Bonjour,
Quelques mots de présentation, je vais débuter une reconversion professionnelle vers la menuiserie via un CAP menuisier fabricant dans un cfa.
Jusqu’à présent j’occupais des postes de chef de projets mais ça ne me convient plus du tout. Je souhaite me spécialiser dans la construction de décors pour les milieux culturels et l’événementiel.
Pour étoffer mon dossier, je cherche des témoignages ou des personnes acceptant de répondre à quelques questions pour une enquête métier.
Y-a-t-il des personnes travaillant dans la construction de décor sur le forum ?
J’ai vu quelques témoignages déjà sur le forum mais en complément j’aimerais savoir pour les personnes en reconversions après 40 ans, est-ce vos expériences précédentes vous ont aidé à vous démarquer de personnes plus jeunes sortant d’écoles/cfa/… vis à vis des employeurs ? Est-ce que vous pensez que 12 semaines de stage en atelier sont suffisantes pour réussir son cap et bien maîtriser toutes les compétences ?
Merci pour votre aide,
Bonne journée
3 réponses
Je vois que personne n’a répondu alors je vais faire part de ma maigre expérience. Pendant ma formation j'ai effectué un stage dans l’atelier qui fabrique les décors pour l'opéra de Toulouse. C’était une super expérience j’ai notamment pour assister à la générale d’un opéra de Rameau mais...
- C’était post covid et l'activité tournait au ralenti car ils avaient continué à produire des décors alors que les représentations étaient arrêtées. Quand ça a a repris les budgets étaient à la baisse, les co productions entre différents opéras étaient privilégiés réduisant le volume de travail.
- la partie menuiserie consistait surtout a découper et assembler des caissons de CPs. Le decor prend vraiment forme quand les peintres font leur travail. Et là c’est assez magique.
Globalement j’ai l’impression que le monde du spectacle est en crise. Les budgets sont en baisse et ça risque de ne pas s'arranger après les prochaines élections.
As tu déjà établi des contacts avec des théâtres ou autres structures pour voir quels étaient leurs besoin et s’il y avait un marché ?
Bon courage à toi dans ta démarche.
Matthieu
"vous pensez que 12 semaines de stage en atelier sont suffisantes pour réussir son cap et bien maîtriser toutes les compétences ?"
T'as appris en 12 semaines ton premier métier toi?
J'ai cru comprendre ici que le CAP n'était pas spécialement difficile à atteindre en autodidacte comme le documente très bien Ara . La question sous-jacente qui est: est-ce que ça vaut quelque chose? Si tu travailles à ton compte, nul doute que tu trouveras bien quelque chose à faire dans cette branche.
Si, comme j'ai compris, tu souhaites plutôt t'orienter vers du salariat: je serais plus nuancé.
Si effectivement la période économique est relativement faste pour notre milieu de la menuiserie, c'est des gens qualifiés qui manquent aux entreprises. Qualifié, ça commence à partir de quoi?
J'ai chaque semaine des demandes d'emploi venant de tes compatriotes étant pas loin de la frontière. Je suis consterné par le niveau CAP-BP et consorts. Je t'encourage à gravir la première marche du CAP et de soit te passionner au point de faire l'atelier de ton patron, ton domicile et gagner rapidement de l'expérience. Soit de te former continuellement et de viser bien plus haut que ça. Sans quoi, parmi une montagne de CV, tu n'auras que peu de chance à mon avis qui plus est quand on a 40 ans et qu'on est plus d'accord de se péter le dos comme les jeunes de 20 ans.
Bonnes suite, 6LV1
Bonjour,
Je dirais, tout dépend de toi, des stages et du contenu de la formation.
Pour relayer mon expérience :à 36 ans j'ai fait une reconversion de l'informatique vers un cap ébéniste dans une école pour adulte (art déco creation) ou j'ai passé 1200h à l'atelier de l'école + 200h théoriques.
J'avais déjà touché au bois en autodidacte avant (cf ce pas à pas )
En fin de formation, étant dans les bons éléments le directeur m'a recommandé auprès d'une entreprise d'agencement de luxe où je suis toujours depuis 3 ans.
La première année de salariat a été rude pour moi, d'abord physiquement puis en terme d'apprentissage, tout bon élève que j'étais j'ai dû apprendre encore et encore, faire face à des délais, des volumes bien différent de la formation.
Après qu'est-ce qui a fait que l'ensemble a réussi ?
Une bonne école (qui va bien plus loin que le niveau cap) ? La motivation à prendre tout ce que la formation pouvait me donner? Des prédispositions de ma part? La chance?
Car dans mon cas être salarié ébéniste en "campagne" je pense que c'est plutôt rare.
On trouve plus de fabriquants et/ou poseur de fenêtres et d'escaliers. Et je ne suis pas sûr qu mon cap ébéniste aurait séduit ces entreprises.
Voilà pour ce que je peux relayer.
