OK, cette table est bien belle, légère, aérienne, etc, mais je suis très dubitatif sur sa rigidité... Cela doit danser dans tous les sens dès qu'on pousse un peu contre. Il n'y a aucune ceinture, contreventements. Les pieds sont dans le vide, ne s'appuient sur rien. Toute la rigidité repose sur une queue d'aronde, c'est tout.
Cette table doit être du caoutchouc.
C'est bien de faire des choses aériennes et graciles, copier les designers et jeter aux orties toutes les bases de la menuiserie (encadrement, contreventements, ceintures, etc), mais on prend le risque d'avoir au final des choses qui ne sont pas nécessairement ce que l'on attendait.
De toute façon, à vue de nez, le plateau de la table d'Ishitani fait moins de 40.
25 mm, peut-être.
titmaster, quand je parle de contreventement pour une table, il s'agit de la ceinture, sur les 4 cotés. Cette ceinture doit faire en général 8 cm de haut. Les pieds s'appuient de deux cotés sur cette ceinture, et c'est cela qui donne la rigidité des pieds.
Surement pas l'assemblage des pieds dans le plateau.
Dans le cas de la table d'Ishitani, il n'y a pas de ceinture sur laquelle peuvent s'appuyer les pieds, et on parie simplement sur la bonne volonté des assemblages. C'est illusoire.
Toute la rigidité repose sur la jonction entre le longeron central et les deux traverses qui relient les pieds.
D'une part, il faut donc que la jonction soit parfaite, mais en plus, les longerons vont se tordre.
On peut se contenter qu'une table comme celle-ci, certes.... Dès que l'on s'accoude dessus, dès que l'on pousse un peu, cela tangue, fait des allers-retours, vibre, etc....
Bref, c'est une table caoutchouc. Je sais que les gens sont désormais habitués à ce genre de choses et trouvent donc cela naturel, mais personnellement, j'ai du mal...
J'ai l'impression que cette belle carriole n'est pas faite pour faire de longs trajets (trop lourde). A mon sens, iL s'agit plutôt de quelque chose de déplaçable sur quelques centaines de mètres.
Si on veut faire quelque chose qui tienne la route, derrière un vélo, il vaut mieux envisager des structures ultra légères (composites, par exemple, fine peau de contre plaqué 2 mm, et âme en polystyrène).
En fait, cette carriole me semble très bien conçue. L'axe des roues est retenu directement de chaque coté, par les longerons en bois. Elles ne risquent pas de partir de travers. C'est beaucoup plus solide que n'importe quelle mini-remorque du commerce, avec un axe traversant, et la roue en porte à faux au bout.
Oh... j'aime beaucoup beaucoup le style, l'alliance du métal et du bois, un coté années 30 revisité.
Par contre, les photos ne lui donnent pas toute son ampleur. Une vue de 3/4, et de profil permettraient de vraiment apprécier la beauté de la forme.
Sinon, les coussins me semblent trop épais, trop massifs, et la couleur verte pas la plus adéquate. Je verrais bien des coussins en cuir gris souris, deux fois moins épais.
Mes deux sous... ;)
A 27€, le pauvre type ne se paie même pas.
On est tous prêts de nos choux et on essaie tous de trouver le meilleur prix, mais payer 27€ un truc de ce genre à un artisan, c'est quasiment ne pas le payer du tout. Il faut le savoir.
Quand les artisans travaillent au même prix que les usines chinoises qui en sortent 10 000 à l'heure, et que l'on trouve cela naturel, il y a sans doute un problème...
A mon sens, pour qu'un valet coince bien, il faut que le "manche" se mette de travers, donc qu'il y ait pas mal de jeu dans le trou. Surtout si ton plateau est très épais.
D'autre part, le trou qui sera utilisé pour le valet va vite s'élargir. Donc, il ne sera plus vraiment utilisable pour d'autres choses, butées ou autres.
Je crois que je ferais des trous spécialement pour le valet, et d'autres pour les butées et autres accessoires.
C'est bien beau de chercher à faire des choses "graciles" comme sur les catalogues et les grands designers qui n'utilisent jamais les meubles qu'ils créent... sauf que quand c'est gracile, cela n'a plus d'inertie, cela vibre, fléchit et cela branle...
Ou alors, pour faire des choses "graciles", il faut très bien connaître les matériaux, et l'analyse des structures, ce qui n'est pas donné à tout le monde, même aux grands "designers"...
Le piétement du bureau de Jean Prouvé, relativement gracile, est en métal, avec en plus, des contreforts. En bois, il faut prendre des sections plus importantes.
Moi j'aime bien les section que tu as prises.
Je croyais que les cames en forme de développantes de cercle, étaient les plus appropriées. Aurait-on trouvé mieux ?
Je viens de vérifier, les cames de Marius ont exactement le profil d'une développante de cercle, ce qui est normal, c'est le profil préconisé pour les cames (c'est aussi le profil des dents des engrenages).
La spirale de Bernoulli et celle de Fibonacci ont des profils légèrement différents.
Ben, il faut écouter la vidéo... Tout y est dit.
Au début, il prend une spirale de Bernouilli, et cela ne marche pas bien, c'est normal, la spirale de Bernouilli est un peu différente de la développante de cercle.
Ensuite, il prend une spirale linéaire, où on augmente la longueur du rayon de la came d'une quantité constante par pas de 10 ou 5° et cela marche beaucoup mieux que la spirale de Bernouilli.
En fait, il est possible qu'il ait presque réinventé la développante de cercle ou en tout cas, qu'il ait obtenu une courbe qui ressemble beaucoup plus à la développante de cercle.
Mais il faut bien comprendre que la développante de cercle est bien la courbe théoriquement optimale pour faire une came (on sait cela depuis quelques siècles...), et que c'est bien la courbe qu'a utilisée le Marius... :)
A noter que l'on a pas besoin d'un ordinateur, ou d'un beau logiciel de CAO pour dessiner une développante de cercle. Il suffit d'une ficelle.
J'aime beaucoup cette chaise, bien dimensionnée, bien pensée, bien réalisée. Et le clin d'oeil à Louboutin, j'adooorrre.