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Biou

Prendre la bonne décision sur les chutes de bois

Bonjour,
Quand vous avez des chutes de bois.
Comment vous procéder pour prendre la bonne décision ?
Vous jeter pour faire du vide même si ça vous fait mal au cœur ou vous trier ?

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?

5 réponses

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BingoDS
( Modifié )

Je crois qu’il existe pas de vérité absolue sur le sort des chutes de bois. À cette question, tu auras autant de réponses qu’il y a de personnes ici, et sans doute autant de pratiques différentes.

Parfois on jette, parfois on garde.

Il arrive qu'on se dise que "ça servira plus tard"... et quatre ans après, ça finit au feu. A l'inverse, on jette parfois ce qui aurait été exactement ce qu’il nous fallait quelques mois plus tard.

Au fond, chacun compose avec ses propres contraintes : le manque de place, le besoin de clarté mentale (parce qu’un atelier envahi de bouts de bois, pour ma part, finit par encombrer aussi l’esprit)... Et bien d'autres.

Bien sur, on peut optimiser les chutes : lamellé-collé, petits assemblages, supports de séchage, cales, gabarits… les usages sont nombreux, presque infinis.

Personnellement, j’essaie de rester au plus juste de ce que j'anticipe comme projets. La scierie n’est pas loin, ça m'aide à ne pas "thésauriser" inutilement.

Je conserve quelques chutes de tailles variées; longues, épaisses, courtes avec différentes essences et teintes. Juste pour pouvoir répondre à un éventail de besoins imprévus. Mais sans excès. Juste ce qu’il faut.

Et ce "juste ce qu’il faut" est sans doute la partie la plus personnelle dans tout ça.

Parce qu’il n’est pas une mesure objective, ni une règle universelle. Il se situe quelque part entre l’expérience, l’instinct et le rapport que l’on entretient avec son atelier et ses projets.
Trop peu, et on se retrouve démuni face à une idée simple qui aurait pu être réalisée immédiatement. Trop, et l’espace se transforme en archive de projets possibles jamais réalisés.

Au fond, gérer ses chutes de bois, ce n’est pas seulement une question d’optimisation. C’est une manière de se situer dans le temps du projet. Entre ce qui a été fait, ce qui pourrait être fait, et ce que l’on choisit réellement de faire.

Et peut-être que le bon équilibre n’est pas dans la quantité, mais dans la légèreté mentale qu’il laisse derrière lui : un atelier où les possibles restent ouverts...

En espérant que cette non réponse fasse un peu avancer le noeud dans ta tête 😋 🙃

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Chaluthier
Je suis d'accord

Eh oui, à trop garder, plus dure sera la chute...

À la fin, c'est vrai que le poêle est un bon recours pour pouvoir produire de nouvelles chutes sans risquer de ne plus pouvoir circuler dans l'atelier, sinon, usages variés comme déjà énoncé dans les autres réponses.

Quand aux copeaux, intervenant en démonstration lors d'un événement artisanal au conseil général de mon ex département, un gamin s'exclame auprès de sa maîtresse d'école :
" Maîtresse, regardez, des épluchures de violon... "
J'ai trouvé ça tellement adorable.

Bonnes épluchures...

Jean

Ara
Je suis d'accord

Un fois j'ai beaucoup jeté (ça m'a fait mal...), et après j'étais plus léger, et je n'ai jamais eu besoin de ce que j'avais jeté.

À noter un petit détail qui a son importance : des petits morceaux, ça ne fait pas beaucoup de surface ni beaucoup de volume, donc ça ne coûte pas cher à remplacer (ni en argent, ni en arbre).

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1
Medalegno

La "bonne décision" ?
Se décider à décider ! (Tout seul. En venant demander aux autres quand on ne sait pas quoi décider... on sait encore moins, après)
😉

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Bougnasse

Bonsoir, on garde, ça peut toujours servir ...😂

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1
Atelier3571
( Modifié )

Salut
Je plussoie globalement la reponse de BingoDS
Ici j'essaie de travailler au max avec des matériaux de réemploi ou de récup'. Et je ne récupère pas que du bois mais vraiment tout et rien. Je suis cataloguée à la dechetterie comme la nana qui voudrait systématiquement descendre dans les bennes...Autant te dire que dans cette philosophie, la question des chutes est pour moi un problème insolvable !
Quand c'est du bois brut, je ne jette quasiment rien, ce qui me pose quelques fois des difficultés avec mon conjoint (oui parce qu'en plus l'atelier est un espace partagé, même si j'en suis l'utilisatrice principale)... en général jusqu'à ce qu'il trouve un projet où il peut allègrement taper dans mon stock de vieux tasseaux de cloison en sapin, et là, il se dit que ce n'était pas une si mauvaise idée... meme la sciure et les copeaux sont conservés et servent aux toilettes secs !
Pour les panneaux, j'ai un peu moins de scrupules à jeter tout ce qui commence à ne plus présenter de forme vraiment définissable. Juste parce que c'est un matériau qui m'intéresse beaucoup moins. Ni okus ni moins... ça me sert aux gabarits, aux travaux sommaires, éventuellement comme cales pu martyrs.
J'essaie de trouver l'équilibre entre le tri, l'organisation de l'ensemble et la souplesse que nécessite des stocks assez fluctuants. L'ensemble étant largement facilité par des capacités de stockage plus que suffisantes pour la matière que nous accumulons.
Tout ça pour dire qu'il n y a probablement pas de réponse universelle à cette question. A chacun de trouver son équilibre en fonction de ses envies, ses capacités et ses besoins.

Mis à jour
BingoDS

Atelier3571 C'est vrai que le sort du panneau ne m'a pas effleuré l’esprit une seule seconde 😅.
Il suit presque toujours le même chemin... celui de la poubelle, à de rares exceptions près.

Pour la déchetterie, là où certains ne voient qu’un lieu de fin, un espace où les choses s’achèvent, d’autres y perçoivent un commencement, une réserve de possibles, un entrepôt d’idées en attente.

Si t'as un ferrailleur ou une ressourcerie dans ton coin, ce sont un peu des prolongements de cette logique.
Des endroits où les objets changent de statut, ce qui était destiné à disparaître retrouve une forme d’attention.

Récemment, à la ressourcerie, j'ai récupéré une plaque de métal de 40x30 cm, presque un centimètre d’épaisseur... pour 50 centimes.
Un objet sans destination immédiate, mais pas sans valeur pour autant à mes yeux. Ma compagne m'a lancé ce regard un peu interrogatif et dubitatif, celui qui pose une question simple : "pour quoi faire ?"
Je n’avais pas de réponse. Et, à vrai dire, je n’en ai toujours pas.

Mais il y a dans ces objets une forme de promesse silencieuse.
Celle qu’un jour, peut-être, ils trouveront leur place dans un projet inattendu. Ou peut-être pas 😅

Atelier3571

Je passe ma vie dans les ressourceries et cie !
Au grand damn de mon conjoint, que j'essaie encore de convaincre que "si si c'est rangé !"

Ara

Si j'avais une plaque de métal de 40x30 cm, presque un centimètre d’épaisseur, je sais ce que j'en ferais ! Je ne sais plus comment lamalleencoin appelle cela (s'il y a un nom), mais dans son atelier il y a un truc qui me manque régulièrement : une sorte d'extension d'établi, qui permet de poser des choses creuses (lui ce sont des couvercles de malles) pour y planter des clous par exemple. Et la plaque de métal est sur glissières, donc hyper pratique car tu peux la faire sortir d'autant que tu veux en fonction de ce que tu vas poser dessus.

BingoDS
( Modifié )

Ara , je suis curieux de voir ce montage, j’ai du mal à le visualiser et conceptualiser l'idée (j'ai cherché sur le compte de lamalleencoin mais pas trouvé) !

En y réfléchissant hier soir, je me suis dit que j’allais me fabriquer une plaque à tourillons/chevilles. Je me retrouve souvent en manque, et l’idée de faire 20 km pour un mètre de tourillon à 1,80 € ne m’enchante pas vraiment 😅

Pour le reste, je pensais en faire une mini enclume pour le nouvel établi que je suis en train de réaliser, ainsi qu’un arrache-moyeu si la matière restante le permet... Mais je suis ouvert à toutes idées !

lamalleencoin
( Modifié )

Ce dont parle Ara est un etabli de layetier .


La plaque avance ou recul en fonction de l'epaisseur des couverle , Si tu veux voir plus , Il y a une video sur youtube "etabli de malletier"

Par contre a mon avis 1 centimetre d'epaisseur n'est pas suffisant pour eviter l'effet rebond .. En fait je m'en sert comme un peu une enclume qui serait a taille variable en qq sorte

BingoDS
( Modifié )

Hey bé ! Merci à vous deux pour la découverte !

lamalleencoin, j’ai regardé la vidéo sur la lozineuse : c’était vraiment intéressant, et un vrai plaisir à écouter (merci ! Et courage pour la cigarette, même si ça date d’il y a cinq ans 🙃).

Petite question de béotien qui va peut-être paraître un peu naïve en te regardant faire : pourquoi ne pas utiliser une cloueuse à air comprimé ? La tête des clous est trop petite ? L'esthétique ?

Deuxième question : tu parles de l’effet rebond. Dans le cas, par exemple, de l’installation de ma plaque d'1 cm sur un morceau d’établi déjà bien épais en chêne (8.5cm), tu penses que ce rebond serait toujours présent ? J’envisage éventuellement de m’en servir comme mini enclume, en l’incrustant dans une partie de mon nouvel établi.

Ara, dans quels cas de figure ça te serait utile ? Tu ne pourrais pas réaliser ou ajouter cette extension directement sous ton établi ?

lamalleencoin

BingoDS Merci, en effet je ne fume plus du tout.

Une cloueuse à air… lol. Tu imagines un fauteuil du XVIIIe fixé comme ça ? 🙂

Blague à part, en tant qu’Entreprise du Patrimoine Vivant labellisée, la moindre des choses est de travailler dans les règles de l’art.

Les clous en laiton que nous posons sont en réalité les mêmes que ceux utilisés depuis 1860 : la tête participe au maintien, contrairement à une simple pointe.
On pourrais avec les colle moderne ne pas mettre de clous du tout je pense .

Pour l’effet rebond… essaie. Ce sera de toute façon mieux que rien, mais je crains que ta plaque ne “vole” sous les coups voir se tordre .
Personnellement, plus c’est épais, mieux c’est.

Mon établi est d’ailleurs une copie exacte de celui que j’ai récupéré, datant du début du siècle.

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pcolin
( Modifié )

Bonjour,

quelques idées en vrac:

  • Lister ses futurs projets (avec un petit croquis) et les pièces nécessaires. Cela permet de les identifier plus facilement lorsqu’on finit un projet et que l’on range les chutes.

  • Internet/Youtube regorge d’idées de petits projets pour le bureau ou la cuisine. Ca fait également des cadeaux sympa pour les proches.

  • Lamellé-collé pour refaire des panneaux et ajouter une esthétique à d’autres projets: une boite, une horloge, plus gros?

  • Utiliser les chutes pour s’entrainer à de nouveaux assemblages.

  • En dernier recours, au feu (la maison est chauffée au poêle).

Tout projet entraine nécessairement des chutes. Du moment que le projet est réussi, ce n’est pas un échec si on n’arrive à réutiliser les chutes.

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