Reconversion & CAP Charpente bois : Se former à l'Art du Trait et au colombage en tant que Canadien
Bonjour, je suis d'accord. Concevoir et fabriquer des ouvrages tors ne rime pas forcément avec compagnons et art du trait. J'ai un collègue tailleur de pierre qui n'est jamais passé par les compagnons (pour que des raisons que je comprends et que je partage), et une vis de Saint Gilles ne lui fait pas peur.
En ce qui me concerne, j'ai les bases de géométrie descriptive, mais dans 90% des cas, je n'ai sincèrement pas l'utilité de faire des épures complexes. Ca ne m'empêche pas de maçonner des paillasses gauches d'escalier à voute sarrasine. Dès lors qu'on a compris le principe de repérage dans un repère orthonormé en 3 dimensions, on s'en sort. La difficulté supplémentaire dans le domaine du bois sont les assemblages.
Bonjour, entièrement d'accord avec le plat joint. En ce qui me concerne sur une longueur de 2m je rajoute un léger creux sur les joints au milieu. Il y a besoin de moins de serre joints, et s'il n'y a pas d'emboiture en bout ou d'alaise, il y a moins de chances que les joints finissent par s'ouvrir en bout de planche, étant donné que les première parties à se prendre les variations d'hygrométrie plus rapidement que le autres sont en bout de planche.
Puis-je utiliser du Tilleul ou du Peuplier pour concevoir mes meubles d'agencement ?
Bonjour, pour douglas et mélèze, c'est effectivement important de n'utiliser que le duramen (et le douglas est de plus en plus vendu avec aubier pour l'extérieur...). Je suis d'accord sur le fait qu'il faut au maximum éviter les solutions piégeantes pour les assemblages. Un document du Codifab, qui vaut ce qu'il vaut (beaucoup de solutions par ferrures), mais qui a le mérite d'exister.
codifab.fr/act...aux-intemperies
Bonjour, en effet, axer un CAP sur le trait majoritairement, n'est à mon avis pas la bonne approche pour être débrouillard sur un chantier, ou en atelier. Après, si c'est ce que l'on cherche personnellement, très bien.
Mais effectivement, dans le cadre de colombages, dans la majorité des cas, il est suffisant de savoir tracer des épures, ligner les bois, les placer sur chantiers intelligemment et les piquer/rembarrer. Ensuite il faut axer le savoir et le geste sur la taille, l'assemblage et le levage. Et c'est d'ailleurs ces points que les entreprises cherchent en premier lieu. J'en ai d'ailleurs pas mal discuté avec le patron d'Aubert Labansat dernièrement. Un très bon niveau de géométrie 2D et de vision dans l'espace est souvent suffisant au départ. Il vaut mieux choisir de pousser après coup, si le besoin s'en fait sentir, et si l'on a envie.
Professionnellement, ce sera bien plus utile que de savoir tracer une tourelle torse en premier lieu.