L'Air du Bois est une plateforme Open Source de partage collaboratif ouverte à tous les amoureux du travail du bois. (En savoir plus)

Rejoindre l'Air du Bois Se connecter

Katastroff

Boite à graisse ou suif

Bonjour :)

Je cherche la méthode de fabrication traditionnelle des boîtes à graisse que j'ai pu voir dans les vieilles caisses à outils de certains "anciens".

De ce que j'en ai vu elles sont faites dans un morceau de bois d'un seul tenant, un trait de scie oblique fait sur le dessus, couvercle découpé ensuite, puis évidée avant de remettre le couvercle avec une unique vis. Je suppose un bois tendre ou encore vert, difficile de savoir quoi vu que le temps et la graisse en ont modifié le aspect comme... L'odeur.

Mais ce sont des suppositions ! En avez vous fait ou savez comment ? J'aimerais m'en faire toute une série pour ranger mes épices qui prennent une place folle dans leur contenant en verre.

Cyberugo
( Modifié )

Question bête : à quoi cela peut-il servir ?

dneis

Ben à stocker de la graisse 😁
C'est pour pouvoir graisser les outils, soit pour qu'ils ne rouillent pas pour les conserver, soit pour améliorer la glisse (sciage par exemple).

Katastroff

Pour graisser les vis aussi, ce qui les protège de l'oxydation et permet un dévissage, bien des années plus tard, par le menuisier ou la menuisière qui interviendra sur le truc (je ne sais pas combien de fois j'ai béni mes prédécesseurs mais quand on rénove quelque-chose avoir une vis qui sort de son logement sans aucun problème, même quand elle est là depuis 50 ans c'est tellement cool)

etiennedesthuilliers
( Modifié )

bonjour
à ce que mes chiens lorsqu'ils trouvent ma boite a suif me la dévorent et aille l' enterrer dans le jardin pour finir plus tard le festin
etienne

Cyberugo

😂

Katastroff

Faut dire que ça soit leur chatouiller les narines 😂

Connectez-vous pour ajouter un commentaire.
?

4 réponses

1
Ateliers Le Chapelain
( Modifié )

Roy Underhill de l'emission Woodright's shop, l'explication est en anglais mais les images peuvent suffirent à elles même.

Mis à jour
Katastroff

Ho! Merci beaucoup !

Connectez-vous pour ajouter un commentaire.
0
Tarazhilt

Bonjour,
jeune apprenant, je ne m'étais pas fait une boite à suif, mais dans le m^me principe une boite pour ma pierre à huile. Le bois choisi à l'époque: un morceau d'érable.
Ne pas hésiter à choisir un bois dur au contraire. ET l'entaille ( le trou) a exécuter tout doucement par enlèvement de copeaux au ciseau à bois. Il y a une méthode, largement éprouvée..... je ne sais si elle a été présentée sur ce site? Si besoin, je pourrai m'étendre. Mais le mieux est une vidéo montrant le geste.

Katastroff

Merci! Étant donné que je vais en faire beaucoup (une quarantaine), je vais industrialiser un peu le processus et évider à la défonceuse plutôt :)

Guilh63

Tarazhilt je viens d'apprendre à mes dépens qu'effectivement, il faut y aller tout doucement... en voulant aller un peu trop vite avec un ciseau large et costaud (20 pour une largeur de boîte de 34 environ), j'ai fendu un des côtés! Il y a une combine particulière? Je comptais recommencer en étant moins gourmand, bien sûr, et en prenant un ciseau moins large (et plus fin, comme ça je ne serai pas tenté de taper dessus comme un bourrin!)

Tarazhilt

Je vais essayer de faire un petit reportage photo.

Guilh63

Si tu en as le temps et la patience, ça sera top merci beaucoup!

Tarazhilt

Image 1: les outils choisis, une pièce de hêtre et une entaille matérialisée par 2 traits à la PAT ( pointe à tracer...là, c'est plutôt un couteau) dans le sens perpendiculaire au fil du bois et 2 traits au trusquin. Mes traits dépassent là la limite d'entaillage mais jamais si cela reste visible. Ces 4 tracés entament déjà la surface du bois...l'usinage est presque commencé. Un trait de crayon ne dépose qu'un peu de graphite.
Image 2 : choisir un ciseau de la largeur de l'entaille ou à peine inférieur. Mais au début commencer comme je le montre, cela laisse un peu de marge, mais ça donne du travail supplémentaire.
Tailler en étant perpendiculaire au bois, commencer à un ou 2 mm de l'extrémité. 2 coups de maillet lourd ( un coup faible pour marquer et un fort pour enfoncer l’arête) . Il ne se passe pas grand chose: la matière résiste. Le deuxième coup, 2 mm plus loin, même force et là, on sent que ça s'enfonce et parfois un petit éclat se sépare: c'est parfait. Toujours avec la même force , on entaille jusqu'à 2 mm du bout. On ne mesure pas bien sûr.
Image 3: sans le maillet, le poids de l'épaule doit suffire, on ajuste les bords dans le fil avec un ciseau bien vertical. Si une fibre de bois ne se détache pas, on pivote son ciseau de 90 ° et on tranche. L'objectif est d'obtenir une première "fouille" encore peu profonde.
Image 4: et on reprend. Mon ciseau étant plus étroit que l'entaille, je l'ai placé une fois d'un cotè, une fois de l'autre. Je ne suis pas allé jusqu'au bout pour montrer le fond de l'entaille après la première passe.
De nouveau, on place le plat du ciseau sur chaque côté de l'entaille et selon la résistance du bois , on s'autorise ou pas un coup de maillet. Attention, dans ce sens le bois a tendance à fendre !

Tarazhilt

Image 5 : elle ne montre que le ciseau, dont l’arête tranchante avait trouvée sa place dans le léger sillon fait par la PAT, enfoncé cette fois au maillet en veillant bien que la planche du ciseau est bien verticale.
Dans cet exemple le deuxième coup viendra enlever le petit carré restant. Et on fait de même l'autre bout de l'entaille.
La difficulté de ce type d'entaillage est de ne jamais s'appuyer sur les arêtes pour "fouiller" le fond de l'entaille. C'est pour ça qu'on laisse ces 2 mm le plus longtemps possible pour que le ciseau qui immanquablement va venir toucher ce bord et l'autre n'abime que cette matière à enlever en fin. Dans cet ex., l'entaille est peu profonde, je ne me suis pas préoccupé de vérifier une profondeur.
Pour cela, l'usage d'une guimbarde est utile. Si on en a pas, on peut soit mesurer avec un réglet, soit contrôler avec une plaquette de la bonne épaisseur. Dans le cas d'une entaille débouchante d'un coté du bois ou des 2, il est indispensable de marquer la profondeur par 2 traits de trusquin.
Et comme c'est traversant, on peut scier en travers fil avant d'enlever au ciseau.
J'avoue que décrire une méthode donne un texte long à lire. Je n'ai pas repris le style pour peaufiner le texte: soyez donc indulgent.
En conclusion, il faut s'exercer, la récompense arrive vite, à condition d'avoir des outils de qualité.
Je n'ai pas indiqué sur l'image 1, on devine le martyr, objet indispensable à avoir sur son établi.
On ne voit pas le moyen de serrage: dans ce cas un simple serre-joint, mais le plus souvent un valet.
Bons exercices....

Guilh63

Merci d'avoir pris le temps. En fait, c'est comme pour entailler une charnière, il faut y aller doucement, même si on doit creuser plus profond. Mon erreur a été double: j'ai voulu faire comme quand on creuse une mortaise au ciseau, en allant un peu plus profond chaque fois. Et le coup fatal: y aller au maillet au lieu de parer gentillement sur les joues... Effectivement, dans le sens du fil ça ne peut que fendre. Comme quoi, il faut toujours revenir aux fondamentaux! merci encore pour la leçon.

Connectez-vous pour ajouter un commentaire.
0
etiennedesthuilliers

bonjour
elle sont en general au début de sa carrière avec le premier morceau de bois qui fait l affaire
a l' école c'est bien souvent un exercice pour débutant
elles sont taillée dans un seul bloc
celle de mon grand père est en chêne, celle de mon père a une forme différente mais est en chêne
celle que j ai faite a l école est en hêtre mais j'en possède trois autres faites dans des tabatières à prisée qui elles sont en bois précieux
un menuisier qui aime le luxe

Katastroff

Oh! Merci! Huhuhu des fois ça fait plaisir aussi d'utiliser du bois un peu classieux.

Connectez-vous pour ajouter un commentaire.
834 vues
4 réponses

Publications associées

0 collection

Licence

Licence Creative Commons
Voir aussi
Navigation