
+1 Surtout, ne pas te focaliser sur les outils et autres mantras du "d'abrod en travers", "d'abord le riflard Veritas avant le rabot LN etc'. Tout se passe entre ton bout de bois et toi!
- essaye de trouver du chêne, plus facile et agréable à raboter. Mieux, du noyer (un petit bout de meuble qui part, malheureusement, à la déchetterie)
- bien stabiliser ta planche;
- comprendre ton bout de bois: où sont les creux, où sont les bosses? (les marquer si nécessaire)
- avec un outil qui coupe, enlever les bosses.
Oublie les conseils (y compris les miens) et fais en sorte d'enlever ces bosses pour arriver à un truc plan.
PS quand tu dis que tes points hauts deviennent des points bas... c'est pas un problème de technique ou d'outil, c'est un problème d'observation! Passe ta règle entre chaque passe s'il le faut, jusqu'à ce que ça rentre. J'ai tout corroyé à la main pendant des années, et aujourd'hui encore, ça m'arrive de foirer un chant parce que je vais trop vite au feelin et ne vérifie pas assez mon équerrage...

C'est simple! mais pas forcément facile, surtout au début!
Un dernier conseil: oublie les vidéos où on te montre des pièces parfaites à la main. Commence par faire de la menuiserie comme elle s'est le plus souvent pratiquée: travail minimum de la matière. Pour faire une boite, tu as besoin de quatre planches dégauchies et mises à largeur, dont deux mises à longueur. Assemblage par clous sur tasseaux dans les coins. Une fois que tu auras fait quelques caisses pour la cave, tu seras beaucoup plus à l'aise pour t'attaquer à une joli boi-boîte bien rabotée, avec des queues d'aronde et tout ce que tu veux.
Ne pas oublier que le travail manuel du bois, c'est pas que de la haute ébénisterie au 10e de millimètre. C'est aussi travailler vite et bien pour faire de l'utilitaire. En mode "brut de riflard".

Il me semble que les 3 premiers rabots en photos n'ont pas d'arrondi (mais un angle?). Ils s'utilisent, à mon avis, à plat, pour faire la rainure dans laquelle le fond s'insèrera. Dans le post suivants, en revanche, les rabots à elégir en gravure ont un guide convexe, mais j'ai du mal à voir à quel moment ils sont utilisés dans la construction d'un tonneau. (en parcourant le post, il semblerait que ce soit plutôt un outil de carrossier)

C'est la méthode la plus classique, et en plus les outils ne sont pas compliqués à faire! Si la rainure n'est pas profonde, un coup de trusquin suffit: c'est comme ça que font les luthiers pour incruster les rosaces.
Pour la guimbarde: le guide peut être concave, au lieu d'être convexe. Il y aura deux points d'appui, si ton cintre n'est pas trop élevé, c'est plus stable.
Cela étant dit, je n'ai encore jamais eu l'occasion de tester! Les seules rainures non rectilignes que j'ai eues à faire, je m'en suis sorti avec un simple ciseau à bois.

Malijaï même combat pour le miel: l'apiculteur prend un max et nourrit la colonie au saccharose, ou prend juste ce que la colonie peut supporter comme prélèvement...

Magnifique! tu t'appliques bien quand tu recopies au propre après ton brouillon!
Pour le couvercle, l'arrondi est taillé dans une baguette de chêne qui fait jonction entre les deux plans? Tu as dû bien t'amuser pour le collage des placages...
Et pour l'inspi, si ce n'est pas déjà fait, je t'invite à lire les bouquins de James Krenov!

pour avoir essayé, la qualité est liée au tourneur, effectivement, mais surtout à l'affûteur! il faut couper et non racler.
Après, c'est difficile à concevoir dans notre monde machiné, mais une pièce de bois tenue entre deux points, ça ne peut que tourner parfaitement! À lire: l'art de tourner de Ch Plumier (1701), pour avoir un aperçu de ce qu'on peut faire entre deux pointes et avec une pédale...
Pour vérifier s'il y a un tenon ou un pigeon, on peut glisser un fil de fer entre la traverse et le montant. En grattant un peu, on doit pouvoir constater qu'il s'agit d'un collage.
C'est quand même curieux de s'embêter à faire du faux tradi. Surtout si c'est pour que ça lâche au bout de dix ans.