Je suis tombé sur cette vidéo qui est, comment dire… Bin, l’image parle d’elle‑même.
C’est pas la première fois que je tombe sur des vidéos IA dont les comportements des protagonistes sont complètement irréalistes, voir complètement cons.
Mais là je me suis demandé quel est l’intérêt pour les gens de générer des images comme ça. Quelle est leur but ? Que se passera‑t‑il quand on sera complètement inondé de fausses images et avec des images encore plus conséquente et encore plus réaliste ? Quelles conséquences sur l’intérêt pédagogique de Youtube ?
Bref autant de questions auxquelles je n’ai pas de conclusions définitives.
Et vous ça vous agace ou pas ? Ou c’est juste moi qui vieilli…
Discussions
Bah hélas nous avons crée l'Hydre qui aujourd'hui nous bouffe la tête...
Bordel, encore un autre qui fait une chaîne entière là‑dessus…
Le coup de la patate qui éclaire plus que la pile citron sur une ampoule à incandescence 230V ...
On arrête pas la connerie 
==> La prochaine fois que je fais un écrasé de pomme de terre avec mon presse-purée en inox, peut être que je devrait mettre mes gants d'électricien ?
MaderaMan non juste mettre le presse-purée à la terre ;)
j'adore quand c'est ce que c'est , de l'art too much post star trek
facebook.com/l....quarles/reels/
bon 3 min max
mais oui quand ca se veut réaliste, c'est vite pénible, je crois qu'il n'y a pas de but a poster cela, c'est surfer sur la vague du "j'ai vu quelque chose qui rend bien, j'essaye aussi et je publie dans la foulée " c'est ca qui est fou, une phrase suffit , ca vaut la peine d'essayer soi même , pour démystifier, pas pour publier
ca se calmera sans doute (et tous ces tsunamis de faux, ca rendra peut être plus de valeur au vrai geste, au vrai objet qui en est issu, rêvons )
mofran
+1
Le but c'est simplement de créer du contenu pour faire des vues et donc générer des revenus publicitaires. Faut pas chercher plus loin.
Oui, tu as probablement raison. Il faut arrêter de regarder ces trucs.
Eh bien moi cet après-midi, accompagné par deux éminents membres de L'Air du Bois au joli accent québécois, nous sommes allés en Allemagne dans un patelin de la Forêt Noire, visiter le magasin d'usine Faller (décors de modélistes), et dans un autre patelin revoir le diorama géant Schwarzwald modellbahn, avec ses trains miniatures et surtout ses dizaines de scènes de vie.
Des fêtes de village, des randonneurs, des enfants qui jouent, des travailleurs, des usines, des gares, des écoles... et nous nous faisions la réflexion que toutes ces scènes avaient un petit côté un peu désuet...
Ara
Des fêtes de village, des randonneurs, des enfants qui jouent, des travailleurs, des usines, des gares, des écoles, ça existe toujours.
Qu'y change le smartphone ?
Nicoel ben va sur un quai de gare et regarde autour de toi : tous les gens qui sont seuls ont la tête baissée sur leur smartphone, à peu près la moitié des gens qui sont a deux ou à plusieurs se parlent, l'autre moitié ont la tête baissée sur leur smartphone, et sur l'ensemble du quai tu verras peut-être 1 personne (généralement une jeune fille) qui lit un livre (tu sais, le machin en papier avec des pages et tout ça).
Dans un centre commercial, pareil, dans une file d'attente quelconque, itou, dans une cour de lycée, tu vois des groupes de potes assis l'un à côté de l'autre (c'est normal, ils sont potes, ils restent ensemble), chacun sur son smartphone, dans les fêtes de village, les gens se parlent davantage, discutent, rigolent (ils oublient pendant ce temps le smartphone qui est dans leur poche ou sur la table, c'est déjà pas mal !), les randonneurs ont un smartphone sur le bras (eh oui, comme ça ils surveillent leur battements de cœur, c'est important !), etc.
Je ne dis pas que c'est bien ou que c'est mal (j'ai bien ma petite idée mais chacun en pense ce qu'il veut), mais j'ai remarqué que les adultes qui limitent les "écrans" à leurs enfants pour des raisons louables sont tout aussi addicts que leurs enfants, j'ai vu des personnes âgées au col du Joly, devant un paysage magnifique (le Mont Blanc majestueux), sur leur smartphone, et quand je leur ai dit pour rigoler "ah ces jeunes, toujours sur leurs smartphones", ils se sont rendus compte de l'énormité de la situation mais m'ont répondu "mais c'est parce qu'on est avec nos petits enfants". Ils ont vu le Mont Blanc, l'ont regardé 3 secondes, ont fait une photo et ont passé 20 minutes sur leur smartphone pour partager ça avec leurs petits enfants. Ils font comme ils veulent mais ils auraient été les premiers à reprocher à leurs petits enfants d'être sur leur smartphone devant le Mont Blanc. Dans leur cas c'est différent car on a toujours une bonne raison, une bonne excuse, d'avoir la tête baissée sur son smartphone plutôt que de profiter d'une vue magnifique. C'est mon cas aussi (hélas), et c'est ce que je vois autour de moi.
Les petits scènes désuètes montrent des gens sans smartphone qui profitent de la vie plutôt qu'avoir la tête baissée chacun de leur côté, et ça m'a fait réfléchir (puisque je ne suis pas meilleur qu'un autre, côté smartphone), et pourquoi je raconte cela : parce que je pense qu'on a tous nos limites (par exemple une limite de ToucheLibre, c'est l'image d'IA présentée tout en haut), mais c'est en consommant cela qu'on suscite et entretient le phénomène. Alors dit brutalement : "bien fait pour nous" !
Ara
, c'est le comble pour moi !
Tu oublies les spectateurs qui regardent un concert à travers leur smartphone
Globalement je te rejoins mais il ne faut pas non plus généraliser. Ni regretter un temps trop souvent idéalisé. Que faisait-on sur les quais de gare et dans le métro avant les smartphones ? On lisait son journal (tu sais, ce grand truc en papier, ch..t à plier), on regardait dans le vague, on s'ennuyait. C'était mieux ? Je ne sais pas.
Me rappelle d'un voyage à Singapour dans les années 2000. Ma femme et moi avions été frappés par les couples au resto qui regardaient chacun leur téléphone (à clapet et SMS, à l'époque), un phénomène qui n'avait pas encore atteint la Réunion. Cette image nous est restée et on y repense quand on est tentés de prendre le smartphone au resto. On résiste... souvent
Il faut réapprendre à s'ennuyer, seul, à deux ou en groupe...
Nicoel je ne voulais pas le dire, mais je suis 100% d'accord !
Et ce côté désuet fait envie, ça a l'air cool toutes ces situations, on aimerait bien être à leur place, mais pourquoi ?
Le point commun de tous ces personnages, c'est qu'aucun n'a un smartphone dans la main.
Je ne vais pas te reprocher, ToucheLibre, de "trop regarder la télé", mais si nous sommes à ce point accros à nos portables (j'avais les deux miens dans ma poche, comme à peu près tout le temps, moi qui ne me crois pas accro !), pitet que c'est un petit peu de notre faute quand même !
Peut‑être parce que la maquette décrit un monde idéal qui n’existe plus. Une sorte de paradis perdue.
D’un autre côté, la même maquette avec tout le monde qui aurait un smartphone à la main aurait quelque chose de subversif. Non ?
ToucheLibre et Ara Ça ne montrait pas un monde idéal loin de là, il y avait entre autres plusieurs accidents d'auto, un gars qui tentait de se jeter d'un pont et un cadavre qui essayait de sortir de son cercueil ;)
Et je suis navrée de le dire mais nous n'avons pas d'accent. C'est vous qui en avez un ;)
Malijaï hum hum... tu es la seule à ne pas pouvoir dire cela, vu que les Québecois trouvent que tu as un méchant accent français, et les Français trouvent...
Ara Ben c'est bien ça je n'ai pas UN accent mais DEUX ;) sans parler du troisième qui semble assez caché depuis bien longtemps...
Pas de croque-mort dans le tableau ?!
Je suis né en 80. Du coup, je suis un enfant de la télé. Je l’ai beaucoup regardé ; comme les jeunes d’aujourd’hui (qui ne sont plus si jeunes d’ailleurs) qui sont accros aux réseaux sociaux. Depuis internet, la télé, je ne la regarde quasiment plus. Mais à chaque fois que je la regarde, je suis maintenant frappé par l’indigence générale.
Moi, les réseaux, c’est pas trop ma came. Question de génération sans doute. Sauf l’Air du Bois évidemment et Youtube (je dois bien l’avouer). C’est vrai que Youtube peut avoir un effet télé. Il faut apprends à se limiter en temps et à sélectionner les choses intéressantes. Ce qui n’est pas forcément trivial.
Le téléphone portable, je l’utilise depuis les débuts. Mais je suis resté très longtemps sur un « débile‑phone ». Par méfiance je crois. Mais je me suis fais rattraper par la techno du smartphone. Je dû me rendre à l’évidence qu’il y a des situations du quotidien moderne où c’est presque handicapant de ne pas avoir de smartphone.
Alors oui, nos usages des médias peuvent évoluer. À nous de garder la main. En effet.
Mais qu’en sera‑t‑il des encore plus jeunes d’aujourd’hui qui sont nés (ou presque) avec les IA ? J’espère qu’ils sauront encore se reconnecter au réel. Peut‑être que par réaction ou par conséquence écologique, ils se reconnecteront encore plus fort que nous au réel. Il y a des raisons d’espérer.
J’aime à dire que l’atelier est un lieu où l’Homme (les femmes ou les hommes) rencontre la matière.
Alors, gloire au travail du bois ou tous autres bricolages qui nous garde les pieds sur terre.
Plus généralement, je me fais la réflexion suivante. Il existe une similitude entre le langage et les outils (qu’ils soient physiques ou virtuels).
Comme l’explique Noam Chomsky, ce n’est pas tant, je pense, donc j’invente des mots, mais au contraire, c’est le flux inverse qui bien plus important. C’est plutôt, on me donne des mots, et je pense avec ces mots. Tant et si bien, ajoute‑t‑il, que si on me change mes mots alors on change ma façon de penser.
Et c’est là le point de départ de son livre, à bien des égards subversif, « La Fabrique du Consentement ».
Je pense que c’est pareil pour les outils. Ce n’est pas je pense donc j’invente des outils. Mais bien au contraire, c’est à au moins 95%, on me donne des outils et je pense le travail en fonction de ces outils. Et si on me change mes outils alors on change m’a façon de travailler.
(Je pourrais du reste raconter quelques anecdotes qui m’ont mis en rage dans mon travail au sujet des outils.)
C’est pourquoi je pense qu’il est capitale de garder la main sur le choix des outils et même de garder une grande diversité d’outils dans sa boite. Les outils, c’est comme le vocabulaire, on s’exprime mieux quand on en a beaucoup.
Alors, je n’exclue pas de mettre un peu d’IA dans ma boite à outil. Mais, je prendrai grand soin d’en examiner les conséquences.
Rien ne vaut l'intelligence artisanale.
Ici c'est plutôt "con" mais pour d'autres sujets plus sérieux ça va devenir difficile de démêler le vrai du faux et c'est là le danger. Bien entendu tout ne sera pas à mettre à la poubelle... à voir la suite ?
L’intelligence humaine en effet. C’est sans doute ce qu’on a de plus précieux.
Moi, je rêve de pouvoir combiner l’artisanat et l’ingénierie. Une ingénierie affranchi de la contrainte industrielle.
Mais ça sera une autre histoire… J’espère.
On risque, au pire, d'en arriver à certains scénarios de science fiction.
Dans une certaine mesure, c'est tout à fait possible.
Dès qu'il faut certifier un produit artisanal, c'est une autre histoire, vu les coûts et les facteurs d'échelle, comparé aux moyen et aux quantités vendues par les industriels...
Je crains que nous n'en arrivions bientôt à un tel manque de ressources minières donc énergétiques que nous subirons un total effondrement civilisationnel et que ceux qui pourront s'en sortir le feront grâce au savoir-faire en bois. Et nos smartphones ne seront même pas utiles à caler un meuble.
Je crois effectivement que la vrai limite de l’IA est énergétique.
Heureusement (ou pas ?) le scénario apocalyptique que tu décris mettra du temps à venir. Il faudra continuer à vivre avec son temps d’ici là.
Et il nous faudra du courage pour rester optimiste.
Et je pense qu’il ne faudra pas avoir ce que j’ai envi d’appeler « le complexe du samouraï ». Vous savez ce chevalier japonais d’élite super balaise à l’épée. Bin, à la fin de leur histoire ils se font tout simplement anéantir la tête par de simples paysans à qui on avait donner des fusils…
gardons nos varlopes et bouvets bien à l'abri en attendant l'apocalypse !
le problème avec l'IA, c'est (entre autres) qu'elle "apprend" en ingurgitant tout ce qui traîne sur internet, y compris ses propres productions antérieures. Comme les esclaves (je ne trouve pas d'autre mot) qui sont censés valider les données ingurgitées n'ont pas forcément des compétences techniques universelles, ni même de bon sens basique, à chaque cycle "d'apprentissage", le niveau de performance réelle se dégrade...
mmahieu
Tu veux dire que les esclaves travaillaient mal ?! Hummm...
Tu habites aux Antilles donc tu sais (?) ce qu'on leur demandait et ce que certains étaient capables de faire.
Oui, trouver un autre mot qu'esclave car ça n'a strictement rien à voir.
Je te propose "perroquet" ou "singe savant" et te recommande ce site et ce bouquin.
EDIT : voir la suite des commentaires
algorithme ?
mmahieu et Nicoel Je pense que mmahieu évoque les esclaves actuels qui sont utilisés pour entraîner les IA, cad des gens dans le dénuement le plus total sous payés pour valider des données. Ce sont les escalves des temps modernes. Les algorithmes venant après le processus initial.
Malijaï
Ah OK, j'avais pas cette donnée, le commentaire de mmahieu est plus clair
Bonjour,
Dans le domaine technique, électronique, électronique binaire, il y a une trentaines d'années, les termes "Master/Slave" ou "Maître/esclave" étaient utilisés dans un sens technique, sans que cela ne fasse nullement référence à l'esclavage humain.
Il y a environ 15 ans, grosso modo, on a effectivement essayé de trouver un vocabulaire qui ne fasse pas référence à cette sombre pratique. Un certain nombre de propositions ont été faite (Maître/Élevé ...) à ma connaissance, ce terme technique n'a pas été supprimé. Il n'était visiblement pas facile d'en trouver un qui soit aussi techniquement proche du fonctionnement de ce type de montages.
Bascule Maitre/Esclave
Effectivement sur un forum dédié au bois, on est pas baigné dans le même vocabulaire technique que sur un forum dédié à l'électronique ou à l'informatique et je comprend parfaitement que le terme puisse déranger.
Je me suis moi-même déjà senti mal à l'aise en l'utilisant devant des personnes situés en Outre-Mer. Si un autre terme, cohérent, ne faisant pas référence à l'esclavage humain existe, je veux bien l'utiliser, mais je l'ignore.
À noter que, bien que plutôt rhétorique/métaphorique le terme esclave, puisse aussi s'appliquer à une personne esclave de son travail, d'une drogue ou substance addictive...
Ce n'est pas parce qu'on retire un mot du vocabulaire que ça retire les mauvaises actions qu'il représente.
J'ai fait mon service aux Antilles, Gwada, j'y était lors du bicentenaire de l'abolition de l'esclavage. Bien que (re)parler de tels sujets puisse raviver des tensions , mais oser ouvrir le dialogue sur des sujets sensibles peut aussi permettre de balayer certaines idées reçues et de rapprocher des personnes qui ne sont, finalement, pas si différentes que ça.
MaderaMan
Merci pour ces précisions
Malijaï a bien compris le sens dans lequel j'ai employé le terme "esclave" qui n'est pas un jugement de valeur sur les personnes mais se rapporte aux conditions de travail qui leur sont imposées, et qui ne sont pas forcément meilleures que celles jadis imposées aux Antilles, sur le continent américain, en Afrique ou en Asie. Il est évident que les "IA" grand public ne peuvent pas être entraînées par des professionnels compétents pour chaque domaine d'utilisation , car le rapport coût sur bénéfice serait prohibitif. L'illustration la plus flagrante en est sans doute la traduction automatique des sites web de vente d'outils (si vous trouvez un rabot qui n'est pas désigné "avion" ou pire, faites moi signe
).
Pour donner un élément de réponse à la question initiale "quel est le but de ces vidéo", voir par exemple cette vidéo de M.Phi qui découvre un gros morceau : youtube.com/wa...h?v=rJE2qkP0Gk4
C'est gentil, Jeuf, mais perdre 47 min de vie pour regarder une vidéo pour avoir une réponse à la question initiale à laquelle des réponses ont déjà été données...