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Cahier d'Atelier - la construction d'une guitare classique

Cahier d'Atelier - la construction d'une guitare classique

de Robert Bouchet Cité de la musique
Cahier d'Atelier - la construction d'une guitare classique
 Couverture
Cahier d'Atelier - la construction d'une guitare classique
 Arrière

Ouvrage

Titre
Cahier d'Atelier - la construction d'une guitare classique

Contenu

Résumé
La simple évocation du fameux « cahier de Robert Bouchet » est devenue une sorte de référence mythique en matière de construction de guitare.

L'original du document fut donné, selon la volonté de l'auteur, au Musée de la musique par Madame Andrée Bouchet en 1988. Il est d'autant précieux que, jusqu'à une époque récente, les luthiers n'écrivaient pratiquement jamais et gardaient jalousement leurs secrets de fabrication. Une édition en fac-similé proposée par le Musée est parue en 2003.

Le cahier d'atelier, rédigé vers 1950 par Robert Bouchet, développe au long d'une centaine de pages les étapes de la construction d'une guitare dans la tradition artisanale espagnole. Les opérations y sont détaillées par de savoureux dessins et diagrammes pleins de vie et de pertinence.

En 1936, Bouchet, facteur de guitare autodidacte, rencontre Julian Gomez Ramirez, luthier espagnol installé à Paris avant 1921, lui-même héritier des suiveurs d'Antonio de Torres. D'abord visiteur curieux et assidu, Bouchet suit la fabrication de la guitare qu'il commande à Ramirez en 1938.

Dès la fin de la guerre, il mène ses premières expériences de luthier à l'aide de ce qu'il a observé et avec des moyens extrêmement modestes. Les connaissances de lutherie ainsi acquises constituent la base de ses futures guitares. Il prend pour modèle le maître luthier Antonio de Torres et construit des guitares selon la tradition espagnole. Puis, peu à peu, il s'engage dans le domaine de la création.

En 1957, il ajoute une barre transversale asymétrique sous le chevalet - la fameuse « barre d'âme » - innovation qui lui est inspirée après la restauration d'une guitare faite par le luthier parisien René Lacote en 1818.

Ce nouveau modèle, par sa sonorité chaleureuse et équilibrée, séduit les concertistes comme Ida Presti, Alexandre Lagoya, Julian Bream, Manuel Lopez-Ramos, le duo Pomponio-Zarate.

Dès lors, la notoriété de Robert Bouchet ne cesse de croître et le hisse au plus haut niveau, aux côtés d'un Lacote ou d'un Voboam.
Sommaire
Préface par F Dassas
Avertissement par J Dugot
Robert Bouchet (1898-1986) un portrait par Catherine et Bruno Marlat
Le cahier d'Atelier de Robert Bouchet, Fac Similé
- Table d'harmonie pages 1 à 29 (du fac similé)
- Fond pages 30 à 33
- Éclisses pages 34 et 35
- Manche pages 37 à 43
- Montage pages 45 à 65
- Filets pages 67 à 75
- Touche pages 76 à 79
- Tête et talon du manche pages 81 à 85
- Chevalet pages 86 à 95
- Touche page 96 à 101
- Vernissage pages 102 et 103
- Tableau des hauteurs de cordes à la 12ème case page 105
Commentaire de Daniel Friederich

Détails

Traduction
-
Nombre de pages
123
Année de parution
2003
Domaine public
Non
Prix public
35,00 €
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Mis à jour

1 critique

trente six seb
Un document rare établi par un homme d'exception

Un document rare :

  • autodidacte en lutherie, mais après avoir côtoyé quelques grands luthiers de son époque, il est celui qui a permis de nouvelles avancées portant plus loin la guitare proposée par Antonio de Torres.
  • c'est, dans une moindre mesure mais nous n'en sommes pas si loin, comme si Stradivari avait consigné ses notes dans un petit cahier d'écolier et qu'on publiait un fac similé de ce cahier.
  • ce document, bien qu'écrit à la main sur un bord d'établi reste lisible et compréhensible
  • il manque peu de choses pour avoir la méthode entière de construction d'une guitare classique avec les techniques des années 50 et 60.
  • l'outillage est rudimentaire mais ingénieux, souvent (comme fréquemment dans la lutherie) construit par le luthier lui-même.
  • les commentaires de chaque page du fac similé par Daniel Frederich, illustre successeur de Robert Bouchet apporte la plupart des éléments manquants

A mon sens, ce qui manquera le plus c'est la méthode de construction de la solera.
Pour aller plus loin, et avoir quelques détails sur la lutherie de guitares classiques, je vous renvoie à un article que j'ai écrit sur Torres dans la Gazette #1 de Lutherie Amateur. La bibliographie en fin d'article vous donnera quelques pistes très intéressantes.

Un homme d'exception :

  • déjà il né un 10 avril, comme moi 😜 (et mon deuxième prénom est Robert)
  • certes il a vécu vieux mais sa biographie donne l'impression qu'il a vécu plusieurs vies :
    ° son vrai métier, c'est artiste peintre
    ° pendant la première guerre mondiale, il se porte volontaire comme mécanicien alors qu'il n'y connaît rien. Il finit pas construire une machine à vapeur pour s'amuser
    ° il s'improvise architecte te maître d'oeuvre
    ° il est fin mycologue
    ° il est prestidigitateur (et maîtrise de nombreux jeu d'adresse : bilboquet, billard, fléchettes, ...)
    ° mais également imitateur
    ° mais aussi polyglotte, il a appris l'anglais pour comprendre la notice de sa moto... et pouvait répondre à une interview à la BBC quelques années plus tard. Il a appris l'Espagnol auprès des luthiers hispaniques...
    ° etc...

Enfin cet ouvrage est illustré de nombreux croquis de la main de R Bouchet, mais également de quelques photos d’époques en introduction ou dans les commentaires.

Ça permet de l'imaginer en train de griffonner son cahier. Et on a l'impression de côtoyer ce personnage qui semblait bourré d'humour.

Très attachant.

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