J'avais pensé à l'inverse, les taquets sur le meuble bleu et les entailles sur le vert.
Ceci dit, tu peux prévoir une jouée de finition avec le même système pour utiliser le meuble bleu en solo, et envisager une pièce qui bloque pour solidariser l'ensemble.
L'étagère doit pouvoir se mettre sur chant, puis sortir en pivotant.
Pour la précision, un gabarit pour défonçage avec bague de copiage ou avec roulement de guidage, une fraise à pente...
Ça me parait simple, mais j'accepte que ça puisse ne pas paraître simple pour tout le monde.
Bonne conception...
Jean
Le bois est plus résistant sur quartier que sur dosse, exemple type, la disposition des cernes pour les barres d'harmonie des instruments à cordes (violons, altos, violoncelles, guitares etc...)
normandie
Oui, tout à fait pour des long-pans classiques, de section haute et étroite.
Ici, notre ami Noj prévoit une section de 80 x 80, dans laquelle il réalise une feuillure pour recevoir le sommier (si j'ai bien compris). Un gain en résistance est toujours appréciable, c'est juste la réponse à sa question.
Par ailleurs, un lit n'est pas uniquement soumis à des forces statiques...
Bonne fin de matinée à toi, ici l'apéro approche...
Jean
désolé pour ce vote négatif, mon intention visait simplement à préciser cette notion de résistance injustement négligée, et pas à détruire une belle harmonie statistique.
À partir de combien un gain devient il significatif ?
2.128% ?
Il doit être assez simple de mesurer la variation de déflexion pour vérifier, essayons et nous serons fixés. Si elle est inférieure au taux du livret A, (1.7% depuis le 1er août) je m'engage solennellement à retirer mon vote négatif.
À suivre 
Jean
Attention que le résineux soit bien sec et ne poisse pas ce que tu mets sur tes étagères avec sa résine...
Pour ma part, le peuplier massif, en 27 également, peut très bien faire l'affaire, sans risque de résine...
Mais 27 est une cote de débit brut de scierie, à trouver en scierie, et pas en GSB où les bois sont rabotés . (sauf dans la section matériaux de construction, on y trouve des résineux avivés en 25mm brut entre autres)
Pour des étagères rabotées, une épaisseur brute de 34mm devrait permettre d'atteindre 28 à 30mm fini pour une longueur de 109cm.
La question peut se reformuler ainsi : de quel équipements disposes tu, et donc qu'es tu en mesure de transformer ?
Et aussi, quel niveau de finition souhaites tu pour ces étagères ?
À suivre.
Jean
Bon,
il va te falloir trouver une solution pour la mise au format des étagères.
Je m'explique : en scierie, tu vas trouver du bois brut (et sec normalement) dans tous les sens du terme. Des planches de 27mm par exemple, mais ni à la largeur ni à la longueur que tu désires.
Certaines scieries sont équipées pour effectuer ce que l'on appelle un prédébit. Sinon, il te faudra demander à un artisan, (ou qui sait, à un membre de l'air du bois, gentil et à proximité) de réaliser ce prédébit, voire un corroyage, c'est-à-dire dégauchissage et
rabotage.)
Tu peux aussi, avec une paire de tréteaux, de quoi tracer (équerre, cordeau, mètre), une bonne scie égoïne (ou électro portative ) et de l'huile de coude et un bon dieu (si si !), effectuer ce prédébit toi-même... 12 mètres linéaires à déligner à la main, ça n'est pas une mince affaire, je pense que j'y passerais plusieurs heures. ( Une demi-heure à une heure avec une scie circulaire portative )
Le ponçage peut être assez fastidieux en partant du bois brut, si tu souhaites une finition poussée, c'est beaucoup plus simple si le bois est corroyé.
En même temps, quand j'étais enfant, mes parents avaient réalisé des étagères en finition brute de scierie, et ça avait son charme...
J'espère que ces explications t'auront éclairée, et peut-être qu'en renseignant ta localisation, quelque bonne âme te proposera son aide...
À suivre.
Jean
Oui, une bonne égoïne et un ciseau à ébaucher (tout métal, pour frapper avec un marteau ou une massette).
Attention toutefois de bien vérifier la planéité de la scie, en visant la ligne des dents/la ligne du dos : les Jetcut de Stanley sont souvent légèrement courbes, ce qui rend difficile de scier droit.
Il est toujours possible de les planer (marteau et enclume plate ou banc à planer) ou de le faire faire par un bon affûteur.
Je peux faire une petite vidéo si nécessaire...
Bonne sciure.
Jean
Nicoel
On trouve déjà des mangues produites en Espagne, délicieuses au demeurant..
West system époxy, vraiment très bon produit, possibilité de différentes vitesses de prise, et charges variées pour augmenter la thixotropie et les performances.
Bonjour,
Je me fournis chez Agl marine, à la Rochelle, mais d'autres fournisseurs existent... Attention, certains, dont Agl, ne vendent qu'aux professionnels.
Les établissements Charles, groupe Ratheau désormais, ont aussi une gamme de résines époxydes et charges qui doivent être de bonne qualité, avec vente aux particuliers/amateurs.
Bons collages.
Jean
Bonjour
je prends le relais après etiennedesthuilliers , voici la réponse que propose wikipedia, et je la trouve précise et bien exprimée.
"Le duramen [dy.ʁa.mɛn][1] (du latin durare, durer) est la partie interne du bois, correspondant aux zones d'accroissement les plus anciennement formées, qui ne comportent plus de cellules vivantes. Appelé également « bois de cœur » ou « bois parfait », il s'agit d'un bois dur, compact, dense, sec et imputrescible résultant d'une transformation progressive de l'aubier (« bois périphérique »), évolution du xylème secondaire appelée duraminisation qui s'accompagne par la disparition de l'amidon cellulaire et par le dépôt de substances variées (tanins, résines) sur les parois cellulaires, ce qui rend ce tissu beaucoup plus résistant aux décomposeurs[2]."
À matière différente, réactions différentes...
Cela dit, l'abus de charcuterie industrielle n'est pas recommandé ! (Litote)
Bons copeaux et chiffonnades..
Jean
Erebor
Même si certaines huiles minérales sont traitées pour être "contact alimentaire" , je ne trouve pas cet usage pertinent, indépendamment du facteur coût.
Voici ce que nous proposent nos voisins suisses, que l'on ne peut pas considérer comme de dangereux éco-terroristes...
savefood.ch/fr/blog/page-détaillée/huile-cuir-bois-entretien.html#:~:text=Si%20l'huile%20devient%20rance,que%20nous%20percevons%20comme%20rance.
L'huile de tournesol est siccative, elle aura donc polymérisé dans les cellules de surface de la planche à découper avant d'avoir eu le temps de rancir...
Pour la planète James !
(Je rêve)
Jean
Erebor
Est-ce que c'est du vécu ?
Bon, la lignine du bois a des vertus bactéricides, c'est un facteur qui intervient en faveur des huiles naturelles.
Perso, quand je finis un parquet à l'huile de lin, je ne cherche pas à obtenir un film façon vernis, et pour une odeur agréable (et pour la siccativité aussi), j'ajoute 5 à 10% d'essence d'écorce d'agrumes. La ventilation n'est pas une option, quel que soit la finition utilisée.
Quand je veux une huile franchement siccative, alors je prends une huile cuite (maison, ou plutôt jardin...), mais sans siccatif.
On sort un peu du sujet là...
Bonne soirée.
Jean
Bonjour et bienvenue dans un monde ou un cadre en bois, assemblé à coupes d'onglets ne connaît plus de déformations au niveau des coupes en cas de prise ou de perte d'humidité.
Je vote pour !
Bonne journée.
Jean
Kentaro
Oui et ...non !
Dans un cadre, contraint des 4 côtés, si le bois perd quelques pourcents d'humidité, les coupes
collées à plat joint ouvriront à l'intérieur.
Si tu assembles ce cadre, puis que tu le divises - par sciage par exemple- en deux équerres, les 90° du départ vont perdre quelques degrés en cas de perte d'humidité.
Je pourrais même calculer combien, mais je me sens saisi d'une bonne flemme, alors voilà !
Jean
Une fois le bois sec, le champignon n'a plus d'activité. Cela ne veut pas dire qu'il n'est plus là, mais il n'est plus en mesure de progresser.
C'est comme un levain de boulanger, il est inactivé au séchage.
S'il y avait une activité fongique dans les bois que j'ai utilisé pour l'établi, les colorations évolueraient en position et en étendue, ce qui n'est absolument pas le cas puisque le bois est sec.
Je ne sais pas quoi dire de plus, le doute est utile, certes, mais dans le cas présent, je suis confiant, exemple sous les yeux...
Bons copeaux.
Jean
McGyver
Où as-tu trouvé cette information ?
McGyver
Salut, trouvé sur le site XYLODIAG
"Les champignons lignivores (qui dégradent le bois) ne peuvent se développer qu’à la condition de trouver un milieu favorable et des bois d’œuvre comportant un taux d’humidité important.
Un taux d’humidité dans le bois anormalement élevé est donc une condition impérative pour qu’une infestation et un développement de champignons aient lieu.
La relation entre le bois et l’eau :
Le bois d’œuvre est un matériau qui agit comme une éponge et qui se met en permanence en équilibre hygroscopique avec le milieu dans lequel il est placé.
Le bois tend à perdre de l’eau et à sécher dans un milieu peu humide et à reprendre de l’eau dans un milieu humide.
Lorsque le bois reste soumis aux même conditions (température et humidité de l’air) pendant un certain temps son humidité se stabilise.
Le taux d’humidité d’un bois qui se met en équilibre hygroscopique dans un environnement intérieur avec une température de 20° et une humidité dans l’air de 50% sera compris entre 9% et 11%. Dans ces conditions normales, les champignons ne peuvent pas se développer.
Sachant qu’une infestation par un champignon lignivore ne peut commencer que lorsque l’humidité du bois dépasse les 22 %, il est évident que seul un désordre dans le bâtiment peut conduire à l’apparition de champignons."
J'imagine que ça devrait te rassurer, si ça n'est pas le cas, alors c'est sans espoir...
Bonne journée.
Jean
Merci etiennedesthuilliers !
Enfin un conseil bien avisé... Même si ça n'était pas ma question/proposition !
Je viens donc d'acheter 50 kg de tissus de carbone et 100l de résine époxy + durcisseur.
L'établi, en composite moulé, intégrera air comprimé, vide, chauffage basse température, courant 220 et 14volts, chargeur batterie par induction, une cafetière dans un pied, deux presses hydrauliques, et un écran plat 20 pouces escamotable... Des suggestions ?
Bon, mes copains vikings vont bien rigoler, eux qui construisent des drakkars avec outils et techniques d'époque, pi ils vont trinquer à ta santé dans les crânes de leurs ennemis morts au combat...
Ah, et que me conseilles tu en matière de cafetière, un truc connecté avec un capteur corporel de taux de caféine ? Peut-être existe t'il des excitants plus dans l'air du temps...
Bah, va, je ne te hais point, et tu m'as bien fait rigoler, alors merci...
Bonne journée.
Jean
PS, ma compagne roule avec une Morgan de 1966, elle aimerait savoir si ça n'est pas obsolète, un avis sur le sujet ?
Bonjour haeresis,
je me permets de prendre le relais pour continuer à clarifier:
Aviver, c'est enlever d'une planche ( 2 faces plus ou moins grossièrement planes ) les arêtes vives au sens de vivantes, sinueuses. Le mot exact désignant cela est la rive.
L'objectif est d'obtenir un avivé à 4 faces. La méthode manuelle implique un tracé au cordeau, puis un sciage avec la scie adaptée. Cela pouvait s'effectuer avec un outil tranchant type hache, hachereau et/ou doloire, c'est moins d'actualité de nos jours. La rape nécessite trop d'énergie car elle doit enlever toute la matière jusqu'au trait, là où la scie n'enlève que la matière de son propre trait.
La méthode mécanisée la plus courante implique un traçage (ou la visualisation d'un trait par laser ou par l'expérience) et un sciage avec la machine dont on dispose.
déligner, c'est partager, par sciage longitudinal dans sa largeur, une planche brute en plusieurs éléments à bords parallèles en général (non parallèles / en queue de billard dans certains contextes).
Là aussi, il est question de sciage.
Nota, quand on partage une planche/un avivé dans son épaisseur, le terme précis est refendre.
quand on a une dégauchisseuse, eh bien oui, on dégauchit la face (concave vers la table /hollow side down ) pour la rendre plane , puis on dresse le chant ( obtenu précédemment par avivage ou délignage )
À la main, même combat : après avoir tronçonné de longueur, puis avivé et deligné mes pièces, je vais les dégauchir, au riflard tout d'abord ( ça va plus vite à dépense d'énergie égale) puis au rabot (ou varlope suivant la dimension de la pièce) pour obtenir une surface plane et unie en enlevant les ondulations produites par le riflard.
Une fois cette face - dite de référence - obtenue, je vais pouvoir dresser un chant ou les deux ( riflard puis varlope ) et mettre d'épaisseur, toujours avec riflard puis rabot (et/ou varlope ).
Cette dernière étape s'appelle rabotage que l'on travaille avec une raboteuse ou avec des outils manuels.
D'expérience, je me permets de douter de la pertinence de l'utilisation de râpes pour ces étapes, dès lors qu'on travaille avec des planches de taille supérieure à quelques centimètres/décimètres, mais je suis prêt à changer d'avis face à une démonstration convainquante...
J'espère avoir contribué à la bonne compréhension du sujet, et que personne n'hésite à intervenir pour améliorer ce que j'aurais pu mal formuler...
Bonne journée
Jean
haeresis
"Et moi, j'ai la pertinence de parler avec mon expérience plutôt qu'avec mes doutes."
Magnifique !
Mon expérience d'apprentissage dans le domaine du bois commence en 1977, pour se concrétiser professionnellement en 1983, et ce jusqu'à aujourd'hui.
Si je conserve cette capacité à douter, c'est précisément grâce à cette expérience, que beaucoup savent bien extensive...
Après, je te reconnais le droit aux affirmations péremptoires : mon usage régulier et assumé de bois massifs en troncs (abattages inclus) poutres, plots ou avivés, encore maintenant te surprendrait sûrement...
Ah, j'ai beau adorer cuisinier, je pense avoir râpé plus de bois que de carottes, céleris, betteraves, courgettes et fromages réunis...
À bon entendeur salut!
Jean
Oui, je confirme, cela est bien exprimé.