Effectivement, en agrandissant la photo, c'est une coupe récente. En disant "pas très propre", je voulais dire que coupé à la tronçonneuse, avec des traces d'huiles peut-être....mais ce qui est normal. OU alors, le bois est encore vert?
J'ai réagi en écrivant, les nuances de notre belle langue ne sont pas faciles à exprimer. Et ce qui manque dans cet exercice de reconnaissance de bois, c'est le ressenti et tous les indices que l'on perçoit lorsque l'on prend un bois dans les mains. A ce moment, tous nos sens sont en éveil et la détermination d'une essence est facilitée.
Le guillaume, je le retaperai comme cela:
Un coup de soufflette dans la fente, pour enlever des poussières.
Déposer un filet de colle et essayer de la pousser dans la fente avec la soufflette... Desserrer le coin, pour que la fente se referme et quand c'est sec, rectifier la semelle. J'utilise une longueur de papier de verre, que je maintiens sur une table de dégau et contre le guide d'équerre et je rectifie en ponçant.
L'affutage du fer demande de la précision, l'arête devant être parfaitement d'équerre.
Ce rabot me fait penser aux travaux pratiques que devaient fournir les élèves il y a encore 30 ou 40 ans. Les apprentis mécaniciens ajusteurs réalisaient de tels projets. Donc pour moi, c'est un travail élève des années 40 à 70. Il y a une enquête familiale à faire...
Pour les autres outils je rejoins dneis et rajoute que c'est un marteau de cordonnier. Les têtes légèrement bombées dont une striée?
Bonjour, tout d'abord, je m'étonne vraiment pour la position de travail. Jusqu'à ce jour, toutes les dégau faisant partie d'une combinée que j'ai pu voir gardaient la même architecture qu'une dégau individuelle. ET donc, la position de travail est comme sur le dessin ci-joint. N'y a-t-il donc pas une erreur de remontage d'un arbre de dégau? Maintenant, petit cours de dégauchissage: premièrement bien choisir le plat à usiner. Je le fais au "regard" plutôt qu'en posant la pièce sue la table...
Et donc le choix va vers le plat concave qui sera orienté vers la table afin d'obtenir 2 appuis. La main droite saisi la pièce, fermement mais sans appuyer et l'avance vers l'outil pendant que la main gauche soulève le protecteur (ça dépend aussi des protecteurs). Dès que la pièce se trouve sur la table de réception, la main gauche appuie sur la pièce de bois tout en l'accompagnant dans son avancée. La main droite a participé à l'avance du bois, mais sans appuyer...Dès qu'elle le peut, cette main rejoint la main gauche pour poursuivre l'avance de la pièce.
La table de réception doit être à la même hauteur que la tangente des arêtes tranchantes.
La table d'entrée doit être strictement parallèle mais réglée 1 mm en dessous. Ce mm va représenter l'enlèvement de copeaux à chaque passe. Philippe14 a publié ci-dessous un dessin très explicite.
Avec l'expérience et selon le bois que l'on usine et sa destination, des hauteurs de passe plus importantes sont réglées.
Je pourrais être beaucoup plus long à donner des détails, mais je m'abstiens . J'insiste juste pour dire que c'est une des premières opérations d'usinage et qu'elle revêt une importance véritable.Si elle est ratée, le reste le sera aussi.
Ce diamètre de 1,15 est un indice supplémentaire pour classer ce bois dans les "exotiques". Il est évoqué que ça puisse être du Bubinga: possible...