Bonjour, disons que la grume est coupé depuis pas loin de 10 ans, on peut considérer ça comme "sec" (et encore). Mais de passer de la grume à un saladier, il reste tellement de tensions internes dans le bois que ça bouge après tournage. On pourrait laisser le bloc capable sécher une fois découpé à la tronçonneuse, mais c'est la part belle aux fentes. Il vaut mieux tourner aussitôt pour enlever un maximum de matière pour ne pas que les tensions viennent fendre le bois.
Bonjour, merci. Pour l'esthétique et les proportions, il n'y a pas de recettes miracles, c'est un travail de fond pour satisfaire l'oeil. Il faut se poser, regarder. C'est d'autant plus difficile en tournage suivant l'essence que l'on travaille. Je pense avoir réussi mon coup sur cet ouvrage, c'est pas toujours le cas.
Pour les pieds, ce serait faisable au tour, au prix de 3 gros désaxages sur un plateau, avec le balourd qui va avec (donc équilibrage obligatoire). Là, dans l'état, j'ai fait ça au disque à lamelles et à la meuleuse, c'est finalement beaucoup plus rapide.
Bonjour. Je sens que je vais perdre mon temps, mais soit.
J'ai du mal à saisir l'utilité et la finalité de votre question. Vous ne voulez pas froisser les charpentiers, mais vous leur crachez à la figure en sous entendant qu'ils ne comprennent rien à ce qu'ils bâtissent. C'est assez cocasse, étant donné que vous n'êtes même pas capable de voir que l'image que vous proposez est générée par ia, et que justement, elle propose une déformation de structure physiquement impossible dans ce cas de figure (que ce soit à cause du vent, ou de la neige).
Un "encastrement par cheville" ? Vous pouvez commencer par aller feuilleter un Dicobat pour apprendre le vocabulaire, car je ne suis pas sûr justement qu'on "encastre" des pièces à l'aide de chevilles. Pour votre gouverne, dans 90% des cas, la cheville ne sert qu'à tenir l'assemblage en place, ce n'est ni le tenon, ni le cheville qui reprend les efforts, mais bien les embrèvements dans les assemblages de pièces obliques.
Vous pouvez déjà lire ça, ce sera une première approche. Et redescendre d'un étage, par exemple. Car, à priori, ce n'est pas l'humilité (ni vos compétences en charpente traditionnelle) qui vous étouffe.
codifab.fr/upl...ls-dec-2015.pdf
Bonjour, en effet, axer un CAP sur le trait majoritairement, n'est à mon avis pas la bonne approche pour être débrouillard sur un chantier, ou en atelier. Après, si c'est ce que l'on cherche personnellement, très bien.
Mais effectivement, dans le cadre de colombages, dans la majorité des cas, il est suffisant de savoir tracer des épures, ligner les bois, les placer sur chantiers intelligemment et les piquer/rembarrer. Ensuite il faut axer le savoir et le geste sur la taille, l'assemblage et le levage. Et c'est d'ailleurs ces points que les entreprises cherchent en premier lieu. J'en ai d'ailleurs pas mal discuté avec le patron d'Aubert Labansat dernièrement. Un très bon niveau de géométrie 2D et de vision dans l'espace est souvent suffisant au départ. Il vaut mieux choisir de pousser après coup, si le besoin s'en fait sentir, et si l'on a envie.
Professionnellement, ce sera bien plus utile que de savoir tracer une tourelle torse en premier lieu.
Le summum de l'intelligence serait d'avoir des compétences avec les deux, machines (je ne parle pas ici de centres d'usinages nécessitant des pousses bouton) et outils manuels. Sans évidemment se gargariser d'idéologie vaseuse et extrémiste dans l'un ou l'autre domaine.
L'artisan compétent fera la part des choses sur le plus efficace en termes de ressources, qu'elles soient humaines, ou matérielles.