Vélo acier et vélo bois, ça reste deux entités très comparable pourtant
On peut opposer l'approche industrielle à l'artisanat, les matériaux, la technique, le prix... Moi ce qui m'intéressait ici est la pertinence de ce choix pour un cycliste quotidien (vélotaffeur dirons certains) comme moi : acheter ce vélo plutôt que d'en retaper un est il un acte plus noble ? Plus "durable" ? Ou un choix que l'on qualifiera d'irrationnel pleinement assumé car non pertinent sur le plan froidement technique ?
Je te remercie pour ton retour sur le vieillissement du CP bouleau en extérieur, je ne pensais pas que c'était aussi stable. Reste la question de la fatigue aux sollicitations mécaniques cyclistes propres à un... Bicycle 
Ah mais je vois dneis que nous avons les mêmes sources ! Mais je n'avais pas vu cet article, merci.
Au final on en revient au même point à chaque fois que l'on parle d'écologie : toute tentative commerciale de faire passer ses actions pour écologiques est vaine si l'usage qui en découle n'est pas raisonnable. Faire du vélo c'est bon pour la santé. Se déplacer à vélo plutôt qu'en voiture est bon pour l'écologie (et la santé). Maintenant, que le vélo soit en bois, acier, alu ou carbone, électrifié ou non, ce qui compte c'est comme pour le reste : le faire durer, c'est être raisonnable, écolo, éthique etc. Le jeter au bout de 6 mois parce qu'on a trouvé mieux, c'est prouver qu'on n'a rien compris à la démarche (ou qu'on s'en fout). Et la com' de ce site est bien orientée bobo-parisien à mon sens : s'acheter une conscience en prenant un vélo "chic" et "en bois". Sur le plan technique j'adore, je ne suis pas ingénieur et sur l'Air du Bois pour rien. Mais sur le discours, on continue à persuader les gens qu'ils peuvent faire de l'écologie en achetant n'importe quoi du moment que c'est en bois, même si c'est seulement à 60% (je dis ça au hasard) et pour le stocker au garage en attendant de le jeter.
Le métal consomme beaucoup d'énergie à la production, même recyclé. Un clou en bois, même étuvé et compressé, sera une économie monstre en énergie brute et en CO2. Après il faut adapter l'usage, c'est sûr que ça ne remplacera pas certains usages très contraints mécaniquement. Mais il y a pas mal d'usages où les clous sont utilisés pour la rapidité et la simplicité de mise en place. Je trouve la démarche pas mal.
Le pistolet cloueur utilisé sur la vidéo n'a pas l'air si différent de celui utilisé pour des clous acier... Je ne dis pas qu'il n'est pas spécifique, mais la techno de mise en œuvre n'a pas l'air si originale. Jettes donc un œil à l'article que je cite dans mon précédant commentaire : produire et façonner du fer, a fortiori de l'acier, demande beaucoup d'énergie (de l'extraction de minerai, une bonne fournaise, du refroidissement...). C'est sans commune mesure avec l'abattage, la taille et le compactage du bois. Et même s'il est traité thermiquement, on parle d'une température intérieure à 200°C contre plus de 1500°C pour ton clou. Oui, il y a de l'innovation, de la production de nouveaux outils, des petits déchets plastiques potentiels. Mais la démarche de sortir du tout métal reste la bonne dans une quête de sobriété énergétique. Après je te parle à usage équivalent. Si tu proposais de revenir aux clous forgés en petite série par le forgeron du coin et planté au marteau, oui ce sera encore plus écologique car il y aura une décroissance de la consommation. Mais c'est un autre débat.
Ah bein ça reste une pub pour un produit commercial hein, ce qui donne raison à dBPs : la vrai écologie c'est la décroissance et/ou le low tech, pas de lancer un nouveau produit "mieux" et "high tech".
Me concernant, je pense que je vais tenter le coup. Le commercial de Neureiter m'a envoyé la doc, ca ressemble bien à la Shinko mais avec un arbre à plaquettes standard. Pour ce qui est de la marque, j'imagine que Neureiter a sa propre marque qu'ils utilisent pour rebadger des produits noname. Ça n'empêche pas que ce soit de la qualité convenable ceci dit.
Bon c'est décidé, je commande la Exmac A200 (expédition fin juin a priori). Entre les comparaisons de photos et de documentation avec la Shinko AH200, je ne note que quelques points de détail :
- La Shinko a deux renforts supplémentaires sur le guide parallèle a priori pour limiter son fléchissement
- La table de la Shinko est 50mm plus longue de chaque côté sans extension (et 25mm plus courte de chaque côté avec les extensions sorties mais peu importe n'est ce pas ?)
- L'Exmac a bien un arbre à plaquettes standard de 15x15x2.5 à 4 faces contrairement à la Shinko et ses plaquettes spécifiques.
- L'Exmac est 160€ moins cher chez Neureitere (site autrichien) et Baptist.nl (néerlandais).
- Le réglage des tables est quasiment le même, l'indicateur de profondeur de passe équivalent, les specs moteur identiques...
- Les valeurs de bruit sont à l'avantage de la Exmac même si ça dépends probablement de la façon dont ils l'ont mesuré.
Bref je vous ferai un retour dessus après l'été quand je l'aurai reçu et testé mais je ne vois pas de raison de ne pas tenter le coup puisque j'étais prêt à prendre la Shinko avant cette découverte.
Pour ce qui est des avis, c'est effectivement très pauvre, mais Bordet vend leurs scies à chantourner, et Auvergne Tournage en vend aussi au côté de Pégas et Hegner, donc ça doit être une gamme convenable tout de même.
J'ai commencé à jouer avec. Je ne ferai pas un vrai "rapport d'essai", mais si vous avez des questions ciblées je tacherai de répondre au mieux
Pour mes premières impressions, le réglage de l'épaisseur de passe est aisé, la finition de la machine est correcte (mécano soudée et tables en fonte, guide parallèle en alu), la finition de la pièce dégauchie est parfaite (je n'ai pas de recule, c'est ma première dégau), et le bruit est tout à fait correcte (les enfants dorment à l'étage, ils ne sont pas venu m'enguirlander).
À l'instar de Xime , tu peux empiler une petite degau sur une rabotteuse (la version de Xime). C'est un peu bas pour raboter, mais ça évite les opérations de bascule d'un mode à l'autre de la machine. C'est aussi mon mode de fonctionnement, pas très professionnel et pas très organisé qui m'amène souvent à faire des aller-retour entre la degau et la rabotteuse.
Ah mais oui mais c'est génial ! Ça prendra plus de place que mon clou sur lequel j'empile mes scies, mais je ne me les prendrai plus sur la g***** quand je voudrai prendre celle qui sert le moins souvent !
Et bien c'est fort pratique ! Je n'avais pas beaucoup de temps à l'atelier ces derniers temp. Mais en mettant à profit quelques pauses café, j'ai dessiné une version que j'ai imprimé dans la nuit. Il y aura une version 2 à faire avant de publier le fichier 3D, mais ça fonctionne déjà très bien 
Je me permets de rebondir sur cette histoire de place : pour ma part j'ai laissé tomber l'idée des billes plus petites puisque leur diamètre donne l'entre-axe minimum entre deux scies. Au final avec des billes de 36 (babyfoot donc) et un peu de jeu pour que les balles puissent bouger librement j'ai juste la place entre deux manches de scies pour les attraper sans difficulté.
Merci
J'imprime avec une FlSun Super Racer fortement modifiée (direct Drive notamment). Le filament c'est du PETG, je n'ai jamais réussi à ne pas avoir de cheveux d'ange avec, même bobonne neuve sous vide. Bon faudrait que je travaille un peu ma longueur derétractation aussi.
Rah ! Je me suis fait avoir, non pas par l'IA, mais par les bons vieux algorithmes de recommandation de google... Maintenant youtube me propose plein de vidéos de cet acabit
C'est monstrueux le volume de vidéos IA qu'on lâche dans la nature (dans les 3 sans du terme...) ! Je ne sais pas si nous arriverons toujours à distinguer le vrai du faux, mais nous risquons surtout de ne plus rien trouver de vrai parmi tous ces faux ! Gare à la noyade 
J'abonde dans ce sens : c'est toujours "le dernier quart d'heure" le plus dangereux. Cette phrase m'a marqué en sortie sportive, quand nous voulions faire "une dernière descente" ou "un dernier tour". Et c'est sur ce moment là qu'il y a le plus d'accident. Quand je suis à l'atelier, j'arrive toujours au moment ou je deviens plus brouillon, où mes montages sont un peu plus risqués... Ou encore : "zut c'est l'heure, faut que j'arrête". À défaut de savoir m'arrêter raisonnablement à chaque fois, j'ai cette petite voix dans ma tête qui sonne l'alarme, et qui me donne un petit sursaut de vigilance avant de tout arrêter pour de bon. Se connaître et s'écouter, et ne pas oublier que "demain il fera jour", donc qu'on ne risque pas sa vie à terminer le lendemain.
Malgré ça, ma scie circulaire a ripé sur un moment où j'étais pressé, et ma petite voix intérieur était absente. J'ai eu de la chance de rattraper l'outil par le bon bout, 2cm à côté de la lame. Pas de traumatisme physique, mais dans la tête j'ai bien gardé toute la séquence, et je me la repasse avant de me servir de cette scie, maintenant. Ça m'aide à prendre mon temps. Et j'ai utilisé ma degau hier en me disant que c'était un outil pas trop dangereux en comparaison... Ton partage m'aidera à modérer ma confiance.
Donc la fatalité, je ne sais pas, mais je pense que c'est l'expérience qui nous apprend les bons gestes et les bonnes pratiques qui nous gardent en vie/entier. Et pour avoir de l'expérience, il faut qu'il y ai eu des accidents et une analyse. La partager permet de réduire le "coût" de cet apprentissage à l'échelle collective à mon avis.
Très chouette création : j'ai déjà vu en commentaire que c'était "inutile donc indispensable"... Mais comme l'illustre la présence de ce jeune sur tes photos, c'est un super projet pédagogique ! Si j'en fait une (le "si" est d'ailleurs de trop), ce sera aussi avec mes enfants, pour qu'on se creuse la cervelle ensemble
Merci pour ce partage bien détaillé !
Ah ! Voilà qui m'apprendra à brûler les étapes ! Je n'ai effectivement pas regardé la vidéo, pensant avoir glané assez de photos sur le net. Et je me suis rapidement demandé pourquoi tu avais mis autant d'épaisseur au niveau du début des fentes, sans plus m'attarder. Merci pour ces conseils, je vais voir si j'arrive à rattraper le coup sans tout casser.
Un banc à chaussures en frêne : en frêne, évidemment. Tu as pris le temps de faire une jolie publication, j'aurais pu prendre le temps de tout lire... Encore bravo !

Ça donne envie, mais je me demande comment vieilli le contreplaqué : c'est une problématique que rencontrent les véhicules en composite, le démlaminage des couches, la fatigue etc... Payer cher son vélo parce que c'est ce qu'il vaut avec ce choix technologique, d'accord. Mais pourra-t-il vraiment avoir plusieurs vies comme mon vélo en acier ?