A mon avis (qui ne vaut que pour ce qu'il est), une machine du commerce pas chère ne sera jamais très bien sécurisée.
Sur une dégauchisseuse, avoir une machine stable, qui ne vibre pas, dont les guides sont solides et ne se dérèglent pas sont des critères de sécurité tout aussi importants que la présence d'un arret d'urgence, d'un pont ou d'un système anti éjection sur la raboteuse.
Pour moi ces petites machines c'est comparable à une voiture qui serait vendue avec l'air-bag, un détecteur de sortie de ligne et tout autre équipement moderne ; mais qui aurait oublié de faire un chassis fiable et qui va partir dans le décor au premier nid de poule. Et si on file la métaphore automobile, il vaut mieux une voiture sans ceintures conduite par un pilote aguerri qu'une volvo dernier cri dans les mains d'un enfant.
Ceci dit ce sera toujours mieux qu'un bricolage mal maitrisé, mais pas chère et sécurité ça ne va tout simplement pas ensemble sur ces machines. Si tu veux pouvoir utiliser ce genre de matériel le plus important c'est d'apprendre dans un environnement adapté ; le logo CE sur la machine ne se voit plus quand il est taché de sang.
Pas de lapidaire chez moi, mais différents supports plus ou moins rigides que je montes sur mon tour pour avoir un lapidaire à vitesse variable. Pour mon usage le porte outil du tour fait office de plateforme, si ce n'était pas le cas il serait facile d'en faire une qui se fixe dans le porte outil.
Mon principal usage c'est de finir les fonds de pièces tournées ; mais il m'arrive de l'utiliser pour certains dressages d'outils ; pour chanfreiner, pour poncer un chant sorti de scie à ruban ; ou pour l'usinage complet des certaines petites pièces.
Par rapport à une ponceuse à bande sur chant, le lapidaire offre plusieurs avantages : la vitesse variable "instinctive" en s'approchant plus ou moins du centre du disque ; l'entrainement de la pièce vers le bas (vers le support) qui permet plus de stabilité ; une position de travail mieux adaptée à de petites pièces ; l'absence de "soudure" sur le disque.
Pour l'écrou de 40, s'il est situé à l'arrière j'espère qu'il est à pas inversé... Il baigne dans la graisse des roulements, donc si cette graisse n'est pas trop vieille ça doit sortir sans trop de problème. Tu peux brider ton volant par les trous à son pourtour avec un fil de fer pour cloture autour du bras en fonte, ça donne un "fusible" qui cassera avant l'axe si jamais tu as besoin de trop forcer.
Pour chasser l'axe, si tu as accès à un tour à bois essaie de te faire un chasse goupille géant avec un bois dur qui ait une pointe de centrage et un diamètre 1 à 2mm inférieur à celui de l'axe. J'ai fais le mien en frene, ça fonctionne plutot bien ; avec le bois tu es sur de ne pas marquer ton axe, et encore une fois tu as un fusible qui va casser avant ta machine. A priori pas besoin d'outil spécial, on est sur des montages beaucoup moins serrés qu'en automobile, et qui ont pris moins de charges à l'usage.
A priori il faut chasser depuis l'arrière de la machine (depuis l'écrou) ; et il y a de bonnes chances pour que ton axe ait un décolletage et que le roulement situé à l'avant sorte avec l'axe.
Il faut penser à un système capable de retenir ton volant lorsque l'axe sera chassé ; là encore les trous sur le pourtour du volant peuvent servir à le suspendre à la charpente au dessus, à un portique...
Si les références des roulements sont visibles, fais une recherche avant pour etre sur de trouver un équivalent en cas de mauvaise surprise.
Pour la capacité à bien recentrer au remontage, faire bien attention à la présence d'entretoises, cales, ou n'importe quel autre élément qui servirait à corriger un usinage mal fait ou une usure, et prendre des photos/noter des repères pour pouvoir les remonter à l'identique.
Je plussoie toutes les réponses qui mettent en cause l'affutage/réglage des fers.
Les fers neufs, ou sortants de chez l'affuteur ne sont chez moi jamais à la hauteur de ceux que je prépare. Il existe surement des affuteurs plus spécialisés qui arriveraient à faire mieux, mais ça m'a pris moins longtemps de me fabriquer un gabarit et d'apprendre à l'utiliser que d'éplucher les pages jaunes pour trouver la perle rare. Simplement démorfiler les fers arrivant de chez l'affuteur (avec une pierre fine ou un cuir) fait déjà largement la différence.
Ensuite il faut s'imaginer ce que subit ce fer en 15mn de rabotage, et comparer à ce qu'on pousse à la main. Le moteur est plus fort que moi et permet de continuer à couper ; mais si je compte en mètres linéaire, je vais donner un coup de neuf à mon rabot manuel après ce que ma raboteuse aura mangé en moins de 10mn. Et encore c'est sans compter sur le fait que jamais je ne prend de passe de 3mm avec mon rabot, alors qu'à la machine oui.
La conclusion ? Il faut entretenir le tranchant régulièrement. Tel un cuisinier qui passe son couteau au fusil toutes les 2mn, un passage de carte diamantée ou céramique fine régulier aide à prolonger la durée entre deux vrais affutages.
Un petit coup de nettoyage et de paraffine sur les contrefers aide aussi (les copeaux s'échappent mieux, il y a un peu mois d'arrachement et surtout moins de copeaux qui restent dans les rouleaux entraineurs et marquent le bois en sortie.
Si on fait un peu de géométrie, on comprendra que les angles standards d'un fer de raboteuse sont un compromis qui permet aussi bien de manger 3mm de bois que de faire une passe fine de finition ; mais il est possible de faire un affutage dédié uniquement aux passes fines qui donne un meilleur résultat : un biseau moins aigu pour qu'il vienne frotter et ainsi polir le bois fraichement raboté ; et un contre biseau pour rapprocher l'angle d'attaque de 90° et ainsi limiter l'effet de levier (c'est le meme principe que celui qui fait qu'un racloir donne un meilleur résultat qu'un rabot sur bois complexe). Par contre ce type d'affutage ne permet pas de prendre de fortes passes ; et nécessite d'etre hyper entretenu car dès qu'il ne tranche plus, c'est comme vouloir raboter avec un marteau.
Pour les fers carbures ; il existe différentes qualités. Certains ont une géométrie particulière qui donne une coupe fauchante ; et améliorent le résultat sur bois complexes. D'autres remplacent simplement le HSS par un matériau dont le fil sera plus dur mais moins fin. Les tarifs n'ont rien à voir entre les deux versions.
En menuiserie/ébénisterie, les deux taches les plus chronophages rendues très rapides par les machines sont le débit grossier (passer d'une planche brute à des sections proches des dimensions finales), et le corroyage (dégauchissage puis rabotage pour avoir une pièce d'équerre et à l'épaisseur).
Il est possible de faire un pré-débit grossier en fendant les pièces de bois plutot qu'en les sciant pour gagner en temps/sueur (selon le type de pièces avec un départoire, une doloire...) Ou de réaliser ces taches à la scie à ruban (machine relativement peu onéreuse en occase et qui peut s'avérer polyvalente si on sait la régler ; mais très encombrante).
Pour le corroyage, plus le pré-débit sera précis plus ce sera facile (c'est pour cela que les ateliers modernes préfèrent faire un pré-débit à la circulaire plutot qu'au ruban) ; et une dégau/rabot électrique bien affutée fera gagner énormément de temps et de sueur ; mais au prix d'une machine assez encombrante et relativement dangereuse (moins qu'une circulaire sous table, mais tout de meme).
Perso si je ne devais en garder qu'une ce serait la SAR pour sa polyvalence, mais d'un point de vue "professionnel" la machine qui me fait le plus gagner de temps c'est la dégau/rabot.
C'est bien un tour à métaux, utilisable pour du bois avec les limites déjà citées (vitesse moindre), mais aussi la taille, la nécessité d'adapter un porte outil en lieu et place de la tourelle pour utiliser des gouges classiques, et des accessoires (mandrin, contre pointe, filetage du nez de broche) pas toujours adaptés (ça dépend des modèles).
Dans ton cas le mandrin est utilisable pour du bois, mais pas super sécurisé (pour débuter, c'est pas le top)
Par contre à taille équivalente il sera bien plus lourd et solide qu'un tour à bois, il possède un diviseur et une tourelle qui offrent des possibilités nouvelles (outils à plaquette faits maison).
Comme beaucoup j'ai fais au fur et à mesure, après quelques année j'en arrive à :
_des presses rapides à cliquet ; pas de cette marque mais c'est pour illustrer qu'il existe des alternatives aux bessey un peu plus abordables. Deux paires de forte capacité qui permettent de brider un plateau entre deux bastaings et éviter son tuilage rapidement ; brider une cale en angle qui va permettre de serrer un plateau en sifflet... Et surtout à l'établi pour brider les pièces à travailler. Et deux paires kliklamp de chez bessey, suffisamment légères et pratiques à une main pour servir de mains supplémentaires.
_des serre joints à vis de différentes tailles (150mm à 300mm) ; pas de la très grande marque (gamme "professionnel" de silverline) ; ils me servent pour des lamellés collés courbes, pour remplacer les grosses presses une fois l'urgence passée quand j'ai envie de récupérer mes presses pour un collage en plus... J'ai percé les manches pour utiliser une tige en guise de levier et serrer plus fort de temps en temps.
_des serre joints à pompes (piher maxipress et urko) en 600mm, 1000mm et 1200mm. Avec des bastaings de bridage, ils remplacent les dormants ; peuvent permettre de faire une presse à plaquer du pauvre...
_Des dormants.
Si je devais changer quelque chose : je vire les dormants qui me servent très rarement (pour une série d'étagères ou de marches d'escalier par exemple) ; la combinaison pompes/bastaings de bridage me permet de faire la meme chose 3 marches à la fois au lieu de 5 marches... mais comme je travaille seul je n'ai de toute façon pas le temps d'encoller et serrer correctement 5 marches ; donc je n'en fais que trois quoi qu'il arrive.
Si je devais faire plus de placage et de courbe, je prendrais une presse à vide (plus polyvalent et moins encombrant qu'une presse à plaquer à l'ancienne).
J'ai fais pas mal de refente ; soit pour des panneaux symétriques comme tu le cites; soit pour travailler avec des plateaux débités à la gruminette (dans ce cas je fais des plateaux épais, cela crée moins de perte de matière, et ça soulage la tronçonneuse) ;
soit pour "économiser" de la matière et du temps machine : mon fournisseur n'a que des plateaux de 36 d'épaisseur or je dois faire des planches de 18 finies ; plutot que de raboter 18mm de bois je vais refendre après dégauchissage et ainsi avoir une planche sur laquelle il reste 2mm à raboter et une "chute" de 10-12mm d'épaisseur que j'arriverais à utiliser sur un autre projet.
Ma SAR est une vieille dame de 1920 remise au gout du jour (carters complets, contacteur d'arret en cas de cas de carter ouvert, branchement revu...) volants de 700mm et moteur triphasé 6CV. Cela me permet de refendre jusqu'à 40cm de hauteur en prenant le temps avec des rubans de 45mm de large ; dès que la planche à refendre fait plus de 10cm je fais un coup de circulaire sur chaque champ pour le guidage.
J'ai abandonné le guide de refente ; je trouve plus fastidieux de le régler correctement que de prendre son temps à bien guider à la volée.
Pas de conseil particulier sur une marque ; si ce n'est que les machines d'occase proposeront bien souvent un meilleur rapport qualité prix si tu es capable de détecter les gros problèmes mécaniques (meme en récupérant la TVA).
Ce qu'il ne faut pas sous-estimer : la qualité des lames. Un ruban ça s'affute régulièrement, ça nécessite un avoyage, un planage... Faire toutes ces opérations c'est un savoir faire en soi. Malheureusement comme la plupart des menuisiers utilisent de moins en moins la SAR, les affuteurs ne sont pas un gage de travail bien fait ; il faudra peut etre envoyer tes lames loin pour trouver un bon spécialiste, et donc prévoir un stock suffisant pour que ces envois ne soient pas trop onéreux.
J'ai opté non pas pour une fosse mais pour un plateau fendu au "centre" (au tiers pour etre précis).
L'ouverture permet de passer des serre joints/presse/sangles/cables... toujours quelques options de serrage en plus.
J'ai laissé deux taquets en partie basse de l'épaisseur du plateau, et le trou peut devenir une fosse (bac en CP amovible) ou une butée.
A l'usage après 10 ans, la fosse amovible n'a pas suivi le dernier déménagement ; la butée sert peu (il est souvent plus rapide de créer une butée avec un tasseau et deux serre joints que de faire la place pour l'installer, et c'est plus flexible (choix de la hauteur de butée).
Par contre le coté ouvert pour placer des serre joints à levier j'adore. On pourrait me rétorquer que des valets d'établi font la meme chose... Je trouve que c'est à peine vrai. C'est aussi un bonheur pour ne pas abimer l'établi dans certaines actions (perçage, scie circulaire, sauteuse...)
Les deux outils avec un zigouigoui vissé dessus sont pour des creusages profonds.
Les bédanes sont des bédanes de menuisier, certes utilisables en tournage mais attention, les "bons" bédanes de tournage ont une section en trapèze pour moins frotter et donc moins chauffer et risquer de se faire embarquer ; avec des bédanes de menuisier il faut y aller d'autant plus délicatement ; et un outil sans virole sur un tour pour moi c'est un gros drapeau rouge.
Ensuite série de gouge à dégrossir, tu peux en garder une affutée tel quel et une affutée en oval ; la taille dépend de la puissance que peux supporter ton tour.
Ensuite des gouges à profiler, en tournage on les affute tellement souvent que c'est du consommable, gardes-en deux ou trois ; une qui a l'air de moins bonne facture pour choper le geste d'affutage, et deux qualitatives pour t'en servir.
Deux racloirs mais de section un peu légère pour etre vraiment efficace... à renvoyer à la ferraille selon moi.
Une série de planes, gardes-en deux de tailles différentes.
Et pour finir un mélange entre des racloirs "spear point" (biseauté) et du grain d'orge (sans biseau). Le grain d'orge est bien pour détacher la pièce du tour, un racloir spear point je n'en ai jamais utilisé, mais pour un usage occasionnel ça doit etre intéressant.
si on prends la question en partant du type de taille : la taille en tetard (ça on en est certain) et qui ressemble plus précisément à une tete de chat (mais là on garde un doute, ce pourrait etre un tetard très bas dans une haie par exemple).
La différence entre un tetard générique et une tete de chat est la zone de la première coupe : sur le tronc pour un tetard classique, sur les charpentières pour une tete de chat. La coupe en tetard classique est généralement liée à une utilisation (récolte de tiges par exemple pour le saule/osier) ; la tete de chat est plutot esthétique (on veut un arbre qui a de la gueule mais sans qu'il touche les fils électriques). Je penche pour des tetes de chat parce que les coupes ont globalement été propres ; un tetard de haie est généralement taillé à la machine sans grande considération et n'est pas aussi bien formé.
Une rapide recherche nous parle de tilleul, marronnier, platane, erable, saule, charme et bouleau comme essences "adaptées".
On peut exclure le platane dont l'écorce est facilement reconnaissable et le bois très caractéristique ; le bouleau ou le marronnier meme chose.
Le charme n'a pour moi pas cette couleur sur les rejets, mais je n'en ai jamais vu taillé.
Reste tilleul (qui aurait ma préférence au vues de la couleur du bois bien que je le trouve un peu trop jaune et pas assez rose, mais les photos peuvent tromper) ; mais aussi érable ou saule vu qu'il existe tellement de sous espèces dans ces deux familles.
Le noisetier ou le chataigner ont été évoqués, mais de ce que j'ai pu rencontré lorsqu'ils sont taillés ils vont plus facilement receper depuis le pied que former des bourrelets cicatriciels.
Perso je ferais ça à la circulaire avec deux carrés vissés en bout qui créent une référence pour aligner une règle faite à partir d'une bande de CP ou autre.
Le meme principe peut etre utilisé à la scie sous table en posant la règle cp contre le guide parallèle (je préfère la version portative uniquement parce que ça m'évite de changer le réglage de mon couteau diviseur).
Dans tous les cas attention à bien réfléchir à la position des vis, les lames n'aiment pas ce genre de rencontre.
Quelle utilisation est envisagée ?
Si c'est pour de la refente, du débit de plateau brut, ou ce genre d'utilisation traditionnelle en menuiserie/charpente c'est trop léger.
Si c'est pour du travail de précision (chantournage, galbe de pied de meuble avant passage à la toupie, dégrossir un manche en coutellerie, préparer du bois pour du petit tournage...) elles sont plutot intéressantes.