Ce pas à pas présente un projet en cours de réalisation.
Après une très bonne cuvée d'établi 2025 en pensant à celui de Chatongris ou encore de DînerChocolat ici.
La fournée de 2026 est déjà prometteuse avec celui de judau ou encore de Xylophage !
Pour ma part, j’espère finaliser cet établi d’ici la fin de l’année, voir cet été.
Il s’agit de mon troisième établi - quatrième si l’on inclut un petit modèle d’appartement -. Ce nouveau projet répond à un cahier des charges bien défini : facilité de déplacement, donc conception démontable, mais aussi accessibilité pour l’entretien et possibilité d’apporter des corrections ou évolutions dans le temps.
Il est entièrement réalisé en chêne. L’atelier dans lequel il va vivre pour le moment présente des variations d’humidité trop importantes pour envisager l’utilisation du hêtre dans de bonnes conditions .
Liste des articles
Inspiration et conception
En terme d'inspiration, elle est variée, allant de lectures ou de vidéos d'ici et d'ailleurs, Christopher Schwarz, 3x3Custom - Tamar, RobCosman ainsi que bien d’autres passionnés du travail du bois.
Pour la conception, je suis parti sur un Roubo hybride : du lourd, du massif, dans l’esprit traditionnel, mais avec deux adaptations importantes.
D’abord, une structure majoritairement démontable, pour rester pratique à déplacer ou à faire évoluer. Ensuite, un plateau mixte, entre MFT et bac à outils, pour gagner en polyvalence à l’usage.
Ses dimensions sont modestes, environ 1m40 de long pour 50 à 60 cm de large.
Un aspect singulier de cet établi réside dans le choix assumé d’un bois non ressuyé pour les pieds. Les poteaux de 12 × 12 cm ont été acquis fin novembre, puis entreposés à l’extérieur durant près de trois mois avant d’intégrer l’atelier. Celui-ci, non chauffé, évolue dans des conditions thermiques proches de l’extérieur, à l’exception des périodes d’ensoleillement où la température peut s’élever de manière notable.
Ce contexte volontairement "brut" s’inscrit dans une approche pragmatique du projet, j'ai pas le temps d'attendre 6 ans que les pieds sèchent
. Il n'est plus question d'utiliser le four cette fois-ci.
C’est également l’occasion d’explorer l’utilisation de la Domino de chez Festool (grand modèle), et d’intégrer dès la conception une logique de démontabilité. L’objectif est double : faciliter les éventuelles évolutions futures de l’établi, tout en tirant parti des capacités de cette machine.
Coût
Pour cette rubrique, je vais essayer d’être le plus exhaustif possible. Bien entendu, les prix du bois indiqués ici sont directement liés à la région dans laquelle cet établi est réalisé : la Creuse.
Cette rubrique est amenée à évoluer au fil du projet, mais l’essentiel est déjà présenté.
Pour le bois :
- 2 poteaux de 12*12 en chêne non ressuyé de 2m10 pour les pieds de l'établi. 50 euros
- 14 planches de chêne avivées 2100 170 27. 130 euros.
Pour la quincaillerie :
- Une grosse presse à ouverture rapide. 105 euros (15 euros d'augmentation depuis l'achat).
- Une vis pour la presse latérale. 60 euros.
- Les écrous "spéciaux établi" VERITAS, par curiosité. 42 euros.
- Des dominos XL démontables (qui ne serviront pas uniquement pour cet établi). 90 euros (les 16).
- Du Pom C pour les éléments coulissant. 10 euros.
Total : environ 490 euros (pour le moment).
Le plateau massif de l'établi.
Le plateau est réalisé à partir de 8 planches de chêne avivé, chacune étant redécoupée en deux pour l’assemblage.
Il est divisé en trois parties : une première section de 18 cm de large accueillant la presse frontale et la presse latérale, une seconde également de 18 cm, destinée à être raccordée ultérieurement à l’aide de dominos XL, et enfin une partie amovible de 4 cm de large, servant de séparation entre la zone bois massif et la zone type MFT.
Pourquoi cette division en 18 18 4 ? Tout simplement pour (re)passer les plateaux à la dégauchisseuse (la mienne acceptant au maximum 200mm de large) si cela s'avère nécessaire.
Toutes les pièces sont simplement collées, sans recours à des dominos ni à des lamelles : un bon gros lamellé-collé, assumé. De nombreux serre-joints sont mobilisés pour assurer un maintien homogène de l’ensemble.
L'espace nécessaire pour la presse latérale a été dégagé en amont (sciage et toupillage), évitant quelques turpitudes pour le futur.
Les températures étant négatives dans l’atelier non chauffé (collage réalisé en février), les éléments du plateau ont été déplacés à l’intérieur, au chaud, le temps de la prise de la colle.
Le rabotage final est réalisé en mars.
Le plateau en chêne massif présente une largeur totale de 42 cm et une épaisseur de 8.5 cm.
Le jointement des deux parties de 18cm du plateau sont réalisés à l'aide de dominos 14*140 et de dominos démontables. Je dois avouer que c'est avec une facilité déconcertante... qu'en l'espace d'une heure, le plateau était jointif et bordel c'est solide!
Installation de la presse latérale.
Pour le coup, je me suis véritablement inspiré de RobCosman pour la presse latérale (pour les curieux, la vidéo de Rob Cosman).
Les rainures ont été réalisées à la toupie. De fines baguettes ont ensuite été ajoutées et vissées, sans collage, afin de permettre un remplacement ou une réparation ultérieure si nécessaire.
Le bloc mobile est équipé de glissières en POM-C afin de faciliter le coulissement. L’ensemble a été ajusté de manière à limiter au maximum les jeux fonctionnels.
Pour la seconde partie, destinée à accueillir la vis, l’assemblage repose sur une combinaison de dominos XL (10*100) et de deux vis M10 assurant la liaison de l’ensemble.
Les dominos jouent un rôle de guidage et de positionnement, tandis que les vis M10 garantissent la solidité mécanique de l’assemblage.
À terme, il est envisagé d’ajouter une plaque en acier de 5 mm si un jeu ou une usure venait à apparaître.
Le plateau n’est pas encore totalement finalisé, mais l’ensemble est désormais jointif, avec la presse latérale en place.
À ce stade, l’assemblage principal est validé : l’ajustement des différentes sections est correct et la continuité du plateau est assurée. La structure présente déjà la rigidité attendue, sans jeu au niveau des jonctions.
Il reste les opérations de finition ainsi que quelques perçages à réaliser, mais la géométrie générale est désormais bien définie pour le plateau.
Tout est facilement accessible, dans une optique de maintenance ou de remplacement; le fil conducteur de ce pas à pas.
Ce pas à pas présente un projet en cours de réalisation.

Discussions
Tu m’avais dis que le bois en Île de France était hors de prix, en effet