Le poirier est dur et stable, par ailleurs il se travaille très bien et donc adapté à un projet tout en petits détails fins et précis. Par ailleurs l’esthétique est aussi l’objectif.
Merci, en fait on ne sait plus tout sur ce genre d’outil : ça servait à quoi, comment on l’utilisait, quel affûtage?
glaude Comme dit cette scie qui date du 18ème siècle a été observée par divers spécialistes mais n’a pas livré tous ses secrets. On sait qu’elle s’utilisait horizontalement, à part ça pas grand chose. Notamment on ne sait pas exactement comment était la lame d’origine et son affûtage. Je continuerai à explorer …
As-tu vu la vidéo en bas de page de l’outil? Pour la traduction c’est aussi « mèche tarière ».
Raspitef c’est vrai, ça m’a servi de temps en temps.
Moi aussi je me contentais des 80cm mais franchement 95 c’est clairement beaucoup mieux. Il faut dire que je fait 1,87m.
Merci d’apporter ton témoignage sur le sujet, c’est vrai que j’ai tardé ! Je voulais pas mettre des cales mais en même temps les rallonges c’est plus compliqué donc on reporte... En fait c’est pas du très beau boulot, j’avais pris les mesures sur l’un des pieds et fait un beau carrelet bien d’équerre mais depuis le temps les pieds avaient travaillé, n’étaient plus tout à fait carrés et avaient chacun des mesures légèrement différentes. Heureusement j’avais tout tracé depuis une seule face sur chaque pied donc mes assemblages sont bien jointifs. J’ai collé à la colle animale çà supporte mieux les contraintes
Merci, c’est l’établi que l’on trouve classiquement en Alsace, je l’ai fait en orme, tout à la main. 
RedGuy bonne chance pour ton nouvel établi, tu nous montrera.
NicolasM, j’ai fait mes tréteaux avec la vidéo de Paul, ils sont super.
Encore merci Raspitef !
Wolfie
Merci BOISBLANC ! Oui j’ai eu plein d’infos. Je vais me trouver d’abord un fauteuil 18ème tout pourri pour me faire la main! Les infos que j’ai obtenues ne m’ont pas rassuré. Celui que j’ai acheté est très beau, en noyer bien propre, alors je ne veux pas me louper.
Je taquine avec l’huile de lin mais plus sérieusement mon établi me sert pour bien d’autres choses que la menuiserie, nettoyer divers objets même ma tronçonneuse, préparer des couleurs, etc. Alors le coup d’huile de lin protège pas mal notamment contre les taches, même si après plus de quarante ans il ressemble à tous les vieux établis.
Merci etiennedesthuilliers, le fauteuil est actuellement chez mon tapissier qui le dégarni, quand je le récupère pour démontage et réfection je ferai des photos. Je suis curieux de découvrir l’aspect des chevilles.
J’ai évidemment tous les écrits de Roubo, mais il considère en général que les gestes de base sont connus de ses lecteurs, il donne les dimensions et des recommandations concernant la qualité de la finition mais pas grand chose sur la manière de faire car il considère certainement que c’est de l’acquis.
Super, travail réalisé avec des outils à main, de la colle forte et du vrai bois, tout ce que j’aime. A l’occasion essaie aussi les finitions anciennes, elles magnifient le bois.
Airdrien tu as dû voir que j’utilise presque toujours l’huile de lin siccativée, légèrement fluidifiée avec un peu d’essence de térébenthine en couche d’apprêt, puis 24 hrs après gomme laque au pinceau ou au tampon. J’utilise aussi le bichromate de potasse qui sert à teinter et mordancer les bois. C’est un poison donc il faut prendre quelques précautions, ça fait hurler certains mais il faut savoir que ça a été beaucoup utilisé par les ébénistes du 18ème et 19eme siècle. Comme pour la colle animale les produits anciens nécessitent un coup de main, au début on rame un peu mais on s’y fait rapidement. Si tu as besoin de conseils on peut utiliser la messagerie privée de l’ADB.
Airdrien non pas de problème, ça a toujours été fait par les ébénistes, simplement il ne faut pas attendre plus de 48 heures et l’huile doit être absorbée, s’il reste des endroits avec de l’huile liquide je m’essuie avant la gomme laque.
Pour le bichromate, il faut le doser correctement, l’avantage c’est qu’il teinte en oxydant les pigments du bois sans ajouter de couleur comme le font les teintes qui en colorant vont également embuer l’image, avec des bois à tanin l’effet est magnifique.

Comme les axes en laiton sont conique pour se coincer dans les perçages ils exercent une force sur les côtés qui risquent d’éclater le bras, les inserts avec leurs fibres à 90 degrés par rapport à celles des bras renforcent l’ensemble.
Ces inserts n’existent pas sur l’original, mais existent sur d’autres scies. D’ailleurs l’un des bras de l’original a été remplacé certainement à cause d’un accident.