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Palissandre

Avenir du métier ?

Bonjour à tous une question me trote dans la tête. Comment voyez vous l'avenir de notre métier ? Car en 10 ans mon métier, pour ma part a bien changé. Je ne fais plus que très peu d'ébénisterie, plus de restauration de meuble, plus de fabrication.
Avant tu fabriquais une cuisine. Maintenant tu l' achètes et tu poses. La restauration de meuble n'en parlons pas. La dernière armoire où j'ai eu le plaisir de refaire des pieds coquilles c'est il y a 3 ans.

Bref je pose plus de fenêtre, portail, volet roulant que j'utilise de bille de bois. La passion de mon métier n'est plus la même.

Voilà et vous, comment ça se passe ? Vivez-vous toujours de l'ébénisterie ?

etiennedesthuilliers
 

vaste débat , et question que je me posais en 67 lorsque je me suis mis a mon compte .
on est en 2018 et je refuse du travail que je suis obligé de donner à certain de mes élèves , j ai pu nourrir mes enfants , j ai mener une vie de travail, pas 35 heures mais plutôt 70 heures avec dans les 70 h une partie réservée à ma culture , et je ne regrette pas , mais il y a un truc , la suite à venir
bonne soirée

Palissandre
 

Ces plus le fais de faire de moins en moins de bois ou de placage que de la misère en mdf, mélamine et encore ces de plus en plus de la fenêtre pvc du portail alu du volet roulant ect bref de la menuiserie de pose pour autant mon patron et maître artisan d art en ébénisterie et franchement au sein de l entreprise on a fais des truc terrible mais depuis 5 ans gros déclin coter ébénisterie ou même en fabrication menuiserie plus personne ne veut d un portail bois trop d entretien les fenêtres ces pareil pvc à fond fini le temps où tu fabriquer ta fenêtre à coter de ça l entreprise ou je travail marche très bien je pense juste que maintenant tu deviens de plus en plus poseur que fabriquant de menuiserie quand à la restauration de meuble ça devient maigres les gens cherche même à savoir si on rachete des meubles car le secrétaire de ma grand-mère et pas au goût du jour l ameublement et devenu tu consommable les gens veulent changer de mobilier régulièrement

Bricolo36
 

Je pense surtout à "Combien d'entreprises ferment leur porte"?
"Pendant combien de temps encore pourrons nous vivre de notre métier"?
Aujourd'hui c'est l'agglo, le PVC, l'ALU vous demandez un devis on vous propose toujours ces matériaux pour du tradi circulez y rien à voir, des devis démesurés

Palissandre
 

Merci à tous pour vos réponses !

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?

9 réponses

8
Boris Beaulant

Je ne connaissais pas vraiment le marché avant il y a 5 ans. Donc ma réflexion va manquer de recul.

Mais je pense que même si le boulot demandé à globalement reculé, il n'a pas disparu. Il est certain que je fais plus d'agencement que de mobilier. La raison est assez simple. Sur le mobilier, on a plus de concurrent industriel que sur l'agencement sur mesure.

Sur le mobilier style très travaillé, placages et tout ça, il est certain que monsieur et madame tout le monde ne se voient plus avoir les moyens, mais surtout l'envie. Il veulent de l'original, mais un truc de notre époque. Et c'est avant tout en ça que le boulot à changer. Les pièces à sortir ne sont pas toujours à comparer aux grosses armoires.

Les techniques ont changées et c'est là dessus aussi qu'il faut s'adapter.

Après, je me rends compte qu'on nous appelle pour ce qu'on a déjà fait. Comme il est facile de virer dans le placard rapidement, après le risque, c'est de faire que ça.

Ce que je me dis, c'est qu'avec Internet, le métier n'a jamais eu une aussi belle chance de montrer son potentiel. Le "fait main" revient à la mode, c'est une carte à jouer et c'est une carte qui touche certain client. Reste qu'il faut les trouver ou qu'ils nous trouvent ...


Sans vouloir déplacer le débat, ca me plairait beaucoup de L'Air du Bois serve aussi à offrir une visibilité aux PROs indépendants. Non pas parce que j'en suis, mais parce que c'est une force que l'on peut mettre en commun. Sur l'audience de L'Air du Bois qui passe ici, il y a forcément des clients potentiels qui peuvent être à la recherche d'un ébénos dans leur coin pour leur faire le petit meuble de leur rêve.

Mis à jour
Kentaro
 

A mon sens, la belle époque où la grande masse des classes moyennes, ayant acquis un certain niveau de vie pendant les 30 Glorieuses et après, allait chercher un menuisier ébéniste pour faire faire les meubles de sa salle à manger, sa cuisine ou sa chambre, est révolue.

Les classes moyennes achètent dans les grandes surfaces de meubles car elles se sont appauvries et n'ont plus les moyens d'aller voir un artisan.

Ceux qui ont encore envie d'un beau meuble d'artisan, ce sont soit les gens de revenu moyen qui ont encore du goût, soit les classes supérieures CSP+++ qui demandent de la qualité, de l'originalité, et font des achats plaisirs, et coup de coeur.

La bonne nouvelle, c'est qu'il n'y a jamais eu autant de riches dans le monde entier...

lL faut donc répondre à cette demande par du haut de gamme, de l'innovation, du savoir-faire, du design, de la qualité, de la différenciation et de la remise en question permanente.

(Ce n'est pas en faisant du mdf qu'on va les attirer...)

D'autre part, l'artisan n'est plus dans une situation où on venait le chercher. C'est à lui de faire du marketing, de se faire connaître, raconter une histoire, vendre du rêve...

Enfin, le marché n'est plus local, mais national, et même mondial.

Heureusement, il y a des outils qui permettent de répondre à cette nouvelle donne, notamment Internet, qui permet de se faire connaitre en un clic par le monde entier...

Enfin, il y a plein de niches pour ceux qui veulent travailler le bois, sans nécessairement se borner au mobilier:

Personnellement, je fabrique depuis 10 ans des télescopes en bois, que je vends dans le monde entier. Je me suis fait connaître auprès d'un marché très spécialisé, essentiellement par internet.

Mais il y a plein d'autres niches, que je site souvent. Si on recherche sur le web, on trouvera plein d'artisans dans le monde qui vivent sur ces secteurs:

  • instruments de musique spécifiques,
  • métiers à tisser en bois,
  • établis spécifiques (par exemple, pour les joalliers. Celui qui en fabriquait en Belgique vient d'arrêter. La place est à prendre...)
  • mini-caravanes en bois (Tear Drop),
  • Tiny houses,
  • Cabanes dans les arbres,
  • Garden offices (bureaux aux fond du jardin, une tendance qui monte),
  • Velos en bois, vélos couchés,
  • canoes, kayaks, bateaux en bois,
  • Aménagements intérieurs de bateaux de luxe ou avions,

etc, etc...

Il n'y a peut-être pas un marché pour tout le monde, mais il y en a pour ceux qui savent se débrouiller.

Slick
 

Et oui on vit une triste époque. Ou la classe moyenne a du mal à boucler les fin de mois.
Il faut donc aller chercher l'argent ou il est et ceux qui en ont le plus sont souvent ceux qui ont du mal à payer, il rechignent, ils bataillent la facture, ou j'en ai eu un une fois qui avait oublié de me payer et il était en vacance aux caraïbes pendant 2 mois...
Mais je pense que notre métier a quand même de l'avenir sur la pièce unique, il faut ce faire un réseau et les clients relou on fini par les sentir avec l'expérience.
Et une chose importante, c'est aussi la transmission du savoir, ne pas hésiter à prendre des stagiaires ou des apprentis quand on le peut, car il n'y a que comme ça que notre métier peux perdurer !

etiennedesthuilliers
 

bonjour
je me fendrai d un article sur l'avenir de notre métier
je partage tout a fait votre vision , pour moi j' aimerai connaitre pour vous la date des 30 glorieuses ,
mes amitiés Etienne

sylvainlefrancomtois
 

+1 kantaro

sylvainlefrancomtois
 

Slick +1

sylvainlefrancomtois
 

etiennedesthuilliers avant le 10 mai 1981 😂

Kentaro
 

Normalement, selon les économistes, les "30 Glorieuses", c'est 1945-1974 (première crise pétrolière), l'époque où les ouvriers et petits employés ont réellement accédé à un statut de classes moyennes et de consommateurs (voitures, maison, équipements ménager, puis électroniques). Mais on peut étendre la période jusqu'au début 2000... Ensuite, cela s'est dégradé...Mondialisation/désindustrialisation, paupérisation des plus faibles et explosion des ultra-riches...

Santé !
 

sylvainlefrancomtois J’aurais plutôt dit avant le 3 janvier 1973, mais on va pas parler politique hein ;)

Boris Beaulant
 

Sans jouer les rabat joie, je pense que les classes moyennes de cette époque étaient moins riche que les "pauvres" d'aujourd'hui.
Le curseur, c'est qu'on est beaucoup plus sollicités à dépenser par ailleurs que dans son mobilier (internet, mobile, high-tech ... pour toute la famille, sans compter la bagnole, les voyages 3 fois par an, etc ... bref des choses qui ne se faisaient pas au même rythme avant)

sylvainlefrancomtois
 

Boris Beaulant c'est vrais aussi !

sylvainlefrancomtois
 

Boris Beaulant Pour répondre plus précisément a la question d origine , ces dernières décennies , on pouvais "surfer" sur les modes et les bulles (vintage, design , industriel etc) , l'heure actuelle est au faire soi même , recup , environnement , circuit court , raisonné , durable ,etc il faut réfléchir dans ce sens à mon avis !! mais pas facile d'identifier une vague et des que l'on a une idée ,souvent on trouve que c'est déjà traité par quelqu un d 'autre !

beaux exemples ici https://www.google.com/search?...

https://www.youtube.com/watch?...

BaptisteC
 

J'adhère totalement à l'idée que nous consommons beaucoup plus mal que nos grands-parents. Par exemple, je pense qu'aujourd'hui les gens préfèrent acheter "tout de suite" des meubles de mauvaise qualité plutôt que d'économiser pour s'acheter une belle armoire en vrai bois.
Après la mesure du pouvoir d'achat est quelque chose d'assez compliqué, il y a souvent un écart entre l'évolution chiffrée et la perception qu'en ont les gens. Les salaires ont en effet augmenté mais la part des dépenses contraintes également (notamment pour le logement et les transports).
Mais nous le voyons dans notre activité (en particulier pour les amateurs) dépenser son argent est aussi une question de choix et la dépense contrainte des un n'est pas nécessairement indispensable pour les autres : combien ici se sont privés de belles voitures pour pouvoir s'acheter de beaux outils ?...
Vaste question mais question très intéressante !

Kentaro
 

sylvainlefrancomtois Pour surfer sur la mode du DIY, on peut proposer de beaux meubles d'ébénistes, en kit à monter soi-même... ;)

Avec montants avec queues d'arondes prédécoupées ultra précis (cnc...), tous les emboîtements préparés, les trous percés, etc... Le tout en beau bois noble...

On fait le design et les plans, on découpe/usine à la cnc, ou on fait usiner en toutes petites séries ou à la demande, et on vend dans le monde entier grâce à Kickstarter... Si la mode change, on change les plans ou l'habillage...

Le tout avec un mode d'emploi, comment coller, comment vernir, etc... Tous les secrets de l'ébéniste à votre portée...

Il y a des boites aux US qui font cela pour des bateaux en bois, et qui vivent très bien ( http://www.clcboats.com/ et en France http://www.arwenmarine.com/Ind... )

Je suis en train de préparer la même chose pour mes télescopes.

On peut faire cela pour des lampes, des jouets, etc...

sylvainlefrancomtois
 

oui bonne piste !

ced21
Boisenformes
 
Kentaro
 

Ah au fait... Si la demande ne porte plus que sur des placards et rangements intégrés, et plus sur des meubles indépendants, rien n'empêche de proposer des choses en vrai bois, sans mdf ou melaminé, avec des design originaux, dans les styles à la mode de ce temps, mid century, scandinaves, japonisants, etc, avec du placage, paille, etc, etc... ;)

Boris Beaulant
 

On propose, mais le client dispose.
Si le client veut un meuble à grande surface place avec tout affleurant comme peut le faire un panneau stable, c'est pas simple de lui proposer du massif. Plus cher, et moins fiable par rapport à sa demande.
Une pièce en massif ne se conçoit pas de la même façon et donc ça se ressent dans l'esthétique.

La vraie question est de savoir si c'est à l'artisan de créer le marcher ou au client de consolider un marché par rapport à sa demande.

Palissandre
 

Est-ce que les artisans son en capacité de proposer un choix différent ou tu fais ce que le client te dicte car à la fin il faut que ton entreprise soit viable charge patronales salariales ect... On voit plus de redressement judiciaire que des entreprises florissante

Kentaro
 

Certes, le client décide, mais on peut aussi avoir ses propres choix "stratégiques", et décider de ne faire que du placard et des fenêtres, ou de ne faire que de l'ébénisterie. C'est un choix de métier. Charge ensuite de trouver les moyens, le marché et les clients, pour ne faire que de l'ébénisterie.

On n'est pas prisonnier des choses et des clients. On peut aussi choisir ses marchés, son secteur, même si certains sont plus compliqués que d'autres et demandent des savoir faire et des moyens que l'on n'avait pas nécessairement à l'origine.

Palissandre, il semble que ton patron ait fait le choix stratégique de faire des placards et des fenêtres, ce qui peut en effet s'expliquer car c'est un marché intéressant, car large, profond, renouvelable et ne demandant pas trop de marketing (aller chercher le client) et sans doute plutôt rentable. Mais il aurait pu aussi décider, compte tenu de son expérience et de ses capacités, de se renforcer dans l'ébénisterie et le haut de gamme, de prendre des gens qui ont un savoir faire en design, en conception, en commercial pour attaquer cette niche là. Il a fait un choix.

Palissandre
 

Hummm je pense plus qu il à fais ce choix pour garder le personnel de l entreprise car si notre parti ébénisterie subsiste ces en partie grâce à la pose crois moi ça le fais chier de faire de la fenêtre ou autre il n est pas planqué dans le bureau mais au froid avec nous ces pas le confort de l ateliermais si il n avait pas fait ce choix je serais sûrement au chômage après ces mon ressenti je suis aussi au contact de la clientèle ta pas fais ton croquis qu il te parle de tarifs ces compliqué franchement si il serais rester seul et nous aurais licencié je pense que l ébénisterie de l entreprise serait rester viable mais crois que ce soi mon patron ou moi on tous fais pour garder la tête haute coter ébénisterie malheureusement ces très compliqué

gatien

Une phrase m'interpelle agréablement dans ta réponses... > Reste qu'il faut les trouver ou qu'ils nous trouvent ...

Trop souvent on vois des posts sur des forums de boiseux, ou des groupes Fessebouc de professionnel du bois qui sont méprisant en vers les pôvres idiots qui vont acheter un tasseau de bois chez castomerlin à une valeur souvent avoisinant les 2000€ du mettre cube pour du pin... Le même professionnel qui se plein de pas avoir de client.

Tout marché est possible si le produit, la prestation est visible, trouvable... Les agencements de qualité discutable de chez castomerlin, ou de l’ambassade suédoise ont cette visibilité. Et cette accessibilité. Certe ils ont une force de frappe phénoménale de par leur réseau, mais ils ont aussi une écoute du marché. Un produit/service qui ne se vend pas ne reste pas à la carte... Et aujourd'hui acheter une armoire normande dans une population majoritairement urbaine, qui habite dans des appartement, c'est curieux... Les marchés évoluent, l'habitat évolue, les gouts évoluent, la proximités avec les professionnels reculent... c'est pas simple d'avoir une menuiserie en centre ville. Mais du coup il faut augmenter la visibilité par d'autre biais. Pour en revenir au tasseau de bois, Quand je vois un professionnel qui dit qu'il le fait a moitié prix, ok, mais déjà, il faut bien souvent le trouver, réussir à le joindre, trouver le moyen de passer quand il est à l’atelier... Ba au final mon tasseau est plus simple a acheter chez merlin pimpim même si je le paie 2 fois son prix pour une mauvaise qualité. Il est facile d’accès, et disponible...

Apres mon message va peut être passer pour un cout de gueule, mais bon... l’hiver dernier j'ai refait les plants de travail de la cuisine. Et il me tenait à cœur d'en faire le maximum moi même (DIY). j'ai était voir 2 menuiseries du secteur pour voir si c'était possible d'acheter des plateaux de hêtre ou de chêne. 2 plateaux de 2m465 et un de 1m801m10. Et à chaque fois le menuisier à refusé si il ne faisait pas l'ensemble du travail, jusqu'à la pose. Dont un des deux qui pendant les 10 minutes ou il m'a montré ça scierie n'a fait que se plaindre qu'il trouvait pas de travail... Pour le coup j'ai retraversé la rocade, je suis entré chez LM, et j'ai acheté mes plateaux... avec les chutes je me suis fait des étagères... Ce genre de comportement ne m'a pas donnés envie de repousser la porte des menuiserie, même pour une réalisation complète... Ce genre de ""professionnel"" fait certainement plus de dégât à votre profession que la GSB et IKEA réunit... Le mépris du bricoleur, de celui n'ayant pas fait les mêmes apprentissage...

Note : Depuis j'ai trouvé un menuisier qui encourage ces démarches... Du coup je ne met plus tous les pro dans le même sac, j'ai persisté... et L'ADB tend également à démontrer que tous les pro ne sont pas des méprisants, MERCI à vous, et merci à tout ceux qui partagent... mais tant que ces comportement existeront et ne seront pas à la marge, il sera difficile de pousser la porte d'un atelier... et de faire confiance à la personne derrière, un peux comme un informaticien qui vous parle qu'avec son jargon...

Bricolo36
 

Je partage à 1000% c'est ce que je disais plus haut circulez ya rien à voir!

fab83

Je partage globalement tout se qui a était dit au dessus de manière générale des métiers disparaissent d'autres apparaissent d'autres encore réapparaissent , l'artisan comme le commerçant et même comme l'industriel est obliger de s'adapter.
il suffit de regarder du côté de la caissière qui voit les caisses automatiques petit à petit la remplacer, au directeur d'enseigne classique qui voit les drives lui grignoter inexorablement des parts de marcher .
il suffit de regarder la france qui se prend encore pour une grande puissance et qui ce fait doubler par toujours plus de pays "émergents" autrefois "pays du tiers monde" pour comprendre que le monde de demain ne sera pas le monde d'aujourd'hui mais qui au vue des dernières prises de consciences collectives pourrait peut être ressembler un peu plus au monde d'hier avec plus de circuit court moins d'hyper consommation qui sait .
pour se qui est de certaines modes de mobilier espérons malgré tout quelles resterons avec les coupes de cheuveux des années 90 et la tectonik entre autres choses .... 😊

Santé !
 

pour se qui est de certaines modes de mobilier espérons malgré tout quelles resterons avec les coupes de cheuveux des années 90 et la tectonik entre autres choses

😅

Pour les coupes de cheveux, je ne pense pas qu'il y ait pire que les 80's

kajmed
 

C'est pas faux, regarde ma photo, nous sommes en1983😉

etiennedesthuilliers
 

il est vrai que faire certaine chose vous spécialise , j ai commencé pour le cimetière d Asnières pour dépanner faire des cercueils pour chat, le préposé au cimetière ayant trouvé bien ma fourniture , m 'a envoyé des clients et c 'est comme cela que pendant un temps j étais le spécialiste de ce genre de fourniture

Nicoel
 

Il faut bien des pros pour faire cela !

Me rappelle un menuisier local qui est le seul du secteur à faire des lambris en un résineux local, le cryptoméria du Japon.

Le jour lointain où je suis allé en chercher pour aménager mes combles, il venait de finir une série de cercueils dans ce même bois (très économique) et ils étaient placé en plein milieu de l'entrée de l'atelier. C'était des cercueils de petites taille.

Cela m'avait glacé, pensant qu'ils étaient destinés à des enfants mais, à la lumière de ton témoignage, il est fort possible qu'il s'agisse plutôt de cercueils pour animaux... Ouf, un poids en moins ?!

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Slick

Salut !
Tres bonne question , c'est vrai que pour ma part l'ébénisterie c'est plutôt rare , le restauration de meuble ancien ça doit faire 3 ans que j'en ai pas fait !
De l'agencement beaucoup , des cuisines , du placard à encastrer dans des cloisons placo en medium et mélaminé (le rêve ...) .
Apres j'ai quand même pas mal de mobilier en massif plus de la menuiserie haut de gamme , avec des assemblages d'ébéniste , mais le placage et du traditionnel c'est vraiment rare .
Trouver des client qui veulent du qualitatif et qui tient le coup et qui ont les moyens ça court pas les rues , beaucoup de gens veulent du jetable pas cher et veulent changer de déco et de meubles selon la mode .
Une cliente qui ne l'est pas d'ailleurs , voulait une table basse en châtaignier et noyer , je lui fait un devis à 600 euros en tirant un peut le prix vers le bas et elle me dit trop cher , je lui explique 2 voir 3 jours de boulot plus la livraison à 200 km aller retour , toujours trop cher ...
Du coup je lui est dit d'aller chez gifi ou but ou ikaka .
bref c'est énervant et quelle perte de temps , entre le déplacement , le dessin et le devis ...
Heureusement qu'on aime notre métier et que des fois les chantier sont intéressants !

Mis à jour
Palissandre
 

Hummm rassure toi ces le cas où je travail aussi idem pour la Mélaine on utilise plus de cette mer.. Que du bois

Nesty

oui c'est dur et pas reconnaissant du tout. Cette dame n'a aucune notion et je pense qu'elle ne fera même pas la différence entre une pièce artisanale et un meuble sorti dune production à la chaîne genre ikaka .

Palissandre
 

Malheureusement

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Boisenformes

On peut dire que certaines émissions de déco ont fait du mal, il faut attendre que cela revienne.
Même phénomène déjà vu : Mon père m'a raconté qu'à l'époque du tout Formica années 60/70, les belles armoires anciennes de style étaient transformées pour élever des lapins ou bradé pour qq Francs au brocanteurs voire échangées contre 2 chaises tubes chromés/Formica !

Smaug
 

Tu as raison .. le fonds du problème est la.. entre Les suédois qui font du jetable pour quelques euros et les meubles réalisés en Asie genre « Maisons du 🌍 »(dont certains sont massifs et qui ne sont pas forcément de mauvaise facture) il y a en plus LBC qui fourmille de meubles magnifiques (et même
bons d’epoque)qui ne valent même pas le prix du bois en plot.. ce qui valait 5 ou 10 000e , tu le trouves à 500...😱 et sans négocier .

Kentaro
 

Sans parler des pays de l'Est... Je voyais une grande et belle table avec un plateau épais, fabriqué en Pologne, 500 € + 200 € de transport...

Santé !
 

Et oui... On cherche le moins cher, toujours et encore , et après on s'étonne du taux de chômage.... 🙄

Niouniou
 

+1!!

Noobodyy

Ou des taxes toujours plus importantes et de la baisse du pouvoir d'achat...

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Nicoel

Modeste avis de client ;-)

  • Communication : de nombreux artisans sont excellents mais ne savent pas se vendre, sont peu aimables et décourageants voire "repoussants". Des trucs bêtes : être habillé propre, rasé, souriant ou au moins aimable, ne pas sentir le tabac, etc. Ça semble con et loin du job mais dans la relation au client, ça compte et, même si c'est idiot, ça inspire confiance.

  • Créativité : proposer des idées originales qu'on ne trouve pas ailleurs, des solutions sur mesure, des petits trucs qui montrent la compétence et auxquels le client n'a pas pensé (ça marque la différence avec les vendeurs de GS). Être à l'affût des nouveautés (fixations, quincailleries). Jeter un oeil sur les émissions déco populaires qui donnent des tendances et des idées.

  • Modernité : utiliser les réseaux sociaux ; même si c'est peu efficace, c'est inévitable. Utiliser du bois labellisé durable, des finitions écolos. Pas ces faux labels, qu'on peut d'ailleurs expliquer en quelques mots, histoire de débiner les groupes internationaux cités.

  • Délais : être franc dans ce qu'on dit et respecter une parole donnée. Rien de plus pénible que les retards de livraison.

  • Et des petits objets-cadeaux vite faits à partir des chutes de bois et qui font toujours plaisir : porte-bougies, accroche-serviette, que sais-je ?

My two cents !

Mis à jour
Thomas
 

Tu vois juste sur certains points.

Néanmoins...

Communication: Certains clients aiment que l'artisan soit fagoté "comme" un artisan. Un mec qui bosse quoi! Et se méfieront de la catégorie que tu décris. Bref, ça dépend du client.

Créativité: Il faut bien voir que tous les petits trucs qui rendent un agencement / meuble original font grimper la facture. On passe des fois des heures et des heures à imaginer / dessiner / chiffrer des choses originales pour des clients demandeurs. Puis finalement on se retrouve avec un truc basique... Le moins cher...

Le bois labellisé, on l'a tous compris, c'est bidon. Le notre sort de la foret privée d'à côté, gérée par un gestionnaire. Pas de label. Après quoi qu'il en soit label / propre / durable. On exploite la forêt. L'idéal serait juste de la laisser tranquille.

Délais: je plussoie!

Nicoel
 

Bien noté !

Le bois local est tout de même un atout et il faut valoriser cet aspect de traçabilité, de circuit court et de Made in France. C'est dans l'air du temps et correspond à la clientèle citadîne qui a les moyens de payer cela.

De même, impliquer le client dans la fabication : aller chercher le bois ensemble, observer ou participer à un temps de la réalisation, recevoir des photos des étapes, etc.

Sur les détails qui coûtent, peut être intéressant d'avoir un press-book de qualité réalisé une fois pour toute, qui les montre et dans lequel le client peut visualiser et piocher. Avec la photo numérique, on peut faire des choses très qualitatives.

Je suis conscient que tout cela est chronophage et bouscule les habitudes ;-)

Kentaro
 

Oui, j'ai eu fait ça... Et le petit café et même le repas à la maison pour les clients qui viennent de loin. J'en ai même hébergé... Et la disponibilité tous les jours, week end compris, les dizaines d' appels le samedi soir à 21 h sans même s'excuser, les mails à toute heure et réponse attendue immédiate, etc, etc...

Ceux pour lesquels je me suis le plus donné, ce sont ceux qui m'ont fait les plus belles saloperies ensuite... Alors, j'en suis un peu revenu... ;)

( Même si j'ai également pas mal de clients qui sont devenus de bons amis... )

Kentaro
 

J'aimerais bien comprendre ces histoires de délais... Le 21ième a mis comme valeur suprême cette idée de délais à tenir... Il faut que cela soit fait rapidement, ou au moins comme cela a été promis... Certes, quand on attend un plombier ou un charpentier pour refaire le toit qui perd, je comprends... mais quand il s'agit d'un truc du genre "nice to have", un truc superflu, pour la déco, dont on peut parfaitement se passer... Pourquoi ce besoin absolu et définitif d'avoir un engagement sur le délai ? Dans la sphère économique, les usines qui tournent en juste à temps, etc, je comprends, mais dans la sphère privée, dans la consommation d'objet superflus, pourquoi cela doit-il être pareil ?

Mes parents ont attendu 5 ans pour leur salle à manger réalisée par un ébéniste de génie. Il fut un temps où il fallait attendre 7 ans pour avoir une Morgan (les voitures). Aujourd'hui, il faut 2 ans pour avoir une Ferrari, et encore... Chez moi, c'est 2 ans d'attente +- 1 ans. Et les petits marquis qui se plaignent des délais, je leur dis d'aller voir chez les chinois... Ce qui sort de chez moi, c'est impeccable, mais faut attendre, c'est comme ça...

Tout ça parce que les gens ne savent plus gérer l'attente ?

De même pour le look... Avant, quand un client venait, je faisais le cacou, je changeais de vêtements. Maintenant, je reste le plus cradingue possible. C'est pour que les petits marquis en mocassins aient un peu une idée du travail qu'il a fallu pour réaliser leur truc... ;)

Nicoel
 

Tu montes vite dans les tours en ce moment ;-)

Je parlais juste de respecter les délais fixés au départ, aussi longs soient-ils, pas de précipitation. Quand l'artisan te dit qu'il te livre dans un mois alors qu'il sait au départ que ça ne sera pas possible et que tu t'en rends compte au final, c'est énervant !

Quand au look, rien de sectaire de ma part, chacun est comme il est. Juste un peu de soin. Quand on présente bien, c'est qu'on travaille bien. C'est con et c'est le B.A.BA des escrocs mais, bon, c'est pas grand chose non plus : un Tshirt propre, un joli mètre pliant et un crayon dans la poche et roule ma poule. Après, le négligé se travaille et quelques copeaux dans les cheveux, c'est top !

Kentaro
 

Ah non, je ne m'étais pas énervé... :)

Une réalisation artisanale, ce n'est pas une production industrielle, avec toute une organisation. Rien n'est minuté. A tout moment, il peut y avoir des dérapages... Machine en panne, truc qui ne se monte pas aussi facilement qu'on le pensait, pièce ratée à recommencer, méteo non favorable (quand il fait -5° à l'atelier, ou +40, on ne travaille pas au même rythme, problèmes personnels, santé, productivité moindre à certains moments, etc, etc, etc... Donc ça dérape, ça dérape et tout cela est totalement aléatoire... c'est comme ça. Et quand les dérapages s'accumulent, cela fait de gros retards pas toujours faciles à rattraper.

Quand un client fait une commande à un artisan, il devrait comprendre cela. Sinon, il va au supermarché, où tout est disponible immédiatement.

Quand on attend un plombier qui ne vient pas, je peux comprendre. Mais quand il s'agit d'un meuble ou d'une étagère pour la déco du salon, franchement, les petits impatients qu'ont tellement besoin de leur étagère et qui jouent aux petits chefs parce qu'ils ont le carnet de chèque et qu'ils PAIENT (!!!), là, j'ai beaucoup de mal... Ces petits marquis ont enfin la possibilité de jouer au petit chef, alors qu'ils se font taper dessus à longueur de journée par leur patron. Ils en profitent. Et je ne peux plus le supporter... (surtout dans mon cas, où ce que je réalise est vraiment au top du top du sommet de la pyramide de Maslow et le compble du superflu...;) ).

Nicoel
 

>Quand un client fait une commande à un artisan, il devrait comprendre cela<, dis-tu

Ben non, justement, il faut lui expliquer et ça améliore souvent les choses en cas retard effectif... qui passera mieux.

Même s'il y a des impondérables, j'imagine que tu arrives généralement à estimer et tenir tes délais ?

Quant aux petits marquis, c'est du vécu. Désolé pour toi. Tu peux aussi rencontrer des clients curieux, confiants, intéressés et intéressants !

Thomas
 

c'est bien de ça dont il s'agit! Toi tu annonces 2 ans +/- 1 an, les gens savent à quoi s'en tenir. C'est surtout que je vois pas l'intérêt de promettre deux semaines et de venir 2 mois après. Sur ça je rejoins nicoel. Moi je parle de délais avant même de faire un prix.

Pour l'accoutrement je pense qu'il faut savoir s'adapter un peu. mais ça dépend tellement de qui tu as en face. Un mec qui vient chez moi me proposer une charpente en chaussures à pointes je ne pense pas l'écouter très longtemps.

Dans l'artisanat certains fument, boivent, font l'amour et ont encore bien des vices, celà ne présage en aucun cas de la qualité du travail.

Boisenformes
 

Nicoel, tu n'idéalises un pas un peu trop, ou peut être tu vis dans un monde parfait. Moi je connais des artisans qui sentent le tabacs loin du standard bien lissé dont tu parles et qui font comme toi du très bon boulot.
Il nous faut faire preuve d'un peu d’indulgence pour quelques écarts quand ils ne sont pas très graves : Et puis cela reste des relations humaines et personne ne pourrait plaire à tout le monde et il y a aussi des escrocs incapables très propres sur eux. Je comprends ton discours mais il est formulé de façon un peu radical et on a tous eu des expériences malheureuses mais pas que, il y a aussi des perles qui ne payent pas de mine.

Nicoel
 

Si tu me relis, je ne dis pas autre chose !

Et rien d'déalisé ni de lissé, chacun est comme il est, of course. Juste qu'un peu de soin de sa personne peut suggérer qu'on a le même soin dans son travail ?

Pour ce qui est du tabac, j'avoue que c'est personnel. Je ne supporte plus cette odeur :-(

Kentaro
 

C'est effrayant, cet ostracisme... ;)

Boisenformes
 

+1

Slick
 

Franchement le look pour ma part je m'en fou, s'ouvant je passe chez des clients après un chantier et je suis crade j'ai travaillé toute la journée donc...
Après j'arrive le matin chez eux j'ai quand même pris une douche et brossé mes dents mais j'ai fumé une clope dans le camion...) mais je porte pas des Louboutin aux pieds pour taffer chez les bourgeois !
Mais tous ça c'est superflus et petit à petit je me suis fait un réseau de client plutôt cool, les blindés des beaux quartiers de Bordeaux j'y vais plus, je peux plus les voir, quand t'as l'impression de devoir les remercier quand ils te paient et en plus t'as galeré pour avoir ton chèque, ba non merci !
Un bon artisan ça se sent comme un bon client.

gatien

Ba, c'est surtout que bordeaux, c'est loin de Castets :) (évidement c'est de l'humour).

Slick
 

En plus !
Mais je vais y faire un tour cet après-midi quand-même...

gatien

Les soldes ;). Jr fuis bordeaux ce We... Prendre l'air

Slick
 

gatien non pas vraiment peut-être un tour rue sainte Catherine mais j'achète rien !

trente six seb
 

Pour alimenter le débat sur la tenue vestimentaire, je connais des artisans qui mettent exprès un tablier en cuir. Ça fait plus authentique et ça plait à leur clientèle. Si ça les aide à travailler un peu plus tant mieux.
Après on est bien d'accord que ce n'est pas le tablier qui fait l'artisan.

etiennedesthuilliers
 

bonjour
l' habit ne fait pas le moine mais il y contribue je ne pourrai que vous donner ma propre expérience
a 24 ans j avais pris le parti de me vieillir pour avoir l air crédible
a 30 ans je me suis mis a porter des velours noire que je trouvais plus pratique et relativement intemporel et permettant de passer partout même chez le ministre qu' a l opéra
vous rajoutez un feutre de bonne qualité ' et un tablier avec deux poches qui me permet de mettre du matériel lorsque je travaille et protège mes habits au niveau de la ceinture
cela fait plus menuisier ou charpentier , et est d'un pratique reconnu et mes clients se sont habitués a un look un peu différent des autres
etienne desthuilliers maitre menuisier

sylvainlefrancomtois
 

etiennedesthuilliers En largeot taille haute quoi !! c'est tres agréable et cela tien chaud !

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executionbois

salut,
comme dit plus haut, il faut rebondir, sortir des sentiers battus, j'ai évolué vers la recherche de design de finesse dans l'objet finis la mode du lourd dingue, les techniques on évolué, de même pour la mélamine je reconnais que c'est pas top mais tu peux réaliser des trucs sympa, j'ai du pas mal investir pour continuer la fabrication et j'ai appris de nouvelle compétence comme la soudure pour le meuble industriel et ne pas sombré dans la pose de fenêtre et de porte, en gros ce que toutes les générations on toujours fait, évolué sortir de sa zone de confort, être curieux.

Mis à jour
Palissandre
 

Merci executionbois !

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sylvainlefrancomtois

Je pense qu 'il faut tout faire et accepter tout en restant dans la branche bois et dérivé , ainsi fidéliser la clientèle qui parfois donne commandes à des choses intéressantes a fabriquer !

Il faut être réactif , ce qui m'a sauver en son temps , c'est de faire de la restauration et de la brocante (qui rapportais parfois plus que le boulot en lui même !

Tu as du talent , tu peut aussi essayer de créer ton design ,et te faire un nom mais cela ne marche pas a tous les coups , il faut toucher le bobos et surtout surprendre !

Bref en premier lieu s'accrocher et du courage ;)

Palissandre
 
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1
Thibault Jehl

Je suis complètement d"accord avec une remarque de Boris Beaulant plus haut. Pour moi la plus grande différence entre la belle époque des menuisier et aujourd'hui se situe avant tout dans les autres postes de dépenses d'un foyer.
C'est vrai aussi pour l'alimentaire, on n'envisage aujourd'hui plus de mettre le vrai prix pour de la nourriture de qualité... Et je ne pense pas qu'on dépense moins bien que nos parents, les contraintes ont simplement changé. Internet c'est nécessaire, un smartphone aussi soyons honnête. la part du logement a explosé dans le budget. Le trajet boulot a en moyenne augmenté, augmentant mécaniquement les frais de transport, etc.
Pour toutes ces raisons je pense en effet que le métier ne va pas évoluer positivement dans les prochaines années. Pour rester dans le travail du massif, seuls les meilleurs qui arriveront a rentrer dans les fameux marchés de niche s'en sortiront. Il faudra être a la fois bon en com, s'équiper d'un atelier au top, maîtriser des techniques offrant des rendements hauts, et être prêt a bosser bien plus que nos amis avec des métiers "normaux". Et les autres pourront toujours faire du placard et des cuisines, ça fait moins rêver mais ça marche quand même bien.

Kentaro
 

Entièrement d'accord. Le métier de menuisier ébéniste répondait auparavant à un besoin "primaire" de monsieur tout le monde d'avoir des meubles pour s'asseoir, manger, dormir. Le menuisier ébéniste de l'avenir, c'est quelqu'un au même niveau que les décorateurs, stylistes, designers, etc, répondant à une envie superflue (pas un besoin), de quelques uns. Il faut en être conscient. Ce n'est plus le même métier, ni la même approche clients et il n'y en aura pas pour tout le monde.

Palissandre
 

La vie et ainsi vous avez sûrement raison

gatien

Bosser bien plus que les gents avec des métier normaux???? Ça reste à voir.

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Palissandre

Au moins ce qui ressort de tous ça ces que pour vous le bois ne vie pas ces derniers instants même si les choses changent chacun vois un avenir pour nos métiers j espère que le savoir de nos anciens et le notre perdure dans les années et j apprécié de voir sur l air du bois des passionné amateurs ou professionnels qui présente de magnifiques ouvrages débordent de créativité et ça fais PLAISIR à voir et je suis époustouflé de voir des créations de sois disant non professionnel qui donnerai bien du soucis à plus d un pro

etiennedesthuilliers
 

bonjour
je mettrai un petit bémol a votre affirmation , je suis moi même assez surpris par des gens de mon entourage qui n étant soit disant pas des pro réalisent et je leur tire mon chapeau sur la qualité de leurs ouvrages
mais il faudrait déjà définir ce qui est un pro , la est la question , mais il n'y a pas de réponse ,beaucoup de menuisiers qui se disent pro devraient être plus modeste et être conscient de leurs limites , et je vais Etre un peu plus dur , les gamins qui sortent de chez moi avec un cap sont des débutants et maintenant qu'ils ont quelques bases il peuvent continuer à apprendre une bonne partie de leur vie , pour tendre vers un vrai professionnalisme , malheureusement peu y parviendrons, la vie est ainsi faite
à l' école on leur promet de faire des commodes louis 15 , en charpente de faire le clocher de l' église , et au menuisier des agencement extraordinaires . mes bien souvent le rêve ne devient pas réalité
mes amitiés a tous ceux qui sont passionnés par ce qu'il font et oeuvre avec leur dix doigts , et se régale

sylvainlefrancomtois
 

+1 Dans les années 80 ,il était coutume de dire que environ 7% des jeunes entrant dans le compagnonnage arrivaient reçus compagnons fini !

Mais cela ne veut pas dire que les gens qui lâchaient en route ne sont pas de bons ouvriers passionnés bien sur moi y compris !!

executionbois
 

sylvainlefrancomtois oui mais ça c'etait en 80

executionbois
 

etiennedesthuilliers +1 avec vous personnellement je n'ai pas de réel souci
j'ai su rebondir, mais il est vrais que les temps on bien changé et pour ce que voua évoquez vous avez entièrement raison on leurs promets les étoiles et il ne récoltent que des météorite et ce qui me déprime c'est que lorsqu'un vrais pro donne un conseil on l'ignore, j'ai récemment fait une chaîne d’apprentissage et je me retrouve avec des petits jeune qui sont encore en formation me dire que je fais mal alors que c'est moi qui les corriges a l'AFPA ou dans les écoles professionnel, tous cela pour dire que je suis moins optimiste que l'ensemble des contributeur sur l'avenir de notre métier.

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Kentaro

Intéressante discussion... Quel est (en général), le revenu net horaire d'un menuisier ébéniste (après avoir tout payé) ?

Palissandre
 

Aucune idée je suis salarié et je vois pas trop le rapport

ced21

Kentaro, pour te donner une idée: https://www.capital.fr/votre-c...
Les pro pourront s'ils le souhaitent, confirmer ou infirmer

Boris Beaulant
 

Perso, je ne suis juste sous le SMIC après 5 ans d'activité. Mauvais entrepreneur, marché plus délicat, j'en sais rien. Les deux certainement.
Du coup, le revenu net horaire, je te laisse l'imaginer.

Palissandre
 

Ces le cas de nombreux artisans qui ne compte pas leurs heures ne s arrete jamais j envie pas votre place sans compter la vie de famille parfois sacrifier

Boris Beaulant
 

Arf, L'argent ne fait pas le bonheur ;)

Avant, j'étais salarié, et du coup, moins libre de mon quotidien. Aujourd'hui, il y a des hauts et des bas, mais j'ai pu réaliser des choses qui me tenaient vraiment à coeur, comme cette plateforme.
Je ne suis pas forcément mille fois plus heureux. Mais je trouve que ce que je fais est plus proche des mes envies et a plus de sens.
Je ne reviendrais pas dans un bureau pour gagner plus tout de suite ;)

Alors c'est peut-être le prix à payer.

ced21

je te voyais bien répondre de la sorte.
en tout cas, je te félicite pour ce que tu as fait, il faut pouvoir et surtout oser ou en avoir le courage.
Les heureux usagers que nous sommes de cette communauté que tu as créée ne pouvons que t'en remercier!
Et soyons honnête, tu serais resté dans un bureau, on n'aurait jamais pu admirer tes réalisations, ce qui aurait été bien dommage pour nos mirettes!

Gcloarec

Calculer le taux horaire net ça revient à se tirer une balle dans la tête dans la zone "motivation". J'`évite à tout prix (ahaha), mais tant que de l'argent rentre et qu'on peut continuer d'avancer en faisant quelque chose qu'on aime. de toute façon je suis allergique au salariat j¡ai jamais tenu plus de 5 mois...

Slick
 

C'est vrai que je compte pas mes heures aussi , mais bordel ce que ça fait du bien de ne pas avoir de hiérarchie, de chef, de petits chef, de petit sous chef etc.
Pour rien au monde je résigne un cdi...

Gcloarec

lorsque j'ai fait ma formation il y a trois ans, tout le monde me disait que c’était posé des fenêtres ou des usines numériques.
Par esprit de contradiction j'ai retapé des vieilles machines à bois et j'ai démarré. Les seules fenêtres que j'ai posée je les ai fabriquées et j'ai travaillé le massif à 70 %.

Après je pense que j'ai eu BEAUCOUP de chance au niveau de mes clients (et le vent tourne j'ai un chantier de pose de menuiserie à venir !), mais aussi il faut savoir ce qu'on veut vendre non ?...

Boris Beaulant
 

+1

Palissandre
 

Merci Kentaro !

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