Les deux outils avec un zigouigoui vissé dessus sont pour des creusages profonds.
Les bédanes sont des bédanes de menuisier, certes utilisables en tournage mais attention, les "bons" bédanes de tournage ont une section en trapèze pour moins frotter et donc moins chauffer et risquer de se faire embarquer ; avec des bédanes de menuisier il faut y aller d'autant plus délicatement ; et un outil sans virole sur un tour pour moi c'est un gros drapeau rouge.
Ensuite série de gouge à dégrossir, tu peux en garder une affutée tel quel et une affutée en oval ; la taille dépend de la puissance que peux supporter ton tour.
Ensuite des gouges à profiler, en tournage on les affute tellement souvent que c'est du consommable, gardes-en deux ou trois ; une qui a l'air de moins bonne facture pour choper le geste d'affutage, et deux qualitatives pour t'en servir.
Deux racloirs mais de section un peu légère pour etre vraiment efficace... à renvoyer à la ferraille selon moi.
Une série de planes, gardes-en deux de tailles différentes.
Et pour finir un mélange entre des racloirs "spear point" (biseauté) et du grain d'orge (sans biseau). Le grain d'orge est bien pour détacher la pièce du tour, un racloir spear point je n'en ai jamais utilisé, mais pour un usage occasionnel ça doit etre intéressant.
si on prends la question en partant du type de taille : la taille en tetard (ça on en est certain) et qui ressemble plus précisément à une tete de chat (mais là on garde un doute, ce pourrait etre un tetard très bas dans une haie par exemple).
La différence entre un tetard générique et une tete de chat est la zone de la première coupe : sur le tronc pour un tetard classique, sur les charpentières pour une tete de chat. La coupe en tetard classique est généralement liée à une utilisation (récolte de tiges par exemple pour le saule/osier) ; la tete de chat est plutot esthétique (on veut un arbre qui a de la gueule mais sans qu'il touche les fils électriques). Je penche pour des tetes de chat parce que les coupes ont globalement été propres ; un tetard de haie est généralement taillé à la machine sans grande considération et n'est pas aussi bien formé.
Une rapide recherche nous parle de tilleul, marronnier, platane, erable, saule, charme et bouleau comme essences "adaptées".
On peut exclure le platane dont l'écorce est facilement reconnaissable et le bois très caractéristique ; le bouleau ou le marronnier meme chose.
Le charme n'a pour moi pas cette couleur sur les rejets, mais je n'en ai jamais vu taillé.
Reste tilleul (qui aurait ma préférence au vues de la couleur du bois bien que je le trouve un peu trop jaune et pas assez rose, mais les photos peuvent tromper) ; mais aussi érable ou saule vu qu'il existe tellement de sous espèces dans ces deux familles.
Le noisetier ou le chataigner ont été évoqués, mais de ce que j'ai pu rencontré lorsqu'ils sont taillés ils vont plus facilement receper depuis le pied que former des bourrelets cicatriciels.
Perso je ferais ça à la circulaire avec deux carrés vissés en bout qui créent une référence pour aligner une règle faite à partir d'une bande de CP ou autre.
Le meme principe peut etre utilisé à la scie sous table en posant la règle cp contre le guide parallèle (je préfère la version portative uniquement parce que ça m'évite de changer le réglage de mon couteau diviseur).
Dans tous les cas attention à bien réfléchir à la position des vis, les lames n'aiment pas ce genre de rencontre.
Quelle utilisation est envisagée ?
Si c'est pour de la refente, du débit de plateau brut, ou ce genre d'utilisation traditionnelle en menuiserie/charpente c'est trop léger.
Si c'est pour du travail de précision (chantournage, galbe de pied de meuble avant passage à la toupie, dégrossir un manche en coutellerie, préparer du bois pour du petit tournage...) elles sont plutot intéressantes.
J'ai fais la meme (erreur) que toi, à savoir installer une moxon en bout d'établi en complément d'une presse classique (pour ma défense c'était un de mes tous premiers projets, avant d'avoir passé mon CAP, avant de vraiment utiliser des outils à main toussa toussa).
A l'usage, une presse moxon ça sert à une chose (mais ça y sert très bien) : travailler le champ d'une planche pour y tailler queues d'arondes, tenon... Or pour faire ça il vaut mieux etre plus haut que ton établi (qui doit etre à bonne hauteur pour raboter) donc à fleur de plateau c'est pas top.
Autre inconvénient : en étant fixe j'ai deux poignées en bout d'établi. Donc des cables électriques qui se prennent dedans tout le temps, des bleus aux hanches ou des pièces que je ne peux plus faire glisser en bout d'établi si j'ai eu le malheur de laisser une poignée dans la mauvaise position... Le fait que mon établi soit central dans l'atelier n'aide pas.
Si c'était à refaire (et ça sera probablement refait après avoir fini les 50 trucs plus urgents dans la liste) je le ferais amovible, avec possibilité de la fixer n'importe où sur l'établi ou meme ailleurs.
Selon le type de réalisations que tu entreprends, assure toi que ce type de presse est le bon choix ; elles sont jolies et efficaces mais très spécifiques.
Le choix de la finition sera toujours un compromis entre prix ; temps de fabrication/application ; impact environnemental/sur la santé (avec ou sans solvant organiques) ; durée dans le temps ; et aspect esthétique.
Il n'y a aucun produit miracle, mais il existe certainement un produit qui correspond au compromis que tu es pret à faire.
MAIS avant toute chose, il faut savoir ce que ce bois a subi avant ton arrivée.
Traitement autoclave ? Lasure/huile/vernis/peinture ; à l'eau, glycéro, chaulage, huile de vidange ?????
Il existe des centaines de tambouilles sur le net et les bouquins plus ou moins vieux ; et il est tout à fait probable que le précédent propriétaire ait suivi une ou plusieurs de ces recettes sans en connaitre les limites, et sans etre très précautionneux sur les conditions d'application. Sans certitude de ta part sur les produits qui ont précédemment été appliqués ; impossible de garantir un résultat.
La seule possibilité pour etre sur : faire une planche test face nord et une autre face sud avec des produits qui te semblent intéressants et que tu trouverais en petites quantités ; attendre un an pour voir comment ça réagit et faire son choix en connaissance de cause.
Il faut s'attendre à avoir besoin de décaper entièrement une ancienne finition, ce qui veut dire achat d'outillage, d'epi (respitratoires), de consommables... A mettre en balance avec le cout d'un remplacement à neuf dans 3-5-10 ans si tu ne fais rien.
Premier détail : en France on parle de bois échauffé ; "spalted" c'est chez Shakespeare ; et il ne connait pas l'accent aigu. Je précise que je ne suis pas fondamentaliste de la lutte contre les anglicismes mais celui là ne m'inspire pas.
Pour revenir à la question de base : le bois échauffé est recherché par certains pour la réalisation de petits objets ; les tourneurs ou les marqueteurs par exemple.
Par contre il est impossible de se prononcer sur sa qualité sous forme de buche ; il peut héberger des xylophages, etre dans un état de décompositions trop avancé... Sur ce genre de pièce ça va plutot etre une affaire de coup de coeur : si le graphisme t'inspire une création fonce ; sinon fais-en don.
En Loire Atlantique, peu de scieries... c'est normal on est dans une région peu boisée, avec la majorité du boisement sous forme de haies et taillis (peu propice à fournir du bois d'oeuvre rentable à exploiter). Et ça ne date pas d'hier, ça fait plus de 2000ans que c'est une zone de production agricole importante.
Ajoutons à ça une forte densité de population, dont beaucoup se chauffent au bois ; une zone maraichère énorme qui consomme du peuplier à cagette de manière déraisonnée (encourageant la plantation de peupliers) ; beaucoup de constructions neuves qui encouragent à faire du douglas... Au final : peu de scieries à part pour faire de la cagette ; du bois qui part en buches ou en granules ; par contre des négociants qui font venir des camions d'ailleurs parce qu'il y a de la demande.
Il y a énormément de pros qui achètent de grosses quantité, donc les négociants n'ont aucun intéret à faire l'effort de vendre de petites quantités moins rentables alors meme qu'ils n'arrivent pas à suivre la demande des pros par manque de personnel.
Sur LBC pas grand chose parce qu'il y a plus d'amateurs avides de petites quantités que de vendeurs.
Chez les recycleurs de meubles plus grand chose car la demande est tellement forte que des entreprises pros se sont mises sur ce créneau et préemptent tout ce qui est valable.
Je veux pas etre pessimiste, mais il va falloir se déplacer un pour trouver ; et c'est quasiment sur que par téléphone/mail tu n'auras que des portes fermées.
Simple/efficace ; cela dépend du matériel à disposition, de l'ampleur des séries et de la taille/forme des pièces.
Sur la question précédente j'ai déjà présenté ma façon de faire à la gomme laque.
Vu le faible prix de la gomme laque si tu l'achète en paillettes et fais tes dilutions toi meme, il serait dommage de ne pas tester ne serait-ce qu'en bouche pores avant une finition polie ou cirée.
Il est aussi possible de cirer à chaud : tu fais fondre de la cire (abeille, carnauba, paraffine...) ; tu trempes ta pièce dans la cire fondue, et tu utilises un décapeur thermique pour éliminer l'excédent de cire. Une fois froid, un polissage à la brosse douce donne un rendu satiné sympa.
Dans les huiles ; huile de paraffine (en pharmacie) ou de pépin de raisin sont plus neutres (odeur et couleur) que l'huile de lin ou de tung ; par contre elles ne sont pas siccatives. A appliquer à chaud (70°C) par trempage, sur des petites pièces ça évite d'avoir à utiliser un diluant tout en permettant à l'huile de saturer vraiment le bois.
Dans tous les cas, fais des tests sur des chutes ; le rendu n'est jamais facile à prévoir.
Quelques pistes :
_un linguet antiretour est encrassé/grippé et ne remonte pas à fond, ça force trop sur le bois.
_une rayure/de la rouille sur la table accroche le bois
_tu as eu la fausse bonne idée d'utiliser du glisse bois en aérosol, du coup ton rouleau glisse.
_le rouleau est mal réglé en hauteur ; trop haut il tourne mais n'accroche pas assez sur le bois ; trop bas il patine et colle ta planche sur la table de rabot.
_ton bois est mal séché/tendre ; ça accentue toutes les autres causes possibles.
_ton dégauchissage est insuffisant, la partie "brute" de ta planche accroche sur l'entrée de la table de rabot
Le plus simple est de faire un gros nettoyage (laine d'acier et alcool) de la table ; puis regraisser tout ça (paraffine ou silbergleit). Si ça ne suffit pas chercher les vis de réglage de la pression du rouleau.
"Bois noble massif" c'est beaucoup trop vague pour donner une méthode universelle de finition...
Car oui, chaque essence va nécessiter une préparation adaptée, qui ne sera pas toujours la même ; et certaines finitions seront mieux adaptées à certains bois.
De même selon la forme des pièces certaines finitions seront plus ou moins compliquées : sur une forme plate l'application sera plus facile que sur une forme ajourée.
Dans tous les cas, pour une finition brillante... il va falloir poncer plus. Les vernis vraiment brillants de carrosserie ou de meuble s'égrennent entre deux couches avec des grains jusqu'à 1500 ; nécessitent un bouche pores avant tout et se polissent après la dernière couche.
Les finitions UV... ça a l'air très bien, mais l'investissement est lourd ; ton bois sera vendu à prix d'or ou en quantités industrielles mais sur de l'artisanat je n'ai pas trouvé d'option d'équipement sérieuse et abordable. Et très honnêtement... le produit miracle qui supprime les étapes de ponçage intermédiaires et donne le même résultat avec 6 étapes en moins j'ai du mal à y croire.
Chez le carrossier ? Pas sur que même avec son matériel il arrive à un bon résultat sur un matériau qu'il ne connaît pas et avec une préparation qui n'a rien à voir avec ce qu'il pratique.
Ma solution perso (sur des pendentifs non ajourés) : gomme laque astra. Je fais un "bouche pore" en plongeant mes pièces dans un bain de gomme laque très dilué (75g/L). Egrenage rapide avec une éponge abrasive de carrosserie grain 600 ; puis vernissage au tampon avec une gomme laque épaisse à 300g/L en travaillant sur une série de 30-40 pièce. La gomme laque sèche très vite, du coup sur une série comme ça je peux vernir une face, le temps de faire ma série de 40 la première couche est sèche et je peux faire les faces opposées. Chaque pièce ne prend en réalité qu'une poignée de secondes à vernir, et en 2h installation et rangement compris j'ai fais ma série de 40 pièces avec 4 couches chacune. Derrière ça séchage de 24h et je polis sur un tampon de feutre (30s/pièce).
A 200kg on est encore sur des poids "raisonnables".
En premier lieu tu peux déjà alléger un peu les machines en démontant certaines parties en ayant vu avant avec le vendeur si ça altère la garantie (chariot de la format, tables de la dégau...)
Ensuite si tu as la possibilité de créer un point d'accroche en haut de l'escalier, tu peux descendre la machine en "rappel" avec un huit d'escalade en les faisant glisser sur tes madriers.
J'ai utilisé cette méthode pour descendre baignoire en fonte, cuisinière à bois d'un étage ou encore ma scie à ruban depuis ma remorque (sur une pente bien moins importante, mais 800kg)... le plus important est de s'assurer un point d'accroche fiable.
Lorsque je l'ai passé en candidat libre il y a 8 ans maintenant, j'avais amené du matériel en plus de la liste et on ne me l'a pas reproché.
-pour beaucoup d'éléments j'avais plusieurs version du même objet (compas à pointe sèche et à crayon ; rabot de paume et n°4 ; équerre simple et à combinaison ; racloir droit et de forme...)
-du scotch de peintre (pour pré-assembler le placage, ce qui permet d'utiliser moins de papier gomme et de gagner du temps au raclage. Ca peut aussi permettre de protéger des pièces finies et d'éviter des accidents)
-un pied à coulisse
-un lot de chutes utilisables en cales de serrage ; butée...
-visseuse et lot de vis pour se faire des montages d'usinage vite fait bien fait
-loupiote à col flexible (ou frontale ou lampe à batterie...)
-matériel d'affutage manuel et affiloir pour tes racloirs (s'il y a 3 personnes à attendre au poste d'affutage quand tu en as besoin, ça t'évite un stress)
Pas de réponse absolue, mais plusieurs pistes de réflexion :
-les entures multiples, c'est bien pour faciliter l'alignement des plateaux et avoir un collage solide... si on sait bien faire toutes les tâches en amont. Il faut un corroyage "parfait", être bon sur le réglage de la toupie, et usiner correctement (le moindre arrachement dans l'enture multiple peut avoir des conséquences non souhaitables).
_un bois qui est stocké depuis 2000 ans dans un environnement stable va bouger quand il changera de conditions... or une tiny va vivre des variation saisonnières plus importantes qu'une maison en dur, et des variations journalières plus brutales (plus petit volume).
En conséquence avoir un plateau constitué de planches large est un choix qui peut causer des déformations qu'il faut assumer. J'ajouterais qu'il est plus dur d'obtenir un corroyage parfait quand on travail proche des capacités max des machines à disposition. La largeur "idéale" des plateau à préparer pour le collage dépend du bois (sur un arbre de 90cm de diamètre il est possible de faire un plateau de 4àcm stable sans collage) ; des machines ; de l'usage final (par exemple mon plan de travail me sert directement de billot de découpe, il est donc non vernis et régulièrement lavé à grandes eaux => j'ai préféré limiter le nombre de collages
-l'épaisseur du plateau dépend de la structure qui le porte. Un plateau de 10mm sur une structure solide sera plus stable et pérenne qu'un plateau de 50mm flottant. Pour la cuisine de ma caravane, j'ai choisi un plateau de 20mm bridé sur une structure en tasseaux de chêne 30/25 ; ça a été avec le matériel à ma disposition le meilleur rapport poids/stabilité en conservant du massif.