : un plancher sur lambourdes posées sera plus sensible aux vibrations, et certaines machines n'apprécieront pas ça sur le long terme ; coffrer une ou deux zones de 2m² avec une dalle béton pour accueillir une SAR ou une R/D peut être une option moins coûteuse/longue que la dalle complète.
comme tout outil électrique c'est dangereux ; je l'ai dit : ça tourne vite ces machins là ;)
Mais concrètement c'est ce qu'utilisent beaucoup de couteliers : un backstand c'est une ponceuse à bande évoluée.
Selon moi le vrai danger n'est pas la rupture de la bande ; le risque que la bande casse est réel, mais pour l'avoir vécu plusieurs fois ce n'est pas vraiment "dangereux" : par rapport à ce qu'on risque sur la plupart des outils à bois, un simple coup de fouet c'est désagréable mais ça rentre dans les bobos plus que dans les blessures.
Le vrai danger c'est de vouloir se "protéger" de ce coup de fouet en mettant des gants, des manches longues... et de se faire happer par la machine ; ou encore de mal tenir l'outil et de le voir projeté par la machine.
pour l'orbitale ça va pas être le plus pratique mon histoire de scotch, je forme un genre de T en repliant le scotch, avec les deux pattes du T collées sur la pièce et la barre doublée pour servir de poignée.
La colle chaude du kit ne laissait justement pas de traces, ce qui était bien pratique pour coller des petites pièces au tour. J'avais trouvé le kit chez Noz mais depuis impossible de retrouver les bâtons. La colle thermofusible classique laisse des traces elle.
pas mal le combo scotch de masquage plus double face...
Si tu as un CP ou une planche d'agglo sacrificielle tu peux adapter cette méthode en ne mettant le scotch de masquage que sur ta pièce à poncer, et double face ou colle chaude sur la planche sacrificielle.
Si tu combines avec l'emprunt/location d'une ponceuse calibreuse tu peux préparer en amont 3-4 planches avec tes pièces collées, et en 5 min c'est fait (ou tout du moins bien dégrossi, selon le grain de finition que tu souhaites).
Medalegno chez l'artisan qui en dispose bien sur... pour être précis j'aurais du dire emprunt/location de temps d'utilisation d'une calibreuse ; mais j'ai eu la flemme de faire une phrase complète ;)
Medalegno j'entends ton raisonnement, vu le prix d'une calibreuse et le coût d'opportunité que représenterait son arrêt pendant une semaine le temps de réparer ça se justifie sans problème.
Cependant je ne serais pas si inquiet que toi sur la solidité des colles chaudes et autres rubans adhésifs : j'utilise cette méthode de maintien régulièrement pour des pièces courtes à passer en raboteuse (certes en bois de fil et non en bois de bout...) ainsi que pour des pièces au tour à bois (vitesses de rotation à 3500RPM, utilisation de gouges, racloirs ou papier de verre en bois de fil comme en bois de bout ou sur des loupes) sans jamais avoir eu à déplorer de décollage ou de casse à l'usinage.
J'ai eu des cas de casse au moment de décoller la pièce du support, mais face à ce risque si j'ai 150 pièces à faire j'en prépare 160 ou 170 pour avoir mon quota à la fin...
J'imagine bien que le résultat empirique de mes tests ne ferait pas le poids pour convaincre que "sisi t'inquiètes ça tient!!" et si un artisan à qui je pose la question me dit non je n'insisterais pas ; pour autant vu le gain de temps (et de disques à poncer) que ça représente par rapport à 150 pièces à faire 1 par 1 à l'orbitale je tenterais le coup.
Medalegno je parle bien du combo scotch de masquage plus colle (le scotch de masquage réglant le problème du décollage sans casse). Evidemment il faut que la pièce soit dépoussiérée, dégraissée et un scotch de masquage de qualité, mais ça tient. Je viens de finir une série de pendentifs tournés avec cette méthode. J'ai mis longtemps à oser, j'ai justement tâtonné longuement sur ce compromis entre bonne tenue et facilité de décollage et le fait que ce soit sur de petites pièces sans grand enjeu au cas où ça ne tient pas me laisse la possibilité de tester des solutions qui paraissent précaires au premier abord mais celle ci s'est révélée au final bien efficace.
Medalegno j'utilise le même scotch, à ne peut être pas généraliser à d'autres marques pour le coup 
Effectivement la découpe doit être déjà propre, ce qui selon le matériel à disposition peut être un défi.
Merci les arbres le scotch bleu de chez 3M
Tout ça a l'air plutôt bien pensé, avec la tourelle pour ranger les gouges en usage pour ne pas avoir à ouvrir le tiroir toutes les deux minutes, un système de mobilité qui n'a pas l'air de trop compromettre la stabilité...
En passant sur des pièces un peu plus ambitieuses tu auras peut être quelques évolutions à prévoir :
-renforcer l'équerrage du pied (si tu fais quelques pièces plus lourdes avec un balourd de départ ça risque de vibrer un peu trop)
-trouver un autre rangement pour le mandrin de perçage et la clé de service (si tu creuses à l'anneau ou fait quelques vases/saladiers tu seras content de pouvoir enlever la contre pointe sans obstacle)
-rapprocher le tour du bord du plateau et ajouter un contrepoids à l'arrière (si tu fais du creusage, pouvoir être collé au banc sera plus confortable).
En tout cas bon amusement, et bienvenu dans la monde addictif du tournage.
Dangereux pour l'utilisateur si on fais les choses en conscience (vitesses faibles, bonne orientation...) je ne pense pas, pour le tour par contre ça pourrait. Par rapport aux systèmes oneway ou woodcut c'est un système plus polyvalent et rapide à mettre en place, mais qui demande un apprentissage et une préparation plus importante. j'ai mis beaucoup de temps à comprendre comment affuter correctement, comment gérer les vitesses de rotation... et il y a quelques bols qui finissent percés encore maintenant.
Ca demande un tour assez costaud quand même (le gabarit du mien : 180kg et moteur 1500w avec variateur de fréquence me semble le minimum ; il existe une version "mini" qui pourrait faire l'affaire avec des tours moins gros, mais je ne la vois plus sur les sites européens). Il faut aussi impérativement un tenon de gros diamètre ou une mortaise avec pas mal de bois autour (j'ai vu des tenons de 100mm s'arracher).
merci pour le retour.
Le tournage c'est plus qu'une passion, c'est aussi (en partie) mon gagne pain.
Ton lien ne fonctionne pas mais j'ai réussi à trouver le site quand même. Je vois que tu t'amuses bien avec les tournages excentrés/désaxés et en tournage dissocié... Tout un univers que je n'ai pas encore eu l'occasion d'explorer, c'est ce qui fait la beauté du tournage : avec un même outil on peut avoir des univers créatifs complètements différents.
Merci.
Si la jalousie est un moteur pour apprendre, tant mieux... c'est souvent mon cas quand je regarde le travail de Christophe Nancey, Pascal Oudet, Alain Mailland ou Elisabeth Mézière pour en citer quelques uns. J'espère que ce sera le cas pour toi.
Niveau affutage, c'est pas simple à expliquer parce que j'ai presque un affutage différent pour chaque courbure de fer et pour chaque pièce... En règle générale :
_j'ai modifié la pointe d'origine pour un angle moins aigu (moins de surface raclée à chaque passage = moins de force demandée au moteur)
_j'ai reculé le talon de manière drastique sur chaque fer et créé un chanfrein léger sur les coins extérieurs bas des fers (moins de frottement contre le bois) attention le chanfrein doit être léger sinon tu perds en stabilité
_je conserve le morfil (c'est un outil qui racle, pas un outil qui coupe) mais ne le relève pas pour autant (sinon l'outil veut vraiment prendre de trop gros copeaux).
pour l'angle du racloir... c'est là que ça devient le bordel. A mon sens les ailes extérieurs demandent un angle d'affutage "agressif" (70-75°) tandis que les ailes intérieurs demandent un angle plus léger (80°). J'ai tendance à travailler avec l'outil juste sous l'axe, en ayant une différence d'angle d'affutage comme décrite l'angle d'attaque se retrouve à être le même des deux côtés et l'outil est plus stable. Si tu travaille pile à l'axe en théorie pas besoin de faire une différence, mais dans ce cas là je trouve la pression sur le PO trop forte et les frottements empêchent de faire avance l'outil, si tu as le malheurs de lever la pointe de l'outil pour baisser la pression et avancer... plantage !
Mais... sur les fers les plus courbés vu que la différence d'angle entre les deux côtés évolue fortement en fonction de où tu en es dans la coupe, jouer sur les différences d'affutage ne t'apporte rien. Par contre sur un bois vert il vaut mieux affuter "gentil" pour ne pas bourrer avec des copeaux trop épais... A l'inverse sur un bois sec il vaut mieux un affutage plus agressif pour éviter des copeaux trop fins qui se colmatent et créent un bourrage.
