Il y a, entre autres composants, de l'oxyde de cuivre (vert-de-gris) dans le rouge de Falun. C'est un pigment très utilisé, au moins depuis l'antiquité. Si on veut éviter son utilisation, on peut le remplacer par de l'oxyde de fer rouge ou, comme le propose MichelBOU , par un ocre rouge.
C'est marrant parce que, pour ma part, je ne fais pas du tout le constat de Boulou . Amateur, j'aime travailler le bois massif, et en plus à l'ancienne (je fais beaucoup de copeaux et peu de projets, en somme...) Mais en venant sur ce site, je vois de très très belles choses dans des matériaux qui, jusqu'à présent, me laissaient, au mieux, indifférent (pour ne pas dire me rebutaient complètement, comme oakoak). Du coup, ça me fait réfléchir... et m'a poussé à contacter un menuisier pro pour un projet mêlant massif et panneaux!
Le lot est effectivement très complet et les ciseaux pas trop usés. Est-ce que tu as pu voir des meubles fabriqués par ce menuisier? Parce que c'est très inspirant: j'ai moi-même récupéré l'atelier quasi complet d'oncles menuisiers (tout manuel, ça date). Et quand je crois manquer d'un outil, je repense aux meubles (bahuts avec portes cintrées, panneaux sculptées etc) qui ont déjà été faits avec ces quelques outils... ça remet les choses à leur place.
Talabot c'est une vieille famille du Tarn, qui possédait une usine au saut du Sabo à Saint-Juéry. C'était très réputé. Aujourd'hui tout a fermé, il n'y a plus, à ma connaissance, que Auriou qui fait ses râpes sur le site. Je suis curieux de savoir ce qu'est devenu le nom de cette marque Talabot... La plupart des outils agricoles de mes grands parents étaient de cette marque. Et je fauche encore avec certains!
J'ai récupéré l'essentiel des outils de trois oncles menuisiers qui venaient de la région, et aucun ciseau Talabot à l'horizon; pas sûr du tout que ça existait à l'époque. C'était plutôt des faux, faucilles etc. Sur le site de MOB on apprend qu'ils ont repris Talabot dès 1982. Sur celui de La Dépêche que le site de fabrication tarnais a fermé dans les années 2000.
Une question en partie liée: tes anches sont en roseau ou en carbone? Tu les "débranches" systématiquement? Je dis ça parce que sur mes instruments (cornemuses tradi, anches en roseau, du moins à l'époque où j'avais le temps d'en jouer un peu...), l'idéal c'est de ne toucher à rien et d'en jouer le plus régulièrement possible. Dès que ça a "séché" (peau+anches), il faut un petit moment avant de rejouer normalement. Un jour faudra que je réfléchisse sérieusement à un support en bois pour tout poser faclment et sans tendre la peau.
Si un peu de courage pour la mortaise, on peut oublier les serre-joints... mais faudrait un moyen de percer! Paul Sellers a fait une suite de 3 belles vidéos sur la construction d'un maillet tradi démontable. Rabot, scie, ciseau+maillet, perceuse+mèche. (peut-être un coup de râpe et/ou wastringue à la fin, mais on peut s'en passer).
Beau boulot. Je me suis fait peu près la même (la version un peu plus petite: un compartiment rabot + deux tiroirs) mais la caisse est assemblée à feuillures et et je n'ai mis qu'une "jupe" à QA en bas. J'estimais que ça suffisait bien et je n'ai pas ta patience! Le tout sur roulettes. Depuis deux ans je ne regrette pas, c'est très pratique et ça densifie vraiment le rangement. Pour moi c'est une caisse d'atelier, si je devais transporter mes outils sur chantier j'en ferais une plus petite.
Et pour le couvercle, tu fais du cadre/panneau?
Quand je serai grand, je serai assez patient pour en faire une comme il faut!
ça c'est de la réponse de menuisier!
Tous les choix seront bons. Même pour une utilisation en bois de bout sur une planche à recaler les deux se valent: le 62 coupe plus efficacement mais le 5 est plus lourd...
Par contre, plusieurs lames pour un même rabot, c'est pas idéal (sauf si problème de place). Changer de lame et re-régler, c'est quand même ce qui est le plus long/pénible. Pour le prix d'une seconde lame, tu peux trouver tout un lot de rabots en bois ou même métalliques. Pour un rabot à dégrossir, même pas la peine de restaurer quoi que ce soit: juste trouver un vieux machin, arrondir et affûter le fer, un peu de parafine sur la semelle et hop, rabotez jeunesse!