ça ne va surement pas plaire à tout le monde mais face à tout ce que je lis je ne peux m'empêcher d'apporter quelques précisions.
ça me rappelle une poutre en chêne de section on ne peut plus généreuse et tout aussi pliée par le poids et plus de 100 ans passés.
La même, est redevenue presque droite une fois la couverture remaniée et passablement allégée.
Dans le jargon de la mécanique, cela s'appelle simplement le retour élastique: une fois la structure déchargée, elle reprend sa forme initiale. En gros, tous les matériaux "solides" ayant un domaine de déformation élastique présentent cette propriété, que ce soit de l'acier, du béton, du bois, une coquille de noix de coco ou bien un roseau.
Pour l'acier, je ne mettrai pas ma main à couper mais je ne crois pas qu'on en croise beaucoup à mémoire de forme.
La mémoire de forme me fait penser à aux alliages à mémoire de forme, qui concerne plutôt des matériaux métalliques justement.
J'ai l'impression -mais je me trompe peut-être- que Dalida fait allusion au fait que la poutre revient à sa forme initial au bout d'un certain temps. C'est lié au caractère plus ou moins visqueux des matériaux (qui en gros s'écoulent avec un temps caractéristique propre: le miel coule plus vit que le bitume par exemple). Ce qui nous amène aux notions de fluage et de relaxation (fluage évoqué par etiennedesthuilliers d'ailleurs).
Le matériaux bois est complexe. Il réagit fortement à la température et à l'hygrométrie. De plus, ses caractéristiques mécaniques varient selon l'orientation que l'on choisit par rapport aux fibres. Et sa microstructure est complexe aussi ! Bref, c'est un tas de cellules végétales. Et donc des fois c'est compliqué de comprendre et/ou d'expliquer ce qu'il arrive à notre bout de bois préféré. Mais en tout cas, il n'y a rien de mystique ;)
200cm x 100cm x 15cm = 0.3 m3 !
à 600kg par m3 pour du chêne, ça fait quand même 180kg rien que pour le plateau.
J'ai l'impression que le max tourne plutôt autour de 10cm d'épaisseur sur les établis traditionnels (d'après ma petite étude des annonces LBC ;))
Ci dessous, la photo d'un établi de 267cm x 50cm (hauteur 74cm, épaisseur plateau 9cm). ça fait déjà bien massif.
J'en ai vu aussi chez Boesner. Les fournisseur Beaux Arts sont une bonne idée.
En fait il s'appelle comme ça car il a été copié par Christofer Schwartz à partir d'un établi que possédait un laitier, c'est tout !!
P.S. I call this bench the “Milkman’s Workbench” because the original version that I copied was owned by a milkman in Denmark.
Peut-être que le métier du type n'avait rien à voir avec son établi, c'est juste qu'il se trouve que c'était sa profession et qu'il avait par ailleurs cet établi.
autre source (voir première page)
Et puis comme maintenant il y a plein de modes et que des fois les noms des choses sont utilisés de manière détournée voire abusive...
Je suis bien d'accord etiennedesthuilliers, malheureusement j'ai l'impression que cette approche se perd de nos jours.
Avec un peu de pratique, ça vient vite et c'est gratifiant de remettre en état une scie.
Et presque à chaque fois que je fais un vide grenier, j'achète un ou deux tiers points pour quelques pièces, ça se trouve très facilement.
merci sylvainlefrancomtois, c'est bien ce que je pensais.
Du coup, ça s'utilise sur bois sec ?
Je suis d'accord.
Et j'ai l’impression qu'à trop utiliser des guides magnétiques, ta technique de sciage ne va pas s'améliorer. En revanche, si tu bosses sans guide magnétique, tes sciages seront de plus en plus précis et à la fin tu seras capable de couper "pile" le long du trait.