Eh oui,
Les artisans d'avant la révolution industrielle disposaient d'une modeste caisse à outils, d'un établi, et de l'énergie que fournissait une alimentation bien différente de celle d'aujourd'hui. Leurs outils n'avaient d'acier que le strict nécessaire, et pourtant, leurs oeuvres et ouvrages, pour certains, ont franchi les siècles...
Le temps d'apprentissage et de maitrise, pour les meilleurs d'entre eux, était de sept à dix ans, voire plus.
Il est clair que sommes loin de cette époque, et je te rejoins sur l'urgence de ralentir, que j'ai mise en oeuvre également, à ma manière : des réalisations modestes, l'arrêt des productions ostentatoires, oeuvrer pour mes besoin essentiels (et apprendre la sobriété ) et pour ceux de ma communauté, pas pour accumuler davantage...
Ernst Friedrich Schumacher, dans " Small Is Beautiful ", propose une vision de ce que pourrait être une société à la mesure de l'homme. Le livre est de 1973, et reste très pertinent.
Ah, et Tom Hodgkinson,
" l'art de vivre libre ", un pur régal...
Bons copeaux.
Jean
Ha, je suis tenté d'intervenir : de ce que je comprends, l'intention de dBPs ne vise qu'à démontrer la résistance mécanique des lamellos, pas à nous convertir aux assemblages non collés...
Est-ce bien cela ?
Medalegno joli dialogue de sourds...
C'est tout le charme des forums, parfois...
Bon, je viens de regarder la vidéo que tu cites, en VO puisque ça m'est possible, et Scott Walsh le dit clairement, vers 3'50 :
"another thing that bugs me is the inconsistence that they have" > une autre chose qui me pose problème est l'incohérence (le manque de régularité en épaisseur) qu'ils ont.
Il parle de l'épaisseur des biscuits "made in USA" qui peuvent effectivement avoir un jeu de presque un demi millimètre. ( en langage imagé d'atelier, on dit que ça rentre à coup de casquette...)
J'ai passé pas mal de boites de biscuits depuis 1988 et l'acquisition de ma lamello Top10, avec des biscuits de marque lamello ou virutex, et n'ai jamais constaté un tel défaut : neufs, on peut les rentrer en forçant avec le pouce, et il faut souvent une pince/tenaille ou faire levier avec une pointe carrée pour les retirer, au bout d'un certain temps, il faut les rentrer au marteau (gentiment tout de même)
Conclusion #1 : avec du matos de m.... et des accessoires de m...., on a du mal à produire autre chose qu'un résultat m.......
Conclusion #2: ma pratique/expérience vs une vidéo aux 1,8 Million de vues, dois-je m'incliner et abandonner le travail du bois ?
Aller, je rigole, mais ça tire vers le jaune...
Bons copeaux.
Jean
Un bon scientifique lit les énoncés avec attention.
Mon propos est le suivant : le problème de résistance rencontré par Scott Walsh tient en la piètre qualité des biscuits utilisés. Il le dit lui-même. D'expérience, je n'ai jamais eu l'occasion de tomber sur de tels biscuits. J'en déduis que son expérience est biaisée, et je continue en affirmant que les biscuits de bonne qualité apportent un renfort non négligeable pour la bonne tenue des assemblages.
Tu convoques ton grand-père ébéniste, je serais ravi d'admirer ses réalisations quand tu auras l'occasion de nous les présenter.
Concernant les étagères zig-zag dont je parle, voici un croquis rapide qui permet de les identifier, noyées comme elle sont dans les livres...
Ton grand-père a-t-il réalisé la même chose ?
Et sinon, dans la démarche scientifique, l'expérimentation reste souveraine pour valider la théorie. A cet effet, je t'invite volontiers à venir expérimenter dans mon atelier, lamellos, dominos, tenon/mortaise, queues d'aronde, collages à plat joint avec colles variées...
Et qui sait si une découverte encore plus sensationnelle pour la communauté de l'air du bois peut en résulter...
Bons copeaux.
Jean
Coucou les zanti et les pros lamellos...
Je reviens vous soumettre la réponse de Dominic Wahl, chez Lamello.ch, à la question suivante, que je lui ai adressée par mail en ce début de semaine :
"Bonjour,
je souhaite savoir si les lamellos en bois, de taille 0, 10 et 20, ont un quelconque effet sur la solidité et la résistance des assemblages, tant dans le bois massif que dans les contreplaqués et autres panneaux.
En vous remerciant.
Bien cordialement.
Jean."
Voici donc sa réponse, in extenso.
"Cher Monsieur Jean.
Merci pour votre message.
Oui, les lamelles en bois ont une influence sur la résistance de l’assemblage. Bien qu’elles remplissent avant tout une fonction de positionnement et d’alignement, facilitant ainsi le processus de collage et le montage, elles contribuent également à la solidité de la liaison.
Par rapport à un collage en bout simple, les lamelles augmentent la surface de collage disponible. De plus, elles introduisent dans le joint un élément en bois orienté transversalement à la ligne de collage, capable d’absorber des efforts de cisaillement supplémentaires et d’améliorer ainsi la capacité de charge de l’assemblage.
Toutefois, les facteurs qui influencent le plus la résistance finale sont généralement la colle utilisée ainsi que les propriétés des matériaux à assembler. La lamelle peut avoir un effet positif sur la résistance, mais les éléments déterminants restent la qualité du collage et les caractéristiques mécaniques des matériaux assemblés.
Nous ne disposons pas de valeurs de résistance spécifiques. Le nombre de combinaisons possibles entre les différents adhésifs et matériaux étant très important, il n’est pas possible de fournir des valeurs de référence générales et représentatives.
J’espère que ces informations vous seront utiles et je vous souhaite une excellente soirée.
Freundliche Grüsse
Meilleures salutations
Dominic Wahl
Teamleiter Vertrieb Schweiz
Lamello AG I Verbindungstechnik
Hauptstrasse 149 I CH-4416 Bubendorf
T +41 61 935 36 24 I M +41 76 335 93 84
d.wahllamello.com I www.lamello.com "
Alors on pourra toujours dire qu'ils sont juge et partie... Il n'en reste pas moins que l'explication fournie est cohérente et facile à comprendre. J'avais même eu l'idée de quantifier par mesure les surfaces de collage supplémentaires, une autre fois peut-être...
Bonne soirée.
Jean
Erebor
je ne reconnais pas les résultats que tu présentes, peut-être s'agit-il d'un autre test, à l'époque les dominos n'existaient pas encore...
Quoi qu'il en soit, tu as raison d'affirmer que présomption ne vaut pas preuve, c'est une stratégie prudente...
As-tu déjà utilisé des lamellos ? Si non, je te propose d'essayer, acquérir une nouvelle technique est toujours bon à prendre.
Et si tu ne disposes pas du matériel nécessaire, je renouvelle mon invitation, ainsi qu'à quiconque serait intéressé (max 3/4 personnes, mon atelier étant assez petit..!)
À tout bientôt.
Jean
José Das Neves a donné une bonne explication, confirmée par l'état de l'entaille.
Je ferais comme il propose.
glaude si c'est dans ta région alors ça peut être d'origine italienne...
Je n'ai jamais vu de tels modèles en France...
glaude forte immigration italienne en lorraine, le trusquin que j'ai pris en photo était dans une brocante à Sienne, en toscane...
Mais peut-être est-ce plus répandu que je ne l'imagine...
Kentaro et etiennedesthuilliers
Quand on fait une greffe en lutherie, sur une table en épicéa ou sur un fond en érable, épaisseur comprise entre 2.5mm et 5mm (plus épais pour les violoncelles), les forces en présence sont impressionnantes, et ça tient, sans renfort.
Vous savez comme moi qu'un bon collage est supérieur aux fibres de bois en terme de résistance. Avec une résine époxy, c'est encore plus fort.
Ce qui est important, c'est de bien penser les forces et d'avoir un ajustage parfait.
De plus, il est possible de procéder par plusieurs pièces et de choisir méticuleusement le fil et l'orientation du bois afin de maximiser la résistance.
Nul besoin de refaire toute la pièce dans le cas présent, c'est effectivement hors de portée sans le même type d'équipement que les établissements Thonet.
Pas nécessaire non plus de réaliser un lamellé-collé l'original étant en bois ployé à la vapeur.
Ployer des petites pièces pour faire les greffes expose au risque de déstructurer le bois de ces pieces, ce qui s'est produit dans les zones abîmées.
Je persiste et signe, des greffes en hêtre massif, au fil bien choisi, sur portées planes et courbes, ajustées à la craie, sans assemblage savant, et collées à la résine epoxy, quoi qu'en disent les experts 
Bons ajustages.
Jean
À l'époque, internet n'était qu'un projet développé par quatre équipes d'informaticiens ( dont au moins une française/) pour le compte du pentagone, alors l'IA...
À l'époque, je consultais les horaires de train avec un minitel, et, comble du modernisme, je me mettais à l'informatique sur un Macintosh classic...
Les photos/diapos ont dû être prises avec un petit autofocus Pentax, et une pellicule Kodak, les Fuji tiraient plus vers le vert...
L'atelier de l'épine noire était à Saint Laurent de la salle, dans le bocage vendéen, souvenirs souvenirs...
Francoisdu08
Bonne question, à laquelle je ne saurais répondre, c'était un "one shot" et je n'ai plus entendu parler de ces clients qui m'avaient passé commande par l'intermédiaire d'un architecte...
Pas vraiment, colle blanche rapide appliquée au rouleau encolleur ou à la spatule sur le support, puis marouflage au chiffon puis au rouleau.
Le cuir était affleuré ensuite au canif/cutter, et le panneau était monté en rainure ou en double feuillure, ce qui protégeait les arêtes. Les cadres étaient vernis au préalable.
Bravo, jolie réalisation, on reconnaît bien la feuille de chêne.
Si tu veux pousser question finition, des petits racloirs très bien affûtés, emmanchés ou non, peuvent t'aider à améliorer l'état de surface, et ensuite utiliser un morceau de bois dur, type buis, pour effectuer un poli-écrasé.
Pour les prochaines, si tu souhaites partir vers le réalisme, les nervures peuvent être réalisées en légère saillie, pas simple...
Mais est-ce bien nécessaire ?
Bons copeaux
Jean
Je n'ai rien contre la fibre de verre, il m'arrive d'en utiliser, mais dans une telle intervention, je m'efforcerais de ne pas créer de surépaisseur dans la continuité des pièces cintrées.
Pour éviter cela avec du tissu de verre, il faudrait "dégraisser" les pièces avant, ce qui ne correspond pas à mon éthique de la restauration...
Kentaro
Tu peux ajouter à ta liste bien des réalisations que l'industrie ne sait ou ne peut pas faire :
escaliers sur mesure, portes élégantes et bien penséess, fenêtres pour monuments historiques, meubles de métier et/ou de boutique adaptés...
J'en oublie forcément, mais l'union fait la force...même si je préfère quand elle produit de l'intelligence...
Jean