IL faut toujours se méfier des design que l'on voit dans les beaux magasines et sur le web...
Souvent les designers proposent des choses sur lesquelles ils n'ont jamais pensé s'asseoir... C'est beau, c'est minimaliste, on s'assoie dessus un ou deux fois, mais sans doute pas plus.
ON peut s'amuser avec les lois de la physique, aller au dela des contraintes, mais généralement, la physique reprend rapidement ses droits.
Ou alors, il faut vraiment bien connaître les notions de structures, et avoir des usinages d'assemblages en usine avec souvent des equerres métalliques cachées à l'intérieur.
Ce tabouret a déjà été réalisé ici, mais avec quelques aménagements, dont une barre entre les deux pieds arrière:
Il faudrait demander comment la chose se comporte réellement après quelques mois d'utilisation.
Personnellement, j'aime bien les choses sur lesquelles n'importe qui peut vraiment s'asseoir sans crainte. Même avec une barre à l'arrière, je suis dubitatif, et sans barre, pour moi, c'est no way.
Tu fais un escalier et un palier comme s'il n'y avait rien dessous (avec éventuellement des piliers pour soutenir).
Tu construis des caissons et les portes, indépendamment de l'escalier que tu insères sous l'escalier (en te débrouillant avec les piliers. C'est possible). Les dimensions des caissons et des portes sont un peu plus petites que les marches de l'escalier et du palier, de manière à permettre un retrait des marches et du palier (par exemple, 5 mm partout).
Mais tu peux aussi forcer l'écart, le vide, de manière à en faire un élément esthétique. C'est ce vide (le "ma", en japonais, puisque tu fais en fait un kaidan tansu, une armoire/escalier japonais), qui donnera une impression de legèreté... ;)
Le cahier des charges a été fait par qui ? le client ? tu as le droit et même le devoir de lui dire que certaines choses ne sont pas possibles ou que l'on peut/doit les faire un tout petit peu différemment... Si le client ne t'écoute pas, ne surtout pas mettre le pieds la-dedans... ;)
Il y a peut-être une solution toute simple: supprimer la partie haute horizontale des caissons en bois "inerte", aussi bien pour le palier que pour les marches et faire en sorte que la partie en vrai bois soit assez solide.
Dans ce cas, le vrai bois ne serait plus contraint.
Pour les portes, il suffit de prévoir un vide entre les panneaux.
Oui, tu as raison, le terme utilisé n'était pas le bon... J'ai changé pour "plus élaboré", même si on peut aussi discuter...
Disons que le corroyage/ dégauchissage/ rabotage peut aussi être un peu "fatiguant" et répétitif... Mais c'est peut-être aussi parce que ma très vénérable raboteuse n'est pas au top du top... et que c'est avec elle, assez ... physique...
Mais il est vrai que cela donne aussi un sentiment de puissance...
L'idée de lancer un produit complet et gratuit, accessible à tous, accompagné de tutoriels payants pour pouvoir utiliser au mieux le produit, me semble pourtant faire beaucoup de sens:
- il y a l'idée du partage et de la mise à disposition à tous,
- les malins, ceux qui ont la bonne culture ou le temps pour comprendre, peuvent se débrouiller pour utiliser le produit sans tutoriel,
- les autres paient pour comprendre et mieux utiliser le produit,
- Le producteur trouve là une source de rémunération, ou en tout cas, rembourse ses frais.
On reste dans les règles générales de l'économie libérale capitaliste.
Par contre, tu veux aller plus loin, puisque tu proposes de faire pré-financer par un groupe le développement d'un tutoriel, qui serait ensuite mis à disposition gratuitement pour tous. On n'est plus sur le cas "marchand" habituel où le client paie pour avoir un produit (en préfinancement ou pas), mais sur la mise en commun de moyens (travail et/ou financements), pour créer quelque chose qui serait ensuite gratuit.
"faire financer le travail, et non le produit", là, on sort des règles de l'orthodoxie. C'est même un truc sur lequel se sont penchés bien de grands penseurs, depuis 2 siècles... Si cela marche, ce serait génial, ce serait mieux que "à chacun selon ses besoins", mais si ça marche...
IL ne s'agit plus de jouer sur le levier marchand,, "je paie pour avoir quelque chose", mais sur une idée de communauté partageant des moyens pour créer quelque chose... C'est plus compliqué... Cela suppose que "l'homme est bon", ce qui n'est pas gagné...
En fait, il faudrait présenter la chose ainsi:
"Mes amis, j'ai une idée fantastique: faire des tutoriels videos pour permettre à tout le monde d'utiliser pleinement toutes les potentialités d'Opencutlist! En effet, si on n'a pas la culture, ou le temps à y consacrer, il est possible que beaucoup d'entre vous ne l'exploitent pas complètement.
Mettons donc en commun nos moyens pour que tout le monde puisse vraiment l'utiliser!
Personnellement, je me propose de réaliser et/ou faire réaliser les video. Mais ne me laissez pas seuls! Je vous propose donc de participer vous tous à ce projet COMMUN ET POUR LE BIEN COMMUN, en mettant des sous!"
Boris Beaulant Je crois que rien n'est perdu et qu'il n'est pas trop tard...
Oui, oui... IL est vrais que je pensais un petit peu à toi... ;) ... Par contre, si tu connais quelqu'un qui pourrait faire la traduction, cela pourrait être intéressant. J'ai contacté Birgit Hellendahl, et elle serait prête à venir. Peut-être dans un fablab, à Strasbourg ou Mulhouse...