L'Air du Bois est une plateforme Open Source de partage collaboratif ouverte à tous les amoureux du travail du bois. (En savoir plus)

Rejoindre l'Air du Bois Se connecter

dneis

Qualités et marques des outils anciens

  Ce pas à pas présente un projet en cours de réalisation.

Qualités et marques des outils anciens
+

Devant les récentes questions sur les marques figurant sur les outils anciens, je me propose de rassembler ici toutes les connaissances relatives à ces jolis petites marques figurant sur les outils anciens et permettant d'identifier à la fois le fabriquant ainsi que la qualité de l'acier employé.

Bientôt, les 🐘, 👁, 🦢, 👑, 🐿, 🌜, 🤚, et autres n'auront plus (trop!) de secret pour vous. Bon, là ça fait vendeur mais je suis loin d'être un expert hein !

Les objectifs de ce pas-à-pas sont:

  1. la descriptions des principales marques (Peugeot, Goldenberg, Coulaux);
  2. pourquoi pas la collecte de variantes de marques en vue de datation (là c'est carrément ambitieux !)

Liste des articles

Mis à jour

Partager  

Mises rapportées ou outils aciérés, ce qui est la même chose

Je laisse ici la parole à maître Roubo (l'art du menuisier, première partie, page 63):

Le fer de la varlope est un morceau de fer plat de sept à huit pouces de longueur, sur environ deux pouces de largeur, & une ligne ou une ligne & demie d'épaisseur, d'un côté & sur le plat duquel est adapté une tranche d'acier que l'on trempe après qu'elle a été soudée avec le fer qui est abattu en champfrain du côté opposé à l'acier, ce qui s'appelle le biseau du fer. Voyez les Fig. 8, 9 & 10, lesquelles le représentent vû de tous sens.

voici aussi ce que l'on trouve dans l'Encyclopédie, à l'article sur les

CISEAU, s. m. (Art Méch.) Il y a deux especes d'instrumens de ce nom, d'une construction très - différente. L'une est d'un usage presque général dans les arts & dans l'économie domestique; l'autre ne sert guere qu'aux ouvriers en bois & en fer. Ce sont les Couteliers qui font la premiere; ce sont les Taillandiers qui font la seconde.

Pour faire le ciseau à couper le bois, prenez un morceau de fer, & tirez - le en long, plus ou moins fort, plus ou moins plat, plus ou moins large; que la partie de ce morceau que vous appellerez la tête, soit à - peu - près quarrée; que celle que vous appellerez le tranchant, soit très - mince & très - plate. Acérez cette partie mince avec du bon acier; rendez - la tranchante à la lime & à la meule; il faut qu'elle soit bien trempée, & vous aurez un ciseau à couper le fer. Quelquefois le tranchant en est en biseau; d'autres fois, au lieu de tête, on y pratique une soie qui est reçue dans un manche de bois. En un mot, cette sorte de ciseau varie prodigieusement, selon l'usage, la matiere à couper, les formes à faire. Il y en a, & de la plus petite grandeur, & de la plus grande force. Voyez la suite de cet article.

La mise rapportée offre plusieurs avantage:

  • économie de l'acier utilisé pour le tranchant (plus cher que le fer);
  • la trempe augmente la dureté de la mise rapportée, mais aussi la rend plus fragile. Le fer, qui me prend pas la trempe, reste ductile (*à définir). L'outil est donc globalement moins fragile que s'il était entièrement en acier trempé;
  • affûtage plus rapide, car seule une partie du biseau est de dureté élevée.

Sur les deux fers ci-dessous, on distingue clairement la mise rapportée, qui a été polie à la fabrication. Notez que la mise rapportée est généralement moins sensible à l'oxydation (car en acier, parfois allié) que le reste du fer.

Publié Mis à jour

Partager  

Fer, acier et traitements thermiques

Voici un peu de lecture permettant de cerner la différence entre fer (élément chimique) et acier (alliage de fer et de carbone).

Les différents traitements thermiques (trempe, revenu, recuit) sont également décrits.

C'est tiré de:


Terminologie: quelques notions importantes à maîtriser quand on s'intéresse au comportement mécanique des matériaux métalliques:

  • module élastique: rapport de la contrainte à la déformation (appelée aussi module de Young);
  • résistance élastique: caractérise la contrainte maximale que peut supporter un matériau avant de se déformer de manière irréversible (et donc de se déformer plastiquement);
  • résistance à rupture: caractérise la contrainte maximale que peut supporter un matériau avant de se rompre;
  • dureté: résistance d’un matériau à la pénétration (dureté HRC= dureté Rockwell avec indenteur conique en diamant);
  • ductilité: capacité du matériau à se déformer de manière irréversible avant de rompre (par opposition à fragile);
  • ténacité: capacité d’un matériau à emmagasiner de l’énergie avant sa rupture.

Bien entendu ces définitions sont très rapides. Je vous laisse parcourir le web pour approfondir tout cela.
Voici où j'ai piqué une partie des définitions.

Publié

Partager  

Peugeot: historique des deux familles !

En bref, il y a eu deux fabricants d'outils aux noms très proches, la famille Peugeot ayant commencé ensemble, s'est séparée, puis de nouveau rassemblée. Je les nommerai comme suit:

  • Peugeot Frères (la société porte successivement les noms "Peugeot, Japy et Cie" durant quelques années autour de 1850, puis "Peugeot Frères", "les fils de Peugeot Frères" et enfin "établissements Peugeot Frères"):
    • marques: 🦁, 🌜 et 🤚;
  • Peugeot et Cie (successivement "Peugeot Jackson", "Peugeot Aînés", "Peugeot & Cie").
    • marques: 🐘, 🔔 et 🐿.

En réalité, les noms ont évolué au fil du temps, en fonction des alliances, mariages, restructurations. D'où les inscriptions parfois différentes sur les outils. Les marques permettent toutefois de départager.

Je vous laisse aller voir ces liens pour des historiques plus précis d'une ou des deux compagnies:

Enfin, voici une frise sur l'histoire des deux firmes Peugeot, parue dans une brochure promotionnelle éditée en 1953 (avec photographies de Robert Doisneau s'il vous plait!).*

Publié Mis à jour

Partager  

Peugeot et Cie: les marques

Les trois marques de Peugeot et Compagnie sont, par ordre de qualité décroissante:

  1. l'éléphant 🐘;
  2. la cloche 🔔;
  3. l’écureuil 🐿.

Et quand à la marque à deux éléphants 🐘 🐘, elle concerne les outils "tout acier fondu", comme l'indique en général le texte attenant à la marque.

Publié Mis à jour

Partager  

Peugeot Frères: les marques

Catalogue les fils de Peugeot Frères, 1904

Nous avons supprimé les anciennes dénominations: Acier fondu, trempé et demi-trempé qui n'ont plus de raison d'être , toutes nos Scies étant en acier fondu et trempées et ne variant entre elles que par la qualité de l'acier et les soins apporté à leur fabrication.

Les marques principales de Peugeot Frères sont, par ordre de qualité croissante:

  • à la main 🤚 (bon, normalement elle est à l'horizontale...): qualité dite à une marque;
  • au croissant 🌜 : qualité dite à deux marques;
  • au lion 🦁 (désolé, j'ai pas trouvé le lion qui marche, c'est le plus proche ...): acier fondu;
  • aux deux croissants 🌜 🌜 : tout acier fin;
  • aux deux lions 🦁 🦁 : tout acier fondu.

On retrouve ces 5 qualités pour les ciseaux et bédanes.
En ce qui concerne les fers de rabot, qui sont avec mise rapportée (ou en fer aciéré, ce qui est la même chose), on ne trouve que les trois premières marques.

Années 1930: acier au chrome et dos aminci

Dans le courant des années 30, apparaissent des aciers alliés au chrome dans les catalogues d'outillage.
La marque aux deux lions apparaît alors pour les fers de rabot et désigne cet acier allié.

Concernant les scies, on voit apparaître les lames à dos aminci par laminage. La marque à deux lions apparaît alors sur les scie et les désigne.

Années 50

Dans les années 1950, pour les fers de rabot, il ne reste plus que deux marques:

  • au lion, pour les outils en aciers;
  • aux deux lions, pour les aciers au chrome.

🤔 XXX vérifier mise rapportée si deux lions et existence marque un lion sur ciseaux/bédanes...

Concernant les scies:

  • VANA-LION: acier nickel-chrome, lame amincie par laminage;
  • LION: lame d'épaisseur constante.

Je vous laisse parcourir le catalogue Peugeot Frères n°751 pour plus de détails sur les outils Peugeot des années 50..

Publié Mis à jour

Partager  

Goldenberg : historique

Pour ceux qui lisent l'allemand 🇬🇪, sur Holzwerken.

Le catalogue de 1927 comporte deux pages d'introductions d'André Mercuzot (source):

L'outillage à main, jusqu'à la fin du XVIIIème siècle, était produit artisanalement, le plus souvent par les ouvriers eux-mêmes. Les fers et taillants par les forgerons taillandiers des villes et villages.
Le début du XIXème siècle voit la production d'acier de bonne qualité s'intensifier et la société de l'époque, très évolutive, au caractère rural dominant, génère d'énormes besoins dans les domaines du bâtiment et l'ameublement, ouvrant un marché fabuleux aux outils manuels.

Gustave Goldenberg, artisan, fabrique des armes blanches avec une petite équipe d'ouvriers. Il comprend alors que ce marché régresse et se persuade que celui des outils à main possède un grand potentiel.
Il construit en 1835 une première usine à Dorlisheim, puis à Zornhoff, près de Saverne, dans le Bas-Rhin. Rapidement, la demande grandissante lui confirme le bien-fondé de sa reconversion, et des usines annexes sont bâties sur le même site, dont trois rivières assurent la force hydraulique indispensable. L'industrialisation bat son plein et, vers 1850, G. Goldenberg fonde une première société qu'il dénommera «Goldenberg et Cie». Environ vingt ans plus tard, un autre site industriel est établi, cette fois en Meuse, à Tronville en Barrois, où la «Manufacture française d'outils , anciennement Goldenberg et Cie» est créée. Elle se développe sur le marché national et sur celui des colonies, déjà nombreuses à l'époque. Parallèlement, et pour l'export, la maison-mère du Zornhoff est transformée également en société anonyme sous le nom de «Manufacture Alsacienne d'outils-Zornhoff, anciennement Goldenberg et Cie.» Une fusion des deux sociétés intervient en 1924, et donne naissance aux «Anciens établissements Goldenberg et Cie».

L'évolution plus récente de la maison Goldenberg sera marquée par des accords signés avec «Peugeot outillage à main» dans les années soixante-dix, créant la S.I.F.C.O., qui sera absorbée par le groupe britannique Stanley en 1986, la marque commerciale Goldenberg ayant toujours été conservée.

Gustave Goldenberg débuta ses productions d'outils dans le domaine agricole et forestier, puis dans celui de l'outillage artisanal de base. Les outils montés - rabots, bouvets, etc. - voient leurs premières séries fabriquées vers 1893. Vers 1900, la gamme est quasi-complète.

Les fabrications furent peu automatisées jusqu'à la guerre de 1870. Comme il fut malheureusement vérifié par la suite, les besoins militaires accélérèrent l'évolution technologique et l'industrialisation prit un nouvel essor. Ainsi la production de limes et râpes forgées, taillées à la main, qui mobilisait trois cents ouvriers, fut réalisée à partir de 1872, avec les premières forges et tailleuses automatiques, remplacées ensuite par les laminoirs à chaud, réduisant déjà inexorablement les effectifs.

Les moulins à café occupent une place importante dans le catalogue, car la colonisation permettait à toute l'Europe de disposer de café en quantité, et la gamme Goldenberg n'avait rien à envier à celle du grand concurrent du Doubs - Peugeot frères - mais elle était surtout produite pour l'exportation.
Ce qui frappe l'amateur d'aujourd'hui, c'est une profusion de modèles et de variantes pour chaque type d'outils, Goldenberg voulant apporter un choix à la fois fonctionnel et esthétique souvent dicté par les habitudes et les particularités régionales. On imagine M. Goldenberg et ses proches collaborateurs parcourant les provinces à la recherche d'un modèle typique susceptible d'augmenter les ventes d'un outil. Ces assortiments permettaient de surcroît, de par leurs différences de fabrication ou de matériaux, d'échelonner les prix afin de satisfaire toutes les bourses sans jamais sacrifier la qualité. L'économie rustique de l'époque commandait un renouvellement parcimonieux des outils et des parties d'outils sollicitées, ainsi changeait-on seulement les fers que l'on manchait soi-même.

Les appellations étrangères du style «type Brésil», ou «façon hongroise» n'avaient sans doute qu'un lointain rapport avec les formes et caractéristiques de l'outil du pays cité, mais avaient l'avantage de dénommer de façon très distinctive les modèles.

En feuilletant ce magnifique catalogue, on ressent la robustesse et l'efficacité héritées et inspirées des outils créés par les Compagnons. Ces sensations sont bien révélées par des croquis au graphisme généreux et précis.

En parcourant ces pages telles les rayons d'une merveilleuse quincaillerie où l'on voudrait faire son choix et passer immédiatement commande, c'est en fait un musée dédié à l'outil que l'on visite, l'outil «fonction», l'outil «travail» qui révèle une époque laborieuse où le lien social passait par l'apprentissage, le savoir-faire et le goût de la «belle ouvrage».

André Mercuzot.
Collectionneur et grand connaisseur de l'outil, A. Mercuzot est l'auteur du "Guide des outils et objets domestiques" publié aux éditions Jean-Cyrille Godefroy.

Publié

Partager  

Goldenberg : les marques

Les marques utilisées par Goldenberg varient en fonction du type d'outil (scies, articles forgés).
Les fers de rabot sont à mise rapportée.

  • La marque à l'oeil 👁 désigne la meilleure qualité (acier de Styrie, ?).
  • Entre 1927 et 1934, les outils forgés en acier allié au chrome apparaissent, ils sont désignés par la marque aux deux yeux 👁 👁 accompagnée de ma mention "acier chromé".
  • On trouve aussi les marques au cygne 🦢 et à l'abeille 🐝, de qualité moindre.
  • La marque au griffon semble réservée aux guillaumes et outils à moulures

Voici quelques pages supplémentaires des catalogues de 1927 et 1934 avec différents outils et marques.

Ce n'est que plus récemment (je ne sais pas quand !), avec les fers de rabot minces (épaisseur autour de 2mm, contre plus de 3mm avant) que la mise rapportée disparaît. L'outil est alors intégralement en acier allié, toujours marque aux deux yeux, mais seule la partie basse de l'outil est trempée.

Donc pour finir, une photo de trois fers Goldenberg représentatifs, par ordre d'apparition chronologique:

  • acéré d'acier fondu, 👁, "acier fondu a garantie";
  • acéré d'acier au chrome, 👁👁, "acier chrome a garantie";
  • tout acier au chrome, mais plus fin, 👁👁, "acier au chrome".
Publié

Partager  

Coulaux: petit historique et marques

Un petit peu d'historique

Historique de la marque, en 🇩🇪, sur Holzwerken.

Histoire de la manufacture de Klingenthal, dans laquelle le nom de Coulaux apparaît vers 1800.

Pour ceux qui aiment les épées, petiti historique de COULAUX & CIE., 1838 – 1962.

Quelques images des Marques Coulaux sur des outils à bois.

Les marques

D'après le catalogue de 1893, on peut distingue 4 marques:

  • à la couronne 👑, doit correspondre à "acéré d'acier fin";
  • aux deux couronnes 👑 👑, doit correspondre à "tout acier fin";
  • au coq 🐓, "acéré d'acier fondu";
  • aux deux coqs 🐓 🐓, "tout acier fondu".

XXX Quid des fers de rabot aux deux coqs: mise rapportée ou tout acier ?

Voici aussi les liens vers deux catalogues Coulaux:

Dans le catalogue petit outillage de 1931, on trouve, en plus des marques au coq 🐓 et à la couronne 👑, la marque au compas , de qualité moindre.

Publié

Partager  

À venir...

Dans un futur plus ou moins proche, voici ce qui devrait apparaître:

  1. Peugeot Frères: les marques => des exemples (photos);
  2. Peugeot et Cie: les marques => des exemples (photos);
  3. Goldenberg: historique;
  4. Goldenberg: les marques;
  5. Coulaux
  6. Mutzig-Framont (ça c'est chaud, peu d'infos...)
  7. liens utiles

Et que sais-je encore, je prends les propositions ou aides 😉

bloc notes liens:
jpcousinou.fre....fr/page.php?41
jpcousinou.fre....fr/page.php?40

Publié Mis à jour

  Ce pas à pas présente un projet en cours de réalisation.


Discussions

dneis  a publié le pas à pas "Qualités et marques des outils anciens".
il y a 4 ans
dependancesbois

Top ! Faut que je trouve des brocantes maintenant !😉

Thomas Saint-Maxent
( Modifié )

J'ai restauré quelques rabots (Peugeot Frères, Goldenberg), si tu as besoin de photos, n'hésite pas!

dneis

Merci beaucoup pour la proposition.
Je vais mettre des photos de ce que j'ai sous le coude, tu pourras alors me dire si tu as des marques différentes. 🙂

AdrienC

Ça c'est une super initiative! Je suivrai ton pas à pas avec attention. 🤗

gatien
( Modifié )

Super, je vais suivre avec attention ! Si par hasard tu as des infos sur des darex fait pour l'armée française il y a au bas mot 70 ans! J'en ai restauré un il y a peux, et j'ai était particulièrement surpris par la qualité de l'acier de la lame, et de la réalisation de l'ensemble

dneis

J'ai peu d'infos sur les Darex, mais cela me fait penser que je peux quand même mettre quelques documents que j'ai sous la main. Merci de la suggestion.

Tu as quelques photos ? Parles-tu de fers ou de rabots ??

gatien

C'est un rabot complet,je le prendrai en photo ce WE.

gatien

Voilà la bête ! Il me reste a trou et une poignée à l'avant, celle d'origine étant complètement ruinée par les vrillette.

dneis
( Modifié )

gatien ça ressemble beaucoup à un Darex 500.
Il a juste été marqué pour l'armée française je pense.

Pas trop s'infos sur le fer, à part que c'est un acier au chrome.
J'ai aussi affûté un fer Darex que j'ai trouvé bien dur.

J'ai un Darex n°5, j'en suis très content. La seule différence visible est la molette de serrage du fer qui est en acier et pas en plastique.

gatien

Effectivement, ils sont très proche! Le fer est bien pénible a affuter, très dur, mais le tranchant à un sacré tenu. Au final c'est le rabot que j'utilise le plus.

michel22440
( Modifié )

Belle initiative,
Pour apporter de l'eau à ton moulin, un pas à pas ou tu trouveras quelques marquages :(

)(ici)

dneis

Merci pour le lien, ça complète !

dneis  a publié l'article "Fer, acier et traitements thermiques".
il y a 4 ans
dneis  a publié l'article "Peugeot Frères: les marques".
il y a 4 ans
ebenober
( Modifié )

Un commentaire sur la marque PEUGEOT, qu'on trouve de nouveau depuis quelques années sur des machines électro-portatives ou semi-stationnaires vendues en GSB:

cette marque n'a malheureusement rien à voir avec celles des outils citées dans cet article !
Ce sont des machines fabriquées en Chine, de qualité plutôt médiocre (avis personnel).
Le nom de Peugeot est utilisé à des fins purement marketing, d'une façon que je trouve carrément trompeuse, en jouant sur sa bonne image de marque auprès du grand public, qui l'associe inconsciemment à ces outils anciens réputés, et aussi à la marque automobile.
Le même dessin du lion marchant est utilisé, mais il regarde à droite et non à gauche !
Amis boiseux, ne tombons pas dans le piège !

Manuela

Excellente initiative, merci.

racmterrof
( Modifié )

Si cela ajoute une pierre.
Ces outils ont été envoyé à mon Beau Père par un Américain tout de suite après la guerre.
On remarquera la forme particulière de l'engrois du marteau.
Concernant le tournevis automatique le texte gravé a subit des ans l'irréparable outrage
Ce que l'on peut lire:
Yankee N°130A
north brosMFG Co
PHILA PA USA
PAT APR1695NOV 2 97
SEP.599-oct 9.00
MAY 1 06 NOV 3.08
May.4 19
DEC 11.23
Si cela peut-être utile?

dneis
( Modifié )

A vrai dire racmterrof, je comptais me limiter aux marques françaises et principalement aux outils tranchants (ciseaux, rabots) et scies. Sinon cela va faire bien trop vaste !

J'ai un marteau très semblable, marqué "Armée Française".

dneis
( Modifié )

On trouve pas mal d'infos sur le yankee screwdriver.
Liens : wikipedia, un grand article de blog.
Ce type de tournevis existe encore !

Visiblement, le risque est de marquer sévèrement la surface si l'embout dérape en cours de vissage... J'en ai un mais pas les embouts donc je n'ai pas pu tester.

Jean Galmot
( Modifié )

dneis J'en ai un comme ça, de marque Stanley, mon paternel avait ça quand j’étais tout jeune...

dneis  a publié l'article "Goldenberg : les marques".
il y a 4 ans
dneis  a publié l'article "Coulaux: petit historique et marques".
il y a 4 ans
Tarazhilt
( Modifié )

Bravo et merci pour cette présentation. Où se trouvait le site de production Goldenberg????

ebenober
( Modifié )

La réponse ici

Tarazhilt

Formidable! Merci

dneis
( Modifié )

Il y avait effectivement plusieurs sites de fabrication.
Merci pour le lien ebenober, ça me dispensera de recopier à la main les premières pages du catalogue de 1927 pour mon historique à venir 😉

Si jamais tu as des catalogues Goldenberg sous la main, ça m'intéresse...

Fabien R

Salut,
J’ai acheté une varlope en brocante, elle semble en cormier.
Le fer est un goldenberg ... avec une estampille griffon! Que naturellement je ne retrouve pas ds les catalogues sauf aux Guillaume, comme tu l’indiques. Le contrefer n’est pas marqué. Il est quelques mm moins large. Je ne sais pas si c’est un assemblage inattendu mais je peux t’envoyer une photo ou deux si tu en veux pour ta collec.
Merci pour ce pas à pas , du coup j’ai capté que le compas du gd père, ben c’est un goldenberg 2 yeux.
De même quelques râpes achetées sur lbc sont estampillées, c’est sympa ce petit jeu, un peu addictif mais sympa!

yove
( Modifié )

peux être connais tu déjà ce site fer de rabot

dneis

Merci beaucoup pour le lien. J'avais parcouru ce site il y a quelques temps mais je l'avais perdu de vue.

trente six seb
( Modifié )

Hello, trop bien les Peugeot.
Peut être est il possible de citer Peugeot Jackson qui est antérieur à Peugeot et Cie, dans la même branche ?
On en avait parlé ici (mes rabots en fer et des ciseaux trouvés en même temps) avec ce lien donné par L'Ecorce du Sycomore

dneis

en effet, je suis allé un peu vite, ça prend du temps de tout détailler, et je ne saurais mieux faire que

J'ai quand même ajouté quelques détails.

azes

Merci beaucoup pour cet excellent article, c'est difficile de rassembler toutes ces ressources. Merci à toi.

sankarl
( Modifié )

Bonjour, J'ai mis la main sur des ciseaux estampillés Goldenberg sur le manche, mais il n'y a aucun marquage sur l'acier. Est-ce que ces ciseaux vous disent quelque chose ? Merci

sylvainlefrancomtois

C'est du très bon matériel ! certains des miens sont en goldenberg , y compris mon rabot en bois depuis mon 'apprentissage !

trente six seb
( Modifié )

sankarl j'en ai 2 ou 3 ciseaux d'ébéniste de cette série. Je les trouve pas mal du tout même si je garde une préférence pour mes Peugeot.
Ne me demande pas pourquoi, c'est très subjectif.
Par contre, j'ai un goldenberg plus ancien qui est l'un de mes ciseau préféré, presque celui que je prends en premier.
Les productions Goldenberg ne sont jamais de mauvaise qualité mais il y a différentes gammes malgré tout. Toutes sont très largement utilisables.

dneis
( Modifié )

Je ne saurais dater précisément ces ciseaux Goldenberg.
Années 80 et 90 ? Mon père en a acheté plusieurs identiques à ceux-ci. Je lui demanderai une date plus précise. Les fers ne sont pas marqués, seul le manche porte la marque.

Fabrication forgée puis usinée, comme la grande majorité (totalité ?) des ciseaux maintenant. Les ciseaux plus anciens sont uniquement forgés puis finition meulée.

En tout cas, ce sont les derniers modèles avant le rachat de la marque par Stanley (date à retrouver...).

sankarl
( Modifié )

sylvainlefrancomtois, trente six seb, dneis Merci pour vos infos pertinentes. Je ne savais pas que la marque avait été rachetée par Stanley.

Fabrication forgée puis usinée, comme la grande majorité (totalité ?) des ciseaux maintenant. Les ciseaux plus anciens sont uniquement forgés puis finition meulée.

Tu veux dire que ces ciseaux ne serait donc pas de "meilleure" qualité que ceux que l'on trouve actuellement ?

Pour situer la date des ciseaux, je peux seulement indiquer que sur certains, il y a encore le tarif en francs (bon d'accord, cela n'aide pas beaucoup...)

dneis
( Modifié )

sankarl je veut juste dire que les procédés de fabrication ont évolué.
Dans tous les cas, on part d'une ébauche de ciseau forgées. Peu importe -je pense- la manière avec laquelle il est fini, ce qui compte c'est l'acier et le traitement thermique.

Ci-joint des explications sur la fabrication des marteaux et ciseaux Peugeot, tiré de

Le Bois par les Sens
( Modifié )

dneis
Connais-tu la marque JL "Au Chêne de provence" Marseille ?
Je n'ai rien trouvé en cherchant rapidement sur google.

dneis
( Modifié )

C'est une marque d'outilleur sur bois je pense.
A mon avis, ils ne faisaient pas leurs fers.

Le livre sur les rabots nous donne ceci :

Le chêne de Provence, J. Long à Marseille
Cette maison a cessé ses activités peu après la Deuxième Guerre mondiale. On trouve rarement ses rabots en France, car elle travaillait surtout à l 'export vers les coloniees d'Afrique du Nord. Ses outils sout souvent en chêne vert, et parfois de style germanique.
Source: entretien avec Pierre Matagne.

Le Bois par les Sens

J’ai un rabot de cette marque. Très bien fini, avec semelle rapportée collée en créneau. Super outil qui n’a pas beaucoup servis.
Le fer est un Goldenberg.

dneis

Ybos c'est celui que l'on voit dans ton pas-à-pas de restauration ? Le fût est en chêne vert, vu de dessus. La semelle n'est pas en chêne vert ??

Le Bois par les Sens
( Modifié )

Oui c'est celui-là. La semelle est aussi en chêne vert, mais en pièce rapportée.
Pas courant, mais c'est efficace visiblement, il est resté bien plan et fonctionne du feu de dieu !
dneis Je viens de mettre en ligne l'article sur ce rabot.

dneis
( Modifié )

Ybos alors plus qu'une semelle rapportée, comme c'est la même essence je dirais plutôt que c'est un fût en plusieurs pièces. C'est chose courante sur les bouvets et outils à moulure, c'est la première fois que je vois cela sur un rabot.

C'est une manière de tirer profit de toutes les pièces de bois, même celle qui sont trop petites pour faire un fût d'une pièce.

Une photo de bout m'intéresse. ok, je l'ai trouvée dans ton pas à pas.

Palissandre
( Modifié )

En affutant mes fers de rabot j'ai remis le nez dans ton pas à pas

dneis

Ce n'est plus de l'affûtage ni de l'affilage, c'est du lustrage intégral là ! 😉

Palissandre

dneis c'est pas entièrement faux je transpire des mains mes outils rouille rapidement du coup un je passe au feutre histoire de retirer tous ça mon feutre sert aussi à affûter au passage plus pratique pour les gouges notamment

Jeremydubois
( Modifié )

Salut je restauré actuellement un rabot a lumière ronde Goldenberg 👀.
Qui comme j'ai pu le lire plus hauts et vu sur la photo des trois fer il devrait être estampillé acier chromé a garantie.
Le mien a bien les 2 yeux mais estampillé acier fondu a garantie.
Sauriez vous a quoi cela correspond ?
Est ce bien de l'acier de Styrie ?
C'est le premier rabot que je restauré et j'aimerais en savoir un peu plus sur son historique.
Merci d'avance

dneis

Le mien a bien les 2 yeux mais estampillé acier fondu a garantie.
Est ce bien de l'acier de Styrie ?

On dirait bien. Si le fût est un fût Goldenberg (et donc marqué comme tel), on peut trouver des indications sur la date de fabrications (chercher une paire de chiffres).

Jeremydubois

Merci .
Je n'ai rien trouvé sur le fut ce n'est peut être pas celui d'origine.de toute d'Asson il faut que j'en refasse un il est en trop mauvais état. Par contre il est écrit c29 a l'arrière du fer

dneis

Jeremydubois pour le fût, il faut regarder sur le nez et éventuellement sur le talon. Goldenberg (comme Peugeot) founissait aussi beaucoup de fer aux outilleurs sur bois qui les utilisaient pour leurs outils montés. Donc un fer Goldenberg ne veut pas nécessairement dire un outil monté Goldenberg.

Il faudrait que je regarde sur mes fers Goldenberg en stock, peut-être que 29 correspond à 1929, mais je n'en suis pas certain. "C" serait le lien de fabrication ??

Lansau
( Modifié )

Bonjour,
J'ai hérité d'un rabot en bois avec les détails suivants :

  • sur le nez du fût : Goldenberg 50" , 46
  • lame avec contre-fer à longue vis : 2 yeux 46 " Acier Chrome A Garantie" et un P sur l'autre face.
    Si j'ai bien tout compris, ce serait une lame de qualité et il serait de 1950.
    J'aimerai savoir de quel bois il est fait, et à quoi correspond le "P"?
    Merci par avance.
dneis

Pour l'essence, je te laisse la déterminer avec la xylothèque et ceci

Le calcul de la densité peut aider. Considère que le coin comble l'embouchure et calcul le volume du fût. Pèse fût + coin.

La lettre à l'arrière du fer, je ne sais pas. J'ai également X, T et C sur quelques uns de mes fers.

dneis  a publié l'article "Goldenberg : historique".
il y a 2 ans
GillouSpitzbuewe

Super historique merci du partage!! Je crois d'ailleurs savoir où se situe l'une des anciennes usines, je vais aller fouiner

LionelDraghi
( Modifié )

Coulaux, l'outils qu'il vous faut

Sans rire, il ne s'en faisait pas une grosse, au service marketing de Coulaux!

Ca me rappelle un sketch de Coluche...

dneis

Et alors, il vaut mieux prendre

Coulaux, l'outil qu'il vous faut

ou bien

Goldenberg, l'outil qui dure

ou alors

Peugeot, l'outil de qualité

😉 ?

Moi je suis perdu...

LionelDraghi

Ah oui, en effet, personne ne se mettait la pression au service marketing, à l'époque!
😀

Cadeau que l'on m'a offert avec un don sur l'AdB :)

Un article de 2009 sur le déclin de Goldenberg.

AxlCh

Salut. Merci pour ce pas à pas. Du coup, les marques désignent un degré de qualité, ou simplement des différences? Acier fin, acéré d'acier fondu ou tout fondu... L'un est-il "mieux" que l'autre ?

Tournicoti25

Bonjour à tous
Je viens de remettre en état une bêche plate (Grand Père né en 1907) marquée Goldenberg (1 oeil) X 30 (correspond à la hauteur, en cm)
Une petite idée de la période de fabrication?
Merci à tous

Connectez-vous pour ajouter un commentaire.
18 955 vues
57 commentaires

Publications associées

0 question
0 plan
0 processus
0 fournisseur
0 école
Autres pas à pas de dneis 
Voir aussi
Table des matières