Bonjour,
J'ai à copier des moulures manquantes sur un bonheur du jour. Jusqu'ici tout va bien, je m'apprête à réaliser un tarabiscot.
Seulement, en plus de cela, l'intégralité des moulures est recouverte d'une feuille de laiton.
Quelques photos pour mieux se rendre compte.
Comment faisaient les anciens pour une production à la chaîne ?
Et comment font les restaurateurs pour quelques centimètres ?
6 réponses
Bonjour,
pour quelques centimètres, tu peux tenter profil/contre profil en bois dur à la presse/étau, en laissant la place pour l'épaisseur de métal. Ça risque d'être rock'n'roll, je ne garantis rien...
Attention de bien recuire le laiton, et surtout de choisir l'épaisseur la plus fine envisageable... Il me semble que le laiton se recuit de la même manière que l'on trempe l'acier, ce qui est assez contre-intuitif... Chauffer au rouge puis refroidir rapidement dans l'eau. J'en ai recuit récemment, pour les axes de mes poulies de Noël, et ça a fonctionné !
Sinon, le formage sur des grandes longueurs devait se faire entre deux galets d'acier profilés, une sorte de laminage en forme (profil s'entend)
Avec un peu de chance, il reste peut-être un bronzier dans le faubourg saint Antoine, peut-être etiennedesthuilliers en connaît il un ?
À suivre.
Jean
bonjour moulure manquante
pour cette longueur je la fait dans un morceau de laiton c est plus facile ou je fabrique l outil dans de l acier Attila et je vais chez un copain qui a un étau limeur,
au sujet du recuit du laiton voir un dinandier et lui en parler ou lire l' article sur google sur recuit du laiton ce n est pas aussi facile que certains le dise
l ébénistes de service
Déjà, merci à tous pour les explorations de chacun.
Le meuble en lui-même présente bien (cf photo) mais est de construction très simple. La structure est en sapin plaquée d'acajou (ou de noyer teinté, j'ai le chic pour me faire avoir !).
La moulure que j'ai à refaire n'est pas celle de la photo de départ. Je l'avais proposée car on voit que le métal semble replié sur la face intérieure de la moulure ce qui pouvait indiquer un processus semi-industriel...
Pour ce qui est des techniques que vous proposez :
recuire le laiton => il y a deux types de laiton à ma connaissance, le recuit et l'écroui. Le premier est tendre et flexible, le second cassant. Je pensais bien sûr le prendre recuit, le plus fin possible effectivement mais je n'envisageais pas la possibilité de le recuire. Je ne sais si je saurais faire... À voir
faire une forme / contreforme en epoxy, peut-être la solution la plus dans mes moyens. La moulure est assez simple (cf. Photo 2), une sorte de doucine. Merci pour l'idée. Peut-être travailler en plusieurs fois pour laisser le loisir au métal de se déformer.
former directement une baguette en laiton massif. Effectivement, excellente idée ! On dit que les outils de coupe du bois sont adaptés aux métaux non ferreux, c'est une bonne occasion de se lancer. J'imagine qu'il faudrait que la lame de mon tarabiscot soit bien épaisse et réaffutée plus souvent mais je crois que je vais tenter ça en premier.
D'ailleurs, si vous avez des conseils de fabrication de tarabiscot (outil et lame) je suis preneur : il y a bien quelques exemples sur l'air du bois mais pas tant que ça pour s'inspirer.
je ne sais pas exactement comment c'était fait, probablement un truc à manivelle (ou moteur?) avec des rouleaux qui pressent une feuille atour de la moulure bois... et probablement introuvables aujourd'hui.
Le laiton, une fois recuit (chauffé un bon coup, à rouge ou un peu moins, puis laissé refroidir doucement) ça devient assez malléable, mais si on le travaille trop, (tord et détord, martèle...) il se redurcit, et devient cassant et il faut à nouveau le passer un coup au chalumeau et le laisser refroidir lentement pour pouvoir continuer à le mettre en forme. c'est un bon truc à savoir quand on doit par exemple restaurer un meuble avec des petits filets courbes. il s'oxyde en surface au passage, et devient tout noir, mais c'est pas grave, on le ravive ensuite à la laine d'acier fine.
Et ici pour peut-être plier une feuille avec des burins arrondis autour d'une moulure. Mais pour quelques centimètres, c'est peut-être plus simple de faire un bout en laiton massif, usiné par petites passes à la défonceuse, ou avec un tarabiscot bien affuté. Pas sur de la taille à la photo, mais ça a l'air de faire autour d'1cm de large ?
en tout cas pas évident de refaire des pièces dont le procédé industriel a disparu... bon courage !
Je regarderais aussi du coté des vendeurs en ligne de quincailleries du meuble traditionnel, ( Lejeune, métal style bouvet, la laitonnerie, ferrures et patines, Redoutey...) dont certains sont joignables au téléphone pour les demandes un peu spécifiques.
Et si il fallait vraiment refaire à l'identique, j'essaierai peut-être avec une feuille de laiton recuit plus fine pour faciliter la mise en forme, donc une moulure un poil plus épaisse pour compenser, un contre-moule et un collage sur la baguette à l'epoxy .
je suis aussi un peu curieux de voir le meuble auquel ça appartient, on peut avoir une photo?

