Bonjour,
Merci pour votre commentaire.
J'ai déjà vu des terrasses en douglas tenir une quinzaine d'année, pour le chêne je dirais au moins le double (mais seul l'avenir nous le dira)...
Le chantier a duré à peu près un mois et demi à deux + les stagiaires parfois (deux semaines d'équarrissage, trois semaines de taille et une de levage en gros). Les bois ont été abattus entre 1 an et quelques semaines avant le chantier.
L'ouvrage va sécher en place oui. Toutes les vieilles charpentes équarries à la hache étaient faites de cette manière, et si c'est bien réalisé le séchage ne remettra pas en cause la structure de l'édifice, les assemblages ouvriront un petit peu en gorge.
Sous les pierres il y a effectivement des fondations réalisées par un maçon, en béton. On aurait pu s'en passer en mettant de plus grosses pierres...
N'hésitez pas si vous voulez continuer l'échange.
Je suis aussi allé voir vos réalisations, je vous retourne le compliment, ce sont de beaux ouvrages.
Bonne journée
Théo
Bonjour,
Mon collègue a fait son apprentissage par là bas, c'est sur que ce type de charpente rappelle le style médiéval.
Pour ce qui est de l'escalier, c'est la première fois que nous avons réalisé un ouvrage de ce type en extérieur. L'idée était de faire des assemblages les plus drainants possible et de pouvoir changer les marches si besoin. Le mieux aurait été d'avoir un ouvrage couvert mais ça n'était pas la demande des clients.
Les trous des cornières sont houblons pour que le bois puisse se rétracter librement. Les vis dans le limon sont de gros diamètre (8mm) et tout est en inox A4 oui.
Nous verrons comment cela vieillit !
Merci beaucoup ! L'abri est juste "posé" sur les plots en pierre, seul les bardeaux touchent le bâtiment adjacent. Le poids, le peu de prise au vent et la présence du bâtiment en pierre fait que ça ne devrait pas bouger.
Merci ! Je ne connais pas toute l'historique des bardeaux, mais plusieurs essences sont utilisées, le cèdre, l'épicéa, le chêne et le châtaignier (et j'en oublie surement un paquet...). Le châtaignier par exemple est plus sujet à la fente que le chêne.
Quand les bardeaux ne sont pas trop larges ni trop épais, ils vont pouvoir sécher en se déformant mais sans se fendre. Il est préférable aussi de ne fixer les bardeaux que d'une seule pointe pour qu'ils ne soient pas contraints et puissent justement sécher sans se fendre.
Merci beaucoup ! Je pense que c'est du cuivre oui, mais il était déjà présent avant mon intervention, je n'y ai pas touché.
Merci ! Il y a eu pas mal de remaniements : il y a deux générations il y avait deux escaliers en pierre qui desservaient deux maisons accolées, puis les murs devant ont été crées en parpaing avec un habillage pierre pour faire un grand balcon, enfin ils ont séparés les deux balcons. Je ne saurais pas dire de quand datait la charpente existante, mais elle a été plusieurs fois remaniée ça c'est sur, et des bois de réemploi ont atterris là.
Oui c'est ce que c'est devenu, des terrasses/balcons couverts pour l'entrée de maison, même si à l'époque ça devait avoir d'autres utilités, comme stocker du bois au sec entre autre. Je ne sais pas si ça avait une utilité pro en particulier, je demanderais à un historien de la région. C'est très courant dans la région oui, chaque maison ou presque possède sa galerie, donc du potentiel beau boulot à refaire !
Merci beaucoup Christian. Le piquage c'est une étape indispensable quand on utilise des bois tordus en charpente. On met les bois de niveau sur des cales, les uns au dessus des autres et on relève leur emplacement les uns par rapport aux autres avec un fil à plomb (tu peux vois cette étape sur cette photo) pour ensuite savoir où tailler les assemblages.
Merci beaucoup ! Cela va dépendre des clients, nous aurions tendance à le laisser griser mais c'est au jugé de chacun. La finition va de toute façon vite se délaver.