A mon sens, la belle époque où la grande masse des classes moyennes, ayant acquis un certain niveau de vie pendant les 30 Glorieuses et après, allait chercher un menuisier ébéniste pour faire faire les meubles de sa salle à manger, sa cuisine ou sa chambre, est révolue.
Les classes moyennes achètent dans les grandes surfaces de meubles car elles se sont appauvries et n'ont plus les moyens d'aller voir un artisan.
Ceux qui ont encore envie d'un beau meuble d'artisan, ce sont soit les gens de revenu moyen qui ont encore du goût, soit les classes supérieures CSP+++ qui demandent de la qualité, de l'originalité, et font des achats plaisirs, et coup de coeur.
La bonne nouvelle, c'est qu'il n'y a jamais eu autant de riches dans le monde entier...
lL faut donc répondre à cette demande par du haut de gamme, de l'innovation, du savoir-faire, du design, de la qualité, de la différenciation et de la remise en question permanente.
(Ce n'est pas en faisant du mdf qu'on va les attirer...)
D'autre part, l'artisan n'est plus dans une situation où on venait le chercher. C'est à lui de faire du marketing, de se faire connaître, raconter une histoire, vendre du rêve...
Enfin, le marché n'est plus local, mais national, et même mondial.
Heureusement, il y a des outils qui permettent de répondre à cette nouvelle donne, notamment Internet, qui permet de se faire connaitre en un clic par le monde entier...
Enfin, il y a plein de niches pour ceux qui veulent travailler le bois, sans nécessairement se borner au mobilier:
Personnellement, je fabrique depuis 10 ans des télescopes en bois, que je vends dans le monde entier. Je me suis fait connaître auprès d'un marché très spécialisé, essentiellement par internet.
Mais il y a plein d'autres niches, que je site souvent. Si on recherche sur le web, on trouvera plein d'artisans dans le monde qui vivent sur ces secteurs:
- instruments de musique spécifiques,
- métiers à tisser en bois,
- établis spécifiques (par exemple, pour les joalliers. Celui qui en fabriquait en Belgique vient d'arrêter. La place est à prendre...)
- mini-caravanes en bois (Tear Drop),
- Tiny houses,
- Cabanes dans les arbres,
- Garden offices (bureaux aux fond du jardin, une tendance qui monte),
- Velos en bois, vélos couchés,
- canoes, kayaks, bateaux en bois,
- Aménagements intérieurs de bateaux de luxe ou avions,
etc, etc...
Il n'y a peut-être pas un marché pour tout le monde, mais il y en a pour ceux qui savent se débrouiller.
Normalement, selon les économistes, les "30 Glorieuses", c'est 1945-1974 (première crise pétrolière), l'époque où les ouvriers et petits employés ont réellement accédé à un statut de classes moyennes et de consommateurs (voitures, maison, équipements ménager, puis électroniques). Mais on peut étendre la période jusqu'au début 2000... Ensuite, cela s'est dégradé...Mondialisation/désindustrialisation, paupérisation des plus faibles et explosion des ultra-riches...
Ah au fait... Si la demande ne porte plus que sur des placards et rangements intégrés, et plus sur des meubles indépendants, rien n'empêche de proposer des choses en vrai bois, sans mdf ou melaminé, avec des design originaux, dans les styles à la mode de ce temps, mid century, scandinaves, japonisants, etc, avec du placage, paille, etc, etc... ;)
sylvainlefrancomtois Pour surfer sur la mode du DIY, on peut proposer de beaux meubles d'ébénistes, en kit à monter soi-même... ;)
Avec montants avec queues d'arondes prédécoupées ultra précis (cnc...), tous les emboîtements préparés, les trous percés, etc... Le tout en beau bois noble...
On fait le design et les plans, on découpe/usine à la cnc, ou on fait usiner en toutes petites séries ou à la demande, et on vend dans le monde entier grâce à Kickstarter... Si la mode change, on change les plans ou l'habillage...
Le tout avec un mode d'emploi, comment coller, comment vernir, etc... Tous les secrets de l'ébéniste à votre portée...
Il y a des boites aux US qui font cela pour des bateaux en bois, et qui vivent très bien ( clcboats.com/ et en France arwenmarine.com/Index.html )
Je suis en train de préparer la même chose pour mes télescopes.
On peut faire cela pour des lampes, des jouets, etc...
Certes, le client décide, mais on peut aussi avoir ses propres choix "stratégiques", et décider de ne faire que du placard et des fenêtres, ou de ne faire que de l'ébénisterie. C'est un choix de métier. Charge ensuite de trouver les moyens, le marché et les clients, pour ne faire que de l'ébénisterie.
On n'est pas prisonnier des choses et des clients. On peut aussi choisir ses marchés, son secteur, même si certains sont plus compliqués que d'autres et demandent des savoir faire et des moyens que l'on n'avait pas nécessairement à l'origine.
Palissandre, il semble que ton patron ait fait le choix stratégique de faire des placards et des fenêtres, ce qui peut en effet s'expliquer car c'est un marché intéressant, car large, profond, renouvelable et ne demandant pas trop de marketing (aller chercher le client) et sans doute plutôt rentable. Mais il aurait pu aussi décider, compte tenu de son expérience et de ses capacités, de se renforcer dans l'ébénisterie et le haut de gamme, de prendre des gens qui ont un savoir faire en design, en conception, en commercial pour attaquer cette niche là. Il a fait un choix.
ok, je vois, les profilés alu te permettent de fixer facilement les deux rails bien parallèles.
Mais en fait, c'est assez facile d'avoir deux rails parallèles. On en fixe un fermement aux deux bouts. On fixe ensuite l'autre à un bout avec la partie coulissante, que l'on fait rouler jusqu'à l'autre bout, ce qui donne la bonne position pour l'autre extrémité.
Mais en fait, on peut se poser la question: faut il deux rails ? Un seul ne suffirait-il pas ?
D'autre part, dans ton schéma, le rail supporté est positionné en porte à faux. Il n'est en fait plus supporté par en dessus, mais sur le coté. Il va donc plier. Il vaudrait mieux l'utiliser comme ce pour quoi il est conçu, avec la base en bas, et le rail au dessus, donc, vertical, et posé sur le chassis.
Enfin, ces rails supportés et les patins qui vont avec sont chers. D'autant plus qu'il faut des rails de gros diamètre pour une telle longueur. Sur la mienne, je fais tout bêtement utilser un système avec des roues sur un profilé en V, comme Openbuilt. Ce n'est peut être pas de la belle mécanique, mais c'est bien moins cher. On verra bien.
ça, c'est un truc génial, l'idée des deux pignon légèrement décalés...
Sur les vis sans fin, pour réduire le jeu et le backlash, on peut mettre deux blocs écrous, les uns à cotés des autres, et une systèmes (vis entre les deux, ou ressort), pour régler leur éloignement. Cela a un nom, mais j'ai oublié...
Tiens, je l'avais oublié, ce bien beau pantographe... Cela me donne des idées...
Dans ce genre de machine, ce qui importe, ce n'est pas le plan, mais la compréhension du système, le choix des sections (ne pas hésiter à surdimensionner); et la manière dont sont faites les articulations (il faut minimiser au maximum les jeux, tout en étant flexible, et éviter l'usure génératrice de jeux).
Ah mais justement, le pantographe permet de démultiplier et d'utiliser des gabarits bien plus grands. Ce qui fait que s'il y a des erreurs sur le gabarit, elles sont en réduction sur la pièce usinée, donc, une meilleure précision.
Cela dépend de la distance entre le pivot et la fraise et entre le pivot et la "tête de lecture". Pus la distance entre le pivot et la tête de lecture est grande, plus c'est surmultiplié. On peut donc avoir un bras de lecture télescopique, de manière à régler cette distance.
Si tu veux comprendre comment cela marche, fais un cadre tout simple avec des liteaux, et tu verra les déplacement relatifs.
C'est peut-être un effet de la photo, et je n'ai peut-être pas tout compris, mais cela me semble très frêle comme cadre, si cela supporte du verre, surtout dans un endroit où on passe, risque de glisser et de s'accrocher après le montant qui plie, et le verre casse...
Oui, en effet, je dois être un peu brute... C'est comme ça, c'est ma nature. Comme celle aussi d'être chiant parce que je dis les choses que je pense et je pense les chose que je dis...;)
Je suis d'une culture et d'un temps où on n'hésitait pas à mettre de la matière là où il en fallait, où les tables ne dansaient pas la gigue, où les portes étaient en vrai bois, et quand on faisait un cadre qui supportait du verre, on savait que le verre cassait quand il est mis sous contrainte, on se débrouillait donc pour que les montants ne fléchissent pas quand on met la main dessus. Et dans une zone de passage comme celle ci, il y a des dizaines de situations où on peut être amené à se retenir sur ce montant.
A mon sens, les sections que tu as utilisées sont pour une verrière en métal. Par pour du bois. Ce n'est pas une question de lourdeur du verre, mais de flexion possible des montants quand quelqu'un par inadvertance, s'y retient.
Quant au mdf, je suis en train de faire plein de choses à l'atelier avec, et je vois très bien ce que cela devient après quelques manipulations... Oui, les coups de pieds (en chaussures) et la moindre beugne explosent les coins du mdf. C'est comme ça, en tout cas chez moi... :)
Ah merci! Je ne savais pas que le corps était réalisé dans du "plein" et si épais.