Bonsoir,
Je me suis fabriqué une planche à recaler mais dont les résultats ont été plus que mitigés.
J'avais, entre autres, en effet un problème d'équerrage, auquel j'ai remédié ce week-end. J'ai dû riper au moment du collage malgré mes précautions...
Bref, après essai ce soir, cela semble enfin être concluant.
Je me pose néanmoins deux questions.
1/ Est il normal que le rabot bute parfois comme dans un mur si on engage fermement la planche à recaler ? Je parle ici d'un bois de bout (de l'aulne en l'occurrence). (Et j'ai peur d'abîmer la lame...)
2/ Cela reste très physique ! Pas mal d'efforts pour arriver à gratter quelque chose. Et cela rejoint un peu ma première question.
Est ce normal ou est ce que je m'y prends mal, ou ma planche conserve un défaut ?
Merci de vos éclairages.
5 réponses
Une photo aiderait a comprendre le probléme , raboter en bois de bout nécessite peu de fer et un affutage rigoureux mais si ces conditions sont remplies cela ne demande pas d effort physique.
Entièrement d'accord, j'ai qques temps eu tes difficultés et je sortais trop la lame. Limite tu rentres la lame et tu la sors petit à petit jusqu'à ce qu'elle touche ton bois à recaler. dès que ca touche tu sors en faisant un quart de tour de molette et c'est parti.
Bien sur la qualité d'affutage joue beaucoup ? sais tu bien le faire ? :)
Voici les photos.
normandie BingoDS et les autres que je remercie.
Photo 1 : planche à recaler
Photo 2 : semelle du rabot
Photo 3 : Sortie de la lame dans les conditions initiales (avant que je ne touche à nouveau, pour vous envoyer ce que j'avais lors de ma question.
Après toutes vos remarques, j'ai bien l'impression que mon rabot n'est pas suffisamment affuté effectivement. Je vais y remédier ce week-end.
J'ai joué ave la sortie de lame, et pas grand chose. Je pense que le problème vient effectivement de l'affutage.
Calvus, ta planche à recaler semble vraiment très bien.
Pour les photos 2 et 3, la sortie de lame me paraît correcte mais ça reste difficile de juger sur une photo.
Et la remarque de TenonBon sur la sortie du fer est vraiment bien, j'imagine que c'est ce que tu fais :
Limite tu rentres la lame et tu la sors petit à petit jusqu'à ce qu'elle touche ton bois à recaler. dès que ca touche tu sors en faisant un quart de tour de molette et c'est parti.
J’ai vu que tu répondais à etiennedesthuilliers en disant que tu possèdes un n°6 (à remettre en état). Ca sera certainement plus facile pour recaler grâce à l’inertie supplémentaire.
Pour ton ou tes fers, qu’est-ce que tu utilises pour l’affûtage ? Tu respectes bien toutes les étapes : pierre (grit >>>), création du burr, puis passage au cuir ?
Si tu peux déplacer la butée, je te conseille de la mettre un peu plus en avant. Ça t'évitera que ton rabot ne pique du nez après la passe. Pour le reste, pas mieux que les autres: affûtage, affûtage, affûtage; ne pas être gourmand sur les passes. Avec l'habitude ça viendra!
bonjour o
pour moi le numéro 4 n est pas adapté angle de coupe et poids a ce genre de travail il vaut mieux un 6 ou un 7 pour ce travail ou bien un 62 avec un lame en rapide l angle de coupe est mieux adapté
passer un petit coup d'éponge humide sur le bout du bois a dresser pour voir si cela améliore la coupe et de la paraffine sur la semelle du rabot, le contre fer doit être à un mm et demi chez cela fait des vrais copeaux
le coup du rasoir ne préjuge pas de la qualité de l acier et on est pas la pour couper les cheveux en quatre Etienne desthuilliers maitre menuisier entre autre
Le 62 est à 200 euros tout de même...
J'ai un numéro 6 que je voulais utiliser, mais il faut que je le remette en état avant. Il a pris pas mal de rouille.
je suis assez stupéfait de dire qu' il fallait humidifier les bois de bout et qu'aucun professionnel n' ai relever la proposition
essayez et donner moi le résultat , c est peut-être un truc de métier que l on évite de divulguer
etienne desthuilliers qui n est pas bois de bout
etiennedesthuilliers testé ce jour, approuvé et sauvegardé. Un copeau de hêtre de bois de bout sur la pleine longueur au n°5 avec une glisse déconcertante
Bonsoir,
Alors ce n'est pas un numéro 6 que j'ai, mais un numéro 5.
Je l'ai remis en état. Plusieurs heures.
Peut-être faudrait il que j'ouvre plutôt une nouvelle discussion pour cela, car j'ai pas mal de questions..
J'ai aussi remis en état mon petit rabot de paume, qui avait pris la rouille mais par ma faute cette fois, je l'ai oublié sur une table à l'extérieur...
Je n'arrive pas à enlever les marques noires, elles restent malgré l'essuyage immédiat et l'application d'huile de camélia. J'ai même l'impression que l'huile accélère et intensifie le processus...
Bref, après restauration et affutage, le problème reste entier.
J'ai bien l'impression qu'il vient du bois et non de mes rabots. Car avec un autre bois, j'obtiens des copeaux, avec l'aulne lamellé collé, c'est une catastrophe ! Que de la poussière, et encore, très difficile à obtenir !
Je joins les photos.
N°5 avant restauration.
Maintenant, voici les images du résultat selon les 2 bois. Essais réalisés à 1mn d'intervalle.
Tes copeaux sont à mon avis trop épais, signe d'une sortie légèrement excessive dur fer. Fonctionnera peut-être sur bois peu exigeant mais pas sur tout
Calvus, +1 avec TenonBon, tes copeaux semblent vraiment trop épais (première photo), ce qui veut dire que ta lame est vraiment trop sortie. Du coup sur ta seconde photo, passe trop importante et/ou fer à revoir côté affûtage.
Pour te donner un ordre d’idée, je viens de sortir un copeau dans du chêne avec le rabot que j’utilise pour recaler : environ 0,06 mm. Avec un réglage comme ça, le recalage en bois de bout dans du chêne se fait sans difficulté particulière, alors que c’est pourtant nettement plus dur que l’aulne.
Quelle est l'épaisseur de ton copeaux ?
Si tu vises du 0.10 en épaisseur, tu peux nous dire ton résultat avec du bois de bout ?
PS : ton aulne est du lamellé-collé… fais tes tests sur un vrai morceau de bois, quitte à le découper.
J'ai exactement le même pied de chez ks tool et j'ai exactement la même taille de copeaux ... j'espère qu'il n'a pas qu'une valeur 
J'ai mesuré l'épaisseur des copeaux. Je n'y aurais pas pensé !
J'étais à 0.2mm. Je suis passé à 0.1mm après vos remarques. Toujours ok sur le chêne (il me semble que c'est du chêne..), mais toujours poussière sur l'aulne. Mon appareil de mesure ne semble pas capable de me donner des mesures au centième. Dixième seulement.. Je ne sais donc pas si je suis à 0,1 ou 0,005.. Dès que je rentre un peu la lame, plus rien, même pas de poussière..
Bonjour,
Merci de vos réponses.
J'enverrai des photos ce soir.
Bonjour,
ne t’inquiète pas, la planche à recaler c’est pas très utile et difficile à utiliser. J’en ai une et je ne m’en sert presque jamais.
Bonjour,
Merci de ta réponse.
Mais comment fais tu alors ? Mes planches ne sont pas à angle droit, et elles doivent bien l'être. Même si j'avoue que je commence à avoir de bons résultats avec mes scies japonaises et des guides à 90°. Mais il faut être très très précis sur le positionnement, et il me manque parfois 1mm ou 1/2 mm... D'où l'idée de la planche à recaler..
En fait tout dépend de ce que tu fais, en ébénisterie je me vois mal me passer de ca, pour des travaux de menuiserie la tolérance est plus grande généralement
Perso je fais de la restauration, du mobilier et des outils, le tout avec les techniques anciennes donc tenons, mortaises, queues d’arondes, … Pour ça pas beaucoup de place pour une planche à recaler. Quel est ton modèle de planche à recaler?
Tout dépend à la fois des pièces et des choix techniques! la plupart du temps, pour de la menuiserie classique, pas la peine de recaler. Ni même de faire des arasements à 90 pour des épaulements de tenon, par exemple. On peut se débrouiller pour n'avoir que des assemblages "tolérant" des abouts approximatifs.
Mais quand on travaille sur des petits coffrets, qu'on va vers l'ébénisterie... du de se passer du recalage. Sans parler des assemblages à 45° ou autre!
Après, je suis d'accord qu'il y a des habitudes discutables. Pour les QA, partir de parallélépipèdes parfaits pour pouvoir les tracer au trusquin est inutile (il suffit d'avoir un trait de référence pour l'arrête intérieur)... mais confortable!
Quand je faisais tout à la main, je recalais assez peu. Maintenant, il m'arrive assez souvent de passer un coup de scie à ruban puis de finir à la planche à recaler...
+1 normandie, Calvus une photo de ta planche, mais aussi de la sortie de ton fer, de l'état de ton fer et ton rabot en général peuvent aider.
Peu de fer c'est la clef.
Cependant je ne suis pas tout à fait d'accord sur l'effort physique, ça peut réclamer pas mal d'effort si il y a beaucoup à rattraper et selon le bois (je pense à du Brown Ivory, fioulala
).
Plusieurs questions :
- quel est ton rabot ?
- l'affutage de ta lame est bien effectuée ?
- ta lame est vraiment à son minimum ?
- tu fais de la poussière ou des petits copeaux ?
L'aulne doit bien se travailler normalement.
En attendant les photos, je peux répondre à ça.
Mon rabot est un Stanley n°4
La lame est normalement bien affûtée, rentre le plus possible.
Par contre je fais de la poussière, très peu de copeaux.
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Si tu ne peux/veux pas faire juste du premier coup, fais du réglable! Typiquement, pour une planche à recaler, ma première avait un pivot + un boulon. Cela permettait d'ajuster avec une équerre. Depuis, j'en ai fait une avec une rainure qui sert de référence pour la butée. Bien plus précis qu'un collage pour moi.