Je suis entièrement d'accord avec ça. Le problème étant : pourquoi foutredieu ressouder une lame coûte plus cher que d'en racheter une neuve ? Le coût de la main d'oeuvre n'a pas baissé, mais maintenant on peut acheter beaucoup de choses pour 3 queues de cerises. Et c'est bien là le fond du problème.
Je suis d'accord, je m'en tiens le plus éloigné possible aussi. ET ce qui commence à me fatiguer par dessus tout, c'est de devoir devenir encore plus méfiant vis à vis de tout ce qu'on l'on voit sur un ecran, et j'y étais déjà. La question d'hier :
Image ia, et même la question, j'ai de très gros doutes.
Bonjour, ah oui si cette molette est coincée, on perd un peu en confort d'usage. Je n'ai pas regardé en détail la vis de cette molette, mais je pense que la vis est munie de contres écrous pour éviter les desserrages intempestifs avec les vibrations, qui engendrerait un mouvement de la table de sortie (et je n'ai pas vu de vis ou de bride de blocage pour la table de sortie). Ceux ci sur la votre sont peut être beaucoup trop serrés entre eux, ce qui rend la molette impossible à manipuler. En tout cas, cette vis de réglage est très précise, et tout de même assez raide à manipuler. Il faut peut être regarder aussi au niveau des pivots du berceau. Il y a des écrous en laiton à chaque bout de pivot, c'est un diamètre prévu pour y visser un graisseur. Un coup de graisse sur les pivots n'y ferait aussi pas de mal pour faciliter le réglage du berceau. Sur ce genre de machine, tout se remet en ordre assez simplement ! On voit sur cette photo un trou de graissage en bas à droite :
Bonjour, en effet la fonderie en général est extrêmement carbonée. Mais, quand on voit une machine de ce genre, on peut aisément estimer la durée de vie à plus de deux cent ans, avec quelques entretiens tout à fait mineurs (roulements, changement de courroie, éventuellement d'un moteur). Et même après tout ça, le recyclage est simple : un matériau général primaire facile à refondre, la fonte.
Quand on regarde les machines de maintenant, bourrée d'électronique avec des matériaux qui viennent des 4 coins de la planète, de plastiques, d'alliages quasi impossibles à recycler correctement, avec des durées de vie de l'ordre de la dizaine d'année, je me demande laquelle des deux a le pire bilan carbone sur l'entièreté de sa durée de vie. A mon avis, le vieux tas de fonte surdimensionné est plus vertueux. C'est d'ailleurs en partie pour cette raison que ces grandes marques de machines à bois se sont effondrées, à faire du durable, sur plusieurs générations. Et je trouve triste qu'on ne fasse plus ce genre de machines, simples, précises, fiables, robustes et faciles à réparer.
La sécurité, c'est un débat. Je ne suis pas un ayatollah en ce qui me concerne. Je pense qu'avant de tout carterer, la sécurité commence par la connaissance parfaite de la machine qu'on utilise, et avoir pleinement conscience de son danger. Il y a ensuite l'affûtage, qui doit être systématiquement frais. On peut parler aussi des angles d'attaques, de dépouille et de bec. Il y a le geste. Le bois qu'on passe sur la machine, et dans quel sens. Les vitesses de rotation. Quel acier, acier allié, carbure, outils monobloc, à fer rapporté ? Tous ces paramètres influent sur la manière de travailler sur telles ou telles machines. Et quand ces connaissances on ne les a pas ? C'est bien là que l'on fait n'importe quoi et que l'on se blesse. Franchement, maintenant, qui regarde tout ça avant de monter un outils sur une toupie par exemple ? Qui vérifie sur son abaque qu'il n'est pas dans une vitesse de rotation dangereuse vis à vis du diamètre ? Qui fait sonner sa lame de scie circulaire avant de la monter pour vérifier qu'elle n'a pas de crique ? On n'est plus beaucoup. Et c'est par ce manque de connaissance que la plupart des accidents arrivent. C'est d'ailleurs bien pour ça que tous les carters de protection se sont multipliés, par faute de qualification des opérateurs en premier lieu. Attention, je n'ai pas dit qu'il n'en fallait pas. Je dis juste qu'à vouloir éviter à tout prix l'accident avec des protections partout ne résoudra pas le problème. AU contraire, on se sent trop en confiance, même si on ne connaît absolument rien à la machine qu'on utilise. Et ça, c'est pas bon du tout.
Plus spécifiquement à la dégauchisseuse, faire du travail de qualité, avec des grosses pièces, potentiellement longues et lourdes, je trouve ça plus dangereux qu'autre chose de se contorsionner autour et au dessus du pont protecteur. La pression de travail sur la pièce ne peut pas être constante avec un pont et les mains bougent beaucoup trop en ce qui me concerne. Alors après, je suis expérimenté sur les machines à bois. Si ça peut rassurer les autres d'en mettre, qu'ils en mettent. Mais n'oublions qu'en plus du geste, il y a une grosse théorie prérequise pour n'importe quelle utilisation de machine outils. Ce ne sont pas visseuses.
Bonjour, vous n'avez pas choisi le plus facile, un fond plat ! Le plus simple pour le fignoler reste le racloir, surtout pour l'arête vive. Sinon c'est faisable à l'anneau ou au crochet (sauf pour l'arête vive), mais je ne conseille pas ces outils pour le bois de travers.
Pour le plus gros du creusage, gouge à bol évidemment. On peux creuser à plat avec une gouge à bol : en talonnant avec un angle de bec très fort (avec le gros effort de coupe qui va avec) ou en passe tranchante sans talonner. Cette deuxième méthode, celle que j'utilise le plus souvent quand j'ai une cassure comme sur ce bol, je ne la conseille pas forcément non plus, elle demande un certain coup de patte pour ne pas se faire entraîner, car on ne limite pas la passe avec le biseau, on travaille en "avalant".
Bref : Racloir !
Femto Je pense plutôt à un mauvais angle d'attaque avec le racloir. Si on prend trop de matière avec le racloir mais que l'angle d'attaque est bon, ça ne plante pas, c'est soit la pièce qui saute de sa prise soit un effort de bras de levier tellement puissant qu'on ne peut plus tenir l'outil. Il faut impérativement que l'angle entre la pièce et le racloir soit inférieur à 90°. Des bonnes références à aller voir pour l'utilisation des racloirs (et du reste d'ailleurs) : Tomislav Tomasic et Richard Raffan.
Bonjour, je suis d'accord. Concevoir et fabriquer des ouvrages tors ne rime pas forcément avec compagnons et art du trait. J'ai un collègue tailleur de pierre qui n'est jamais passé par les compagnons (pour que des raisons que je comprends et que je partage), et une vis de Saint Gilles ne lui fait pas peur.
En ce qui me concerne, j'ai les bases de géométrie descriptive, mais dans 90% des cas, je n'ai sincèrement pas l'utilité de faire des épures complexes. Ca ne m'empêche pas de maçonner des paillasses gauches d'escalier à voute sarrasine. Dès lors qu'on a compris le principe de repérage dans un repère orthonormé en 3 dimensions, on s'en sort. La difficulté supplémentaire dans le domaine du bois sont les assemblages.
Bonjour, la démarche d'écrire un livre est toujours louable, bravo pour avoir franchi le pas. Par contre, je ne vois pas bien quel est le public ciblé. Là, dans l'état, j'ai l'impression qu'on à affaire à un énième livre bateau sur le travail du bois comme il en existe tant. Et force est de constater qu'on retrouve sensiblement les mêmes informations généralistes qui ne sortent pas des ronces ceux qui débutent (donc pourquoi les mettre ? Si ce n'est pour faire du remplissage sans aucune valeur ajoutée ? ).
Quelques exemples à chaud en feuilletant.
-Se limiter à dire que les feuillus sont les bois durs et les résineux les bois tendres, c'est tellement limitant qu'il faudrait juste arrêter de le dire.
-Dire que les résineux sont idéals pour les débutants, c'est totalement faux. C'est bien les plus exigeants en termes de qualité de tranchant, que ce soit pour l'usinage machine ou manuel. Faire tomber un arasement proprement sur du pin, ce n'est pas la même histoire que sur du hêtre.
-Il faudrait songer à arrêter de dire que le bois est un matériau vivant, c'est un peu trop ésotérique. Il n'y a rien de plus mort qu'un morceau de duramen, même quand l'arbre est debout. Il faudrait plus parler de matériau hygroscopique, qui varie dimensionnellement sous l'effet de l'humidité.
-Présenter le Numéro 4 en mettant une photo d'un rabot transition franchement rare... Pourquoi ne pas avoir mis le classique bailey de chez Stanley, série dont est issue cette même numérotation ? Un petit point d'histoire sur cette numérotation n'aurait pas été du luxe non plus.
Voici quelques exemples non exhaustifs en regardant quelques pages. On dira sûrement que je crache dans la soupe, mais ça me paraît important de le dire.
Je rejoins également les autres sur le vouvoiement.
En ce qui concerne la forme et la mise en page, ce n'est pas ma crèmerie, mais c'est très personnel.
Bonjour,
Pour l'éclatement en sortie de perçage pour vos pieds, mieux qu'un martyr, quand la pointe filetée de votre mèche ressort du côté opposé, vous la ressortez et vous percez de l'autre côté.
Casser les angles d'un fer pour les marques de passage, c'est utile, on appelle ça moucher le fer.
Pour votre tenon qui ressort, si la conicité de celui ci n'était pas assez forte, il est normal qu'il ait fini par redescendre.
La wastringue n'est pas adapaté pour faire des tenons ronds. Il vaut mieux de loin les faire à la scie à cadre ou à dos, araser, et casser les arêtes à la râpe.
Bonjour, ce type d'avoyage existe depuis longtemps. C'est surtout un avoyage pour le sciage de grumes (de moins en moins usité du fait des rubans stellités et au carbure).
Ca ne résout pas tout les problèmes, mais il peut néanmoins atténuer les vibrations lors du sciage.
Le plus gros problème de l'avoyage classique droite gauche, c'est que la plupart des personnes ne règlent pas l'amplitude de la voie, on y va au pif. Ca se mesure en fonction de l'épaisseur du ruban. S'il y a du jour entre la dent droite et la dent gauche, ça ne peut pas fonctionner correctement. On voit très souvent des rubans qui ont une largeur de coupe bien trop élevée vis à vis de leur épaisseur.
Un fleuret n'est pas très difficile à fabriquer. On peut s'inspirer de l'outil Sorby qui fonctionne très bien.
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L'avantage du tour est que le perçage sera bien mieux centré. Mais je suis d'accord sur le fait qu'il faille une bonne longueur de banc. Par la broche, bien vu, je n'y avait pas pensé.
Bonjour, entièrement d'accord avec le plat joint. En ce qui me concerne sur une longueur de 2m je rajoute un léger creux sur les joints au milieu. Il y a besoin de moins de serre joints, et s'il n'y a pas d'emboiture en bout ou d'alaise, il y a moins de chances que les joints finissent par s'ouvrir en bout de planche, étant donné que les première parties à se prendre les variations d'hygrométrie plus rapidement que le autres sont en bout de planche.
Bonjour, c'est un bel atelier. Ce qui est un peu dommage, c'est que le monsieur fait ses tenons bizarrement et qu'il les fait forcer dans le mauvais sens, avec le coin d'assemblage qui finira par fendre son beau râteau. Il gagnerait également en efficience de coupe en prenant une lame de scie circulaire en acier carbone, le carbure de tungstène demande beaucoup plus de couple et de vitesse de rotation pour être efficace.
Artanux Bonjour, mon humble avis : quand on ne sait pas faire, on ne montre pas, ou alors on accepte justement de montrer pour accepter ce qui ne va pas. Ce que je trouve incroyable, moi, c'est qu'on ne peut plus rien dire dès lors que ce n'est pas mélioratif. Vous faites comment pour avancer dans ce cas ? Dès qu'on vous dit qu'il y a des choses qui ne vont pas dans ce que vous faites, vous vous braquez ? Mon commentaire (plus à vocation pédagogique à mon sens), je le fais pour éviter que les gens colportent des conneries et prennent pour argent comptant tout ce qu'ils voient sur internet. Ca ne vous plait pas, soit, mais ce que je dis est une réalité.
Artanux Et bien oui, quand je vois quelqu'un faire un tenon en fendant le bois, oui, c'est du grand guignolesque, et il me parait important de le souligner. Et je ne compte pas m'écharper des heures, j'ai des choses bien plus intéressantes à faire.
Quand on se pose à se filmer, ça va être vu du grand public, il me semble qu'un peu de sérieux mériterait d'être de rigueur. D'autant plus quand on se targue de travailler traditionnellement. Et là en l'occurrence, avec deux coups de scie à cadre, deux coups de scie à araser c'était plié, et de bien meilleure facture.
Et oui, quand on prend une position de "professeur", "d'influenceur" ou ce que vous vous voulez, si on ne sait pas faire, il vaut mieux s'abstenir. Cela n'a absolument rien à voir avec les personnes qui partagent leurs réalisations ici. Il me semblait que c'était clair avec ce que j'avais écrit juste après.
Mon commentaire était une critique (constructive je pense). Vous vous attendiez peut être à une holà d'émerveillement. Ce sera sans moi. Vous m'en voyez navré.
Bonjour, ce n'est pas bien compliqué. Il faut faire un petit feu, attendre qu'il soit mourant et mettre du copeau. Il faut au maximum fermer les ouvertures. Dans le foyer je sépare en 2 zones, une zone avec une grille avec ce que je veux fumer, et la deuxième avec le copeau, le tout séparé par deux briques. Cela évite de cramer ce que je fume si les copeaux viennent à s'embraser. Il faut surveiller, surtout en extérieur, j'ai toujours de l'eau à côté pour calmer le jeu si besoin.
Bonjour, ça, c'est bien dit !