Merci beaucoup !
Ce qui est ancré dans le sol, ce sont des fondations en béton. Il est possible d'en réaliser aussi en pierre et chaux, ce sont les fondations cyclopéennes, technique très ancienne déjà utilisée par les romains. Je crois que les massifs en béton font en gros 50cm par 50cm, mais cela dépend de la capacité portante de votre sol.
Ensuite, ce qui est au dessus du sol, qui fait l'interface entre le poteau bois et la fondation c'est un petit dé en pierre. Il est relié à la fondation par un petit lit de mortier.
Pour cette structure, comme la prise au vent est faible et que le bâtiment est très lourd, nous avons simplement posé l'ensemble sur les dès de pierre. Mais cela dépend de pleins de paramètres (ouverture ou non de la structure, poids de la couverture et de la structure en elle même, région et exposition...).
Sinon, pour certains chantier, nous relions aussi le poteau avec le dé avec une tige filetée, c'est une bonne solution.
Pour les pieux en acacia, j'ai peu d'expérience là dedans, mais je dirais que c'est plus dur à mettre en œuvre que de simples fondations (on trouve aussi moins de professionnels qui les réalisent), et c'est plutôt un système constructif adapté aux zones très humides. Le pieu est plus durable s'il reste le plus possible immergé, car c'est l'alternance entre de l'humide et du sec qui permet aux champignons et autre xylophages de s'installer (si le bois est complètement sec ou complètement immergé, le champignon a priori aura plus de mal à s'installer).
Merci pour le commentaire. Oui nous aussi on est très content de sauver quelques bois du bois énergie ou bois déchiqueté pour en faire des poutres, à notre petite échelle ça représente pas grand chose mais c'est déjà chouette de ce dire que c'est possible. Au lieu de faire des coupes rases qui finissent toutes en tas de branches au bord de la route, un petit prélèvement et un sélection des arbres permet de mieux les valoriser sans mettre trop de pression sur la forêt.
Merci ! Le marquage est fait à la rainette. Il y en a de toutes sortes, certaines plutôt utilisées en foresterie, nous utilisons plutôt les plus fines que nous trouvons. Et ça marche surtout sur du bois dur, douglas par exemple c'est pas terrible.
J'aime bien la citation ! La suite sera plutôt réalisée par mon collègue, c'est sa maison après tout. Il va d'abord s'atteler à la couverture en tavaillons. Après il hésite encore pour les murs entre un torchis ou de la laine de bois, le tout enduit sur un lattage.
Merci ! Couverture en tavaillons, mur en torchis enduits ou laine de bois enduit, du verre fixe en double vitrage dans des feuillures déjà taillées, et quelques fenêtres ouvrantes de récup.
Merci ! Environ 9 mois à deux pour l'équarrissage et la taille, puis trois semaines de levage à quatre. Pour les autres étapes, l'avenir nous le dira !
Merci beaucoup !
La couverture en tavaillons, les murs en torchis enduits ou laine de bois enduit sur un lattage (la technique n'est pas encore arrêtée et cela dépendra de l'énergie et du temps qu'il reste), du verre fixe en double vitrage dans des feuillures déjà taillées, et quelques fenêtres ouvrantes de récup. J'essaierai de mettre des photos de l'avancement.
Merci beaucoup ! Cela va dépendre des clients, nous aurions tendance à le laisser griser mais c'est au jugé de chacun. La finition va de toute façon vite se délaver.
Bonjour,
Merci pour votre commentaire.
J'ai déjà vu des terrasses en douglas tenir une quinzaine d'année, pour le chêne je dirais au moins le double (mais seul l'avenir nous le dira)...
Le chantier a duré à peu près un mois et demi à deux + les stagiaires parfois (deux semaines d'équarrissage, trois semaines de taille et une de levage en gros). Les bois ont été abattus entre 1 an et quelques semaines avant le chantier.
L'ouvrage va sécher en place oui. Toutes les vieilles charpentes équarries à la hache étaient faites de cette manière, et si c'est bien réalisé le séchage ne remettra pas en cause la structure de l'édifice, les assemblages ouvriront un petit peu en gorge.
Sous les pierres il y a effectivement des fondations réalisées par un maçon, en béton. On aurait pu s'en passer en mettant de plus grosses pierres...
N'hésitez pas si vous voulez continuer l'échange.
Je suis aussi allé voir vos réalisations, je vous retourne le compliment, ce sont de beaux ouvrages.
Bonne journée
Théo
Bonjour,
Mon collègue a fait son apprentissage par là bas, c'est sur que ce type de charpente rappelle le style médiéval.
Pour ce qui est de l'escalier, c'est la première fois que nous avons réalisé un ouvrage de ce type en extérieur. L'idée était de faire des assemblages les plus drainants possible et de pouvoir changer les marches si besoin. Le mieux aurait été d'avoir un ouvrage couvert mais ça n'était pas la demande des clients.
Les trous des cornières sont houblons pour que le bois puisse se rétracter librement. Les vis dans le limon sont de gros diamètre (8mm) et tout est en inox A4 oui.
Nous verrons comment cela vieillit !
Merci beaucoup ! L'abri est juste "posé" sur les plots en pierre, seul les bardeaux touchent le bâtiment adjacent. Le poids, le peu de prise au vent et la présence du bâtiment en pierre fait que ça ne devrait pas bouger.
Merci ! Je ne connais pas toute l'historique des bardeaux, mais plusieurs essences sont utilisées, le cèdre, l'épicéa, le chêne et le châtaignier (et j'en oublie surement un paquet...). Le châtaignier par exemple est plus sujet à la fente que le chêne.
Quand les bardeaux ne sont pas trop larges ni trop épais, ils vont pouvoir sécher en se déformant mais sans se fendre. Il est préférable aussi de ne fixer les bardeaux que d'une seule pointe pour qu'ils ne soient pas contraints et puissent justement sécher sans se fendre.
Merci beaucoup ! Je pense que c'est du cuivre oui, mais il était déjà présent avant mon intervention, je n'y ai pas touché.
Merci ! Il y a eu pas mal de remaniements : il y a deux générations il y avait deux escaliers en pierre qui desservaient deux maisons accolées, puis les murs devant ont été crées en parpaing avec un habillage pierre pour faire un grand balcon, enfin ils ont séparés les deux balcons. Je ne saurais pas dire de quand datait la charpente existante, mais elle a été plusieurs fois remaniée ça c'est sur, et des bois de réemploi ont atterris là.
Oui c'est ce que c'est devenu, des terrasses/balcons couverts pour l'entrée de maison, même si à l'époque ça devait avoir d'autres utilités, comme stocker du bois au sec entre autre. Je ne sais pas si ça avait une utilité pro en particulier, je demanderais à un historien de la région. C'est très courant dans la région oui, chaque maison ou presque possède sa galerie, donc du potentiel beau boulot à refaire !
Merci beaucoup Christian. Le piquage c'est une étape indispensable quand on utilise des bois tordus en charpente. On met les bois de niveau sur des cales, les uns au dessus des autres et on relève leur emplacement les uns par rapport aux autres avec un fil à plomb (tu peux vois cette étape sur cette photo) pour ensuite savoir où tailler les assemblages.
Merci beaucoup ! Les entraits et sablières sont toutes deux assemblées aux poteaux grâce à un bossage, le poteau à deux tenons en têtes un peu comme la technique anglaise. Sinon les bois ont normalement été sélectionnés pour qu'il n'y ait pas de fil tors (pas très sympa à équarrir et plus de déformations dans le temps).
Sinon les appuis en pierre sont liés à la fondation par un petit lit de mortier, et l'ensemble est posé sur les dés. Pour certaines structures où il y a plus de prise au vent, nous mettons une tige filetée qui relie le poteau et le dé en pierre (les deux sont percés). Merci pour vos questions techniques.