Bonjour à tous.
L'idée est que chacun ajoute la bêtise qu'il a faite.
Une bêtise anodine qui a engendré un sourire.
Voici celle de matin :
Je nettoie ma dégau et je dépose à la bombe un agent glissant.
Je trouve le parfum agréable, la table fonte brille, c'est beau, c'est propre ... je me sens prêt.
ATTENTION : Ne pas vernir, bien lire la bombe
.
C'est bien chiant à nettoyer (mais ça sent bon) !!!
5 réponses
Moi ça date et j'en ai 15 à vous raconter, toutes arrivées dans la même boîte :
1/ c'était mi-mai 2008, on m'a mis à la déligneuse* alors que je ne tenais pas une forme extraordinaire (j'allais sur mes 20 ans et j'avais d'horribles douleurs dentaires à ce moment-là (du coup, j'étais un peu shooté au Novacetol, qui contient notamment de la codéine))
On me demande de débiter des panneaux de medium (density fiber (mdf)) pour en faire des cales carrées à destination de Schneider Electric (anciennement Télémécanique) pour leur site de longvic qui faisait des Canalis**
Tout se passe assez bien, puis, un "coup de barre" assez costaud me fait vaciller un peu sur mes quilles, ce qui me fait dériver au niveau des bras. Ainsi, au lieu de scier une belle bande bien droite, j'avais débité une vague. Ça m'est arrivé 2 fois, à environ une heure d'intervalle
2/ une autre fois, on doit être à peu près 3 semaines plus tard, j'étais en réception de pièces de bois à la déligneuse, je passais les planches de hêtre pour qu'elles soient repassées jusqu'à ce qu'il ne reste qu'une chute...
La machine étant assez bruyante, nous portons des casques antibruit. Comme le mien disposait d'un système de filtration sonore permettant de parler sans avoir à hurler pour couvrir le bruit des machines, il était, en conséquence, un peu plus lourd, ce qui m'a amené à le décaler sur mon crane de quelques cm. À la pause de midi, on me fait remarquer qu'à cause de la sciure qui volait dans ma direction, ça avait fait un dégradé de blond sur mes cheveux (alors que je suis brun) ça m'avait laissé 4 jolies bandes jaune/beige (un peu "Danette vanille") sur la tête...
3/dans la menuiserie où je travaillais, il y avait souvent des stagiaires (dont moi à ce moment-là) et l'un d'eux, Lionel, était un gars qui, hélas pour lui, était aussi beau qu'intelligent (à savoir très peu) mais attendez, la suite est encore plus drôle...
Un jour, on l'envoie changer les sacs de copeaux, l'aspirateur a 4 sacs côte-à-côte, on lui demande d'y aller, espérant qu'il arrive au moins à faire ça (jusqu'ici, il n'avait pas spécialement brillé, ni vraiment été utile)
Au moment où il se retourne pour prendre les sacs vides derrière lui, avec deux collègues apprentis, on plaque d'autres sacs vides devant nous en guise de bâches et on remue les 4 filtres (j'en rigole encore rien que d'y repenser) je ne vous raconte pas la pagaille pour lui, je finis par le remplacer, je change les 4 sacs en à peine 5 minutes (ça faisait déjà un mois que j'étais stagiaire à ce moment-là)
Mais ça n'est pas fini pour lui puisque, peu après, les mêmes collègues attendront qu'il soit en train de charger un fourgon, stationné dans la cour de la menuiserie, pour refermer les portes derrière lui, le laissant au milieu des sacs de copeaux dans le noir (et un peu la chaleur vu que c'était en juin)
Le lendemain, alors qu'on est à la pause de midi, je m'adresse à lui, qui avait 14 ans si je me souviens bien, voyant son regard fatigué, éteint, inerte, il y a beaucoup d'écho dans sa tête, je lui demande (quelque part naïvement) "qu'est-ce que tu veux faire comme métier ?" et vous n'êtes pas prêt pour la réponse (moi non plus à cet instant) il me dit "menuisier"
Estomaqué, le souffle coupé, je lui dit "attends, moi je fais une formation de conducteur de ligne de production automatisée, je suis infiniment plus doué (et plus rapide) que toi pour ce métier (menuisier) et toi tu veux faire ça comme boulot ?" il ajoute alors "ben c'est la conseillère d'orientation qui m'a dit de faire ça..." ah, d'accord tout s'explique.
L'après-midi même, j'apprendrai qu'au moment d'aider la secrétaire Laetitia, il a menti en prétendant ne pas avoir mélangé deux piles de papiers... ce qu'il avait évidemment fait (quand je vous disais que ce type était aussi beau qu'intelligent...)
4/ le même jour, on me met à la scie radiale pour débiter en morceaux de 42 et 56 cm des planches de grumes de hêtre, récemment livrées par la scierie. Le problème, c'est que la longueur est telle que si je débite 4 petites planches, j'ai une grande chute, alors que si je débite 3 grandes planches, ma chute est, allez savoir comment, plus petite, et cette histoire finit par nous rendre tous fous. Bien entendu, je planterai également la lame dans les plateaux une bonne dizaine de fois ce jour-là
5/ on repart sur la déligneuse, avec un incident pour le moins inédit : alors qu'on est en train de couper du bois comme d'habitude, les rouleaux de l'entraîneur commence à patiner. Premier réflexe, ce qu'on a déjà fait une paire de fois, on inverse le sens de marche de l'entraîneur. Que se passe-t-il cette fois-ci ? Trois fois rien, juste le couteau diviseur qui, n'ayant pas été correctement serré, vient embrasser les dents de la scie dans un spectacle improvisé son-et-lumière puisque non seulement la lame chante avec un cri strident, mais elle envoie aussi des étincelles qui ne sont autres que des fragments du couteau rendus incandescents par la friction. Par chance, aucun incendie ne s'est déclenché à cause de ça...
6/ à une des pauses de midi, alors que c'était la scène typique du ballet des personnes qui attendent leur tour devant le four à micro-ondes, sans avoir fait, ni dit quoi que ce soit de particulièrement drôle, vraiment c'est littéralement venu de nulle part, un fou-rire contagieux commence dans le petit local où nous déjeunons. Personne ne sait pourquoi, ni comment, ni ce qu'il y a de drôle mais tout le monde rigole à en pleurer au point d'essayer de se contenir, mais rien n'y fait, les rires reprennent de plus belle, et ce, durant au moins une heure...
7/ un des apprentis, un peu trop prétentieux et limite aussi dangereux pour lui que poir les autres, doit débiter des morceaux de bois pour le patron sur le combiné. Bien qu'on lui ai déjà rappelé maint fois de prendre le couteau pour pousser les morceaux en bout de coupe, il le sait, il est plus malin que les autres, il n'a pas besoin d'utiliser le couteau pour faire ça...
Arriva ce qui devait arriver, il s'est un peu entaillé le pouce (1cm maximum (toujours un de trop, je suis d'accord)) donc comme il a fallu le soigner et lui faire faire autre chose, le patron avait trouvé LA punition idéale : l'envoyer laver la voiture du boss
8/ autre jour, autre anecdote : on m'envoie cette fois-ci dans une petite pièce de l'atelier, dédiée au clouage des cales qui doit être ainsi faîtes. Tout le monde y arrive, tout le monde... sauf moi, qui rate à chaque fois au moins un clou, le plante de travers, bref, le collègue en face ne s'ennuie pas avec moi, il finit par en rire tant c'est absurde...
9/ c'était un jour un peu chaud, il me semble que c'était en juin, la porte coulissante de l'atelier était ouverte, on travaille comme on le fait d'ordinaire, notre menuiserie est à à peine quelques kilomètres d'une base aérienne. Un des chasseurs est passé si près qu'il en a suffisamment ébranlé le bâtiment pour faire tomber la poussière accumulée sur les tuyaux métalliques des deux gros aspirateurs...
10/ on revient à la pause de midi, Laetitia, la secrétaire va avoir une curieuse attitude envers moi. N'ayant absolument rien envisagé la concernant, sachant qu'elle était déjà en couple avec un des autres menuisiers, ça ne l'a en rien dissuadé d'être entreprenante avec moi... en me lançant ses pelures d'agrumes (romantisme, quand tu nous tiens...) je lui demande alors ce qu'il y a, elle me répond avec des yeux écarquillés plus que gourmands (limite cannibal à ce niveau-là) "j'ai envie de toi"... On a fait un beau feu d'artifice ensemble. je plaisante, non seulement je n'avais PAS DU TOUT envie d'elle, mais en plus, alors qu'elle est déjà en couple, sans façon, j'ai pas besoin, ni envie d'avoir plus de problèmes que ça, j'ai donc décliné en quittant la pièce simplement et en ajoutant "ça ne va pas être possible" (mais dites-vous que j'ai dû aller jusqu'à prétendre que j'avais de l'herpès génital poir avoir la paix)(surtout qu'à ce moment-là, je fréquentais une autre jeune femme, célibataire... qui se mettra en couple avec un autre mec sans me le dire (match nul pour le bourreau des cœurs...))
11/ de retour dans les premières semaines de mon stage, j'aide un des menuisiers, avec qui je m'entends franchement bien, à confectionner un dressing pour un client. Le matériau de choix évident, c'est le panneau de particules. Sauf qu'ici, il aurait certainement mieux valu que c'eût été du contreplaqué, vous allez vite comprendre pourquoi : alors que dans une première version, il taille les gorges à la défonceuse et à la fraise droite pour y installer les crémaillères des étagères, il a eu l'excellente (et en tous cas amusante) idée de faire les gorges symétriques de part et d'autre du panneau de particules. Inratablement, n'ayant pas envisagé que ça créerait une fragilité structurelle, le panneau se scinda EXACTEMENT au niveau de ses gorges, tel des pointillés sur un papier...
12/ l'un des collègues, qui était apprenti, devait s'occuper de refaire les planches d'un banc à armature en acier tubulaire, c'est un modèle assez ancien dont il faut retenir que la planche au bord de l'assise est arrondie à ses extrémités.
Le gars prépare son équipement, trace ses courbes, les coupe à la scie sauteuse, puis va essayer de l'installer. Il revient deux minutes plus tard pour nous montrer son œuvre : il avait taillé les courbes tête-bêche alors qu'elles auraient dues être dans la continuité des arrondis
La suite en commentaire parce qu'apparemment, j'ai atteint la limite du nombre de caractères maximum... Donc 1/2
Hé hé,
c'est pas bien vieux, quelques mois à peine...
Était-ce la fatigue, une distraction inopportune, la flemme de mettre un serre-joint, ou bien une combinaison de tout cela ?
Toujours est-il que pour scier un basique tasseaux, je prends ma belle Ryoba (une vraie, signée par un maître forgeron, pas une Gyokucha de base !)
Et voilà que le tasseau se met en biais et toc ! Petit bruit sec, et je constate une belle fissure démarrant entre deux dents...
Je me maudit, heureusement pas trop longtemps, puis je vais chercher une meuleuse d'angle, et délicatement, presque sans appuyer pour ne pas chauffer, je tronçonne le bazar.
Depuis, j'ai une super Ryoba Mijikai nokogiri ;-) ( demandez Kentaro , je crois savoir qu'il est assez calé en japonais, rapport à son pseudo peut-être...)
Et un bout de super acier pour façonner quelques racloirs,
Et une nouvelle expérience (ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort),
Et une histoire à raconter, comme quoi à quelque chose malheur est bon (bon, ça commence à bien faire les dictons à deux balles !)
Allez, l'erreur est humaine, mais persévérer est diabolique...
Tschuss.
Jean
A mon tour:
Dans ma boite, au débit, le moment était venu de changer les fers de la 4 faces et donc naturellement de re-régler la dégau de table. Je pose ma règle contre la table, je règle la sortie du fer, je referme la porte et démarre pour faire un essai.
"tiens, c'est bizarre le tintement que l'on entend au milieu du bruit de la machine!"
Résultat: une règle de réglage rectifié tordue et entaillée, un jeu de fers en carbure à changer/racheter et un réglage à refaire!
Chiant mais c'est comme ça que l'on apprend!


Excellent
Radiospare chez les boiseux, salut copain ! J'en suis aussi, DIYeur à mes heures, adeptes des tubes audio
Ha ha, moi j'ai réussi à utiliser un vaporisateur contenant de l'eau et non du gliss bois.
Je trouvais que ça glissait mal, et la table commençait à rouiller
Sans danger mais bête pour la peste rouillée