Même si le meuble n'est pas en massif, tu peux quand même prévoir un rail / baguette en bois massif. Et s'il s'use, on le remplace.
Je plussoie à 3000% fof. Il faut arrêter de mettre de la ferraille partout, qui ne sert à rien.
Un glissement bois sur bois, cela durera bien plus longtemps que n'importe quelle ferraille.
Et c'est bien plus agréable, et au moins, on n'a pas l'impression d'avoir un meuble de chez Conforatruc...
Très bel engin!
Personnellement, je pense qu'il ne faut pas de finition sur un établi. Une finition va rendre le plateau glissant, et c'est pas très bon.
Réfléchis bien avant de mettre un volant sur la presse. Je ne suis pas du tout certain que cela soit plus ergonomique. l'avantage du levier traditionnel, c'est que justement, cela fait levier, et permet un serrage bien plus rapide et fort. On le fait sans même y penser.
txintxo Sur une presse bien fluide, on peut tourner le truc du bout d'un doigt, et l'effet centrifuge du manche fait que cela s'entraine tout seul.
Donc, quand on a pris le coup de main, si, c'est plus rapide qu'une roue à manivelle.
Je me souviens quand j'étais gamin, j'étais toujours impressionné par la dextérité avec laquelle mon père maniait le manche de la presse. Depuis, j'ai pris aussi le coup de main...
je suis bluffé... il est absolument superbe!
C'est un projet que j'ai aussi depuis longtemps, et que je repousse, car j'ai beaucoup d'interrogations sur la résistance de la structure. Un vélo, c'est quelque chose qui est soumis à énormément de contraintes, dans tous les sens, tensions, pression, cisaillements, etc...
Comment cela fait pour tenir ? comment le bois ne fend-il pas ? comment les vis soumises à énormément d'efforts de cisaillement, font-elles pour ne pas faire éclater le bois ?
chrislorax Merci pour ta réponse! En terme de rigidité, je n'ai pas d'inquiétude, les sections sont suffisantes.
C'est plutôt la capacité du matériaux, le bois, à résister aux contraintes, qui me questionne: usure des vis qui agissent en cisaillement, et éclatement (d'autant plus que le noyer est un bois qui se fend facilement).
Donc, je suis très intéressé à voir comment le vélo va se comporter au fil du temps. On voit sur le net de belles réalisations, mais, on ne sait jamais ce qu'il en advient. Si tu pouvais nous tenir au courant de temps en temps, cela m'intéresse énormément, pour mon projet à moi.
chrislorax Merci pour les simulations magiques!!
Personnellement, j'utilise ce genre de calculs avec beaucoup de précautions.
Bien sur, la structure triangulée du cadre fait que, théoriquement, cela ne peut pas bouger beaucoup et que c'est extrêmement résistant.
Et quand on utilise une matière comme le métal ou l'aluminium, qui est cohérente, les résultats coïncident assez bien avec les simulations.
Avec du carbone, où la résistance dépend du sens des fibres, c'est déjà plus compliqué.
Avec le bois, je pense que l'on est à la limite des capacités des simulateurs.
Le risque avec le bois, ce n'est pas risque de déformation (ce que calculent les simulateurs), mais de "décohésion" : délamination, éclatement, ou usure suite à des contraintes de cisaillement répétées et dans tous les sens (en torsion), sur la roue arrière, sur l'axe de la roue avant et sur l'axe du pédalier.
Et ce genre de choses, il me semble que c'est plus difficile à appréhender avec les modèles de simulations (en tout cas, ceux disponibles pour le grand public).
A mon sens, il faut travailler le bois pour ce genre de structure, comme on le fait avec un composite, carbone, fibre de verre, etc... : utilisation d'inserts avec larges collerettes, et de plaques de vissage larges et en sandwich, répartissant au maximum les efforts de cisaillement et surdimensionnement des sections.
Donc, à voir comment la pratique va répondre à la théorie! 
J'ai peut-être du mal à expliciter ce que j'essaie de dire...
Bien sur, on peut simuler des notions d'anisotropie, mais ce n'est pas la question ici.
Le risque que j'essaie d'expliquer, c'est le risque d'usure et de cisaillement provoquant des éclatements de la matière, surtout quand il n'y en a pas beaucoup.
Prenons l'exemple d'un tube carbone pultrudé (fibres parallèles dans la longueur). Il est très raide et résistant dans le sens de la longueur, mais quand on marche dessus, il se casse. Ok, ça, on peut le modéliser.
Mais il y a aussi autre chose: si on perce ce tube de carbone, et qu'on y met une tige metal transversale, si on agit longtemps sur cette tige, dans tous les sens, le trou va s'élargir très vite (le carbone est friable), il va y avoir du jeu, qui va amplifier le phénomène, et au bout d'un certain temps, le tube va se fendre et éclater.
C'est exactement ce qui risque de se passer avec le bois, d'autant plus qu'il n'est pas homogène: il y a des zones qui ont moins de coherence que d'autre, il y a des failles cachées, et la encore, c'est ce qui risque de tout faire éclater.
Et ça, cela ne se modélise pas, ou très difficilement.
La solution: utiliser des renforts en métal, des manchons, des plaques qui permettent de diffuser les efforts, et donc, de les amortir.
benjams Oui, c'est le terme de "fatigue" que je n'arrivais pas à retrouver. Au début, la structure va sans doute tenir. Mais c'est au fur et à mesure des utilisations que l'on va voir comment cela se comporte.
Et en effet, le bois est un composite. Donc, renforcer, comme pour les composites, avec des manchons en métal, des enroulements en fibre de verre ou carbone, pour avoir une peau bien résistante, et répartir les efforts par des plaques/rondelles très larges, partout où il y a des vis/boulons/axes traversant.
Personnally, si je veux faire un trusquin avec un trou carré, je ferai sans aucun doute comme le propose DewhitYoussef . Et c'est justement cela qui me procurerait un certain plaisir: trouver un truc détourné, assemblé, "malin", qui me permette d'avoir quelque chose de pile poil, ultra précis. Contourner la difficulté en utilisant deux neurones, j'aime bien...
Entièrement d'accord avec le Grand Maître: savoir quel est le nom d'un boutd'bois n'avance pas à grand chose dans la vie. Cela ne sert même à rien...
En fait, nommer les choses, c'est un truc qui obnubile les hommes depuis la nuit des temps.
Nommer, c'est appréhender, s'approprier, donc posséder. Et "posséder", c'est un truc important. Donc, il faut nommer!
Il y a un type qui a fait un bon bouquin sur ces trucs la, Michel Foucault : "les mots et les choses". C'était un philosophe. Un vrai philosophe. Pas comme ceux de maintenant...
Pendant longtemps, les savants ont cru que la finalité de la science, c'était de nommer, classer, mettre une étiquette, mettre dans une boite. La botanique en est un bon exemple. On donnait un nom à une plante, une fleur, un arbre. Et puis, un jour, ils ont commencé à s'intéresser au "comment", comment ça marche. Et cela a donné la biologie...
J'ai peut-être mal lu, mais à mon sens, Maitre Etienne ne me semble pas dans le sarcasme et le dénigrement... Il expose simplement les choses avec un peu de détachement. C'est normal, il sait tout 
Point n'est besoin de faire la morale...
Donc, en fait, Thibault Jehl, tu prends les conseils et le savoir qu'Etienne apporte, mais tu penses que c'est un con... Bravo! C'est toujours ça de gagné. Etienne est un "con utile"...
Quelqu'un vient ici pour partager ses 50 ou 70 ans d'expérience, est prêt à aider, prendre de son temps, et y a des ptits rigolos de rien du tout qui se permettent de le traiter de "pédant" et de "méchant".
Tout cela parce qu'il se permet de dire parfois que c'est plus compliqué que les recettes vues sur le Tioube et que pour faire des choses bien, il faut un peu de savoir-faire et de l'expérience.
Ce qui vient d'être dit ici, personne n'aurait osé le dire en direct, personnellement.


Superbe! Chic et classe. De la grande ébénisterie!