Ce pas à pas présente un projet en cours de réalisation.
Bonjour,
Ayant quelques connaissance sur le sujet, je me suis dis que quelques explication sur les phénomènes liés à l'humidité pourraient permettre à certains de mieux appréhender certains phénomènes se produisant
- lorsqu'on essaye de gérer l'humidité pour stocker ou sécher du bois
- lorsqu'on utilise du bois en construction de bâtiments / locaux chauffés
plan prévu :
- l'humidité dans l'air: bases
- la migration de la vapeur d'eau
- le digramme de l'air humide
- problèmes liés à la condensation
- la stratégie parois non respirantes
- la stratégie parois respirantes
- méthode statique d'estimation de risque (de condensation)
- méthode dynamique d'estimation de risque (de condensation)
Liste des articles
0) L'humidité dans l'air : les bases
0-1) Pour commencer
L'air humide
L'air est un mélange de gaz, y compris de la vapeur d'eau en quantité variable.
L'air humide est un mélange d'air sec et de vapeur d'eau.
Plus l'air est chaud, plus sa capacité à absorber de la vapeur d'eau augmente et, inversement, plus il est froid, moins il peut absorber de vapeur d'eau.
l'hygrométrie qui est la quantité de vapeur d'eau contenue dans l'air se mesure en pourcent. En pourcent de quoi ? En pourcent de la capacité d’absorption de l'air dans les conditions où elle est.
l'humidité dans les matériaux solides
Attention, l'humidité, la teneur en eau des matériaux tel que le bois, se mesure en pourcent de la masse. C'est pas pareil !
Les outils de mesure:
On mesure l'humidité dans l'air avec un hygromètre et l'humidité d'un matériaux avec un humidimétre.
Le brouillard:
Le brouillard c'est de minuscules gouttelettes d'eau liquide en suspension dans l'air. S'il y a du brouillard, c'est généralement parce que l'air est saturée.
Note: les nuages:
contrairement à une idée rependue, les nuages ne sont pas de la vapeur d'eau, mais du "brouillard", bien que le terme "aérosol" soit plus approprié. Les nuages, c’est de la vapeur d’eau, vrai ou faux ? (Futura Science)
0-2) Notions qui seront utiles par la suite
0-2.1) La chaleur
Et je n'ai pas dis "la température"... (même si c'est lié)
En thermique, derrière le terme "chaleur" il faut comprendre 2 notions :
- la chaleur sensible (merci Artaga
) - la chaleur latente
La chaleur sensible :
C'est simple, je chauffe de l'eau, elle passe de 10°C à 30°C, c'est de la chaleur sensible, on la sent.
La chaleur latente
Par exemple, quand la vapeur d'eau condense, c'est un changement d'état gaz -> liquide, ce changement d'état fournis de la chaleur, une certaine quantité d'énergie, la même qui a été ou serait nécessaire pour le changement d'état inverse, avec la même quantité de la même matière (ou du même mélange).
C'est valable pour tout les changements d'état,
- liquide -> gaz et gaz -> liquide
- solide -> liquide et liquide -> solide
- solide -> gaz et gaz -> solide (neige carbonique, par exemple)
I) La migration de la vapeur d'eau
I-1) introduction : quelques principes physiques
Pour les amateurs des grandes théories de bases de l'univers, il y en a un qui s'appelle " l’entropie " et qui dit que l'univers ou un système fermé qu'on étudie, évolue toujours vers un état ou il y a plus de mélange, plus de désordre... (un peu comme certains ateliers)
Si ça vous intéresse, je vous invite, par exemple à lire cet article scientifique
Pour les personnes ayant un esprit plus pratique, disons que l'humidité se comporte comme tout élément soluble dans un solvant, c'est à dire comme le café soluble dans l'eau, comme une infusion... Elle se diffuse!
J'expliquerais pourquoi après, pour le moment, je vais l'énoncer simplement:
la vapeur d'eau migre du coté chaud vers le coté froid
I-2) migration de la vapeur d'eau dans les parois d'un local
Ou d'une enceinte ou d'un milieu fermé ou semi fermé, c'est pareil.
En hivers: Vu qu'il fait globalement plus chaud dedans que dehors, globalement, humidité se dirige vers l'extérieur.
En été: Vu qu'il fait, normalement globalement, plus frais dedans que dehors, humidité se dirige vers l'intérieur. De plus, comme l'air chaud contient plus d'eau que l'air froid, la quantité d'eau qui va migrer sera plus importante qu'en hivers.
II) Le diagramme de l'air humide
Pardon, au début, ça fait peur et il faut du temps pour le maîtriser ce truc, mais ça donne plein d'informations.
1) La quantité d'eau dans l'air
à droite, on peut lire la quantité d'eau contenue dans l'air (il faut suivre la ligne horizontale bleue)
Grace à cela, je peux vous dire que, contrairement à une idée reçue, à 0°C, même si l'eau gèle, l'air peut encore contenir de la vapeur d'eau (5g par kg d'air à 100% d'humidité; alors qu'il y en à 10g à 20°C et 60% d'humidité)
2) La quantité de chaleur = l'enthalpie
Le diagramme permet aussi de connaître la quantité de chaleur contenue dans l'air humide. Dis comme ça, on pourrait avoir l'impression que ça sert à rien, mais c'est utile pour faire certains calculs.
Ce pas à pas présente un projet en cours de réalisation.

Discussions
ça commence bien, j'attends la suite avec impatience.
J'y travaille.
Mais je vais travailler un peu d'autres chapitres avant de finir celui-ci, pour éviter de partir dans des explications complexes qui ne seraient pas utiles dans le "contexte boiseux" et risqueraient de nuire à la compréhension de l'ensemble.
Zut, j'ai une mise à jour qui n'a pas été enregistrée.
Merci pour cette ébauche sur un sujet d'importance.
Pour le paragraphe «La quantité d'eau dans l'air», tu indiques des masses d'eau selon des températures et hygrométries différentes mais ce n'est pas suffisamment clair.
Le point clé à comprendre c'est que plus l'air et chaud, plus il a la capacité à contenir beaucoup de vapeur d'eau, et plus il est froid c'est l'inverse. C'est l'hygrométrie absolue, en g/kg, et la relative c'est le pourcentage de la saturation, point où l'air ne peut plus rien absorber. Et donc si un air chauffe, pour la même hygrométrie absolue, son hygrométrie relative diminue, s'il refroidit, elle augmente.
Pour sécher du bois ou évaporer de l'eau ou de la sueur, l'idéal est une hygrométrie relative faible, car l'air dispose d'une énorme capacité à absorber de la vapeur supplémentaire.
Donc en France en hiver à l'extérieur l'hygrométrie absolue est très faible et l'hygrométrie relative très élevée, mais à l'intérieur avec le chauffage l'hygrométrie relative devient très faible.
Ici sous les tropiques l'air est toujours chaud mais entourés par l'océan l'hygrométrie relative est souvent élevée. on se rapproche vite de la saturation, et dès qu'on monte un peu en altitude, avec la baisse de température, on arrive systématiquement à saturation et les nuages sont permanents.
mancenillier - gaïac
Pour ce qui est la Réunion, je confirme qu'on a des nuages quotidiennement en altitude mais ils ne sont pas permanents. Ils apparaissent généralement en fin de matinée. Hors intempéries bien sûr.
Cela dit, ce phénomène diminue en intensité au fil des années et on a davantage de journées de plein soleil.
C'est peut être que je dois modifier le 1er chapitre "L'humidité dans l'air : les bases". Ce premier chapitre devrait donner les bases de compréhension et le chapitre "diagramme de l'humidité de l'air" des explication sur son utilisation et des ordres de grandeurs.
J'ai conscience de mal expliquer comment s'en servir, je vais essayer d'améliorer ça. C'est un outil relativement puissant mais
complexedemandant un apprentissage. J'ai un PDF de plusieurs pages, avec des graphiques, qui l'explique plutôt bien. . J'aimerais l'ajouter à ce "pas à pas", mais apparemment, je ne peux pas directement joindre de fichier.s PDF dans un "pas à pas", je vais essayer de voir comment faire.mets le en rubrique plan (je ne pense pas que trouvaille puisse contenir un pdf a vérifier) et joint le lien de ce "plan" ou tu veux dans ton pas a pas
L'humidité de l'air se mesure avec un...
Merci pour ce partage, je ne connaissait pas cette sorte d'hygrometre.
Oui, car je suppose que c'est une boutade (?)
Avec (presque) le même principe, je suppose que je pourrais faire un Pyranomètre low-teck
Nonon, ce n'est pas une boutade, et ce que dit Atelier Eustache est très juste : si tu prends 3 hygromètres différents et que tu les mets au même endroit, il y a beaucoup de chances pour qu'ils t'indiquent des valeurs très différentes. Le psychromètre, par contre, est un vrai juge de paix.
Ah ?
J'ai 5 hygromètres électroniques Chauvin Arnoud CA1510, étalonnés en sortie d'usine, et quand je les ai testés côte à côte, les indications d'humidité qu'il m'ont données était tout à fait cohérentes et dans la plage d'incertitude annoncée (1 ou 2%, je ne sais plus exactement)
Selon les dires de certains thermiciens plus qualifiés et plus expérimentés que moi, une mesure de température humide est (très) délicate, en fonction de la vitesse de l'air, de la matière humide utilisée (...), les mesures pourraient varier sensiblement.
Honnêtement, je ne suis pas suffisamment compétant pour avoir un avis personnel sur ce point précis.
C'est ironique (et enrichissant
) de s'apercevoir de ses lacunes (et d'apprendre) dans un domaine que l'on a étudié en échangeant avec des personnes ayant des spécialités différentes... 
Si tu as 5 hygromètres identique et de qualité, ce n'est pas surprenant, moi j'ai un électronique bas de gamme et un mécanique, la différence était de l'ordre de 30 % !
C'est la matos que j'avais acheté pour mon activité de bureau d'étude, afin de pouvoir estimer et conseiller aussi en matière de qualité de l'air intérieur. Le sort et les réalités politico-économiques en ont décidé autrement...
Salut!
C'est un sujet qui intéresse tous les boiseux. Malheureusement le premier paragraphe est incomplet et mal expliqué, alors qu'il est primordial.
Une maxime à retenir: "Le bois ne sèche pas, il se met en équilibre hygrométrique avec l'air ambiant." donc bien avec l'hygrométrie de l'air, on est d'accord.
voir un article déjà signalé: orgue-bernard....er.com/les-bois
avec des tableaux plus faciles à lire et interpréter.
et la conclusion: "On entend souvent dire qu'un bois qui a été stocké longtemps est à coup sur le plus sec! C'est une idée fausse: Si il a été stocké 20 ans dans un lieu trop humide il en sort encore trop humide!"
c'est beaucoup plus simple et facile à retenir.
Mais l'intention est bonne et les explications seront cohérentes quand le premier paragraphe sera modifié.
Bonjour
PhilippeCichon
Merci pour cette remarque (c'est pas ironique), mais pour qu'elle soit plus constructive, peux tu justifier ta réponse ?
Selon toi, qu'est-ce qui va pas ?
Qu'est-ce qui faudrait faire ou ajouter ?
Et... Je ne veux pas seulement faire un article sur le "séchage" du bois, mais aussi (et surtout) sur son usage en construction, où la connaissance de certaines règles permet de faire des compositions de parois où un équilibre hygrométrique reste dans des proportions acceptables / saines.
Un autre sujet que je souhaite aborder, mais après, c'est la gestion de l'humidité dans un local, qui peut être un atelier, une maison, ou un local "séchage", ça change pas grand chose aux principes de bases.
Ce n'est pas que le séchage du bois ne m'intéresse pas. C'est que je préfère parler de ce que je maîtrise, j'ai fais des études notamment en génie climatique, pas en menuiserie.
Par la suite, avec plaisir, je pourrais faire des recherches et mettre mes connaissances en commun avec des personnes qui maîtrisent le sujet du séchage.
Si le sujet c'est la construction ou l'habitation alors c'est un autre problème!
Les bois de charpente et l'isolation des bâtiments est une autre affaire.
Il faut remarquer que même les fournisseurs de bois pour toutes nos utilisation n'ont généralement pas de hangars adaptés pour des raisons de place et de gestion en flux tendu. Ils laisse le problème à l'acheteur en sachant qu'un bois est commercialisable dès qu'il a moins de 20% d'humidité.
Personnellement ma maison est isolée par l'extérieur. La gestion de la température et de l'hydrométrie dans ces conditions ne sont généralement pas maitrisées par les particuliers.
Il n'y a qu'à voir pourquoi les chênes de notre dame ne sont pas passés par une phase de séchage sinon les réparations devaient attendre plusieurs années.
La gestion de l'humidité dans le bois de structure, je pense que je vais juste effleurer le sujet. et je pense que je vais me contenter de parler des ossatures bois.
Le bois de charpente, c'est probablement une spécificité à part, je ne vais pas aller sur ce terrain (j'ai pas les compétences). Les charpentiers de Notre Dame (j'ai eu l'occasion de discuter avec ceux qui ont fait l'opération démonstration "c'est possible" au pied de la cathédrale) m'ont dit que la technique employée en charpente ancienne, c'était de travailler avec du "bois vert" et qu'il serait presque impossible de transformer à la hache un tronc en poutre de cette section. Je répète ce qu'on m'a dit...
Le sujet ce n'est pas que la construction. Si j'arrive à bien expliquer les phénomènes physiques, ce sont les mêmes, ça donnera déjà une base de compréhension, aussi pour les personnes qui veulent appréhender les questions de séchage du bois.
Il faut juste que je l'explique bien.
Donc si quelque-chose te paris mal expliqué, n'hésite pas à le dire.
Hello,
Sujet intéressant
Merci
Travailler du bois vert est bcp plus aisé qd on n'a que des outils manuels ( exemples : charpente, tournage). Par contre, cela demande une connaissance et une maîtrise des déformations des pièces, selon leur coupe.
Bonjour
Je déterre un peu ce pas à pas mais comme il est noté "en cours de réalisation" j'ai moins de scrupules !
Je vous parlerai de condensation (voir la photo en tête de cet interessant sujet)
Humidité de l'air ? Moi j'utilise un hygromètre à cheveux... moins précis mais plus simple à lire (lecture directe) Ancien agriculteur, cette notion d'hygrométrie m'était utile.
Mais ici, on parle de bois et d'outils métalliques
Après un épisode de froidure marquée (- 8 ) nous avons un réchauffement hyper rapide : neige un soir, pluie le lendemain matin, donc avec un air chargé d'eau ! Résultat : tous les outils métalliques non abrités sont couverts d'une buée persistante, conséquence : ROUILLE !!!
Ma vieille rabot-dégau Dubus 520 en fonte est rouillée en 2 jours !
Elle est sous un grand hangar agricole non fermé.
Quand j'étais paysan, les pièces de charrue, poncées comme des miroirs après une journée de travail pouvaient se retrouver avec des micro points de rouille en une journée !
Moralité : bien enfermer ses outils pour d'abord éviter qu'ils se refroidissent trop et ensuite, pour que l'air humide ne les atteigne pas. Mon père me racontait qu'il enveloppait le "corps de charrue" dans de vieux sac de jute tous les soirs. Une charrue rouillée demande un effort de traction beaucoup plus élevé et avec la traction animale...
J'ai confectionné un grand coffre en styrodur pour ma rabo-dégau mais... oublié de le remettre avant le redoux....
Une autre solution pour les petits outils : un vieux frigo HS, c'est un coffre isolé peu esthétique je l'avoue mais efficace.
Effectivement, j'ai un peu laisser ce pas à pas "en plan", il faut que je le poursuive.
Dans ce cas le problème est aussi et surtout que les outils chauffent moins vite que l'air, si leur température est inférieure au "point de rosée" alors humidité de l'air condense dessus...
Bonsoir,
à Amadeus41 : c'est du vécu : merci !
à MaderaMan : CQFD , et rien ne presse ! Merci.