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2 réponses
par ToucheLibre il y a 10 mois
ToucheLibre
( Modifié )

J’irai au Fablab Artilect de Toulouse.
Ils ont cette machine

Découpe Laser : Trotec Speedy 500
Puissance du laser : 120 watts
Surface de travail : 1245mm x 710mm
Épaisseur Max : 10mm

Ça doit envoyer du bois non ? Sans mauvais jeu de mot … 😆

On dirait que tout est dans le bon réglage.
En tout cas, ça existe et ça semble belle et bien possible pour un certain niveau de précision.

Merci beaucoup pour tout vos retours
Je publierai une création le moment venu.

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ToucheLibre
( Modifié )

Je suis épaté de voir un questionnement aussi profond sur ce site.

Le bois serait‑il le plus court chemin entre le cerveau et le cœur ?
À coup sûr, l’artisan tout comme l’artiste se trouvent sur ce chemin.

Pour moi les plus puissants des moteurs sont l’envie et le plaisir.
Et si comme le veut l’adage : c’est le chemin qui est beau et pas tant la destination.
Alors oui, pour la beauté, pour la virtuosité, pour la créativité, pour le génie, pour la bonne fortune, ou pour peu importe le mot que l’on donne ; le meilleur reste fondamentalement à venir.

Quant à savoir si l’important est de faire ou de vendre.
Je sens là de la frustration, une tension fondamentale entre le désir d’exercer son art en toute liberté et l’impérieuse nécessité de gagner son pain. Car oui, la nécessité fait loi. Et le monde est dur pour les rêveurs… Alors, on est bien obliger de vendre.

Mais ce dernier est‑il forcément un mal ?

De plus, on peut se demander si de faire ou de vendre, lequel des deux est le meilleur moteur pour la créativité ? Faut‑il d’ailleurs forcément les opposer ? Ne peuvent‑ils pas de‑ci de‑là être complémentaires ? Ou pourraient‑ils nourrir successivement l’un puis l’autre ?

D’un côté, il y a faire. Qui a ceci de beau qu’il nous sort de la rhétorique stérile de l’être et de l’avoir. En effet, être, avoir, c’est statique. Alors que faire, c’est dynamique. En faisant, on obtient. Et se faisant, on devient.

Alors que de l’autre côté, on peut craindre que vendre confine l’autre (le client) dans l’avoir ou dans l’être tant dans notre société l’habit fait le moine.

Mais, c’est peut être oublier un peu vite que le savoir est une valeur collective. Et que c’est par l’échange, la confrontation des idées, des expériences et parfois dans la vente que l’on se construit tous. Et la créativité, même quand on la croit sortir ex nihilo, est la résultante de tout ce vécu. D’ailleurs notre création serait‑elle aussi belle, aussi explosive, s’il n’y avait pas eu autant de frustration et de contrainte sociale pour la comprimer ?

Parfois, la vente, qui n’est autre que le désir de l’autre, nous pousse dans nos retranchements et nous pousse à apprendre à progresser car nécessité fait loi. Puis, cette apprentissage pourra nourrir la prochaine création. Cette création, parce qu’elle est originale, inspirante, pourra nourrir à son tour le désir de l’autre. Et la boucle se bouclant, générer un nouveau désir et un nouveau défi.

L’important est de faire ce qu’on aime. Il y a rien de pire que de faire qu’elle que chose qui nous déplaît. Qui nous donne le dégoût de l’autre. Tout cela est facile à dire. C’est dur de trouver un équilibre entre exercer notre art et ainsi vivre la vie qu’on aime et de l’autre faire pour le bon plaisir ou le besoin de l’autre.

Ils nous faudra probablement tout une vie pour apprendre à aimer l’autre qui nous nourrit. Et plus de temps encore, pour ne pas trop nourrir l’autre qui nous asservit et aspire notre court temps sur cette terre par des choses vaines et sans valeurs spirituelles. Et plus de temps encore, pour faire de la vente que l’on n’appellera plus ainsi, mais peut être, un don d’épanouissement mutuel, une règle fondatrice pour une société nouvelle◼

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