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RomainDD

Des avis pour poursuivre une reconversion ?

Bonjour à tous
Je viens avec mon petit désarroi et avoir les avis des pros du secteur.
Il y a un an, après un parcours pro chaotique, je me suis lancé dans une reconversion en menuiserie bois. J'ai quelques soucis exécutif dans ma vie, j'avais à la fois besoin de faire quelque chose de concret professionnellement mais également une grande envie d'enfin apprendre un travail manuel mais je savais que j'avais besoin d'accompagnement.
Du coup j'ai obtenu un titre professionnel de menuisier fabricant dans un CFA compagnons. Rien à dire, je suis ravi de ce que j'y ai appris, mais je sais également que je suis loin de maîtriser ce métier, simplement des techniques de bases et des outils essentiels, mais pour moi, il faut que je continue d'apprendre, je me suis donc lancé dans la recherche d'une alternance pour obtenir le BP. Les formateurs m'ont dit que ça serait dur, l'écart entre TP et BP étant plutôt grand, mais ce n'est pas le réel problème, j'ai l'impression que le secteur est en train de s'effondrer. La section BP du lycée pro à côté de chez moi a été fermée faute de candidat, j'ai contacté un paquet d'entreprise, la plupart me disent qu'elles n'ont pas assez de visibilité pour se permettre un apprenti, d'autres sont obligé de licencier voir mettre la clé sous la porte.
Est-ce-que ce problème est particulier à mon secteur géographique, ou le métier est il en train de subir les soucis économiques actuels au même titre que partout ailleurs ? Il faut par ailleurs noté que j'ai une RQTH qui me permet d'être embauché en apprentissage et non en contrat pro, ce qui limite tout de même le coût de l'embauche (et permet même des aides) mais je ne sais pas si c'est quelque chose qu'il faut mettre en avant ou plutôt qui va rebuter un artisan pour une embauche.

Mis à jour
DirtyEddy

Salut,
J'ai suivi le même parcours que toi il y a 6 ans et mon constat est nuancé.
Sur tes capacités et ta technique seul toi peut répondre. Lorsque j'ai cherché mon alternance les anciens me disaient que j'étais trop vieux pour débuter (36 ans à l'époque) car il ya trop de choses à apprendre...
Pour ma part il n'était pas question d' enchaîner que le BP, alors j'ai débuté en faisant des petits travaux de bois, simples, poser du lambris, des fenêtres, j'ai fait de l'intérim etc. Progressivement j'ai développé mes compétences et mes chantiers. Ça prend du temps et de l'énergie. C'est dur.
Le second point, c'est que j'ai changé de région pour effectuer ma reconversion. J'habite en "vacances" ajd dans les Alpes, il y a donc des logements secondaires et donc du travail. Le revers de la médaille c'est que je n'avais aucun réseau là bas, il faut donc du temps pour se faire sa place.
Ajd je ne regrette pas mon choix de ne pas faire le BP mais ça nécessite une rigueur dans sa propre formation continue et dans ces choix techniques.
Quoiqu'il arrive tu devras commencer par les petits boulots. Peut être que le mieux c'est de t'inscrire en intérim quelques mois pour voir.
Bon courage à toi, car oui il va t'en falloir mais ça en vaut la chandelle que tu ailles au bout du projet ou non. Le mouvement c'est la vie !

RomainDD

Désolé, je n'avais pas vu ta réponse avant !
Oui le but de toute façon c'est de progresser, le choix du BP c'est pour continuer à apprendre le métier dans un cadre accompagnant plutôt que de me lâcher dans la nature avec mon syndrome de l'imposteur et mon manque de confiance. Grosso modo, les compétences j'en ai acquis certaines indispensables, mais je suis d'un naturel qui fait que j'ai du mal à trouver ma place quoi qu'il arrive, ça rend tout compliqué. Mais oui, si la recherche de BP ne mène nulle part, l'interim et la prise d'expérience sur le terrain sera l'alternative, ça manque juste de stabilité à mon goût ^^

DirtyEddy

Le syndrome de l'imposteur tu vas l'avoir longtemps, moi je commence à peine en voir la sortie...
effectivement ne te mets pas à ton compte tout de suite, pas par manque de compétence mais par manque d'assurance. C'est effectivement stressant d'être à son compte surtout au début. Entre les choix techniques, chiffrer correctement ses devis et trouver des clients, faut les nerfs solides. Donc commence sans stress en intérim ou en sous-traitant/employé et tu verras bien où ça te mène ;)
Passer le pas comme tu l'as fait c'est déjà faire preuve de courage et ne pas aller au bout ce n'est pas non plus avoir échoué. Donne toi la chance et ne regrette rien.

RomainDD

Merci 🙏

Jack1947

Bonjour.
Je ne connais pas bien les sigles utilisés en France, comme CAP (Certificat d'Aptitude Professionnelle), ou BP ? ), mais je fais le même constat que executionbois: au fil des ans, la valeur des diplômes a été diluée au prorata des années ajoutées par les autorités politiques et académiques en reculant l'âge d'accès au monde du travail en "améliorant de la sorte les statistiques du chômage..." C'est en tous cas le cas qui se vérifie en Belgique.
Etant à la retraite depuis vingt et un ans, j'ai pu constater la dépréciation progressive de la valeur des brevets délivrés par l'enseignement officiel.
Cela explique sans doute en partie le succès des formations diplômantes parallèles mieux axées sur la pratique.
Pour ne donner qu'un exemple: j'ai eu en stage de vacances un étudiant qui était incapable de récupérer à ma demande une mèche à cône morse sur une foreuse à colonne. Il m'a déclaré que c'était son professeur d'atelier qui s'en chargeait habituellement!
Pour ces diverses raisons, j'ai été adepte des cours du soir et des stages type "les Allisiers" et autres qui s'adressent aux gens motivés.
Bonne chance à toi pour ta volonté de reconversion.

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6 réponses

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Lars

Je ne connais pas le système de formation en F. Par conséquent, il m’est impossible de commenter quoi que ce soit. Par contre, je salue vos efforts de conversion - formation et vous souhaite bonne chance. La persévérance sera nécessaire.

Afin de partager les frais fixes, de nombreux artisans par ici partagent des locaux et l’outillage lourd ensemble, selon des arrangements établis. Cela permet aussi d’avoir souvent 4 mains plutôt que 2 pour déplacer une porte …

Les règles de « partage » doivent être claires, sans ambiguité, et il faut s’y tenir. Ce qui aide, c’est lorsque les partenaires se connaissent et ont un niveau d’égo comparable.

RomainDD

merci pour le soutien, c'est toujours appréciable. Je voulais créer un atelier partager pendant un temps, mais ça demande une somme d'investissement que je n'ai absolument pas envie ni même la capacité de mettre

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executionbois

Bonjour a toutes et a tous,

Pour moi le vrais problème, en tant que correcteur, c'est le manque de formation dans les métiers dit techniques les forums et YT vous laissent espérer mais la réalité est toute autre, j'ai plus d'une douzaines d'années de formation + des stages de spécialisations, notre CAP valait largement 2 BP d'aujourd'hui même un bon autodidacte aura du mal sans les bases solides donc il vaut mieux se rapprocher d'un ancien menuisier toujours en activité qui sera surement plus riche en enseignement que toutes les formations complémentaire d'aujourd'hui.

Bon courage a vous.
le menuisier avec 50 ans d'expériences et qui ne cesse d'apprendre.

RomainDD

Bonjour !
Ca c'est une remarque qui revient, la qualité des formations a largement régressé depuis quelques années. La priorité va à la mise à disposition pro la plus rapide possible au détriment de la qualité. On se retrouve avec des dizaines d'élèves par établissements qui sortent chaque année avec une formation plus que basique et si, comme moi, on aurait besoin de plus pour gagner en assurance c'est vite compliqué. Trouver un menuisier prêt à former, c'est compliqué aussi au vue justement de la situation économique. Quelqu'un qui embauche n'a pas envie d'un employé à moitié opérationnel qui fera perdre plus de temps qu'autre chose, il faut trouver quelqu'un qui est prêt à sacrifier du temps et du revenu pour transmettre, plus grand monde n'a ce luxe aujourd'hui je pense.
Sans compter toutes les remarques que j'ai pu manger en mode "les compagnons c'est plus ce que c'était" ou "de toute façon en 8 mois tu vas rien apprendre" - et j'entends que les anciens soit désabusés face à cette situation mais la fameuse approche du "c'était mieux avant" ne servira qu'à décourager les moins motivés et les plus fragiles qui auraient envie de s'investir mais sont découragés par les jugements. Le constat est vrai, mais on fait avec ce qu'on a 😆

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Thomas64

Salut à toi,
Je me retrouve complètement dans ce que tu décris. La recherche d'entreprise en ce moment, c'est un vrai parcours du combattant,
-Entre ceux qui travaillent seuls,
-Ceux qui ont déjà leurs apprenti(e)s pour 1 ou 2 ans,
-Ceux qui ne sont pas aux normes ou qui n'ont pas assez de travail sur le long terme,
-Et les entreprises qui ne veulent même pas chercher à connaître ton parcours...

Ce n'est clairement pas un problème géographique. Le contexte économique refroidit pas mal d'artisans (il faut aussi se mettre à leur place...). On est sur des métiers manuels concrets et irremplaçables, mais le marché reste très tendu.

De mon côté, je suis en reconversion suite à une inaptitude médicale après 10 ans comme paysagiste.
Pour la RQTH, je la mentionne dans mes mails de manière discrète, ou bien en réel si on commence à parler de contrat et d'aides.

Après ma période de transition, j'ai essayé de travailler en intérim. Mais chercher du boulot sans aide après 10 ans d'activité, ce n'est jamais simple, et encore faut-il que le métier choisi nous plaise.

Il faut que tu repenses à ce pour quoi tu as entamé cette reconversion et à ce que tu envisages pour la suite. Il faut suivre tes envies, tes projets, tes créations... Essaye de nouveaux assemblages, teste les scies japonaises, les queues d'aronde, apprivoise la défonceuse, les gabarits... Il faut sortir de sa zone de confort !

Concernant l'option de la micro-entreprise, c'est fou, mais on n'a rien à perdre. Il ne faut juste pas vouloir être trop ambitieux au départ. Pour commencer, j'envisage le statut de fabricant-revendeur ; avec France Travail et la CMA, il y a des accompagnements et des aides.

C'est dur, mais il faut persévérer. Quand on a cette passion pour le bois et l'artisanat, il ne faut surtout pas s'arrêter aux refus !

RomainDD

Merci Thomas64 ! Je ne connaissais pas ces aides, je vais me renseigner. J'ai pas de grandes ambitions salariales ou monétaires, l'objectif c'est de vivre correctement d'une activité qui me plait. Et j'ai appris à me contenter de peu, au final, si j'ai besoin d'argent acutellement ça serait pour m'équiper en matos pour pouvoir bosser. Mais la recherche de client risque être plus fatigante que le boulot en lui même (du moins moralement), tout comme la recherche d'une entreprise.
C'est également suite à une inaptitude que j'ai entamé cette reconversion et j'ai déjà eu la confirmation à plusieurs reprises que j'étais ravi de ce choix donc c'est déjà positif à ce niveau là.

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MonsieurBella

Salut,
Le contexte économique mondial et national est plus que tendu, bien plus que les années précédentes
Beaucoup beaucoup de boîtes avancent à tâtons, n'ont pas de visibilité, et ne vont donc pas prendre le risque de financer l'apprentissage de quelqun (cela est un coût, même à paye moindre)

La solution de faire son auto pour bricoler à droite et à gauche ne te permettra sue à tes dépends de continuer ton apprentissage, mais cela restera la solution la plus facile à mettre en place pour toi,

Bon courage et Bonne route ! :)

RomainDD

Ca confirme ce que je pensais, effectivement on n'est pas dupe devant la situation actuelle, et je suis pas étonné que ce soit partout pareil, c'était plus pour me rassurer que c'était pas que moi le problème 😅

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stefchrys

Pourquoi ne pas commencer par monter ta propre entreprise en Micro, et faires des boulots simples. A côté de cela faire de l'interim comme dit plus haut pour ammasser de l'XP.
Je vois que tu es dans le Sud Gironde, pas trop loin de chez moi , parfois je prend avec moi des micro entrepreneurs pour avancer sur certains chantiers que je ne peux pas faire seul, ca serait un plaisir d'en discuter de vive voix

RomainDD
( Modifié )

J'avais une microentreprise pour ma précédente activité que j'ai clôturée récemment et je crois qu'il y a un certain délai avant de pouvoir remonter une structure sans se faire allumer par l'ursaff. Après, en plus, je suis assez nul en démarchage et premier contact (pas mal d'anxiété sociale ici), bref ça cumule un peu les soucis.
Mais oui, je me laisse encore quelque temps pour essayer de trouver un apprentissage, je pense que c'est ce qui me permettrait de gagner en confiance tout en assurant une certaine stabilité financière au début. Mais après j'aurai pas d'autres choix que l'intérim même si la nouveauté pour moi c'est un sacré obstacle.
Pour avancer, il faut se faire violence ^^
Après, l'idée de travailler en sous-traitance avec d'autres entrepreneurs, c'est une alternative qui me conviendrait bien, je pense, de par la liberté/flexibilité que ça permet. Et avec plaisir pour le contact

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Jack1947

Bonjour.
Je ne suis pas habitué au système scolaire frança!s, mais j'ai fait un stage qualifiant de menuiserie aux Alliziers il y a des quelques années, à l'occasion de mon départ à la retraite J'avais besoin de confirmer mes connaissances acquises "en solo" pendant des années, et j'ai été très satisfait de mon stage
Ceci pour dire qu'il y a bon nombre d'organismes sérieux reconnus, en France en particulier
Il vous serait peut-être utile de contacter ces centres de formations qui dispensent un savoir de bon niveau où on peut trouver des interlocuteurs et conseillers sérieux aptes à vous conseiller valablement
Bonne chance dans votre recherche d'une solution à la hauteur de vos ambitions

RomainDD

Je suis toujours en contact avec le CFA des compagnons où j'ai eu mon TP pour essayer de passer le BP en alternance, mais après une quarantaine de candidatures, je n'ai eu que des refus. Mais la situation semble compliquée, un autre CFA à côté de chez moi doit fermer sa section menuiserie cette année faute d'entreprise pour prendre les alternants. Il y a de belles formations effectivement mais je pense que le secteur est en souffrance pour les structures qui ont pour habitude d'embaucher les alternants.

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