En menuiserie/ébénisterie, les deux taches les plus chronophages rendues très rapides par les machines sont le débit grossier (passer d'une planche brute à des sections proches des dimensions finales), et le corroyage (dégauchissage puis rabotage pour avoir une pièce d'équerre et à l'épaisseur).
Il est possible de faire un pré-débit grossier en fendant les pièces de bois plutot qu'en les sciant pour gagner en temps/sueur (selon le type de pièces avec un départoire, une doloire...) Ou de réaliser ces taches à la scie à ruban (machine relativement peu onéreuse en occase et qui peut s'avérer polyvalente si on sait la régler ; mais très encombrante).
Pour le corroyage, plus le pré-débit sera précis plus ce sera facile (c'est pour cela que les ateliers modernes préfèrent faire un pré-débit à la circulaire plutot qu'au ruban) ; et une dégau/rabot électrique bien affutée fera gagner énormément de temps et de sueur ; mais au prix d'une machine assez encombrante et relativement dangereuse (moins qu'une circulaire sous table, mais tout de meme).
Perso si je ne devais en garder qu'une ce serait la SAR pour sa polyvalence, mais d'un point de vue "professionnel" la machine qui me fait le plus gagner de temps c'est la dégau/rabot.
C'est bien un tour à métaux, utilisable pour du bois avec les limites déjà citées (vitesse moindre), mais aussi la taille, la nécessité d'adapter un porte outil en lieu et place de la tourelle pour utiliser des gouges classiques, et des accessoires (mandrin, contre pointe, filetage du nez de broche) pas toujours adaptés (ça dépend des modèles).
Dans ton cas le mandrin est utilisable pour du bois, mais pas super sécurisé (pour débuter, c'est pas le top)
Par contre à taille équivalente il sera bien plus lourd et solide qu'un tour à bois, il possède un diviseur et une tourelle qui offrent des possibilités nouvelles (outils à plaquette faits maison).
Comme beaucoup j'ai fais au fur et à mesure, après quelques année j'en arrive à :
_des presses rapides à cliquet ; pas de cette marque mais c'est pour illustrer qu'il existe des alternatives aux bessey un peu plus abordables. Deux paires de forte capacité qui permettent de brider un plateau entre deux bastaings et éviter son tuilage rapidement ; brider une cale en angle qui va permettre de serrer un plateau en sifflet... Et surtout à l'établi pour brider les pièces à travailler. Et deux paires kliklamp de chez bessey, suffisamment légères et pratiques à une main pour servir de mains supplémentaires.
_des serre joints à vis de différentes tailles (150mm à 300mm) ; pas de la très grande marque (gamme "professionnel" de silverline) ; ils me servent pour des lamellés collés courbes, pour remplacer les grosses presses une fois l'urgence passée quand j'ai envie de récupérer mes presses pour un collage en plus... J'ai percé les manches pour utiliser une tige en guise de levier et serrer plus fort de temps en temps.
_des serre joints à pompes (piher maxipress et urko) en 600mm, 1000mm et 1200mm. Avec des bastaings de bridage, ils remplacent les dormants ; peuvent permettre de faire une presse à plaquer du pauvre...
_Des dormants.
Si je devais changer quelque chose : je vire les dormants qui me servent très rarement (pour une série d'étagères ou de marches d'escalier par exemple) ; la combinaison pompes/bastaings de bridage me permet de faire la meme chose 3 marches à la fois au lieu de 5 marches... mais comme je travaille seul je n'ai de toute façon pas le temps d'encoller et serrer correctement 5 marches ; donc je n'en fais que trois quoi qu'il arrive.
Si je devais faire plus de placage et de courbe, je prendrais une presse à vide (plus polyvalent et moins encombrant qu'une presse à plaquer à l'ancienne).
J'ai fais pas mal de refente ; soit pour des panneaux symétriques comme tu le cites; soit pour travailler avec des plateaux débités à la gruminette (dans ce cas je fais des plateaux épais, cela crée moins de perte de matière, et ça soulage la tronçonneuse) ;
soit pour "économiser" de la matière et du temps machine : mon fournisseur n'a que des plateaux de 36 d'épaisseur or je dois faire des planches de 18 finies ; plutot que de raboter 18mm de bois je vais refendre après dégauchissage et ainsi avoir une planche sur laquelle il reste 2mm à raboter et une "chute" de 10-12mm d'épaisseur que j'arriverais à utiliser sur un autre projet.
Ma SAR est une vieille dame de 1920 remise au gout du jour (carters complets, contacteur d'arret en cas de cas de carter ouvert, branchement revu...) volants de 700mm et moteur triphasé 6CV. Cela me permet de refendre jusqu'à 40cm de hauteur en prenant le temps avec des rubans de 45mm de large ; dès que la planche à refendre fait plus de 10cm je fais un coup de circulaire sur chaque champ pour le guidage.
J'ai abandonné le guide de refente ; je trouve plus fastidieux de le régler correctement que de prendre son temps à bien guider à la volée.
Pas de conseil particulier sur une marque ; si ce n'est que les machines d'occase proposeront bien souvent un meilleur rapport qualité prix si tu es capable de détecter les gros problèmes mécaniques (meme en récupérant la TVA).
Ce qu'il ne faut pas sous-estimer : la qualité des lames. Un ruban ça s'affute régulièrement, ça nécessite un avoyage, un planage... Faire toutes ces opérations c'est un savoir faire en soi. Malheureusement comme la plupart des menuisiers utilisent de moins en moins la SAR, les affuteurs ne sont pas un gage de travail bien fait ; il faudra peut etre envoyer tes lames loin pour trouver un bon spécialiste, et donc prévoir un stock suffisant pour que ces envois ne soient pas trop onéreux.
J'ai opté non pas pour une fosse mais pour un plateau fendu au "centre" (au tiers pour etre précis).
L'ouverture permet de passer des serre joints/presse/sangles/cables... toujours quelques options de serrage en plus.
J'ai laissé deux taquets en partie basse de l'épaisseur du plateau, et le trou peut devenir une fosse (bac en CP amovible) ou une butée.
A l'usage après 10 ans, la fosse amovible n'a pas suivi le dernier déménagement ; la butée sert peu (il est souvent plus rapide de créer une butée avec un tasseau et deux serre joints que de faire la place pour l'installer, et c'est plus flexible (choix de la hauteur de butée).
Par contre le coté ouvert pour placer des serre joints à levier j'adore. On pourrait me rétorquer que des valets d'établi font la meme chose... Je trouve que c'est à peine vrai. C'est aussi un bonheur pour ne pas abimer l'établi dans certaines actions (perçage, scie circulaire, sauteuse...)
Les deux outils avec un zigouigoui vissé dessus sont pour des creusages profonds.
Les bédanes sont des bédanes de menuisier, certes utilisables en tournage mais attention, les "bons" bédanes de tournage ont une section en trapèze pour moins frotter et donc moins chauffer et risquer de se faire embarquer ; avec des bédanes de menuisier il faut y aller d'autant plus délicatement ; et un outil sans virole sur un tour pour moi c'est un gros drapeau rouge.
Ensuite série de gouge à dégrossir, tu peux en garder une affutée tel quel et une affutée en oval ; la taille dépend de la puissance que peux supporter ton tour.
Ensuite des gouges à profiler, en tournage on les affute tellement souvent que c'est du consommable, gardes-en deux ou trois ; une qui a l'air de moins bonne facture pour choper le geste d'affutage, et deux qualitatives pour t'en servir.
Deux racloirs mais de section un peu légère pour etre vraiment efficace... à renvoyer à la ferraille selon moi.
Une série de planes, gardes-en deux de tailles différentes.
Et pour finir un mélange entre des racloirs "spear point" (biseauté) et du grain d'orge (sans biseau). Le grain d'orge est bien pour détacher la pièce du tour, un racloir spear point je n'en ai jamais utilisé, mais pour un usage occasionnel ça doit etre intéressant.
si on prends la question en partant du type de taille : la taille en tetard (ça on en est certain) et qui ressemble plus précisément à une tete de chat (mais là on garde un doute, ce pourrait etre un tetard très bas dans une haie par exemple).
La différence entre un tetard générique et une tete de chat est la zone de la première coupe : sur le tronc pour un tetard classique, sur les charpentières pour une tete de chat. La coupe en tetard classique est généralement liée à une utilisation (récolte de tiges par exemple pour le saule/osier) ; la tete de chat est plutot esthétique (on veut un arbre qui a de la gueule mais sans qu'il touche les fils électriques). Je penche pour des tetes de chat parce que les coupes ont globalement été propres ; un tetard de haie est généralement taillé à la machine sans grande considération et n'est pas aussi bien formé.
Une rapide recherche nous parle de tilleul, marronnier, platane, erable, saule, charme et bouleau comme essences "adaptées".
On peut exclure le platane dont l'écorce est facilement reconnaissable et le bois très caractéristique ; le bouleau ou le marronnier meme chose.
Le charme n'a pour moi pas cette couleur sur les rejets, mais je n'en ai jamais vu taillé.
Reste tilleul (qui aurait ma préférence au vues de la couleur du bois bien que je le trouve un peu trop jaune et pas assez rose, mais les photos peuvent tromper) ; mais aussi érable ou saule vu qu'il existe tellement de sous espèces dans ces deux familles.
Le noisetier ou le chataigner ont été évoqués, mais de ce que j'ai pu rencontré lorsqu'ils sont taillés ils vont plus facilement receper depuis le pied que former des bourrelets cicatriciels.
Perso je ferais ça à la circulaire avec deux carrés vissés en bout qui créent une référence pour aligner une règle faite à partir d'une bande de CP ou autre.
Le meme principe peut etre utilisé à la scie sous table en posant la règle cp contre le guide parallèle (je préfère la version portative uniquement parce que ça m'évite de changer le réglage de mon couteau diviseur).
Dans tous les cas attention à bien réfléchir à la position des vis, les lames n'aiment pas ce genre de rencontre.
Quelle utilisation est envisagée ?
Si c'est pour de la refente, du débit de plateau brut, ou ce genre d'utilisation traditionnelle en menuiserie/charpente c'est trop léger.
Si c'est pour du travail de précision (chantournage, galbe de pied de meuble avant passage à la toupie, dégrossir un manche en coutellerie, préparer du bois pour du petit tournage...) elles sont plutot intéressantes.
J'ai fais la meme (erreur) que toi, à savoir installer une moxon en bout d'établi en complément d'une presse classique (pour ma défense c'était un de mes tous premiers projets, avant d'avoir passé mon CAP, avant de vraiment utiliser des outils à main toussa toussa).
A l'usage, une presse moxon ça sert à une chose (mais ça y sert très bien) : travailler le champ d'une planche pour y tailler queues d'arondes, tenon... Or pour faire ça il vaut mieux etre plus haut que ton établi (qui doit etre à bonne hauteur pour raboter) donc à fleur de plateau c'est pas top.
Autre inconvénient : en étant fixe j'ai deux poignées en bout d'établi. Donc des cables électriques qui se prennent dedans tout le temps, des bleus aux hanches ou des pièces que je ne peux plus faire glisser en bout d'établi si j'ai eu le malheur de laisser une poignée dans la mauvaise position... Le fait que mon établi soit central dans l'atelier n'aide pas.
Si c'était à refaire (et ça sera probablement refait après avoir fini les 50 trucs plus urgents dans la liste) je le ferais amovible, avec possibilité de la fixer n'importe où sur l'établi ou meme ailleurs.
Selon le type de réalisations que tu entreprends, assure toi que ce type de presse est le bon choix ; elles sont jolies et efficaces mais très spécifiques.
Le choix de la finition sera toujours un compromis entre prix ; temps de fabrication/application ; impact environnemental/sur la santé (avec ou sans solvant organiques) ; durée dans le temps ; et aspect esthétique.
Il n'y a aucun produit miracle, mais il existe certainement un produit qui correspond au compromis que tu es pret à faire.
MAIS avant toute chose, il faut savoir ce que ce bois a subi avant ton arrivée.
Traitement autoclave ? Lasure/huile/vernis/peinture ; à l'eau, glycéro, chaulage, huile de vidange ?????
Il existe des centaines de tambouilles sur le net et les bouquins plus ou moins vieux ; et il est tout à fait probable que le précédent propriétaire ait suivi une ou plusieurs de ces recettes sans en connaitre les limites, et sans etre très précautionneux sur les conditions d'application. Sans certitude de ta part sur les produits qui ont précédemment été appliqués ; impossible de garantir un résultat.
La seule possibilité pour etre sur : faire une planche test face nord et une autre face sud avec des produits qui te semblent intéressants et que tu trouverais en petites quantités ; attendre un an pour voir comment ça réagit et faire son choix en connaissance de cause.
Il faut s'attendre à avoir besoin de décaper entièrement une ancienne finition, ce qui veut dire achat d'outillage, d'epi (respitratoires), de consommables... A mettre en balance avec le cout d'un remplacement à neuf dans 3-5-10 ans si tu ne fais rien.
Premier détail : en France on parle de bois échauffé ; "spalted" c'est chez Shakespeare ; et il ne connait pas l'accent aigu. Je précise que je ne suis pas fondamentaliste de la lutte contre les anglicismes mais celui là ne m'inspire pas.
Pour revenir à la question de base : le bois échauffé est recherché par certains pour la réalisation de petits objets ; les tourneurs ou les marqueteurs par exemple.
Par contre il est impossible de se prononcer sur sa qualité sous forme de buche ; il peut héberger des xylophages, etre dans un état de décompositions trop avancé... Sur ce genre de pièce ça va plutot etre une affaire de coup de coeur : si le graphisme t'inspire une création fonce ; sinon fais-en don.
En Loire Atlantique, peu de scieries... c'est normal on est dans une région peu boisée, avec la majorité du boisement sous forme de haies et taillis (peu propice à fournir du bois d'oeuvre rentable à exploiter). Et ça ne date pas d'hier, ça fait plus de 2000ans que c'est une zone de production agricole importante.
Ajoutons à ça une forte densité de population, dont beaucoup se chauffent au bois ; une zone maraichère énorme qui consomme du peuplier à cagette de manière déraisonnée (encourageant la plantation de peupliers) ; beaucoup de constructions neuves qui encouragent à faire du douglas... Au final : peu de scieries à part pour faire de la cagette ; du bois qui part en buches ou en granules ; par contre des négociants qui font venir des camions d'ailleurs parce qu'il y a de la demande.
Il y a énormément de pros qui achètent de grosses quantité, donc les négociants n'ont aucun intéret à faire l'effort de vendre de petites quantités moins rentables alors meme qu'ils n'arrivent pas à suivre la demande des pros par manque de personnel.
Sur LBC pas grand chose parce qu'il y a plus d'amateurs avides de petites quantités que de vendeurs.
Chez les recycleurs de meubles plus grand chose car la demande est tellement forte que des entreprises pros se sont mises sur ce créneau et préemptent tout ce qui est valable.
Je veux pas etre pessimiste, mais il va falloir se déplacer un pour trouver ; et c'est quasiment sur que par téléphone/mail tu n'auras que des portes fermées.
Simple/efficace ; cela dépend du matériel à disposition, de l'ampleur des séries et de la taille/forme des pièces.
Sur la question précédente j'ai déjà présenté ma façon de faire à la gomme laque.
Vu le faible prix de la gomme laque si tu l'achète en paillettes et fais tes dilutions toi meme, il serait dommage de ne pas tester ne serait-ce qu'en bouche pores avant une finition polie ou cirée.
Il est aussi possible de cirer à chaud : tu fais fondre de la cire (abeille, carnauba, paraffine...) ; tu trempes ta pièce dans la cire fondue, et tu utilises un décapeur thermique pour éliminer l'excédent de cire. Une fois froid, un polissage à la brosse douce donne un rendu satiné sympa.
Dans les huiles ; huile de paraffine (en pharmacie) ou de pépin de raisin sont plus neutres (odeur et couleur) que l'huile de lin ou de tung ; par contre elles ne sont pas siccatives. A appliquer à chaud (70°C) par trempage, sur des petites pièces ça évite d'avoir à utiliser un diluant tout en permettant à l'huile de saturer vraiment le bois.
Dans tous les cas, fais des tests sur des chutes ; le rendu n'est jamais facile à prévoir.