Bonjour,
Quand vous avez des chutes de bois.
Comment vous procéder pour prendre la bonne décision ?
Vous jeter pour faire du vide même si ça vous fait mal au cœur ou vous trier ?
4 réponses
Je crois qu’il existe pas de vérité absolue sur le sort des chutes de bois. À cette question, tu auras autant de réponses qu’il y a de personnes ici, et sans doute autant de pratiques différentes.
Parfois on jette, parfois on garde.
Il arrive qu'on se dise que "ça servira plus tard"... et quatre ans après, ça finit au feu. A l'inverse, on jette parfois ce qui aurait été exactement ce qu’il nous fallait quelques mois plus tard.
Au fond, chacun compose avec ses propres contraintes : le manque de place, le besoin de clarté mentale (parce qu’un atelier envahi de bouts de bois, pour ma part, finit par encombrer aussi l’esprit)... Et bien d'autres.
Bien sur, on peut optimiser les chutes : lamellé-collé, petits assemblages, supports de séchage, cales, gabarits… les usages sont nombreux, presque infinis.
Personnellement, j’essaie de rester au plus juste de ce que j'anticipe comme projets. La scierie n’est pas loin, ça m'aide à ne pas "thésauriser" inutilement.
Je conserve quelques chutes de tailles variées; longues, épaisses, courtes avec différentes essences et teintes. Juste pour pouvoir répondre à un éventail de besoins imprévus. Mais sans excès. Juste ce qu’il faut.
Et ce "juste ce qu’il faut" est sans doute la partie la plus personnelle dans tout ça.
Parce qu’il n’est pas une mesure objective, ni une règle universelle. Il se situe quelque part entre l’expérience, l’instinct et le rapport que l’on entretient avec son atelier et ses projets.
Trop peu, et on se retrouve démuni face à une idée simple qui aurait pu être réalisée immédiatement. Trop, et l’espace se transforme en archive de projets possibles jamais réalisés.
Au fond, gérer ses chutes de bois, ce n’est pas seulement une question d’optimisation. C’est une manière de se situer dans le temps du projet. Entre ce qui a été fait, ce qui pourrait être fait, et ce que l’on choisit réellement de faire.
Et peut-être que le bon équilibre n’est pas dans la quantité, mais dans la légèreté mentale qu’il laisse derrière lui : un atelier où les possibles restent ouverts...
En espérant que cette non réponse fasse un peu avancer le noeud dans ta tête

Salut
Je plussoie globalement la reponse de BingoDS
Ici j'essaie de travailler au max avec des matériaux de réemploi ou de récup'. Et je ne récupère pas que du bois mais vraiment tout et rien. Je suis cataloguée à la dechetterie comme la nana qui voudrait systématiquement descendre dans les bennes...Autant te dire que dans cette philosophie, la question des chutes est pour moi un problème insolvable !
Quand c'est du bois brut, je ne jette quasiment rien, ce qui me pose quelques fois des difficultés avec mon conjoint (oui parce qu'en plus l'atelier est un espace partagé, même si j'en suis l'utilisatrice principale)... en général jusqu'à ce qu'il trouve un projet où il peut allègrement taper dans mon stock de vieux tasseaux de cloison en sapin, et là, il se dit que ce n'était pas une si mauvaise idée... meme la sciure et les copeaux sont conservés et servent aux toilettes secs !
Pour les panneaux, j'ai un peu moins de scrupules à jeter tout ce qui commence à ne plus présenter de forme vraiment définissable. Juste parce que c'est un matériau qui m'intéresse beaucoup moins. Ni okus ni moins... ça me sert aux gabarits, aux travaux sommaires, éventuellement comme cales pu martyrs.
J'essaie de trouver l'équilibre entre le tri, l'organisation de l'ensemble et la souplesse que nécessite des stocks assez fluctuants. L'ensemble étant largement facilité par des capacités de stockage plus que suffisantes pour la matière que nous accumulons.
Tout ça pour dire qu'il n y a probablement pas de réponse universelle à cette question. A chacun de trouver son équilibre en fonction de ses envies, ses capacités et ses besoins.
Bonjour,
quelques idées en vrac:
Lister ses futurs projets (avec un petit croquis) et les pièces nécessaires. Cela permet de les identifier plus facilement lorsqu’on finit un projet et que l’on range les chutes.
Internet/Youtube regorge d’idées de petits projets pour le bureau ou la cuisine. Ca fait également des cadeaux sympa pour les proches.
Lamellé-collé pour refaire des panneaux et ajouter une esthétique à d’autres projets: une boite, une horloge, plus gros?
Utiliser les chutes pour s’entrainer à de nouveaux assemblages.
En dernier recours, au feu (la maison est chauffée au poêle).
Tout projet entraine nécessairement des chutes. Du moment que le projet est réussi, ce n’est pas un échec si on n’arrive à réutiliser les chutes.

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