Ben, il ne risque pas de s'effondrer, celui-là! :)
Superbe! Tu devrais mettre le bardage à l'intérieur, de manière à laisser voir la charpente. Ou bien, c'est un peu comme les kimonos que portaient les hommes japonais: très austères à l'extérieur, et soieries luxueuses, mais dissimulées à l'intérieur dans les doublures. Du genre: il n'y a que toi qui sauras que tu as une merveille au fonds de ton jardin...
Plus la cage secondaire est légère, plus le centre de gravité est bas, donc, les "demi-lunes" sont plus petites, la forme plus compacte.
En fait, le télescope est calculé de manière à être toujours à l'équilibre, même avec de gros oculaires : on calcule le centre de gravité avec de gros oculaires, et le système de coulissage a un minimum de frottement qui permet de compense la baisse du centre de gravité quand on enlève l'oculaire.
J'en fait également qui tiennent tout dans une petite boite. Pour les voyages au CHili ou en Namibie, là où le ciel est bien noir.
Pour les grands télescope de qualité, les miroirs sont réalisés par des artisans, à la main. On peut bien sur acheter des miroirs industriels fabriqués en Chine, mais ils sont de bien moindre niveau. Sans doute le meilleur artisan en Europe est français et travaille dans son garage près de Nevers: Franck Grière, de Mirrosphère. Les autres sont aux Etats-Unis.
;) ... La lumière vient par le haut. Elle arrive en bas, sur le miroir primaire, concave et parabolique. Ce miroir concentre les faisceaux lumineux vers le miroir secondaire (en haut), incliné à 45°, qui réfléchit la lumière vers le porte oculaire et l'oculaire (le truc noir sous l'anneau supérieur). Donc, on incline l'ensemble dans la direction où on veut regarder et on regarde dans l'oculaire qui est placé en haut, sous l'anneau.
Merci! Je ne réalise pas les optiques. C'est un autre artisan qui les fait, à la main, dans son garage, près de Nevers. C'est d'ailleurs l'un des meilleurs au monde.
Pour réaliser un miroir parabolique, en résumant, il faut deux tranches de verre, de l'abrasif entre, et on fait tourner la plaque du dessus avec des mouvements plus ou moins aléatoires. Au bout d'un très long temps, on obtient une surface sphérique, puis parabolique. C'est un travail de fou, un faux mouvement, c'est une semaine de perdue, et il faut mesurer très régulièrement. A la fin, on obtient une parabole d'une très grande précision.
IL y a quelques artisans dans le monde qui font cela pour les amateurs.
On peut aussi réaliser des miroirs par des procédés mécaniques, avec des machines, mais ce n'est jamais aussi bon que le travail à la main d'un artisan.
Sinon, les professionnels comme la REOSC, société française leader mondial sur cette technologie, font de grands miroirs de très grande précision avec un technique un peu spéciale, par bombardement ionique (on enlève atome par atome...) Dans ce cas, cela coûte une fortune...
La REOSC est en train de réaliser les miroirs pour l' Ultra Grand Télescope Européen: une centaine de miroirs de 1m de diamètre, hexagonaux, qui assemblés ensemble vont constituer un grand miroir de 30 mm de diamètre. Tous les miroirs seront sur des verins actuateurs, qui donneront en temps réel la bonne position de chacun des miroirs, pour compenser les éventuels déformations de la structure quand elle est inclinée selon divers angles.
Oui, certes, les veines font un peu "sale", parfois... Et il se pique facilement. Mais bon, moi, c'est le frêne que je n'aime pas, chacun ses trucs... ;)