Bonjour, je vais tenter de faire un petit recueil d'utilisation des chutes et autres "déchets" du travail du bois. Cela pourrait être l'occasion d'échanges sur les pratiques de tout le monde. Dans le travail du bois, nous avons la chances d'avoir des déchets avec un fort pouvoir valorisable.
Liste des articles
-Les dosses de sciages.
Je scie régulièrement mon bois, d'une car j'aime bien faire ça, et de deux, cela me permet d'avoir des morceaux assez particuliers, avec une autre destination que le chauffage.
La question des dosses sur les grosses billes se pose. Quand on tourne, on peut recycler ça aisément en saladiers, ça fait des cadeaux sympathiques. Ici une série pour mettre des plats froids par exemple, tournés vert, cirés extérieur, laissé bruts en intérieur, en frêne.
Les disques sont prédécoupés à la tronconneuse. Je me mets les chutes de découpe de côté à sécher. Cela fait des petits morceaux parfaits pour forger deux trois outils à la saison hivernale.
Et la petite série issue de la valorisation de la dosse. Je suis en avance pour Noël !
-Les flaches de plateaux
Quand on avive les plateaux, on a toujours une quantité de flaches assez importantes. Soit je les débite en bois de chauffage, soit je m'en sers en clôture. Des piquets de robinier, des planches de douglas clouées et je visse mes flaches avec le bord naturel. Ca ne touche pas le sol et c'est tout le temps en plein vent, c'est relativement durable (une petite dizaine d'année pour les essences les moins résistantes). je coupe en longueurs assez aléatoires.
La difficulté est de planter au maximum les piquets d'aplomb. Pour que les planches soient d'aplomb parfaitement, je fais des plumées à la hache à chaque point de fixation.
Je mets ensuite la sciure de sciage au pied pour éviter trop de pousse de mauvaises herbes. A faire avant une bonne averse, sinon tout se barre avec le vent.
A droite, on voit des plateaux, c'était du châtaignier tellement roulé qu'il en devenait peu exploitable en menuiserie.
Les copeaux qui sentent bon
Bonjour, avec les copeaux qui sentent bon, il m'arrive de fumer (ici un fumage à chaud, non destiné à la conservation). Les copeaux de noyer c'est super. On met l'Orient Expresse en route.
En ce qui concerne la toxicité, il faut bien avoir en tête qu'un fumage est une combustion incomplète, donc qui forme des composés aromatiques pas très sains (dont de la créosote), quelle que soit l'essence. Donc on en abuse pas.
Mais croyez moi, c'est autre chose que le hêtre !
Le traditionnel paillage.
Bonjour, on peut utiliser les copeaux de machines en paillage. Une bonne épaisseur permet de garder le frais et l'humidité sol, et éviter un sol nu, qui ne favorise pas la vie dans le sol et en surface.
Attention toutefois, il ne faut pas considérer les copeaux comme un amendement pour une terre de culture de légumes. C'est très riche en carbone, à terme, le sol va devenir très lent, comme un sol forestier, donc plus pour les arbres. Il faut donc amender aussi autrement, avec du compost.
Pour ajouter un peu d'azote à tout ça, personnellement je rajoute une bonne couche d'herbe fraiche de tonte par dessus, après avoir arrosé généreusement. Là on est sur de l'azote ++, et ça fait drastiquement baisser l'évaporation de l'eau, en plus de favoriser le compostage du bois.
Tout ça limite la pousse des herbes indésirables, mais ne les empêche pas non plus.

Discussions
Bonjour Lexcentrique
J'aimerais beaucoup en savoir plus sur comment tu "fumes" avec le poêle qui était chez mes grand-parents...
Bonjour, ce n'est pas bien compliqué. Il faut faire un petit feu, attendre qu'il soit mourant et mettre du copeau. Il faut au maximum fermer les ouvertures. Dans le foyer je sépare en 2 zones, une zone avec une grille avec ce que je veux fumer, et la deuxième avec le copeau, le tout séparé par deux briques. Cela évite de cramer ce que je fume si les copeaux viennent à s'embraser. Il faut surveiller, surtout en extérieur, j'ai toujours de l'eau à côté pour calmer le jeu si besoin.
Merci :)