Bonjour à toutes et tous,
Nouveau sur l'"air du bois", je lance une question à laquelle je n'ai pas trouvé réponse.
J'ai lu en détail le pas à pas Charpente de sylvainlefrancomtois que je remercie très chaleureusement pour cette introduction très riche à la charpente. Si ce pas à pas m'a bien appris une chose, c'est que la logique du novice que je suis est fort souvent erronée lorsqu'il s'agit de charpente :).
Bref, j'ai pour projet d'aménager une partie du grenier d'une longère corrézienne en pierre. Je souhaite prendre toutes les précautions pour être sûr que les charges ajoutées ne viennent pas mettre en danger la charpente.
La pièce fait environ 6.5 x 6 m2 au sol. La portée des pannes est d'environ 3.6m entre deux fermes. Les fermes sont des fermes à double entrait, angle de 50.3° environ, portée des entraits de 6m, couverture 75 kg/m2. Ci-joint quelques photos et un plan, sommaire.
Le projet serait d'isoler une partie des rampants et de faire un plafond léger (combles perdus) en prenant appui sur les faux-entraits. Je doute de chaque étape et j'essaie de calculer les charges admissibles de chaque élément de la toiture, en particulier les pannes et arbalétriers, mais restons-en déjà à une première question :) :
- Est-il possible de faire reposer un solivage sur un faux entrait ? Suffit-il de calibrer la charge / la section du faux-entrait pour que la flexion ne dépasse pas les flèches admissibles classiques, ou bien-y-a-t'il des précautions supplémentaires à prendre du fait que le faux-entrait travaille en compression déjà ?
Sur ce chantier, le faux entrait de la ferme du milieu, le plus sollicité, reprendrait environ 400 kg (~20m2 de plafond : isolation ouate soufflée, solivettes et "lambourdes" pour fixation lambris peuplier), portée 3m, section 100x200 (hauteur). Si j'ai correctement effectué le calcul, la flexion résultante est convenable, mais encore faut-il qu'un tel calcul soit applicable.
Pour renforcer la charpente, si besoin, j'ai pensé à des aisseliers qui viendraient soutenir le faux-entrait et l'arbalétrier par la même occasion (section 130x140 pour le plus petit, portée ~2.7m entre les deux entraits). Il y a des aisseliers sur d'autres fermes de la charpente, de l'autre côté de la maison, pour lesquelles les faux-entraits y sont plus petits.
Si j'ai oublié un élément important, n'hésitez pas à me dire !
Merci beaucoup par avance pour vos conseils,
Gaëtan
4 réponses
bonjour j ai lu avec attention vos échanges , vous posez une question a laquelle aucune personne sérieuse et compétente peut répondre
un bâtiment est un ensemble et a la vue de trois photos il est impossible de répondre
donc il faudrait avoir beaucoup plus de renseignements
vous dites que deja un entrait a été supprimé mais je ne comprend pas par quoi il a été remplacé si c est un faux entrait moisé avec 2 boulons ce n est pas un travail de pro car cela ne tient pas les murs et reportent les charges autrement
de plus un conseil d 'un pro l' engage en cas de pepin aussi le vrai professionnel est prudent
et en plus nous ne connaissons rien de vos compétences en matière de la réhabilitation de bâtiments anciens sauf une envie de faire bien
etienne desthuilliers le charpentier de service
Bonjour,
Moi je suis de la nouvelle génération, c'est à dire que je considère que les charpentiers ne font aucun calcul (et c'est un illustre charpentier de ce forum qui l'a confirmé). Je considère pour ma part qu'il y a des calculs absolument nécessaires à effectuer comme les aspects de la neige et du vent (et ce n'est pas si simple crois moi) et les problèmes de stabilité. Je ne parle pas des problèmes de fondations qui sont eux aussi absolument à prendre en compte (et ces derniers sont assez complexes). En gros construire un ouvrage c'est un métier et malheureusement un charpentier, à mon sens, n'est absolument pas capable de réaliser cette chose. Tout ce que j’ai vu construit par des charpentiers ne me convenait pas…..c’était fait au pif et contraire à ce que j’avais appris.
C'est certain qu'il y a une multitude de maisons anciennes bâties avec du bois et du torchis qui tiennent, mais ce n'est pas ce que l'on apprend à l'école. D'autre part je le souligne toutes les structures comme la tienne sont incalculables avec les moyens actuels. En ce qui me concerne je ne suis pas en admiration devant une telle structure conçue « au pif », je préfère de loin, par exemple la voute du CNIT.
Alors revenons à ton problème. Tu te trouves devant un problème que j'estime être tout à fait correct. C'est ce qui aurait pu m'arriver si j'avais été à ta place. Je t’avoue ne pas avoir bien compris réellement le problème. En ce qui me concerne, je pense qu’un pro charpentier ne t’apportera RIEN de vraiment sûr. Fais attention aussi à ceux qui se disent expert, j’ai rencontré des experts d’assurance nuls comme des cochons. Pour moi, il faudrait que tu trouves un spécialiste des structures qui viendrait voir ton problème, à qui tu raconterais ce que tu as supprimé, qui analyserait le problème et ferait un calcul très approché, avec une descente de charges même approximative et qui te rassure. Si tu es en région Parisienne ce serait pour moi un jeu d’enfant de te rendre service. Bon courage.
Calculate
Bonsoir,
n'étant ni sérieux ni compétent, je ne me prononcerais donc pas formellement sur la possibilité de mettre du poids sur ce faux entrait. Soit dit en passant, sa fonction n'est pas d'en recevoir, et même si sa section est respectable, je doute que son assemblage avec les arbalétriers apprécie un cisaillement non prévu.
Par contre, en pensant "hors du cadre", et en paraphrasant Kentaro lorsqu'il propose une tente, je serais bien tenté d'imaginer une structure portée par le plancher ( et les solives ou poutres supportant celui-ci, probablement disposées de mur extérieur à mur extérieur).
Avec une ossature légère doublée d'un lambris intérieur,, juste reliée à la charpente, sans lui transmettre d'effort, supportant un isolant déroulé à l'extérieur, et avec les trémies qui vont bien pour raccorder les fenêtres de toit...
Zéro effort sur le fameux faux entrait, ni sur le reste de la charpente, sections fines, ( 70 x 35 soit du demi-chevron, voire moins...) avec entre-axe de 60cm ou moins.
Si on double voire même si on triple le poids proposé, sa répartition sur les solives, (voire même sur le mur pour partie, les solives devant remplir le rôle "d'entraits"), cela me semble être parfaitement acceptable.
Ventilation de sous-face de toiture garantie, et " cerise sur le gâteau " une charpente intacte pour le jour ou un tenant de l'esthétique initiale choisira de démonter le bazar...
Un seul bémol, une perte de surface, mais est-ce si grave ?
À suivre.
Jean
Je ne comprends pas qu'on puisse avoir l'idée de bouziller une telle charpente et un tel endroit... Acrrocher des plafonds à la charpente, mettre de murs de parpaings, tout isoler et cacher l'architecture de bois, quelle idée...
Une telle maison, c'est un tout, la charpente, les murs de pierre et colombages. Elle a été construite pour un certain usage, et pas pour qu'on y rajoute X tonnes de plus... On ne fait pas du bricolage d'amateur avec de pseudo calculs...
Et tout ça, pour qu'à la fin, cela ressemble à une maison Bouygues bourrée de placo...
Si vraiment tu veux mettre un truc habitable dans cet espace, fait des cubes indépendants, en bois léger, démontables, indépendants et faits de manière à ce qu'ils ne dénaturent pas l'ensemble, le jour où quelqu'un voudra retrouver l'aspect original.
Ou installe une grande tente...

