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599 réponses
cocoM

Simple/efficace ; cela dépend du matériel à disposition, de l'ampleur des séries et de la taille/forme des pièces.

Sur la question précédente j'ai déjà présenté ma façon de faire à la gomme laque.
Vu le faible prix de la gomme laque si tu l'achète en paillettes et fais tes dilutions toi meme, il serait dommage de ne pas tester ne serait-ce qu'en bouche pores avant une finition polie ou cirée.

Il est aussi possible de cirer à chaud : tu fais fondre de la cire (abeille, carnauba, paraffine...) ; tu trempes ta pièce dans la cire fondue, et tu utilises un décapeur thermique pour éliminer l'excédent de cire. Une fois froid, un polissage à la brosse douce donne un rendu satiné sympa.

Dans les huiles ; huile de paraffine (en pharmacie) ou de pépin de raisin sont plus neutres (odeur et couleur) que l'huile de lin ou de tung ; par contre elles ne sont pas siccatives. A appliquer à chaud (70°C) par trempage, sur des petites pièces ça évite d'avoir à utiliser un diluant tout en permettant à l'huile de saturer vraiment le bois.

Dans tous les cas, fais des tests sur des chutes ; le rendu n'est jamais facile à prévoir.

cocoM

Quelques pistes :

_un linguet antiretour est encrassé/grippé et ne remonte pas à fond, ça force trop sur le bois.
_une rayure/de la rouille sur la table accroche le bois
_tu as eu la fausse bonne idée d'utiliser du glisse bois en aérosol, du coup ton rouleau glisse.
_le rouleau est mal réglé en hauteur ; trop haut il tourne mais n'accroche pas assez sur le bois ; trop bas il patine et colle ta planche sur la table de rabot.
_ton bois est mal séché/tendre ; ça accentue toutes les autres causes possibles.
_ton dégauchissage est insuffisant, la partie "brute" de ta planche accroche sur l'entrée de la table de rabot

Le plus simple est de faire un gros nettoyage (laine d'acier et alcool) de la table ; puis regraisser tout ça (paraffine ou silbergleit). Si ça ne suffit pas chercher les vis de réglage de la pression du rouleau.

cocoM

Mon instinct de survie me dit que c'est pas une bonne idée. J'essaierais de plutot fixer une planche dégauchie et suffisamment rigide sur le guide. Ca fait perdre un peu de largeur, mais est-ce si grave ?

cocoM

"Bois noble massif" c'est beaucoup trop vague pour donner une méthode universelle de finition...
Car oui, chaque essence va nécessiter une préparation adaptée, qui ne sera pas toujours la même ; et certaines finitions seront mieux adaptées à certains bois.
De même selon la forme des pièces certaines finitions seront plus ou moins compliquées : sur une forme plate l'application sera plus facile que sur une forme ajourée.
Dans tous les cas, pour une finition brillante... il va falloir poncer plus. Les vernis vraiment brillants de carrosserie ou de meuble s'égrennent entre deux couches avec des grains jusqu'à 1500 ; nécessitent un bouche pores avant tout et se polissent après la dernière couche.

Les finitions UV... ça a l'air très bien, mais l'investissement est lourd ; ton bois sera vendu à prix d'or ou en quantités industrielles mais sur de l'artisanat je n'ai pas trouvé d'option d'équipement sérieuse et abordable. Et très honnêtement... le produit miracle qui supprime les étapes de ponçage intermédiaires et donne le même résultat avec 6 étapes en moins j'ai du mal à y croire.

Chez le carrossier ? Pas sur que même avec son matériel il arrive à un bon résultat sur un matériau qu'il ne connaît pas et avec une préparation qui n'a rien à voir avec ce qu'il pratique.

Ma solution perso (sur des pendentifs non ajourés) : gomme laque astra. Je fais un "bouche pore" en plongeant mes pièces dans un bain de gomme laque très dilué (75g/L). Egrenage rapide avec une éponge abrasive de carrosserie grain 600 ; puis vernissage au tampon avec une gomme laque épaisse à 300g/L en travaillant sur une série de 30-40 pièce. La gomme laque sèche très vite, du coup sur une série comme ça je peux vernir une face, le temps de faire ma série de 40 la première couche est sèche et je peux faire les faces opposées. Chaque pièce ne prend en réalité qu'une poignée de secondes à vernir, et en 2h installation et rangement compris j'ai fais ma série de 40 pièces avec 4 couches chacune. Derrière ça séchage de 24h et je polis sur un tampon de feutre (30s/pièce).

cocoM
( Modifié )

A 200kg on est encore sur des poids "raisonnables".
En premier lieu tu peux déjà alléger un peu les machines en démontant certaines parties en ayant vu avant avec le vendeur si ça altère la garantie (chariot de la format, tables de la dégau...)
Ensuite si tu as la possibilité de créer un point d'accroche en haut de l'escalier, tu peux descendre la machine en "rappel" avec un huit d'escalade en les faisant glisser sur tes madriers.
J'ai utilisé cette méthode pour descendre baignoire en fonte, cuisinière à bois d'un étage ou encore ma scie à ruban depuis ma remorque (sur une pente bien moins importante, mais 800kg)... le plus important est de s'assurer un point d'accroche fiable.

Mis à jour
cocoM

Lorsque je l'ai passé en candidat libre il y a 8 ans maintenant, j'avais amené du matériel en plus de la liste et on ne me l'a pas reproché.

-pour beaucoup d'éléments j'avais plusieurs version du même objet (compas à pointe sèche et à crayon ; rabot de paume et n°4 ; équerre simple et à combinaison ; racloir droit et de forme...)
-du scotch de peintre (pour pré-assembler le placage, ce qui permet d'utiliser moins de papier gomme et de gagner du temps au raclage. Ca peut aussi permettre de protéger des pièces finies et d'éviter des accidents)
-un pied à coulisse
-un lot de chutes utilisables en cales de serrage ; butée...
-visseuse et lot de vis pour se faire des montages d'usinage vite fait bien fait
-loupiote à col flexible (ou frontale ou lampe à batterie...)
-matériel d'affutage manuel et affiloir pour tes racloirs (s'il y a 3 personnes à attendre au poste d'affutage quand tu en as besoin, ça t'évite un stress)

cocoM

Pas de réponse absolue, mais plusieurs pistes de réflexion :

-les entures multiples, c'est bien pour faciliter l'alignement des plateaux et avoir un collage solide... si on sait bien faire toutes les tâches en amont. Il faut un corroyage "parfait", être bon sur le réglage de la toupie, et usiner correctement (le moindre arrachement dans l'enture multiple peut avoir des conséquences non souhaitables).

_un bois qui est stocké depuis 2000 ans dans un environnement stable va bouger quand il changera de conditions... or une tiny va vivre des variation saisonnières plus importantes qu'une maison en dur, et des variations journalières plus brutales (plus petit volume).
En conséquence avoir un plateau constitué de planches large est un choix qui peut causer des déformations qu'il faut assumer. J'ajouterais qu'il est plus dur d'obtenir un corroyage parfait quand on travail proche des capacités max des machines à disposition. La largeur "idéale" des plateau à préparer pour le collage dépend du bois (sur un arbre de 90cm de diamètre il est possible de faire un plateau de 4àcm stable sans collage) ; des machines ; de l'usage final (par exemple mon plan de travail me sert directement de billot de découpe, il est donc non vernis et régulièrement lavé à grandes eaux => j'ai préféré limiter le nombre de collages

-l'épaisseur du plateau dépend de la structure qui le porte. Un plateau de 10mm sur une structure solide sera plus stable et pérenne qu'un plateau de 50mm flottant. Pour la cuisine de ma caravane, j'ai choisi un plateau de 20mm bridé sur une structure en tasseaux de chêne 30/25 ; ça a été avec le matériel à ma disposition le meilleur rapport poids/stabilité en conservant du massif.

par Pinazette il y a 2 mois
cocoM

Il y a déjà eu pas mal de question sur ce sujet avec des réponses très variées (tapes "tour à bois achat" dans la barre de recherche quand tu es dans l'onglet questions).

Si tu ne trouves pas ton bonheur, il faudra préciser ton besoin pour avoir une réponse utiles :
_qu'est-ce que tu veux tourner ?
_a quelle fréquence ?
_de quelle place disposes tu ?
_quel budget ?
_quel est ton niveau actuel ?

Le rapport qualité prix ce n'est pas une unité absolue, j'ai acheté un Bezombes à 10000€, pour faire des pièces de 1m20 de diamètre avec un morceau de bois de 60kg c'est le meilleur rapport qualité prix sur le marché ; pour faire des toupies par contre il y a des machines à 250€ qui seront tout aussi efficaces.

cocoM

Avec 650kg de machine plus le transpalette et la palette, tu es probablement même en surcharge dans le camion, au delà même du hayon. Et à moins d'un transpalette motorisé pousser les 650kg de machine sur la pente du hayon sera bien mauvais pour les lombaires (à moins que tu ne soit pilier au XV de France...)

Perso j'ai déménagé toutes mes machines au transpalette avec une remorque type porte engin équipée d'un treuil. Ca fonctionne très bien, mais ça nécessite d'avoir un permis B96 ou EB et un véhicule tracteur adapté.

La dépanneuse VL proposée par NicoShtz a plusieurs avantages : meilleure charge utile, treuil qui t'aideras à monter la pente ; et généralement loué avec des sangles d'arrimage dignes de ce nom.

par jlgma il y a 2 mois
cocoM

Pour moi tout est une histoire de contexte.
Pour une porte, un escalier, un volet, un piétement de table ; bref pour une pièce structurelle ou soumise à un environnement non chauffé, pour moi l'aubier doit sauter.

Pour un plateau décoratif, une pièce tournée, un panneau qui sera pris dans un cadre... si la fragilité impliquée est assumée (et signalée) auprès du client et que ça se justifie par un choix esthétique aucun problème. Si c'est pour des raisons financières je rigole un peu parce que le prix du bois est dérisoire sur la facture finale.

D'un point de vue plus "socio de comptoir"
On ne fabrique plus vraiment pour durer des années car les gens changent leur intérieur 'trop) souvent ; et la plupart de ce que l'on fabrique vivra dans un intérieur chauffé à 22° avec VMC... jusqu'à la panne de courant pendant les vacances où la maison complète va moisir et où tout sera remplacé à neuf par l'assurance, peu importe si le meuble aurait mieux vécu s'il n'avait pas comporté d'aubier.
Et puis... cette "règle" de la purge d'aubier... on est vraiment sûrs qu'elle était appliquée dans le temps ? Je viens de participer à la rénovation d'une maison du 18e et de l'aubier il en restait partout ; linteaux, solives, chevrons, limons, marches... les assemblages, nez de marche... étaient purgés, mais le reste point. Des escaliers dans les vieilles bicoques du coin dont il faut refaire une marche parce qu'il y'a de l'aubier qui a été mangé j'en connais ; des armoires, tables ou commodes paysannes avec des noeuds, des gerces et de l'aubier ; les poubelles d'emmaus en débordent. Bref, je finis par croire que cette règle de la purge d'aubier a finalement toujours été une règle d'élite, le "petit plus" qu'on réserve au client suffisamment fortuné pour se le payer. Pour le prolo qui n'osera jamais critiquer la qualité du travail de son prochain, qui fera une réparation lui même ou se contentera d'un truc bancal/cassé tant que sa fonction première est assurée... ça fait longtemps qu'on utilise les fonds de stock. Si "de plus en plus" de professionnels reviennent à ça, c'est peut être que le portefeuille des clients a baissé aussi vite que l'excellence des ouvriers...

cocoM

A l'heure où les "nouvelles mobilités électriques" permettent de se déplacer à 45km/h avec un objet qui ne prends pas plus de place qu'un sac à dos ; est-il raisonnable de continuer à marcher ? A l'heure où une imprimante 3D permet de réaliser un meuble imaginé par une IA ; est-il raisonnable de faire des meubles en bois ? A l'heure où amazone te donnes accès à une bibliothèque lue par des acteurs pour que tu puisses t'imprégner de culture sans tourner une page ; est-il raisonnable d'avoir un abonnement à la bibliothèque municipale et de t'user les yeux sur des pages jaunies par le temps ?

Ces comparaisons peuvent paraître absurdes aujourd'hui, mais dans un siècle le seront-elles encore ? Pourquoi toujours vouloir utiliser la méthode la plus efficace pour réaliser une tâche ? Pourquoi cette efficacité se résume-t-elle souvent à l'efficacité économique et pas à l'efficacité environnementale, ou sociale ?

Travailler le bois à 100% aux outils à main ce n'est certainement pas la méthode la plus rapide, ni la plus rentable, ni la plus douce pour le corps... mais c'est la plus valorisante pour l'esprit de l'ouvrier, c'est celle qui nous amène à nous poser la question de ce qui est vraiment important, qui crée un rapport sensuel complet avec l'objet que l'on fabrique...
C'est aussi la méthode la plus autochtone : quand tu travaille aux outils à main tu n'utilise que des matières premières accessibles à quelques jours de marche ; la fée électricité ne fonctionne pas sans échanges mondialisés à grande échelle.

Dans un monde où l'on a déjà une surabondance de tout ; prendre du recul et fabriquer ce qui n'est pas vital en prenant son temps, et réserver notre incroyable capacité de performance à ce qui est vraiment indispensable ; c'est peut être l'avenir...

cocoM

Le lamellé collé cintré comme tu l'envisage peut fonctionner ; il est aussi possible de s'inspirer de la technique de fabrication des toonos de yourtes : collage à plat de polygones réguliers sur plusieurs étage avec décalage entre chaque étage, suivi d'un passage au bouffe tout à l'arbre sur la toupie. Il est ensuite possible de plaquer en cintré pour donner l'illusion d'un morceau massif cintré.

Si tu restes sur le cintrage, pour déterminer l'épaisseur je ferais un test avec une lamelle du même bois plutôt que de me fier à des abaques ou des "on-dit". Tu délignes à 7mm, tu testes à vide sur ton gabarit, si c'est assez souple banco, sinon un mm de moins à la raboteuse, test etc...
Attention avec le choix d'une poutre comme matériel de base : c'est souvent plein de noeuds ces bêtes là, or noeuds et cintrage ne font pas bon ménage.

Pour la colle, l'epoxy t'apporte un temps ouvert long, ce qui est un plus non négligeable sur ce genre de collage acrobatique.

cocoM

Tu auras autant de réponses que de religions... En gros chaque tourneur fait à se sauce et est persuadé qu'il a raison.

Ma religion c'est touret à sec : 99% des outils de tournage modernes sont en HSS et supportent très bien des températures élevées ce qui rend le refroidissement permanent peu pertinent ; et le rendement est bien meilleur sur un touret à sec. Si tu fais d'autres activités de menuiserie et que le tormek t'es utile par ailleurs... c'est autre chose.
Un touret à sec à vitesse lente équipé en meule CBN si on veut un peu de luxe c'est le top (certains ne sont pas convaincus par les meules CBN ; moi oui).

Pour le guide... c'est un débat insoluble ; un peu du même ordre que pour ou contre les boîtes auto sur les voitures. Ce qui est certain c'est qu'avec un touret à eau qui affute en tirant l'outil ; le guide est indispensable. Sur un touret à sec, il est optionnel.

En résumé, chez moi j'ai un touret à sec vitesse lente avec meule CBN ; une ponceuse à bande stationnaire avec bandes en grain 40 pour retravailler les formes ; et aucun guide.
Pour ton budget, je partirais sur le même genre de touret (+/-200€) et au choix système de guide ou meule CBN (+/-150€). Et il est tout à fait possible de racheter une meule plus tard, ou un guide plus tard.

cocoM

Avec un guide 3/8 de 60cm j'arrivais à un résultat très correct (+/- 10mm entre le point haut et bas du plateau) sur des plateaux de 40cm/2m50. Il faut vraiment bien positionner le système qui servira de référence pour la première coupe et que ce système soit très rigide. Si la première coupe est de travers, le défaut sera accentué sur les suivantes.
Avec du 404 outre la perte de matière j'aurais peur pour la machine : à la gruminette on travaille systématiquement en bois de bout, ce qui force sur les gouges, le moteur et les pignons. Même en 3/8 il ne faut pas trop descendre les limiteurs de passe. En revanche en 404 tu auras peut être une meilleure lubrification de la chaîne... ce qui est l'un des gros points noirs de la gruminette selon moi.

cocoM

L'alisiser fait partie de la grande famille des sorbiers ; comme le cormier.
Ceci dit, le chêne liège fait partie de la famille des chênes mais sera difficilement comparable aux autres...
J'en ai utilisé pour des pilons de mortier avec un résultat supérieur au frêne que j'utilise couramment (les grains de poivre même très durs ne marquent pas) ; ceci dit pour un manche je préfère le toucher du frêne dont le grain plus grossier me donne l'impression d'un outil qui glisse moins dans la main.

Pour le buis, j'adore le rendu visuel de ce bois mais le problème de bois lisse est encore plus grand ; sauf à le poncer au gros grain pour qu'il accroche ; ou à faire un manche à facettes.

Le poirier déjà cité ; ou le prunier purgé d'aubier donnent de bons résultats (ceci dit les manches que j'ai pu fabriqué n'ont jamais été sur des bédanes ou autres outils que l'on frappe comme des brutes). J'utilise le robinier pour les outils de jardin susceptibles de trainer dans la boue et si on débite les carrelets au coin (ou départoire si on a) plutôt qu'à la scie ça tient plutôt bien.

Le cornouiller je n'ai jamais eu l'occasion d'essayer, mais mon grand père ne jurait que par lui (pour des outils type serpe, hachette, manche de fourche...)

Charme c'est ce qu'il y a d'origine sur mes ciseaux, rien à signaler c'est un bon candidat.