C'est un taux net de charges, ou il faut défalquer les charges pour avoir la rémunération nette du travail ?
D'accord avec Boris.
On peut s'amuser à singer les vraies entreprises, et faire de la compta analytique et du contrôle de gestion à gogo, faire du taylorisme chronomètre en main, et découper les variables dans tous les sens, et faire de l'analyse multi-critères, mais en fait, in fine, il y a deux choses importantes:
Sur une période donnée, combien de devis et de demandes sont transformés en commandes ? Si le taux est très faible, c'est qu'il y a un problème. Idem si le taux est trop fort...
A la fin de la période, trimestre ou année, combien reste t'il en poche, quand on a tout payé ? Est-ce suffisant pour ce qu'on considère personnellement comme une vie décente et assurer l'avenir ou pas ? est-ce que cela rémunère la "valeur personnelle" que l'on considère avoir ?
Si ce n'est pas la cas, cela peut venir de plusieurs choses:
- Coût horaire trop bas,
- Pas assez de commandes (périodes sans activité),
- Productivité trop faible (problème d'organisation ? )
- Coûts de production trop importants,
- etc...
On ne parle pas du tout de la même chose.
Pour moi, le taux horaire, ce n'est pas (CA - matière) /nombre d'heures. Si c'était le cas, il y a dans le taux horaire les charges sociales, mais aussi, tous les autres coûts, variables ou fixes, les amortissements, frais financiers, taxes, etc. Et ces autres coûts dépendent de chacun, de leur organisation, de leur mode de financement, etc. Dans ce cas, on ne peut pas comparer avec les autres.
Pour moi, le taux horaire de main d'oeuvre inclu uniquement les charges sociales directement liées, mais pas les autres coûts variables, fixes et autres qui n'ont rien à voir avec une notion de main d'oeuvre.
Si on ne parle pas tous de la même chose, cela explique peut-être la très grande variabilité des taux indiqués, (de 20 à 80 €...) et l'incapacité à comparer...
Pour moi, la formule est:
Prix de vente = Coût des matières + (nombre d'heures x taux horaire (charges sociales inclues) ) + autres coûts variables + autres coûts fixes au prorata.
Le coût horaire, cela dépend pas mal de l'état de la concurrence dans ta région. S'il y a 10 ou 15 menuisiers autour de toi, dont pas mal de nouveaux, la concurrence sera rude, et les prix plus limés.
Cela dépend si tu es sur une niche ou sur du tout venant. Si tu fais ce que les autres ne proposent pas ou ne savent pas faire, ou si tu es sur du haut de gamme, tu peux demander bien plus, comme l'Etienne de la Rampe de la Marche d'Escalier...
Une chose toute bête à faire pour connaître un peu les prix du marché dans ta région et l'état de la concurrence. Tu fais faire des devis par des copains, famille, etc, à des entreprises locales de toutes sortes (grosses, petites, etc). Cela te donnera une idée.
( je sais , c'est pas bien du tout, c'est pas correct, mais à la guerre comme à la guerre. Les autres ne s'en privent pas;..).
Cela fait longtemps que je veux faire la même chose, mais comme je n'ai toujours pas de cnc, cela n'avance pas... En fait, il doit être possible de le faire avec une fraiseuse manuelle sur une table xy bien réglée. Et cela doit prendre moins de 6h... ;)
Si on fait cela dans un contreplaqué de bouleau fin (2 mm), cela doit être assez résistant.
Je ne connaissais pas Sons of Sawdust, mais en effet, c'est un magnifique exemple de communication... Très beau site web, photos léchées (normal, ils étaient photographes avant...), un look d'enfer (ah les barbes...), une belle histoire ( a true american story), un concept très US (recycler le bois des vieilles maisons américaines, fallait y penser...), surfant sur la mode "rustique moderne", une communication excellente (la revue presse...).
Bon, bon, bon... ;)
Sinon, en ce qui concerne les Compagnons, c'est quand même un monde un peu, comment dire... très spécial... y a des rites, des bizutages un peu très poussés, c'est un peu la schlague... faut être dans la ligne, et pas en sortir... et c'est pas du folklore... et puis, tu as une famille ? parce qu'il va falloir bouger, faire ton grand tour... coucher dans des dortoirs, être célibataire... C'est un sacerdoce, Compagnon...
A mon sens, c'est bien d'avoir de temps en temps une approche tayloriste par les "micro-tâches", mais il faut aussi savoir revenir au général. Se demander: pour ce projet, combien de JOURS (et pas d'heures ou de minutes...), il me faut ?
L'approche par "jour" permet d'intégrer sans le dire toutes les "fausses taches", les temps morts, les temps perdus, etc. Et ensuite, se dire: combien je VEUX gagner en net par jour ou par mois ? (pas à la minute).
Et finalement, quand on obtient un prix, se demander: compte tenu de la concurrence, de la spécificité du projet, du client, etc, est-ce que cela va passer ?
Autre chose: Après chaque projet, essayer de faire un retour. Retrouver le devis, les estimations de temps, et comparer avec le réel. Mettre tout ça dans un beau tableau, et voir les écarts en moyenne, en tendances. On finit pas s'apercevoir par exemple que l'on est systématiquement 30 % de plus que ce qui était prévu. Cela permet de corriger les prochaines estimations.
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