Bonjour,
Depuis quelques temps, je vois arriver de plus en plus de la part de nos amis anglo saxons, la croyance populaire comme quoi en faisant un latté de pin, avec un massif dzns l’essence fini sur chaque chant et un parement d’essence fine de 8mm collé sur le parement. On obtient des bois tres stable et en plus léger, le rêve quoi!
J’ai deja vu des carrelets de ce genre dans des fabrique de porte intérieur, mais c’était tout dzns la même essence et c’est à l’intérieur, ça bouge beaucoup moins.
J’ai également vu sur certain château que j’ai restauré des portes avec un parement chene et un parement noyer ou acajou. Mais la encore c’est de l’intérieur et c’était tiercé, 1/3 noyer 2/3 chene.
Mais là on parle de menuiserie extérieur ça bouge quznd même beaucoup!
Avez vous des retour lz dessus?
Quelqu’un a t’il tenté l’expérience?
3 réponses
C'est une jolie réinvention de l'ébénisterie...
À l'origine, autour du XVIe siècle, des boiseux, hollandais probablement, eurent l'idée de refendre du bois d'ébène en feuillets de quelques millimètres d'épaisseur et de le coller sur une âme, en chêne de Hollande tant qu'à faire. Ils on assez vite compris l'intérêt du procédé, qui a très vite eu beaucoup de succès en Europe et au delà...
Avec l'évolution de la technologie, ces feuillets ont perdu de l'épaisseur, jusqu'à quelques dixièmes de millimètres, permettant de maximiser le profit à tirer des bois, précieux ou non.
On a simultanément assisté à l'invention des panneaux, pour d'évidentes raisons de stabilité, mais aussi pour soustraire/subtiliser une partie de la plus value aux artisans.
Eh oui, on fait souvent des découvertes, comme le dit etiennedesthuilliers, et on les oublie quand elles sont passées de mode (qui a chez lui un cabinet d'ébène du XVIe ?), puis on les recycle selon l'air du temps...
Cela dit, le pin, une fois sec, est un bois bien stable, bien que sensiblement plus dense que le peuplier, ce qui en fait un bon candidat pour ce genre de panneaux.
La difficulté, pour le boiseux que je suis, réside dans la réalisation des feuillets de chêne de 8mm, si je souhaite un panneau d'une largeur supérieure à 4/500mm (avec raccords, je précise)
Dans l'industrie, des trancheuses font ça très bien, sans perte de matière, en témoignent les triplis d'essences variées, et je ne sais pas si des feuillets sont disponibles commercialement. J'ai fait quelques réalisations avec du placage de chêne en 30/10e il y a déjà longtemps, c'est peut-être encore disponible, mais c'est plus fin, et on voit que ça a été tranché ( > micro fissuration sur une des faces).
Ensuite, question stabilité, eh bien... Ça dépend... Des conditions d'emploi et de la nature de la finition employée.
Avec aucun pli en travers fil, alors expansion et contraction comme tout massif qui se respecte, l'orientation du fil de l'âme étant à tenir en compte.
Que dire en conclusion ? Que pourquoi pas, et que ça dépend... du projet, du budget, voire d'autres paramètres...
Bons copeaux.
Jean
Je fais régulièrement des panneaux selon le principe des composites, avec deux "peaux" de bois fin (5 mm), et à l'intérieur, une "âme", constituée d'une plaque de polystyrène extrudé, collé à la colle à bois.
Cela marche très bien, cela ne bouge pas et c'est très rigide, comme tous les composites (ce sont les peaux qui travaillent en tension/compression, qui confèrent la rigidité). L'âme à l'intérieur, est souple, et s'adapte aux variations des deux peaux.
L'avantage, c'est que c'est très léger.
Mais je n'ai jamais essayé pour des choses destinées en permanence à l'extérieur.

