Bonne question. Le cp de hêtre est plus dur, moins tendre, plus rigide, plus stable. Celui de chez Delignit est vraiment le nec plus ultra en matière de cp. Je réserve plutôt le cp de bouleau pour les petits télescopes de voyage.
Oui, c'est un barillet flottant 18 points sur 6 triangles.
Les tiges de réglage de la collimation (alignement des miroirs), c'est de la tige inox habituelle. Pas besoin de tiges spéciales ou micrométriques. On peut être très précis avec des choses basiques. Il y a une grosse tendance dans le monde de l'astro à la " grosse pinaillerie"... Faire techno, c'est important... En ce qui me concerne, j'essaie de rester dans l'esprit de John Dobson, qui avait fait dans les années 70 une rétrorévolution en simplifiant à l'extrême la construction d'un télescope. Depuis, les choses se sont compliquées à nouveau, mais j'essaie de rester quand même dans l'esprit.
Un télescope avec un tube long convient pour de petits diamètres, 150 ou 200 mm. Dès que l'on monte en diamètre, cela devient trop lourd, et trop encombrant. Et il faut dans ce cas une monture et un trépieds lui aussi très lourd. Et c'est onéreux.
Un télescope de 50 cm de diamètre, en tube fermé, est quasiment intransportable ( cela ferait 60 cm de diamètre, 2 m de long...). Et il faudrait une énorme monture, en acier, pour le supporter.
L'avantage de ce type de télescope démontable, c'est que l'on peut transporter un télescope de 50 ou 60 cm dans une voiture avec un bon coffre arrière.
Le montage/ démontage prend 10 mn, en incluant les réglages.
Les gros télescopes en tube sont donc plutôt pour observer en fixe dans une coupole, et les démontables pour observer en itinérant.
Ce type de télescope en bois, aluminium, relativement facile à réaliser, beaucoup moins cher qu'un télescope tube lourd, a permis de largement démocratiser l'astronomie amateur. Il y a 20 ans, on ne trouvait que très peu de télescopes de ce diamètre en France.
Désolé, je n'avais pas répondu à toutes les questions. Oui, après un démontage/remontage, il faut à nouveau régler l'alignement des miroirs. Mais quand on sait faire, c'est facile, cela prend quelques minutes. L'alignement doit être très précis, mais en fait, on ne mesure pas le 1/10 de degré d'angle. Cela se fait par un système de renvoi des rayons lumineux, il faut que les reflets coïncident. Quand on a compris, c'est facile.
Je vais peut-être mettre un bouton plus épais avec une barre transversale, comme un cabestan, pour avoir plus de force.
Ce sont simplement des profilés alu, qui ne servent qu'à guider. Comme la vis sans fin est retenue à l'arrière, le bloc mobile ne se met jamais de biais.
Génial... ils font des choses superbes... Cela donne des idées... Merci!