Un balcon abîmé par les ans... et l'eau stagnante sans doute.
J'ai proposé à la cliente de refaire toutes les lames, puisque les autres sont en meilleur état, mais ont pris l'eau quand même...
Lors de la dépose, il s'avère que la poutre de devant est très abimée...
En fait, c'est la peinture qui tient les lames ! On peut enfoncer ses doigts tellement il n'y a plus rien derrière...
J'ai donc approvisionné une poutre, fraîchement coupée (pas ressuyée). Méthode dite japonaise pour éviter qu'elle ne se fende n'importe où : j'ai fait une rainure sur la moitié de la profondeur. En principe elle ne se fendra pas ailleurs (et bien sûr, la rainure sera sur la face dessous).
Ensuite quelques phases d'usinage (le "cran" avant de faire la forme au calibreur).
Passer une poutre de 24 kg et 2,20m de long à la toupie, ce n'est pas facile facile... j'ai donc fait cela en faisant tourner le calibreur dans le sens normal mais en passant la poutre à l'arrière. Cela permet de travailler en opposition mais en tirant la poutre vers soi. Cela m'a paru moins dangereux que de la pousser sur l'outil.
J'ai fait l'usinage en multiples petites passes, et avec les mains à 1m de l'outil.
La vis de maintien fait de toute façon limiteur de passe (et il faut baisser un peu l'outil pour pouvoir aller plus loin, d'où les escaliers).
Pour la partie haute, la forme créée sert de gabarit. Ensuite, un petit coup de ponçage et c'est tout.
Pour le montage, il fallait maintenir la rambarde en place (car indémontable), avec des madriers temporaires...
Une fois la poutre en place, il n'y a plus qu'à mettre les lames.
Manque de bol, je les ai alignées sur la structure, or je ne me suis rendu compte qu'à la fin que la structure n'était pas perpendiculaire au mur ! Donc toutes les lames partent vers la gauche...
Pas que je sois Alsacien, mais je suis quand même psychorigide, donc j'ai tout repris pour que ce soit d'équerre.
Et ainsi le balcon est propre et sain.

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Beau travail
Merci !