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MaderaMan

Température maximum admissible d'un élément chaud dans un atelier bois.

Bonjour,

Je préfère poser la question, pour ne pas me planter,
surtout que votre expérience peut certainement compléter la "littérature théorique".

J'aimerais savoir, selon vous la température maximum à laquelle on peut se permettre de laisser monter un élément qui dissipe de la chaleur dans un atelier pendant que l'on travaille du bois à proximité, sans risquer que la poussière de bois commence à brûler ou à coller sur mes "dissipateurs de chaleur"

J'ai déjà vu certaine choses :

  • un document de l'INRS (ED 6021 Incendie et explosion dans l’industrie du bois) indique que la combustion spontanée du bois s’opère généralement aux environ de 275°C
  • certaines sources indique que la température de carbonisation du bois débute à environ 250°C

Donc selon vous, en considérant que mes résistances / dissipateurs, ne doivent pas dépasser une température maximum (dans les pires conditions) de 200 à 250°C, je vais être tranquile ou c'est encore trop ?

Note : en plus de cela, je vais peut être, déplacer mon coffret dissipateur au moins 5m plus loin de la machine pour éviter les problèmes...

Sans oublier, de protéger, pour mettre pour rendre inaccessible au toucher des pièces dont la température est supérieure à 80~90°C

etiennedesthuilliers

bonjour
je pense que l on peu poser certaine question a des passionnés
mais pour les question de sécurité il est bon de régler aussi cela avec son assureur,
et aussi vous posez des questions et vous faites les réponses
il est intéressant de se pencher sur les causes des incendies dans les métier et atelier du bois
bien amicalement Étienne desthuilliers maitre menuisier et soucieux de la sécurité incendie
je pourrais développer ce sujet

MaderaMan
( Modifié )

Mon assureur... 😐
Déjà que été obligé de lui envoyer un RAR avec mise en demeure, pour qu'il comprenne et accepte de considérer dans son contrat que mes objets en bois (que je lui avais décrit) peuvent contenir des vis et des clous et qu'il ne sont pas totalement composés de bois... 😡

Donc, c'est pas sur lui que je compte...

J'ai fais plus de 10ans de maintenance en industrie, éviter les problèmes, je fais ça en associant les normes, les documents de préventions et les retours d'expérience.

Je n'ai aucune expérience liée à la présence d’éléments chaud dans un atelier bois.

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4 réponses

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cocoM

La sécurité incendies est plus complexe que le respect d'une plage de température (le triangle et le tétraèdre du feu, chaleur/carburant/comburant)... mais j'imagine que tu sais déjà tout ça.

Pour ce qui est de la température "fatale" de 275°C, je n'ai pas de valeur fiable et mesurée, mais je peux dire que d'une essence à l'autre il va etre plus ou moins compliqué de faire prendre le feu (densité du bois, présence d'éléments volatiles plus inflammables, structure des pores du bois qui va favoriser ou limiter la quantité d'oxygène disponible...).
Mets un morceau de pin dans un four à 200° et tu verras vite que c'est déjà trop.
En contact court, j'ai coulé du plomb dans des bois durs et denses (plombage de pièces d'échec) donc 350-400° sans démarrer d'incendie.
J'ai aussi réalisé des incrustations d'étain (alliage étain/zinc de chez rheinzink qui fond à 185°) où le bois a déjà carbonisé (sur du frene échauffé).

MaderaMan

cocoM :
Merci je ne connaissait pas le tétraèdre, j’étais resté au triangle, je me suis mis un peu à jour.

Merci aussi sur les infos températures, ça confirme un doute que j'avais je vais monter une sécurité à 150°C, c'est plus prudent que d'aller chercher plus.

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francoisB30
( Modifié )

si l'on suit ton raisonnement tous nos grands-parents qui avaient un poêle à bois bien rouge au milieux de leurs atelier sont tous mort brulé vif dans l'auto-inflammation de leur atelier (cela arrivé bien de temps en temps )
le point d'auto inflammation du bois est bien autour de 275°c mais il faut qu'il soit bien à 275° si ton point chaud est effectivement à 275° voir plus il faut que le morceau de bois soit au contact direct suffisamment longtemps pour s'auto-inflammé si tu mets un périmètre de sécurité autour comme pour un poêle à bois d'atelier le risque n'est pas plus grand

sur ma plaqueuse de chant il y a une résistance de 4.5kw pour chauffer la colle au-delà de 210°si l'on veut pendant plusieurs heures et cela ne pose aucun problème, mon décapeur thermique chauffe jusqu'à 600° je l'utilise aussi sur du bois cela ne pose pas plus de problème il ne faut tout simplement pas insister de très longue minute au même endroit

Mis à jour
MaderaMan

En disant nos grands parents, je ne sais pas à quelle époque vous référez. En 100~150 ans les choses ont beaucoup évoluées.

Quand vous utiliser votre décapeur, je suppose que vous n'êtes pas juste à coté de quelqu'un qui envoi des copeaux de dégau, ni de la poussière de bois, ça change un peu les choses.

Pour moi, la question n'est pas seulement la question du feu immédiat mais aussi la question du nettoyage : j'ai pas envie d'avoir des résidus de poussière de bois collés cramés sur mes résistances, je veux pouvoir nettoyer d'un coup de soufflette ou de chiffon.

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Medalegno

Pas sûr que de tester à partir de quel moment critique on arriverait à mettre le feu dans un atelier, soit une activité très répandue chez les menuisier, ni même qu'ils aient envie de d'essayer.
😉

MaderaMan
( Modifié )

😄 Non, c'est pas l'idée !
Je pensais plutôt à :

  • des retours d'expériences de personnes ayant eu des machines avec des parties chaudes soit qui ont posé problème ou au contraire pas du tout
  • d'autre trucs de ce style là...
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Kentaro

Votre prompt n'est pas assez précis pour pouvoir vous donner une réponse appropriée. Merci de m'indiquer ce que vous souhaitez faire exactement.

MaderaMan
( Modifié )

Kentaro : C'est une réponse humoristique en mode IA ?

Yes, je précise ma demande :
C'est pour mon coffret machine pour ma C260, pour les résistances de freinage. J'ai déjà pris 2 grosses résistances pour que ça chauffe pas trop, beaucoup de marge sur l'outillage que je pourrais utiliser.

Ça va refroidir assez rapidement aussi, de plus de moitié en 13 minutes. Et pour dépasser les 90°C, il faudrait déjà faire une série de 6 freinages espacés de 10s avec cet outillage le plus lourd...

Ce que je cherche à confirmer c'est à quelle(s) température(s) mettre mes sécurités surchauffe de résistances.

benjam

Moi qui pensais que tu voulais miner des crypto dans ton atelier 😋, je n'ai toujours pas compris ton histoire de dissipateur de chaleur.

MaderaMan

benjam : Je vais supposer que la question est sérieuse.

Quand tu freines quelque-chose, il faut que l'énergie mécanique soit dissipée ou renvoyée quelque-part. Les freins mécaniques d'une voiture chauffent (beaucoup parfois mais pas longtemps et pas souvent).

Une méthode classique pour freiner une machine avec un variateur, c'est que le variateur renvois l'énergie du freinage dans des résistances dites "résistances de freinage" qui chauffent.

Si te faut X secondes pour lancer un outil sur une machine à bois, avec un moteur de 1kW, alors il te faut aussi récupérer, à peu près, la même énergie à chaque fois que tu arrête le moteur.

benjam

MaderaMan Oui c'est bien une vrai question.

Tu souhaite arrêter la lame de la scie Lurem rapidement après arrêt du moteur. C'est cela ? C'est pour la sécurité ?

Je ne pensais pas que cela généré autant de chaleur.

MaderaMan
( Modifié )

Oui, c'est ça.

Mais la scie n'est pas ce qui est le plus contraignant. Le pire serait une grosse toupie. J'avoue que j'ai compté large : Medalegno m'a dit que la plus lourde qu'il ai utilisé faisait 4 ou 5kg, alors j'ai compté 6kg, pour avoir de la marge.

La scie, on peut se permettre de l'arrêter en ~2s.
Une grosse toupie de 6kg, il faudra compter ~10s de freinage.

Avec les 2 grosses résistances que j'ai choisies :

  • Avec les grosses toupies, si on s'arrête toutes les 4 minutes la température se stabilise autour de 70~80°C, au bout du 10e arrêt.
  • Avec la scie, on pourrait s'arrêter toute les minutes sans dépasser 80°C
  • Avec un arrêt toupie par minute, je dépasse les 100°C au bout du 7e arrêt.

La difficulté pour moi qui n'est jamais utilisé une toupie, ni une rabot-dégau est, un peu aussi, d'estimer ce qui est un cycle normal de travail (y compris avec un débutant aux commandes)

Medalegno

MaderaMan
Je reprécise, puisqu'il semble que ce soit nécessaire, que ces poids maxi concernaient des toupies professionnelles !
Pas pour une combinée, sur laquelle je le rappelle également, ce que j'ai utilisé de plus lourd (2 plateaux à tennoner simultanément, et sur une machine équivalente à la C260) faisait aux alentours de 2kg.
😉

MaderaMan
( Modifié )

Medalegno :
Merci de repréciser !
(Je pensais que la C260 entrait dans la catégorie des toupies professionnelles) Effectivement, ça change tout!

À 2,3kg, là, ça passe "à l'aise". 😊

charpentejess

KentIAro 🙃

Kentaro

MaderaMan Excuse me moi un peu, mais ce truc que tu veux faire, cela a déjà été fait ? Pourquoi veut ralentir rapidement une machine, plus que ce qui existe déjà ? Tu dis que tu n'as jamais utilisé une toupie ou une dégau, mais tu veux transformer tes machines ?

Quelle est l'objectif ? L'intérêt ? Le besoin ?

MaderaMan
( Modifié )

Oui, ça a déjà été fait, c'est un grand classique dans les méthodes de freinage. Les trains et TGV fonctionnaient comme ça avant, le chauffage sous les sièges était au moins en partie fait par ce biais.

En fait, je veux surtout travailler avec, si j'ai acheté une machine c'est pour m'en servir, même si je dois apprendre certaines choses. Il y a même un ébéniste sympa à la retraite qui m'a proposé de me faire un petit "topo" sur place.

mais tu veux transformer tes machines ?

Le terme transformer est un peu excessif. Ralentir plus vite que ce qui existe déjà est aussi un peu excessif. Maintenant beaucoup de machines bois sont équipées de freins, peut être mécaniques pour la plupart. Je veux rajouter les sécurités manquantes qu'il est possible d'ajouter sur cette vieille machine pour la rapprocher du niveau de sécurité des machines actuelles.

Je sais pertinemment qu'une machine qui n'a pas de frein de lame, elle met plus de 10s pour s'arrêter, avec, ça s'arrête en ~2s, quand tu claque une arrêt d'urgence, ça peut faire toute la différence et réduire la gravité des blessures.

Je suis électro-mécanicien de formation initiale. Technicien de maintenance en industrie, pendant plus de 10 ans, la sécurité, je sais ce que ça fait en pratique : les blessures graves évitables sur certains sites "merdiques", ou, au contraire, le "zéro accident" (ou presque) quand on est (très) pointilleux, j'ai vu la différence.

  • Peut être que ça servira à rien.
  • Peut être que le jour où il aura un accident (j’espère pas), le dossier technique m'aidera à garantir ma responsabilité.
  • Peut être que ça permettra d'éviter un accident

Si je ne fais pas ce travail et que quelqu'un est blessé, que ce soit moi ou quelqu'un d'autre, je m'en voudrai. Historiquement, c'est mon métier, j'ai été formé pour ça, j'ai de l'expérience en maintenance de machines.

Pardon pour le pavé.

Kentaro

MaderaMan OK, merci!

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