On apprend énormément de nos erreurs. par soi-me^me et en les confrontant aussi aux autres.
Oui ça pique, oui ce n'est pas vendeur pour un pro, mais oui c'est riche d'enseignement.
Alors si vous avez envie de partager, n'hésitez pas.
Il est possible de commenter en enrichissant mais en évitant les "Forcément quand on sait pas", "mais quelle erreur !", "vous êtes bête à manger du foin ou quoi ?" et autres remarques désobligeantes. C'est déjà assez difficile de reconnaitre ses erreurs.
Et deux citations classiques mais toujours inspirante
« Errare humanum est, perseverare diabolicum»
« Le succès ne consiste pas à ne jamais faire d’erreur mais à ne jamais faire la même erreur deux fois. »
George Bernard Shaw
14 réponses
Salut tout le monde.
1/ Pas de nouvelle prise de côtes avant de passer à l'atelier plusieurs mois après avoir validé le chantier. C'était mon premier agencement, un gros. Et bien c'est pas droit, j'en ai ch... pour rentrer la partie haute (erreur de conception aussi).
2/ Pas de pièce d'essai au débit. Et bien forcément ça manque.
3/ Et comme je suis ancien pilote, j'ai gardé des habitudes, alors j'ai fait une check liste "toupie", que je pose sur la toupie quand je la met en œuvre. Parce que je n'ai que 6 ans d'expérience, et que je bosse seul. Si ça peut vous aider. Une imprimante, une plastifieuse et hop à l'atelier.
Bonjour, avant tout je suis le premier à reconnaitre faire des erreurs, aussi bien dans ma profession, dans mes choix personnels, dans mes créations etc...
Mais je tiens quand même dire, et je n'aime pas du tout faire ce genre de remarque, mais si mr Desthuilliers est parfait en son domaine, il ne l'est pas toujours dans son expression écrite pas toujours très précise. Excusez- moi, mais il fallait que cela sorte un jour.
Rien, à mon humble avis ne remplacera l'enseignement que mes erreur peuvent m'apporter.
Merci, Denis.
Bonjour à tous,
Ha des conneries ça c’est hélas ce qui m’est arrivé et très souvent. Je vais raconter l’une des meilleures.
Un jour j’avais décidé de construire un avant toit décoratif sur ma façade de 12 mètres ; Mon mur étant en briques je fais des trous tous les 70 cm (ou un peu plus je ne me souviens plus il y a 35 ans) je pose un morceau de bois dans les trous et je bouche avec du ciment. Les poutrelles étaient fixés par des vis sur ces morceaux de bois. Mon voisin qui est un as du bricolage me dit « c’est exactement comme cela qu’il faut faire ». Environ deux ans après tout s’effondre les vis qui étaient dans le bois ont arraché le bout de bois fixé dans les briques. Je suis coupable mais j’ai recommencé d’une autre façon et cette fois plus de problème.
Par contre en ce qui concerne les déformations des structures et la stabilité je fais vraiment attention. Une poutre d’un bâtiment je la calcule, un contreventement je fais vraiment attention à ce qu’il remplisse ses fonctions.
Bonjour
Je note toujours mes projets une fois fini en termes de « boulettes », l’échelle des boulettes n’a pas de limite pour moi
.
Néanmoins il est important de souligner que le travail en solo, sans vérification d’autrui, induit fatalement un certain nombre d’erreurs dans la réalisation. Il est vrai aussi qu’il existe des méthodes à mettre en application, applicables à chaque tâche, mais cela demande un temps complémentaire de réflexion entre les plans et l’atelier, mais ce temps complémentaire peut-être très enrichissant et formateur.
Sinon dans ma vie professionnelle (bâtiment) j’ai vu tellement d’erreurs commises, et ce malgré tous les process de validation que je pense que l’humilité doit être la première attitude pour aborder le travail.
Petit florilège :
. escalier béton fabriqué avec une échappée inférieure à 180 cm (à démolir)
.fenêtres MH arrivées sur chantier trop grandes pour les feuilllures en pierre (à refaire !)
. basculement d’échafaudage roulant inadapté lors de la démolition de plancher à la française (deux avant bras cassés)
La liste est longue hélas.
Mon seul enseignement :
« l’expérience est une lanterne, accrochée dans le dos, qui toute la vie éclaire le chemin déjà parcouru »
Il y à deux semaines..une traverse avec tenons de chaque côtés. Une fois le deuxième fini je le suis rendu compte que je ne l'avais pas fait sur le même axe...
Une autre dont je me souviendrai très longtemps. Ne pas vouloir prendre 10 minutes de démontage et faire une défonce, allongé la tête entre la défonceuse et le mur... Je vous laisse deviner le suite... La défonceuse a 'accrochee' bilan: 5 dents en moins...
Des erreurs ? J'en ai fait plein dans ma carrière... et quelques grosses !
Et j'en fais encore plein, même aujourd'hui en retraite... D'autant plus que je suis un éternel insatisfait, et que je me dit toujours que j'aurais pu faire encore mieux.
Mais au moins, cela me permet d’en tirer des leçons, et c’est bien ainsi qu’il faut mettre les erreurs à profit. Je me suis toujours dit que dans la vie, en toutes choses, même les pires, il y a toujours une expérience à en tirer et quelque chose à retenir pour l’avenir.
Encore faut-il en analyser les raisons et mettre en place ce qu’il faut pour éviter qu’elles ne se reproduisent. Mais surtout, ne jamais chercher d’excuses ni de faux-fuyants, c’est le meilleur moyen de ne jamais trouver de solution à ce qui a conduit à l’erreur. Je considère d'ailleurs qu'on est toujours responsable de ce que l’on fait ou de ce qui nous arrive.
La pire des erreurs à faire, finalement, étant de ne jamais admettre qu’on en fait.
Bonjour à tous.t.es,
Ben comment dire, je n'ai pas atteint le niveau de perfection de certains...
Mais moi, je ne fais jamais d'erreurs, je fais des expériences, na !
J'ai entendu quelque-part que les leçons des échecs (dans la vie, pas sur un échiquier) sont des plus profitables.
Alors oui, j'ai le sentiment d'avoir bien profité, sans avoir trop causé de tort à quiconque, et je l'assume en toute simplicité.
Bons copeaux.
Jean
La plus récente : prise de cotes d'un escalier avec des échantillons du parquet qui finira le sol de l'étage... ou pas parce qu'en fait il y avait dans le tas de lames de parquet (d'occasion) un intru, et comme de par hasard c'est lui que j'ai pris pour référence.
Je m'en suis rendu compte à la pose ; et l'écart de 3mm sera compensé par une sous couche différente de celle prévue à l'origine.
Au tour à bois,il m'arrive encore régulièrement de faire des fonds de bol trop fins puisqu'avec le mandrin c'est la seule zone dont je ne peux pas controler l'épaisseur. Sur un beau saladier en loupe d'orme après 2h de boulot ça fait mal.
Sur une terrasse en robinier montée sur pilotis en métal ; le ferronnier me demande si c'est possible de faire certains meulages sur place, je lui dis qu'avec un bouclier pour éviter les projections d'étincelles sur le bois c'est bon... en fait pas du tout ; avec la rosée le lendemain l'intégralité de la terrasse était tachée de gerbes de limaille d'un joli noir/bleu.
bonjour j ai mené une longue carrière 60 ans en évitant les bêtises je ne connaît qu' 'une seule technique c est de réfléchir avant de faire une action et donc mesurer la porté de sont acte , je sais c 'est facile a dire
il est vrais que j'ai beaucoup appris des conneries des autres et que cela est formateur
maintenant on ne peu éviter les conneries des autres qui amènent a des désastres
je suis partisan de la maxime il vaut mieux prévenir que guérir
mais cela se nomme peu être le professionnalisme et le travail de mémoire car justement cela n est pas enseigné et il faut se former seul a faire des réflexions avant d agir
je pourrais en écrire un roman de tout ce que j ai entendu et vu
par contre j ai travaillé dans le milieu des pilotes de ligne et il est enseigné les méthodes obligatoire de réflexion pour qu' une manœuvre n' entraine pas au drame et de faire le tour de la machine et de vérifié les Manœuvres avant de décoller
je pense que cette question est a mon avis utile et indispensable et élève les débats et je ne condamne pas les gens qui on fait des erreurs mais plutôt la méthode d'enseignement
mais il y a des techniques qui faut respecter pour prendre les mesures et avoir un système de vérification , que doit on faire avant de mettre une machine en route toupie par exemple?
bien amicalement continuer cette rubrique car elle est très formatrice
Étienne desthuilliers maitre menuisier
Sur un chantier avec 44 fenêtres, presque toutes de dimensions identiques, j'ai eu une très mauvaise surprise...
une fois à la pose, la dernière fenêtre qui était fabriquée à la même dimension que plusieurs autres (il y avait plusieurs séries de dimensions) s'est trouvée être 300mm trop haute car l'ouverture en pierre de taille était plus courte que ses consœurs !
Grop coup de sueur froide, c est mort...
Et attention on parle de fenêtres à mouton et gueule de loup avec verre feuilleté étiré posé sur solin... Pas le truc que l'on fabrique en 2 h ...
Au final l erreur je l ai faite lors de la mise en plan des séries, j'ai dupliqué la mauvaise maçonnerie... Aïe aïe aïe..
J ai passé quelques heures de mon temps libre à rattraper ça, mais le patron a été vraiment gentil il m'a dit que ça pouvait arriver et a été très compréhensif. En fait j'ai recoupé les montants et supprimé un carreau de petits bois par le haut, ça tombait assez bien.
J étais vraiment mal.. ça va être dur de faire pire comme bêtise 
Sympa ce sujet en tout cas! On n est pas des machines (pour le meilleur et pour le pire )
-Je fais très souvent l'erreur d'inverser deux chiffres dans la cote, genre 2350 au lieu de 2530, évidemment dans un sens c'est plus emmerdant que dans l'autre.
-Mettre de la colle sur un partie de la pièce qui sera visible
oublier de monter des éléments en miroir sur des pièces symétriques
oublier de mettre du jeu dans des éléments qui s'assemblent (on parle d'éléments de décor qui doivent se monter rapidement pas d'ébénisterie bien sûr)
prendre la plongeante mais pas le rail sur le chantier
Une parmis tant d'autres, erreur de prise de côtes, la console suspendue que j'avais fabriqué était 20cm trop longue! Elle faisait 80cm de long entre une porte et un mur.J'ai heureusement pu la recouper et recoller sur place, il n'y avait pas de façades.
C'est parfois compliqué de se concentrer quand le client est une piplette
En tout cas c'est certain que les erreurs sont les plus formatrices
Et quelques unes de ma part :
- faire des raidisseurs pas parfaitement dans le sens du fil
- prendre une colle trop rapide par rapport au temps d'assemblage
- passer une planche dans la rabot sans voir les 2 clous plantés dedans (à 150€ l'affutage ca pique)
- erreur dans la commande de descente de la CNC
- ne pas rentrer immédiatement le bois après livraison. Rosé + soleil = fentes
EDIT 27/10/2026
- erreurs de prise de cote. J'ai beau vérifier et me méfier de moi-même, cela arrive encore
- pièce trop petite avec l'affleureuse, je me dit "il ne faut pas le faire", trop tard, la fraise est dans l'ongle. Impressionnant mais heureusement sans gravité. À la différence du doigt, l'ongle ça repousse.
EDIT 28/10/2026
- pour une échelle de meunier, déconcentré par la présence du paternel menuisier, j'ai reporté la hauteur calculée sur l'hypoténuse. Bon. On y pense à chaque (rare) fois que l'on monte sur la mezzanine.










Bonjour,
Un sujet similaire récent :
merci jmulliez pour le lien.
Sympa aussi.
Une autre que j'aime bien:
"Je n'ai pas échoué. J'ai simplement trouvé 10.000 solutions qui ne fonctionnent pas."
Thomas Edison
Ah oui