Ah oui, quand même... je vies de voir ton site: la grande classe! je connais bien des luthiers qui aimeraient avoir ton savoir faire de métalleux! surtout pour de la recherche sur instruments anciens, quand on veut reproduire des perces exactes... Je sens que je vais passer un (bon) petit moment sur ton site! Pour la blague: dans mes projets lointains de lutherie, j'avais prévu de me faire une lousse maison en insérant un racloir épais dans un cône en bois. Chacun son niveau!
Si tu veux comparer les prix de ta région, il faut demander à plusieurs scieries. Perso, je ne négocie pas, je vais au marchand à côté de chez moi. Vu les quantités que je prends, je conçois que le marchand de bois où je vais ne peut pas me faire les mêmes tarifs. En revanche, si je devais prendre quelques plots, comme tu l'envisages, je ferais une ou deux scieries de plus pour comparer la qualité et les prix proposés.
Un compromis: prends d'abord quelques plateaux dépareillés, histoire de tester les essences qui te plaisent, voir la qualité proposée etc. Ensuite tu prendras du plot quand tu sauras ce que tu veux, comment optimiser les découpes selon l'essence (plus ou moins d'aubier) et les prix proposés par une ou deux scieries.
Quel travail! moi j'aimais bien le concept de la "scie penchée": tant que la table est à 90° de la lame, tant pis si celle-ci n'est pas absolument verticale. L'autre solution, c'est de donner de la pente à ton plancher, ou de coller une baguette sur un côté de tes semelles de chaussures :D
Ça va plaire à dependancesbois !
Oui. C'est plus lourd. Faut un peu plus de poigne pour le prendre. Un plus gros coup de maillet. Et une fois en place, ça tient bien. Avec les petits, j'en mettais toujours deux pour retrouver la même force de serrage. Après, 'en théorie', t'as pas besoin de beaucoup de force, c'est juste pour maintenir. Parfois je laisse juste tomber le valet; le poids suffit à coincer rapidement une petite pièce.
Super! je sens que je vais m'y mettre bientôt... je ne connaissais cette version "bois", j'en étais resté aux vraies cuillères.
En lutherie traditionnelle il y a des mélanges étain/plomb qui rendent bien. Le luthier qui m'a fait ma cornemuse utilise un alliage moderne, sans plomb, mais je n'ai pas retenu sa composition...
Une illustration de la technique dont je parle
Beau boulot! j'aime beaucoup ce billot à l'ancienne, sans colle, juste avec des assemblages mécaniques et des tire-fonds bien pensés. Bravo pour la réalisation: tu exploites à fond tes outils. C'est chouette de voir qu'on peut faire un travail propre et bien tradi sans avoir tout un atelier Felder/Festool!
Vu la complexité de l'affûtage de ces scies, qui est quasiment une discipline à part entière de l'autre côté de l'atlantique, je ne suis pas surpris. Ça a l'air de rien, mais c'est de la haute technologie ce type de denture!
Et puis personnellement, je considère qu'une scie neuve, c'est une scie à affûter et avoyer. Aucune machine ne fera aussi bien qu'un petit coup de tiers-point bien placé. Certains fabricants assurent un affûtage manuel avant la vente. J'étais bien content d'affûter moi-même ma Thomas Flinn en la recevant plutôt que de payer un supplément sur une scie déjà couteuse!
Les passe-partout français à lames triangulaires sont très peu efficaces par rapport aux schémas de dents américains. Je ne sais plus où j'ai lu que les scies américaines sont arrivées à la fin de la première guerre mondiale. Elles n'ont pas eu le temps de se répandre et on en trouve très peu.
Tiens, je viens de retrouver ce post: une boîte à suif (ou à épices donc!)