D'abord un très grand merci pour ce superbe partage et le travail conséquent de transmission. Bien qu'ayant déjà beaucoup lu, le sujet est bien mieux traité avec du vécu et de la pratique.
Après lecture et relecture, deux questions :
- quellle profondeur pour les entailles de marche et contremarche coté limon et coté faux limon, ou autrement posée quelle épaisseur de bois minimum laisser.
- pour un escalier sans contremarche faut il augmenter l'épaisseur de marche. Autrement dit la contremarche est elle structurelle ou purement esthétique.
Question pour mon usage pratique car ce sera pour mon premier escalier droit meunier (dans un vrai moulin à eau, avec son humidité) en 90 cm de large après une première volée avec pallier en pierre pour mise hors d'eau à créer d'abord. Pluôt sans contremarche pour laisser de la lumière et peut être économiser en bois et en travail.
Encore merci
Merci pour ce joli travail didactique. Un réel plaisir de lecture.
Suis tombé sur cet article en cherchant a réaliser des tenons / mortaises mordane pour la réfection d'un solivage de moulin et pose de plancher traditionnel.
Entre trémie d'escalier et meules à entourer, le nombre de linçoirs est conséquent, donc le nombre de mordane pour cette surface.
Autant j'ai compris que l'épaisseur du tenon était de 30 mm, au milieu de la hauteur de la solive, que l'emplacement de la cheville est sur la partie plate et limite de la partie épaissie, autant je n'ai rien trouvé quant à l'épaisseur du mordane.
L'existant (début 20e) sur les solives de 185 mm était un avancement de 14 mm, pour un tenon total de 64 mm (face inférieure) donc 50 mm à la face supérieure et non traversant. Les solives de remplacement en lamellé collé sont du 80 x 220 mm .
Malgré une recherche assez large, je n'ai pas trouvé grand chose sur le dimensionnement ou la pente
.
Existe t il une règle, une habitude, une loi empirique sur le dimensionnement des mordanes ?
Merci à vous
Merci Glorfindelrb pour les références que je vais lire à tête reposée et retourner à mes livres pour l'assemblage linçoir, solive de terminaison et poteau vers le sol dans le L de la trémie.
Une moitié est faite. Je me suis inspiré de vos réponses et de l'existant en l'adaptant à une section de solive plus importante.
Finalement, tenon de 40 mm d'épaisseur et 65mm de profondeur. La mortaise est de 70 mm de profondeur pour des solives de 220 x 82mm. Et le renforcement est de 20 mm ce qui fait venir la cheville vraiment au ras (voir mordre un peu pour tirer) du renforcement.
Ce qui se voit moins est l'absence d'angle droit entre trémie et solive, et oblige à faire les moredane et mortaise en biais. Là environ 10 degré d'écart.
Merci de votre aide.
Probablement plus simple d'avoir un ratio fixe entre segments et rayons. En 8 segments, chaque rayon au milieu, un angle de 45°. Ou comme celui que j'ai sous les yeux en 4 segments assemblé à 90°, avec deux rayons par segment.
Si le rouet est en double entrainement il vaut mieux une gorge à fond plat (bords minimes 3 à 5 mm) pour que la courroie chevauche à l'aise. Plus globalement, un fond plat large diminue les problèmes d'alignement avec l'entraineur et la courroie saute moins.
Le notre (fabrication années 2000), est visiblement réalisé à la scie à ruban, assemblé et "rectifié" ensuite sur son axe d'entrainement. La gorge réalisé probablement à la défonceuse ensuite.