J'en ai une autre, on n'a qu'à dire que c'était moi...
J'étais jeune à l'époque , et je trouvais super classe l'idée de porter un tablier en cuir pour travailler dans mon atelier.
Alors j'ai eu l'occasion d'un troc avec Jimmy, un copain écossais qui réalisait des accessoires cuir pour des soirées, comment dire... Plutôt cuir, c'est bien comme ça!
Le cuir était un peu raide, alors je me suis dit qu'en l'huilant, il allait acquérir de la souplesse.
J'y suis allé généreusement, il parait que ça me correspond.
À l'époque, pour des raisons éminemment pratiques, je ne reboutonnais pas systématiquement la braguette de mon jean, et puis je ne portais pas toujours de slip, un peu comme Jacques Chirac, les jours de lessive... ( réf guignols obligatoire)
J'avais eu la commande de trois tables basses, par une actrice connue, qui vivait en couple avec un philosophe à chemise blanche.
J'avais réalisé le premier plateau, qui était encore sous presse quand elle a débarqué dans mon atelier, dans le 10e arrondissement, pour venir voir l'avancement des travaux, et peut-être aussi parce qu'elle me trouvait sexy, va savoir ?
Ravi et très fier de mon travail, j'entreprends de desserrer le plateau, et au moment où je le sors de la presse, il éclate en quatre morceaux (si j'avais dit mille, je pense que vous ne m'auriez pas cru...).
Surpris, je me penche pour ramasser les morceaux, et en me redressant, voilà t'y pas que le bouton pression de mon tablier s'ouvre - de manière inopinée, croyez-moi - et que ledit tablier tombe par terre, révélant de manière fortuite ce qui avait trouvé malin de s'extraire généreusement de ma braguette...
La belle A......actrice a eu alors un magnifique fou-rire -je l'entend encore - que je me suis empressé d'imiter, non sans prendre le soin de ranger tout ce qui devait l'être.
J'ai ensuite compris que mon tablier, en frottant sur la dégauchisseuse, avait généreusement (je vous l'ai déjà dit) graissé les surfaces, transférant ainsi un film d'huile sur les chants de mes pièces, empêchant tout collage digne de ce nom.
La morale de cette histoire, si on peut considérer qu'il y en ait une, c'est que les plateaux des tables ont finalement été gainés de parchemin, vernis au tampon...
Et que j'ai troqué le fameux tablier contre des outils, forgés par un voisin taillandier, probablement le dernier à exercer à Paris.
Toute ressemblance avec des personnages existants serait probablement fortuite, je crois que c'est comme ça qu'on dit 
Allez, bisous bisous...
Jean
Effectivement, c'est presque un rêve, un bois qui sèche si vite...
Hypothèse 1, l'humidimètre employé ne peut mesurer l'humidité qu'en surface seulement... Ou alors en bois de bout sur quelques millimètres.
Hypothèse 2, le bois était mort sur pied depuis quelques années, et même là, ça reste fort improbable...
Le plus sage serait de tronçonner une dizaine de cm d'un des plateaux, d'en faire une coupe de quelques cm de largeur, de la peser, puis de la dessécher au four pour en mesurer la variation de poids. (Et les variations dimensionnelles, toujours utiles à connaître)
Cela donne une assez bonne indication de l'humidité de départ, pour qui se sent raisonnablement à l'aise avec ce genre de calculs.
À suivre.
Jean
Pour un usage en extérieur, un bois qui a atteint un taux d'équilibre avec l'atmosphère extérieure, c'est à dire entre 12 et 15%, devrait convenir.
La pratique habituelle considère une année de séchage par cm (un cm par face, autrement dit, du 41 sèche en 2 années...) pour arriver au taux d'équilibre. Cela peut dépendre de facteurs particuliers, présence d'humidité aux alentours, vents desséchants, type d'essence et période d'abattage...
Il est possible de suivre l'évolution du séchage en pesant un échantillon représentatif/un plateau pour voir à partir de quel moment il n'y a plus de perte de poids
Est-ce que ça répond à ta question ?
Jean
Boris Beaulant
Ah bon, parcequ'on peut faire du dessin de mobilier avec autre chose qu'un crayon ?
Ça me fait penser au passage du système duodécimal vers le système métrique... Tout un monde de proportion disparaît ainsi qu'une manière de voir le monde...
"Ô tempora ô mores" comme on dit vulgairement...
Bonsoir Étienne,
et désolé de te contredire, mais la norme NF B 53-100, 302, 501, 521 concernant le classement d'aspect des bois indigènes est très précise sur le sujet :
Le coeur sain enfermé, est exclu des sciages avivés pour les classes X, A, B et C.
Le coeur sain découvert est lui admis sous forme de traces en classe B, et admis en classe C, mais il s'agit bien de coeur enfermé dans le cas présenté ici.
Le fabricant aurait donc dû le purger, d'autant plus qu'il vante une qualité "ébénisterie", soit classe X ou A. Cela lui aurait évité un SAV qui représente toujours une perte pour l'entreprise.
J'ai trouvé cette information page 76 du " précis d'ameublement " édité par l'AFNOR en 1993.
Il est évident que cette norme a depuis été reprise en norme CE, mais je serai fortement surpris qu'elle ait été changée dans sa substance.
Dont acte...
Bonne soirée.
Jean
De la part de Chaluthier (pas chalutier !)
Et pourquoi pas ?
Si je mets un vote défavorable, c'est pour une réponse que je considère erronée (solides arguments à l'appui) et c'est tout.
J'ai déjà reçu des votes défavorables, en quoi devrais-je m'en offusquer ?
Voilà, et bon week-end à rallonge, le temps est beau, profitons-en.
Jean
Bonjour,
La technique fonctionne bien avec un cylindre/tourillon, je ne sais si tu pourras l'adapter aux pieds que tu as réalisés... Sont ils suffisamment cylindriques?
Peux tu imaginer une méthode similaire, avec des outils à main, genre râpe, ciseau à bois, plane... ou veux-tu à tout prix le faire à la machine ?
Pour l'assise, j'ai un peu peur : difficile d'évaluer la résistance d'une rondelle sans la voir...
Et si les tabourets et autres sièges ont des assises en bois de fil, il y a sûrement des raisons.
Bons copeaux, et bonne expérimentation.
Jean
Purger le coeur est la règle en production de mobilier. Ne pas la respecter au prédébit (coût quelques dizaines de centimes) amène à une perte conséquente (quelques centaines d'euros voire plus) à cause du retour SAV...
Par ailleurs, "bois massif finition ébénisterie" me semble un bel oxymore... Ah, les éléments de langage !
Bonne négociation.
Jean
Merci, c'est vrai que c'est luxe... ce sont des vérins pour serre, fabriqués au Danemark. Le gaz contenu dans le cylindre se dilate avec la chaleur, et pousse le bras articulé. La capacité est de 14kg maximum, ici les châssis en font moitié moins.
Je les ai pris chez France serre...
Merci,
non, je gère en ouvrant la porte tout simplement, mais peut-être la modifirais-je.
L'ennui c'est que le panneau de porte est bien exposé aux intempéries...
Merci, j'ai rajouté quelques photos et explications concernant l'étanchéité.
Pour l'eau des cuves, effectivement, elle se met à température ambiante, d'autant plus vite que je n'ai protégé avec un bardage qu'une cuve sur deux.
Ce n'est pas forcément un inconvénient, certains légumes préfèrent une eau tiède pour l'arrosage, tels que melons, aubergines...
Par ailleurs, l'inertie thermique des cuves permet de garder quelques précieux degrés pendant la nuit.
Le risque tient davantage au développement d'algues, je m'arrange pour vidanger régulièrement.
Bonjour,
j'imagine que tu veux parler de l'étanchéité de la toiture de la serre...
Voici une photo du plan montrant la coupe au niveau du raccordement au mur, ainsi que quelques vues de l'ouvrage.
J'ai réalisé une tablette en contreplaqué de 18mm, feuilluré pour saillir des chevrons de la même épaisseur que le vitrage (8mm) cette tablette rentre en rainure dans la traverse supérieure du dormant de châssis. Elle bute contre le mur en partie supérieure. Elle est plus grande que sur le plan, longueur de vérin oblige !
J'ai réalisé une saignée à la meuleuse d'angle dans la maçonnerie, dans laquelle rentre un profil zinc plié sur mesure. (certaines agences Chausson matériaux disposent de plieuses mises à disposition, c'est bien pratique)
Le zinc est collé à la MS spécial zinc dans la saignée, recouvre la maçonnerie, la tablette, et remonte sur la partie saillante de la traverse supérieure du dormant.
Dans les travées sans châssis, le pliage zinc est également collé sur le vitrage, au bord pour permettre la dilatation.
J'ai conçu ce système en demandant conseil à une copine zingueuse, et en acceptant quelques fuites en cas de vent/fortes précipitations ; après tout, c'est une serre, pas une véranda.
Je n'ai pas collé les vitrages, sauf dans les rainures des traverses inférieures des dormants de châssis, et pour les vitrages des ouvrants.
Les vitrages principaux sont maintenus par des couvre-joints en douglas raboté, vissage inox.
Les vitrages des ouvrants sont enfilés en rainure, flottage sur la traverse inférieure avec butée vissée pour bloquer. Collage silicone ensuite
Bilan, quelques gouttes parfois...
J'espère que ça satisfait ta curiosité.
Bon week-end.
Jean
Bonjour,
ça me semble cher, comparé aux prix de bois comparables achetés il y a 2/3 ans.
Frêne qualité A en 54mm à 820€ht/m3, érable sycomore A en 34 à 900.
La mention de poches d'eau dans le peuplier m'interpelle : ses bois sont-ils secs à l'air ou au séchoir ?
Si c'est du tilleul sec à l'air, alors ça devrait être vraiment beau pour le prix demandé...
Si tu peux contacter d'autres scieries en Bretagne, ça te permettra d'avoir des éléments de comparaison.
Bonne taille.
Jean
Bien cher Étienne,
merci de m'avoir appris que ce que j'ai régulièrement fait était utopique, - à savoir recaler une coupe de moulure (plane ou cintrée) au rabot ou au guillaume - j'en tiendrai compte la prochaine fois que l'occasion se représentera, l'utopie se faisant rare de nos jours.
Il est vrai que le rabot, ou le guillaume, doivent être réglés au plus juste, pour faire des copeaux qui, plus fins, n'auraient plus qu'un seul côté...
Jean, triple mètre
(et quasi expert - non officiel- en orthographe)
Oui, il semble même que certains en tirent profit en le transformant en lambris...