Je préfère la lenteur à la frénésie de vitesse, la stabilité à la croissance, et l'intelligence collective aux artifices. (bon, la bêtise collective existe aussi, boostée aux algorithmes/ia...)
J'utilise le "renseignement artificiel" sur internet (avec duckduckgo), de même que j'ai recours à l'écrit, (livres, cours...) ainsi qu'à des personnes ressources, ici ou ailleurs, pour échanger sur des points spécifiques.
Ce que j'apprécie tout particulièrement, c'est le cheminement de la pensée, le lent va et vient entre la matière et la mémoire, les idées qui s'associent curieusement et/ou naturellement...
J'ai l'obscure impression que l'IA est tout à fait capable de déposséder l'humain de ses propres capacités, comme le décrit Matthew B. Crawford dans "L'éloge du carburateur" et dans "Contact. Comment nous avons perdu le monde et comment le retrouver". Je recommande, prendre son temps, c'est un philosophe-mécanicien en motos...
Sinon, je ne peux que conseiller " L'éloge de la lenteur" de Milan Kundera.
Citation:
"Il y a un lien secret entre la lenteur et la mémoire, entre la vitesse et l’oubli. Evoquons une situation on ne peut plus banale : un homme marche dans la rue. Soudain, il veut se rappeler quelque chose, mais le souvenir lui échappe. A ce moment, machinalement, il ralentit son pas. Par contre, quelqu’un essaie d’oublier un incident pénible qu’il vient de vivre accélère à son insu l’allure de sa marche comme s’il voulait vite s’éloigner de ce qui se trouve, dans le temps, encore trop proche de lui.
Dans la mathématique existentielle cette expérience prend la forme de deux équations élémentaires : le degré de la lenteur est directement proportionnel à l’intensité de la mémoire ; le degré de la vitesse est directement proportionnel à l’intensité de l’oubli."
Et puisque je suis à fond dans les éloges... "L'éloge de l'ombre" de Junichirô Tanizaki.
Bonnes découvertes, et bons copeaux.
Jean
Construire des caissons de cuisine en bois massif de la même façon qu'un meuble en mélaminé
Ben oui, ça prend un peu plus de temps, mais avec un bois raisonnablement sec, ça n'a rien de délirant.
Le platane est un bois qui a des caractéristiques comparables au hêtre, il conviendra de bien le protéger contre l'humidité qui peut advenir dans une cuisine. J'utilise les huiles Osmo et elles sont parfaites pour ça.
Pour éviter un mouvement trop important du fond (qui sera la seule pièce qui ne travaillera pas de la même manière que les quatre autres côtés du caisson), il est possible de le faire en cadre et panneaux : avec le cadre assemblé par languette batarde dans les rainures du caisson, ou en feuillure tout simplement, ou bouvetage d'angle quand on est équipé...
Ah, nul besoin d'un panneau pour le dessus du caisson, deux traverses à plat suffisent amplement, fixées par lamello ou avec une queue d'aronde simple. Pour fixer le plan de travail, en bois lui aussi, prévoir un mode de fixation qui permette le mouvement du plan de travail.
Travailler le bois massif est un choix, les raisons de ce choix sont multiples et il me semble important de les respecter et de les encourager, avec des conseils d'expérience, avisés et ouverts.
Bons copeaux.
Jean
Je rejoins complètement l'avis d'Étienne, le diagnostic est essentiel et il se doit d'être exhaustif et réalisé par un vrai spécialiste, pas un maçon en dalles et parpaings.
J'ajouterai qu'il est important d'être conscient des conséquences d'une mauvaise intervention sur le bâti ancien, et comprendre que l'on ne peut faire barrière à l'humidité, juste essayer de l'accompagner.
Je ne suis pas fan des dalles de béton dans l'ancien, meilleur moyen de faire monter l'humidité dans les murs... Trouver une alternative économique et pratique pour un atelier est tout à fait possible...
Bon diagnostic.
Jean
Mais bien sûr, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué...
Un réalisation en massif s'impose d'évidence, et en plus, tu réintègres toute la plus value de la finition...
Encore quelques centaines d'euros que tu subtilises à la World Company...
Et ce n'est qu'un début...
Bons copeaux.
Jean
Comment déterminer le sens d’assemblage avec un cœur non défini sur les deux chants ?
J'utilise aussi de l'alcool à 95°, avec une mise sous tension progressive de l'assemblage tout pareil. Je cible la distribution d'alcool avec précision et parcimonie (j'en ai plein et ça coûte pas cher!) au joint, en utilisant un couteau qui dirige et un pinceau qui apporte (voir photo)
Avec une épure sur une plaque de mélaminé ou mdf, l'axe peut être percé au bon diamètre pour servir de point de centrage pour le compas de défonceuse. (voir photo de celui que j'utilise)
Le perçage est fait en premier, tout le tracé en découle.
Les pièces, moyeu et segments de roue, peuvent être réalisées en trois usinages : à la défonceuse avec compas sur 4/5mm, puis un coup de ruban, puis affleurage avec une mèche avec roulement à bille.
Pour les maintenir, possibilité de les visser en place par l'arrière, dans les parties qui sautent au chantournage.