Bonjour, je ne sais pas si lairdubois est adéquat pour ce genre de question structure, mais je me lance sait-on jamais..
Avec ma femme nous allons d'ici 3 semaines l'assemblage de notre plancher d'étage de notre maison de 140 m², il y aura un plancher d'étage de 60 m².
Ci dessus un apercu de la partie structurelle du projet, ne sont pas affichés les OSB diaphragme de toiture, nous sommes en zone sismique 2, à Meyzieu 69330.
Nous avons un artisan qui dessines les plans détaillés, beaucoup sous l'eau actuellement.
A ce propos nous avons deux questions sur le plancher d'étage de 60 m² :
Question 1)
La première porte sur le choix de la référence des panneaux, notre artisan propose des panneaux epicea tri pli, 19 mm, classe B/C qui n'ont pas d'avis technique "CSTB", je vous ai placé la fiche technique et déclaration de performance en piece jointe.
Il me semblait qu'il ne fallait que des panneaux OSB3/4 ou des CTBH ou CTBS, suis-je dans l'erreur ?
dispano.fr/p/p...m-19mm-A1296469
Ces panneaux sont pratique car esthéthique en sous face visible, il y aura ensuite par dessus un lambourdage 45x145 pour passer les tuyaux VMC & de la ouate de cellulose pour l'isolation acoustique, puis du parquet. Une cloison prendra également placee au milieu de la piece.
Question 2)
Le choix d'orientation des panneaux m'étonne un peu, ils font 125x500 cm et leur longueur est placé dans le sens des solives, le petit coté n'est pas porté par étrésillon, cela est contraire au DTU (normalement grand coté perpendiculaire au solive). Ci-dessous vue en coupe avec quelques panneaux en transparents. L'artisan me dit qu'il n'y a pas de soucis car le petit coté répose sur 4 solives (entraxe solive : 41.8 cm).
Merci de votre aide, je ne sais pas différencier les choix qui sont d'ordre de la sur-qualité d'un auto-constructeur (qui nous concerne régulierement) versus conseil non avisé d'artisan (de bonne volonté)..
DTU 31.2 P1-1 :
Bonne journée à vous,
Mis à jour8 réponses
Bonjour à tous,
Pour ma part je ne comprends pas pourquoi il faut que les composites (le tripli) soient dans un certain sens. Maintenant revenons au calcul. Bien entendu la RDM (ultra dépassée depuis 35 ans) ne donne absolument rien sur le calcul des composites. C’est encore une immense absurdité que de dire qu’il faut utiliser la RDM dans ce cas.
Les composites c’est une spécialité que malheureusement je connais très très peu. Dans les éléments finis classiques du commerce on doit minimiser une fonctionnelle convexe (une fonctionnelle c’est une fonction de fonction des déplacements) mais dans les composites il y a plusieurs inconnues : les déplacements, les contraintes, les déformations. On a donc une fonctionnelle hybride qu’il faut minimiser (une selle de cheval en quelque sorte). La fonctionnelle de Ressner est la plus classique. D’autre part le flambement des composites c’est aussi une spécialité. Je me souviens qu’une personne de l’ONERA avait développé cette question en détails voilà environ 40 ans.
Donc pour utiliser un tel programme il faut introduire des variables donnant les caractéristiques du composite. Cela se fait avec des tonnes d’essais et dure un temps considérable et au final il faudra un essai pour vérifier les résultats du calcul. Je ne sais pas si cela en vaut la peine pour s’assurer de la flexion et de la compression du composite. Je ne suis pas spécialiste de la question, loin de la, mais à mon avis il vaut mieux faire des essais comme l’ont préconisé certains forumers. Et ces essais doivent aussi coûter un bon prix.
Y a t'il une raison pour laquelle les panneaux sont habituellement posés perpendiculairement aux solives ? si c'est pour une raison de résistance et de rigidité, je veux bien essayer de comprendre.
Ici, les bords des panneaux reposent (et sont fixés, je suppose), sur les solives, avec une solive au milieu sous chaque panneau, donc cela me semble tenir la route, mais sans doute me trompé-je...
Et l'avantage, en effet, c'est qu'on ne voit pas les joints en dessous.
Bonjour,
J'ai soulevé le débat il y a quelque temps auprès d'un bureau d'étude en construction bois, suite à la demande d'un architecte, pour un cas similaire au votre.
La configuration différait en cela :
Panneau 3 pli épicéa 22mm, 205x500cm. Entraxe de 51cm et portée de 4,7m donc chaque panneau recoupé à la cote en longueur et aucun "petit côté" dans le vide (ce que j'éviterai dans tous les cas).
Malgré mes doutes, on m'a confirmé que le rôle de contreventement de la structure serait rempli par ce plancher, en me donnant le même argument : si le panneau prend au moins 4 solives c'est bon (ici il en prenait 5).
D'autre part je l'ai vu fréquemment (notamment chez mon premier patron, ça remonte un peu!) utilisé en contreventement de toiture/plafond fini sur MOB. Associé à un sarking, le rapport coût de mise en œuvre/performance pour une structure finie et isolée est imbattable.
Pour le CSTB, il me semble que chaque fabriquant doit faire valider son produit pour tel usage spécifique, ce que tous ne font pas, ces panneaux ayant de nombreux usages.
En bref, dans la pratique ça se fait, votre artisan ne vous a pas sortit un truc ahurissant de son chapeau, et pour ce qui est des normes, assurances et autres, à chacun sa spécialité, je laisserai les juristes s'en charger.
Cordialement
Bonjour Despetitclou,
Pour moi l'osb n'a pas de sens porteur ( la composition de l'osb est la même dans les deux sens ), on le pose perpendiculairement pour que le panneau d'osb s'appui sur un maximum de solive.
Mais sur la vue 3D, on voit que l'artisan a calpiné les solives en fonction de la largeur du panneau d'osb ( chaque extrémité de panneau est reprise par une solive ) ainsi, il a optimisé ces coupes de panneau.
bonjour
il y a sur l air du bois quelques personnes capable de vous repondre
a la première question vous donner la réponse
le cstb est un organisme competant etes cas de problème on peut se retourner contre leurs préconisation
a la deuxième question vous avez la réponse il y a un sens pour poser les panneaux , c' est le bé a Ba de la résistance des materiaux et je suis surpris par la réponse de votre entrepreneur, vous dites contraire au dtu de ce fait non assurable
mes pour ma part vous auriez au moins du nous expliquer vos compétences cela aurait éclairé nos reponses
etienne desthuilliers maitre menuisier entre autre
Bonjour,
à défaut de répondre sur la structure, je t'invite à interroger l'artisan qui réalise les plans quand aux raisons de son choix concernant l'orientation des panneaux du plancher.
Libre à toi ensuite de lui demander de modifier la conception afin que cela soit conforme à tes attentes, si tu estimes que cela répond mieux aux exigences requises.
Jean
Bonjour,
Mon avis est celui d'un bricolo du dimanche, sans qualification particulière, et équipé seulement d'un peu d'expérience et de bon sens. Il est donc à prendre avec recul...
Personnellement, je ferais confiance à la conception proposée par votre artisan.
Le DTU ne me parait pas s'appliquer, car il s'intéresse à un plancher simple constitué de panneaux posés sur solives, sans lambourdage par dessus ni plancher.
Dans la solution proposée, les panneaux de 19 qui vous inquiètent ne vont pas avoir réellement de rôle structurel, puisque la charge qu'ils reçoivent est immédiatement reportée sur les solives qui les supportent. Le rôle structurel va être assuré par les lambourdes et le parquet. Au fond, ces panneaux de Tripli jouent un rôle essentiellement décoratif et ne vont travailler qu'en compression. À la limite, on pourrait y faire de grands trous entre les solives, ou même les remplacer par une planche de 19 mm faisant juste la largeur de la solive et jouant le rôle d'entretoise entre la solive et la lambourde.
Dans ces conditions, il me parait raisonnable de privilégier l'esthétique avec du Tripli plutôt que de l'OSB, et d'optimiser les découpes en faisant reposer les rives longues sur des solives espacées de façon optimum. Aucun souci pour les petites rives, puisqu'elles ne supporteront pas de charge : c'est la lambourde posée par dessus qui portera tout.
La seule question qui reste à mon avis est de savoir s'il n'y a pas de risque, pendant la durée du chantier, à se promener sur un plancher provisoire en Tripli, non conforme au DTU. Ça ne me parait pas inquiétant, mais pour ma part je prendrais des précautions si je devais y manipuler/stocker des charges lourdes.
